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Picdelamirand-oil

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Everything posted by Picdelamirand-oil

  1. Et donc Le Rafale, n'est pas parfait dans tous les domaines mais il est meilleur que tous les autres et il est non pertinent dans certains domaines futurs mais les upgrades prévus sont là pour le rendre pertinent en temps et en heure.
  2. Les avions de guerre : Quand la vérité est toxique Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
  3. Armes électroniques : Dernière mise à niveau pour les Typhoon britanniques 11 août 2022 : La Grande-Bretagne dépense 2,8 milliards de dollars pour moderniser 40 de ses 137 chasseurs à réaction Typhoon. Les mises à niveau sont installées sur les Typhoon les plus jeunes, qui ont commencé à entrer en service en 2013. La mise à niveau consiste en un radar à semi-conducteurs AESA et un système de conduite de tir nettement amélioré. Il est notamment capable de fonctionner malgré le brouillage ennemi et de détecter des cibles aériennes et terrestres malgré les contre-mesures électroniques de l'ennemi. Ce type d'équipement est courant sur les Typhoon utilisés par d'autres nations, y compris des clients à l'exportation. Certains chasseurs américains utilisent cet équipement AESA depuis deux décennies et il est standard sur les nouveaux chasseurs comme le F-22 et le F-35. La Grande-Bretagne est sur le point de recevoir 74 F-35 ou plus et développe, en coopération avec le Japon, le chasseur Tempest, encore plus avancé. Le Japon développe un avion FX différent mais similaire qui utilisera le même moteur que le Tempest et pourrait partager certains logiciels. Les améliorations apportées au Typhoon permettront à la Grande-Bretagne de disposer de 40 radars Typhoon dotés de systèmes de conduite de tir similaires à ceux des F-35 et des Tempest. La Grande-Bretagne souhaitait installer ces mises à niveau sur certains des 67 Typhoon légèrement plus anciens, mais compte tenu du coût des F-35 et du développement du Tempest, les fonds nécessaires n'étaient pas disponibles. Les améliorations apportées aux 40 derniers appareils sont considérables, coûtent 70 millions de dollars par appareil et permettent de maintenir ces Typhoon en service jusqu'à leur retraite après 2040, voire 2060. Le lot le plus ancien de Typhoon a commencé à entrer en service en 2003 et la plupart de ces 53 appareils ont déjà été retirés. Les 20 restants auront disparu d'ici 2025. Ces premiers Typhoon n'ont pas bénéficié de la plupart des améliorations apportées aux lots ultérieurs. Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
  4. Pierre-Alain Fridez: «Un scandale d’Etat accompagne la procédure d’acquisition des F-35» Le conseiller national socialiste publie un livre décortiquant, analysant et démontant le choix du nouvel avion de combat par la ministre de la Défense, Viola Amherd, et le Conseil fédéral. Il dénonce un "scandale d’Etat". Pierre-Alain Fridez, conseiller national socialiste jurassien: «Viola Amherd fait confiance, sans trