Stratege

Par quoi peut on remplacer un PA: retour du croiseur?

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il y a 28 minutes, stormshadow a dit :

En HA, l'autonomie est au moins doublé pour les drones et MDC par rapport à la TBA vu qu'il y a moins d'air donc moins de consommation carburant.

J'aimerais bien une référence solide pour ça.

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Il y a 1 heure, hadriel a dit :

Histoire de me mettre les idées au clair sur les portées des MdC, remote carrier et autres drones, j'ai mis au propre mes calculs sur le Scalp et le MdcN:

https://therestlesstechnophile.com/2020/04/20/reverse-engineering-cruise-missiles-fun-with-the-breguet-equation/

En gros ça dit qu'un MdCN avec juste 50 kg de charge utile irait à 1600km avec un profil de vol TBA. Je m'attends pas à ce qu'il aille beaucoup plus loin en haute altitude vu que la consommation de ce type de moteur miniature n'a pas l'air de décroitre avec l'altitude, et que la vitesse ne va pas énormément augmenter avec l'altitude (on dépassera pas le Mach).

Ca donne aussi une base de calcul pour imaginer des remote carrier: avec une masse à vide sans charge militaire de 630kg soit 45% de la masse totale, et une formule aérodynamique contrainte (ailes déployables, moteur intégré donc à faible diamètre), il ne va pas y avoir de miracles sur la portée. Pour dépasser les 2000km de distance franchissable avec un gros remote carrier, il faudra alléger les structures, affiner la formule aéro si possible (difficile si il faut rentrer dans un Sylver) et développer un moteur avec moins de conso.

Pour le MdCN la portée réelle est classifiée mais on se base d'habitude sur "plus de 1200 km" mais en envisageant un trajet un peu alambiqué évitant les obstacles etc...

Aussi j'ai vu qq part une hypothèse de 1500 km si trajet rectiligne. (Sais pu où....)

Tes calculs sont valables pour une dimension de type MdCN

Mais le XQ-58A c'est plus grand, plus lourd :env 2750 kg de MTOW et 1350kg à vide et revendique une autonomie supérieure à 4000km.

 

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il y a 54 minutes, kotai a dit :

Et un drones genre spectre?

Tel que, le spectre est un drone de CAS dans la logique d'un appui à l'intérieur d'une unité de l'AdT car c'est un drone à courte distance (10 km).

https://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=2025

https://armadainternational.com/2018/09/mbda-reveals-spectre-uav/

Ceci dit, conceptuellement, c'est pas inintéressant l'idée de réintégrer le CAS chez ses bénéficiaires (comme peut le faire un mortier de 81 mm) plutôt que sur des providers opérant des machines ayant des capacités stratégiques, elles-mêmes basées sur un PA localisés à plusieurs centaines de km du front.

C'est déjà ce que faisait le Caesar en Afghanistan à partir d'une FOB.

Edited by BPCs

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il y a 28 minutes, BPCs a dit :

Mais le XQ-58A c'est plus grand, plus lourd :env 2750 kg de MTOW et 1350kg à vide et revendique une autonomie supérieure à 4000km.

Oui mais comment tu lances et récupères ça?

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Il y a 2 heures, hadriel a dit :

Oui mais comment tu lances et récupères ça?

Jato (comme un banal drone target)

container-xq-top-2.jpeg

Et Mid Air Retrieval (MARS)

19Dronestowed.jpg

le seul bémol est que le Mid air Retrieval ne ramenait pas le drone sur un navire.

Mais cela revient à un Vertrep avec un colis à prendre soin.

Le vertrep peut se pratiquer même pour des mers formées.

 

Edited by BPCs
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il y a 29 minutes, BPCs a dit :

Tel que, le spectre est un drone de CAS dans la logique d'un appui à l'intérieur d'une unité de l'AdT car c'est un drone à courte distance (10 km).

https://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=2025

https://armadainternational.com/2018/09/mbda-reveals-spectre-uav/

Ceci dit, conceptuellement, c'est pas inintéressant l'idée de réintégrer le CAS chez ses bénéficiaires (comme peut le faire un mortier de 81 mm) plutôt que sur des providers opérant des machines ayant des capacités stratégiques, elles-mêmes basées sur un PA localisés à plusieurs centaines de km du front.

C'est déjà ce que faisait le Caesar en Afghanistan à partir d'une FOB.

Je pensais à droniser un spectre ou un spoky, une canonnière aérienne, Canon de105 etc...

Edited by kotai
Correcteur

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il y a 23 minutes, kotai a dit :

Je pensais à droniser un spectre ou un spoky, une canonnière aérienne, Canon de105 etc...

Ah, cela m'avait un peu surpris : le MBDA Spectre est un petit drone...

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il y a 2 minutes, BPCs a dit :

Ah, cela m'avait un peu surpris : le MBDA Spectre est un petit drone...

Tu penses petit,  j'avais comme idée principale un drone orbital mais il y a comme qui dirait un petit problème. 

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Tiens c'est de circonstance:

https://www.defensenews.com/naval/2020/04/20/defense-department-study-calls-for-cutting-2-of-the-us-navys-aircraft-carriers/?utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=Socialflow+DFN

Citation

WASHINGTON – An internal Office of the Secretary of Defense assessment calls for the Navy to cut two aircraft carriers from its fleet, freeze the large surface combatant fleet of destroyers and cruisers around current levels and add dozens of unmanned or lightly manned ships to the inventory, according to documents obtained by Defense News.

The study calls for a fleet of nine carriers, down from the current fleet of 11, and for 65 unmanned or lightly manned surface vessels. The study calls for a surface force of between 80 and 90 large surface combatants, and an increase in the number of small surface combatants – between 55 and 70, which is substantially more than the Navy currently operates.

Citation


That’s a push that earned the endorsement of the Chief of Naval Operations Adm. Michael Gilday in comments late last year.

“I know that the future fleet has to include a mix of unmanned,” Gilday said. “We can’t continue to wrap $2 billion ships around 96 missile tubes in the numbers we need to fight in a distributed way, against a potential adversary that is producing capability and platforms at a very high rate of speed. We have to change the way we are thinking.”

 

 

Edited by hadriel
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il y a une heure, hadriel a dit :

Mais si les US évoluent vers une logique d'emport de VLS sur leur Large Surface Drone c'est pas pour demain la veille sur la MN

"Quant aux drones navals, ils concerneront la lutte anti-sous-marine et la guerre des mines. Pour cette dernière, la France conduit, en coopération avec le Royaume-Uni, le programme MMCM [Mine Counter Measures]."

http://www.opex360.com/2019/07/24/la-marine-nationale-devrait-compter-environ-1200-drones-a-lhorizon-2030/

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23 minutes ago, BPCs said:

Mais si les US évoluent vers une logique d'emport de VLS sur leur Large Surface Drone c'est pas pour demain la veille sur la MN

Malheureusement je ne suis pas sur qu'ils aient une quelconques stratégie ...

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il y a une heure, g4lly a dit :

Malheureusement je ne suis pas sur qu'ils aient une quelconques stratégie ...

Ou que cette stratégie soit forcément la bonne, car si on parle de shooter, ça me va ... par contre qui dit senseurs ne dit plus navire bon marché à la différence du Frappeur qui n'avait aucun senseur

"Rear Adm. Randy Crites, deputy assistant secretary of the Navy for budget, told reporters last month that the large unmanned surface vessels will serve "as both a sensor and a shooter." And since they're smaller than conventional ships, he added, the 200- to 300-foot vessels should be cheaper to produce and operate."

https://www.military.com/daily-news/2019/04/02/navys-plans-unmanned-ghost-fleet-remain-shrouded-secrecy.html

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5 minutes ago, BPCs said:

Ou que cette stratégie soit forcément la bonne ...

Moi je ne vois pas de stratégies US ... je vois des trucs qui sortent de temps en temps pour faire genre on a réfléchi ... des programmes pharaonesque qui finissent tous comme de la merde ...

... mais de stratégie ... rien du tout.

C'est le quoi le plan US? Envahir la Chine?

Parce que si c'est pour rejouer la bataille des îles de la seconde guerre mondiale ... on sait comment ça marche.

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il y a une heure, g4lly a dit :

Moi je ne vois pas de stratégies US ... je vois des trucs qui sortent de temps en temps pour faire genre on a réfléchi ... des programmes pharaonesque qui finissent tous comme de la merde ...

... mais de stratégie ... rien du tout.

C'est le quoi le plan US? Envahir la Chine?

Parce que si c'est pour rejouer la bataille des îles de la seconde guerre mondiale ... on sait comment ça marche.

En écrasant l'ennemie sous le feu?

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il y a 57 minutes, hadriel a dit :

Bon ben je dois porter malheur, la Russie vient d'annuler les projets Lider et super Gorshov:

https://www.thedrive.com/the-war-zone/33099/russia-has-abandoned-its-massive-nuclear-destroyer-and-supersized-frigate-programs

Même pas ta faute, c'était sorti juste avant ton post ( ´艸`)

Mais le contexte économique n'est pas exclu de la décision récente quant au super Gorshkov car le Lider est depuis plus longtemps dans les limbes.

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*

Le 19/04/2020 à 17:45, hadriel a dit :
Le 19/04/2020 à 16:49, stormshadow a dit :

Un drone dérivée de MDCN volant à une altitude de 10km avec une autonomie de 1000km et un radar AESA ayant un champ de vision de 140 degrés (comme le RBE2-AA) pourrait scanner une zone de 1000km*10*2.75*2 (tan 70 degrés*2) soit 55000 km2. Donc pour 3000km2, cela voudrait dire que chaque drone fait 18 passages aux même endroit.

Attention, ce genre de calcul oublie:

- Le temps de transit du porteur

- La capacité limitée de génération électrique et de refroidissement

- Le champ de vue du radar. C'est pas parce qu'on peut pointer le faisceau ou on veut dans un cône avec un demi angle de 70° qu'on peut faire de la cartographie simultanément dans tout le cône avec.

Quand on regarde les systèmes optimisés pour la chasse au TEL, on a le B-2, avec deux gros panneaux AESA Pas un truc qui tient dans le nez d'un drone.

Tout ça pour dire que l'acquisition de cibles mobiles reste un gros soucis qu'on va pas régler en deux coup de cuillère à pot avec des remote carrier. Déjà si on arrive à mettre dans le nez d'un remote carrier un radar pour faire une imagerie locale autour d'un point ou on a détecté un radar, ce sera pas mal. Avec un peu de chance avec un radar léger et compact on arrive à un truc qui a la portée d'un missile de croisière nucléaire, donc dans les 2000 bornes.

Un officier des Marines a fait les mêmes calculs que toi.

Fait intéressant, il propose d'utiliser un dérivé du MALD équipé d'un LIDAR pour scanner le territoire adverse et détecter les TEL qu'il détruirait alors avec une faible charge.

Por rappel, le MALD c'est 120 kg, 920 km d'autonomie dans un corps de missiles de moins de 3km de long.

Cela reviendrait à transformer le petit Remote Carrier de MBDA, lui-même basé en sur le futur smartcruiser 120 en drone-killer. *

L'auteur trouve l'option cost-effective en permettant de détruire des TEL avec un missile de croisière miniature coûtant seulement autour de 300000$

https://breakingdefense.com/2015/01/stopping-mobile-missiles-top-picks-for-offset-strategy/

Révélation

 

LOCAAS, the first dedicated missile-hunter

In the 1990s, after the frustrating Scud Hunt, the U.S. Air Force researched new operational concepts for targeting mobile missiles. One result by the late-1990s was the Low Cost Autonomous Attack System (LOCAAS), a one-meter-long, air-launched, and jet-powered missile that could be programmed to search for and attack specific ground vehicles, such as TELs. LOCAAS was fitted with a laser-radar sensor (LIDAR or LADAR), which is now used on experimental self-driving cars to sense their surroundings, steer, and avoid collisions. LOCAAS used its LIDAR to very precisely discriminate the shape of specific target types such as TELs, with better accuracy than human aircrews. When identified, LOCAAS would dive down and destroy the target. LOCAAS had enough fuel to fly for about 30 minutes and used its LIDAR at very low altitude under a cloud base to search about 60 square kilometers. When mass-produced, a LOCAAS missile would have cost about $75,000, far less than its intended targets.

Unfortunately, the LOCAAS program was shuttered a few years after it began. Anticipating adversary electromagnetic jamming, designers deliberately made LOCAAS an autonomous attack system and thus removed the “man from the loop.” Policymakers apparently got cold feet at the prospect of a lethal drone and terminated the program.

But since then, as we have seen, the mobile missile problem has compounded, with the need to hunt TELs more critical than ever. In addition, top policymakers may have warmed up to the need for autonomous systems, even lethal ones. The U.S. Air Force’s new strategy paper identified autonomy as one the service’s top technology priorities. And in his roll-out of the Defense Innovation Initiative (known to most of us the new Offset Strategy), Secretary of Defense Chuck Hagel listed autonomous systems as a focus of the initiative.

The Air Force’s Miniature Air Launched Decoy (MALD) could be modified to be the “Son of LOCAAS.” MALD, about three meters long and weighing about 300 pounds, is an air-launched, jet-powered drone used to confuse enemy air defense systems by mimicking the flight characteristics and radar signature of friendly aircraft. MALD can cover over 900 kilometers in 45 minutes before exhausting its fuel. The Air Force purchased a recent batch of MALDs for about $322,000 per unit.

Under the new offset strategy, MALD, or a similar micro-jet, could be re-fashioned into a new Miniature Autonomous Search and Strike Missile (MASSM), a much-improved successor to LOCAAS. MASSM would be as stealthy as practical and would feature LIDAR, millimeter wave radar, and an imaging infrared sensor. With soft targets such as missiles on TELs in mind, MASSM would require a very modest warhead, leaving more space and weight for electronics and fuel. Satellite communications capability would enable controllers to redirect MASSMs during their missions and allow the missiles to report their search results.

With the addition of radar and infrared sensors, MASSM would be able to search from a much higher altitude than LOCAAS, greatly expanding the sensors’ field of view. MASSM would vary its search altitude as required, and combine data from the sensors to identify preprogrammed targets. With a much wider field of view, greater endurance, and higher speed than LOCAAS, it should be realistic for one MASSM sortie to search 3,000 square kilometers of terrain. Mass production should bring the cost below MALDs $322,000 per unit. DARPA has also proposed a project to recover drones in flight; MASSMs that don’t find suitable targets would be recovered and reused.

Deploying MASSMs to hunt missiles

The Air Force would use aircraft such as the B-2 or future Long Range Strike-Bomber (LRS-B) to deploy MASSM inside an adversary’s defended airspace. The B-2 can carry 80 500-pound Joint Direct Attack Munition bombs, for a total payload of 40,000 pounds. A realistic goal for MASSM would be 100 units per B-2 or LRS-B sortie (MALD weighs 300 pounds, a realistic target weight for MASSM). Deployed by the bomber over adversary territory in order to maximize search capacity, 100 MASSMs from one bomber sortie would be able to search up to 300,000 square kilometers of terrain.

As mentioned above, the U.S. Navy should have an interest in suppressing adversary land-based mobile missile activity if it is to achieve control over sea lines of communication that run near an adversary’s coast. In the case of threats such as the DF-21D or future long range anti-ship cruise missiles, this could mean searching for and suppressing TELs up to 1,500 kilometers inland from the coast. According to the U.S. Air Force, most of China’s TEL-mounted missiles are restricted to roads. However, the DF-21D is mounted on a TEL capable of off-road travel.

Careful analysis of an adversary’s roads and terrain will likely reduce the search problem. For example, narrow roads in heavily urban areas are probably unsuitable for positioning TELs. TELs with off-road capability, such as the DF-21D, certainly complicate the searcher’s task. However, these off-road capable TELs cannot go everywhere. Such heavy transporters will have to avoid swampy ground, thick vegetation, very steep slopes, and other terrain impassible to heavy vehicles with sensitive cargo.

Finally, data from other collection sources, such as imagery satellites and reconnaissance aircraft, can provide further guidance on where and where not the fleet of MASSMs should focus.

In the case of a hypothetical conflict with China, opening a sea line of communication in the East and South China Seas would require suppressing anti-ship missile TELs in a box 1,000 kilometers deep and about 2,000 kilometers wide (or two million square kilometers). With each MASSM-armed bomber sortie capable of searching up to 300,000 square kilometers, no more than seven bomber sorties would be required to search the required area. As mentioned above, identification of roads and terrain unsuitable for TELs would very likely reduce the required search area, perhaps significantly. Under this operational concept, the bombers would deploy hundreds of MASSMs, which would search for TELs, strike those in the open, and suppress the activity of those in hiding. Such suppression, even though temporary, could support other naval and air operations in the region such as the movements of merchant convoys, amphibious ships, and surface action groups in the western Pacific.

Using MASSMs to suppress a potential Iranian mobile missile threat would be a much less taxing “lesser included case.” According to the CIA Factbook, Iran has 198,866 kilometers of road. One bomber sortie with 100 MASSMs could search this entire network for road-mobile TELs. Iran’s land area is 1,531,595 square kilometers, with much of this area impassible to off-road TELs. In the worst case, five bomber sorties with MASSMs could search the entire country for exposed mobile missiles.

 

Nota : * le RC 200 pourrait être plus adapté avec une plus grande taille permettant une meilleure autonomie :

Citation

The RC200 is a system, 2.8 meters long and with a weight of around 240 kg which is fitted with a turbojet engine that ensures a speed of Mach 0.7-0.85. And can pull 4g simulating combat aircraft manoeuvres. It can operate in GPS-denied environment, but its bigger dimensions allow to carry not only a non-lethal payload, but also a warhead. It can be launched from transport aircraft.

https://www.cgtrader.com/3d-models/aircraft/military/mbda-remote-carrier-200

mbda-remote-carrier-200-3d-model-animate

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Le 18/04/2020 à 13:16, BPCs a dit :
Le 16/04/2020 à 17:02, true_cricket a dit :

Sachant qu'un ravitaillement en mer est limité par l'état de la mer cela permettrait alors d'élargir le spectre possible de mer 1 (possible à couple) à mer 4. Au delà, cela restera impossible. Et encore, il y a beaucoup de travail pour fiabiliser la manutention de tels missiles pour les rentrer en mer, sur un navire qui bouge, de telles éléments pyrotechniques dans leur tube.

En tout cas pour le moment, il n'y a pas d'avancée objective sur le rechargement  des VLS à la mer: 

On n'entend pas parler d'avancée même si la Navy a dit vers 2017 qu'il faudrait se reposer la question.

https://www.navytimes.com/news/your-navy/2017/08/01/navy-planning-to-bring-back-at-sea-missile-reload-capability/

La question du Heavy Unrep semblerait plus concerner la question du transfert de réacteurs du F-35, si on en croit un article de Thinkdefense.

https://www.thinkdefence.co.uk/2013/05/heavy-ras-royal-navy/

Mais Könsberg semblait avoir un système au point pour transférer des palettes de 6t et 5,6m de long.

https://www.kongsberg.com/maritime/products/naval-systems/replenishment-at-sea/heavy-replenishment-at-sea-equipment/

Une étude du CSBA sur la logistique future  de l'USN aborde la question du ravitaillement en carburants et en munitions à la mer dans un contexte de perte de la domination des mers et souligne la nécessité de développer une capacité de ravitaillement à la mer des VLS.

https://csbaonline.org/research/publications/sustaining-the-fight-resilient-maritime-logistics-for-a-new-era/publication/1

Citation

 

Munitions Rearmament

The ability to reload munitions is critical for protracted combat.  Reloading munitions forward or at intermediate locations maximizes combatant time on station,  where they can contribute to operations.  Without some means of forward rearmament,  ships that expend their magazines are compelled to depart station and undertake lengthy transits to and from rear reloading facilities. The U.S. Navy’s current ability to reload most ship and submarine munitions in an expeditionary manner is limited and hinders the Navy’s operational effectiveness against capable adversaries. Navy ships and submarines currently lack an effective means of reloading the f leet’s principal weapons launch system underway,  Vertical Launch Systems (VLS).  This system is used to fire weapons such as the Tomahawk Land Attack Missile (TLAM),  the Standard Missile (SM) series,  Evolved Sea Sparrow Missile (ESSM), and Anti-Submarine Rockets (ASROC), among others.  At present,  ships and submarines must retire to a suitable pier or harbor with a reloading barge or submarine tender,  to replenish empty VLS cells. Similarly,  submarines reload their torpedoes,  missiles,  and other large expendables pierside or with one of the two submarine tenders in service capable of slowly reloading weapons within sheltered anchorages.  The Navy used to have an at-sea VLS reloading capability organic to most surface combatants but phased the capability out for reasons of cost and difficulty maintaining it following the end of the Cold War.96

...

Second,  the Navy should continue improving its ability to reload at anchor with current classes of auxiliary ships with cranes that use traditional mooring technologies,  i.e.,  fenders and lines.100  Although VLS reload at anchorage is an attractive intermediate step toward  a more agile rearmament capability,  it has limitations:  in particular,  the necessity of favorable weather conditions and slow transfer rates. Accordingly,  the Navy should adopt improved crane technology for some existing auxiliaries.

Third,  the Navy should develop a capability to conduct VLS Rearming at Sea (RAS).  Although long desired,  technical barriers have hindered previous VLS RAS efforts. Poor experiences with the 1980s shipboard strike-down cranes and the slow rate and complications involved in VLS reload at anchorage has led to the widespread belief that VLS reload between two moving ships is impractical.  This may no longer be the case.  The Navy may be able to leverage mature technologies predominantly derived from the commercial maritime  sector and seabasing experimentation to field an effective capability.  Principally,  there are new crane, mooring, and weapon canister transfer system technologies that could enable the swift unloading and loading of VLS canisters in low to moderate sea states while underway or at  anchor,  in a manner that maintains a safe,  fully-positive,  and precise control of canisters and does not require modifications to combatants.

Operationally,  VLS RAS would provide numerous benefits. 

First,  it would increase fleet operational tempo by maximizing the presence of fleet assets forward  vice in long transits to reload. For example,  a VLS RAS capability in the Central Pacific on two to three ships could improve the forward presence of a wartime laydown of 48 cruisers and destroyers by an additional approximately 5-18 cruisers and destroyers, depending on the fallback rearmament location.101 Viewed in this light,  a fleet VLS RAS capability provides a “value” in equivalent combatants of about $11-37 billion.102 

Second,  VLS RAS would decrease fleet risk by increasing the number of reload locations from a fixed few to a mobile many. 

Third,  this capability would enable more efficient use of high value or scarce munitions by allowing ships to unload munitions  from combatants leaving the theater.

Starting with an at-sea demonstration leveraging these technologies on an existing ship, the Navy should progress to field a dual-crane capability on a suitable ship,  such as a feeder containership (such as one similar to the ship depicted in Figure 18),  which would allow the simultaneous rearmament of combatants’  fore and aft VLS cells while underway.  This report refers to this ship as a Missile Rearmament Ship (T-AKM).

https://nsa40.casimages.com/img/2020/08/12/mini_200812011534366691.jpg

 

mini_200812011534366691.jpg

 

Edited by BPCs

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Un des éléments majeurs dans le programme US de Large Surface Combatant sera la maturation du système de propulsion et de génération de puissance électrique vu les laser et autres canons électriques qui risquent d'embarquer à bord.

https://news.usni.org/2020/08/25/peo-ships-maturing-systems-ahead-of-large-surface-combatant-design-effort?utm_source=USNI+News&utm_campaign=c833dacb79-USNI_NEWS_WEEKLY&utm_medium=email&utm_term=0_0dd4a1450b-c833dacb79-234659789&mc_cid=c833dacb79&mc_eid=5cdc985a7c

Apparemment les Youesses n'avaient pas réussi à  développer un système moderne sur les Flights III.

Citation

A program to develop an improved integrated electric propulsion system for existing Arleigh Burke destroyers, a potentially space-saving and maintenance reducing effort, was a resounding failure and the Navy abandoned the plan last year. Though the Navy had considered using a similar propulsion arrangement on the Flight III ships, in the end, these upcoming destroyers will have three uprated generators to provide necessary additional power, not an integrated electric system. It is worth noting that members of the House of Representatives have sought to include language in the annual defense policy bill, or National Defense Authorization Act, for the 2020 Fiscal Year, that would compel the Navy to resume work on an integrated propulsion system upgrade for the Arleigh Burkes.

https://www.thedrive.com/the-war-zone/29344/navy-eyes-yet-another-arleigh-burke-destroyer-variant-after-warship-plans-hit-snags

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Il y a 22 heures, HK a dit :

@BPCs Il faudrait que tu explicites un peu plus ton concept...

1) Qu’elle est la portée max d’un rail gun? Quel système de guidage (et donc combien de coups pour traiter une cible)?

2) Qui assure la désignation d’objectif? Drones? Lancés et récupérés par quelle plateforme? Protégés par quoi?

3) Comment traiter les cibles difficiles? (Cibles d’opportunité, mobiles etc)

4) Qui assure la veille aérienne et aéro-maritime autour de la Task Force? (Couverture AEW, reconnaissance visuelle de navires etc)

5) Si l’AdlA participe aux frappes avec des vecteurs « stratégiques » (A400M, drones ravitaillés etc) qui assure l’escorte aérienne de ces vecteurs? (Pas de PA = pas de base aérienne avancée pour la chasse)

6) Si les satellites sont détruits/brouillés, qui assure la reconnaissance multi-spectre? (Image, radar, électronique)

7) Quel système de ravitaillement pour ces croiseurs? Notamment pour les missiles hypersoniques, nécessairement lourds, qui seront en quantités limitées?

8) Si la stratégie choisie est une stratégie de contrôle à distance (plutôt que de frappe frontale), comment le croiseur peut-il y contribuer efficacement?

@HK
les réponses à tes questions sont déjà apportées au travers des 5 pages de ce topic.

Je reviendrai plus avant dessus demain

Bonne nuit

 

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Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

1) Qu’elle est la portée max d’un rail gun? Quel système de guidage (et donc combien de coups pour traiter une cible)?

Hello @HK   voici mes réponses :

Portée du railgun entre 200 et 400 km

2 intérêts : 

* la frappe vers la terre en conditions de moyenne/basse intensité.

* La defense AA voire antimissile balistique

Dans les deux cas, la possibilité d'avoir une munition nettement plus low cost et plus compacte  que les missiles nécessaires.

Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

2) Qui assure la désignation d’objectif? Drones? Lancés et récupérés par quelle plateforme? Protégés par quoi?

Effectivement des drones, protégés par leur furtivité : drone type Slow-Fast de Dassault ( ou RC lourd d'Airbus)

Or la furtivité restera valable pour de petites plate-formes.

Lancés par des croiseurs via RATO et récupérés en Mid Air Retrieval System.

Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

3) Comment traiter les cibles difficiles? (Cibles d’opportunité, mobiles etc)

Drones type XQ-58A ou X-61A avec sous-munitions

ou bien munition rodeuse type MASSM (Miniature Autonomous Search and Strike Missile)

Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

4) Qui assure la veille aérienne et aéro-maritime autour de la Task Force? (Couverture AEW, reconnaissance visuelle de navires etc)

DRONE HLO AEW type Bell V-247

Reconnaissance de l'environnement maritime : HAPS type Zephyr Airbus  et UAV MALE

Reconnaissance dirigées via les drones furtifs

Permettant d'orienter des frappes de missiles antinavires à  longue portée type maritime strike Tomahawk ou LRASM.

Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

5) Si l’AdlA participe aux frappes avec des vecteurs « stratégiques » (A400M, drones ravitaillés etc) qui assure l’escorte aérienne de ces vecteurs? (Pas de PA = pas de base aérienne avancée pour la chasse)

Cela ramène au concept de SCAF donc à la présence de NGF / Rafales chapeautant la projection longue distance des drones.

Un rafale = appareil omnirole.

Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

6) Si les satellites sont détruits/brouillés, qui assure la reconnaissance multi-spectre? (Image, radar, électronique)

Drone Slow-Fast avec charge EW

Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

7) Quel système de ravitaillement pour ces croiseurs? Notamment pour les missiles hypersoniques, nécessairement lourds, qui seront en quantités limitées?

Plusieurs Thinktanks appellent au développement d'un Rechargement à la mer des VLS cf page précédente

Ou en alternative le développement de drone de surface emportant des VLS.

Nota : les missiles hypersoniques seront sans doute réservés aux frappes d'entrée de théâtre.

Le 08/09/2020 à 00:09, BPCs a dit :

8) Si la stratégie choisie est une stratégie de contrôle à distance (plutôt que de frappe frontale), comment le croiseur peut-il y contribuer efficacement?

Par des drones faisant du loitering :

On voit que c'est ce qui est envisagé pour  le VSR-700 (10h à 100 Nm) ou le V-247 (12h à 700 Nm - de mémoire).

Si l'environnement est plus contesté on voit qu'un XQ-58A est sensé avoir approximativement 3000 Nm d'autonomie : de quoi maintenir une présence sur zone.

https://www.kratosdefense.com/-/media/k/pdf/usd/xq-58a-valkyrie.pdf

Edited by BPCs

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@BPCs Merci. Je pense que le principal challenge avec ta vision ce sera la portée de tous ces vecteurs... quelques centaines de nautiques (a diviser par 2 ensuite pour le rayon d’action). Cela me semble bien insuffisant par rapport au rayon d’action de 800 nautiques (voir plus) d’un chasseur embarqué.

Difficile d’échapper aux lois de la physique... un aéronef de 20-30 tonnes peut forcément faire plus qu’un aéronef de <2 tonnes... qu’il soit piloté ou pas.

On ne parle donc pas du tout le même niveau d’efficacité sur au moins un critère... sachant que la capacité à se tenir à distance de celui en face est quand même un B-A-ba du combat depuis des millénaires...

 

Edited by HK
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La défense anti balistique via rail gun ?! C'est Star Trek ...

... aujourd'hui on a déjà beaucoup de mal a le faire avec des ribambelles de missile très finement pilotable.

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Il y a 20 heures, HK a dit :

@BPCs Merci. Je pense que le principal challenge avec ta vision ce sera la portée de tous ces vecteurs... quelques centaines de nautiques (a diviser par 2 ensuite pour le rayon d’action). Cela me semble bien insuffisant par rapport au rayon d’action de 800 nautiques (voir plus) d’un chasseur embarqué.

Difficile d’échapper aux lois de la physique... un aéronef de 20-30 tonnes peut forcément faire plus qu’un aéronef de <2 tonnes... qu’il soit piloté ou pas.

On ne parle donc pas du tout le même niveau d’efficacité sur au moins un critère... sachant que la capacité à se tenir à distance de celui en face est quand même un B-A-ba du combat depuis des millénaires...

 

Ah, mais la portée du couple missile/drone n'a pas de raison d'être inférieure aux 800 Nm (1480 km) que tu évoques, voire plus si besoin...

Le XQ-58A est donné pour plus de 4000 km, un Kalibr c'est plus de 2000 km.

@hadriel  a trouvé 1600 km de portée à un missile balistique occupant 1 sylver A70

 Mais surtout l'option "croiseur" est en fait l'option SNA et Navire de Surface, car il y aura un tandem entre ces deux composantes. 

Et les SNA pourront s'approcher plus pour l'entrée de théâtre.

J'aurais plus compris si tu avais attaqué l'option Croiseur (ou plutôt Navire de surface) sur la quantité d'emports d'un drone ou sur la gestion des lancements/récupérations d'un nombre suffisant de drones pour avoir un effet significatif. :happy:

Il y a 16 heures, g4lly a dit :

La défense anti balistique via rail gun ?! C'est Star Trek ...

... aujourd'hui on a déjà beaucoup de mal a le faire avec des ribambelles de missile très finement pilotable.

C'est la problématique d'utiliser l'Hyper Velocity Projectile (HVP) du Railgun pour faire de l'AA à un coût très low-cost (et de le réutiliser sur les canons de 127 et 155 mm.

Screen-Shot-2015-06-01-at-10.43.11-AM.pn

https://news.usni.org/2019/01/08/navy-quietly-fires-20-hyper-velocity-projectiles-destroyers-deckgun

Pour l'ABM (edit) c'est dans la page de BAe sur l'HVP :

Citation

The HVP is a next-generation, common, low drag, guided projectile capable of executing multiple missions for a number of gun systems, such as the Navy 5-Inch; Navy, Marine Corps, and Army 155-mm systems; and future electromagnetic (EM) railguns. Types of missions performed will depend on the gun system and platform, but range from Naval Surface Fire, to Cruise and Ballistic Missile Defense, Anti-Surface Warfare and other future Naval mission areas.

https://www.baesystems.com/en-us/product/hyper-velocity-projectile-hvp

Edited by BPCs
la langue française a horreur des redites dans une même phrase
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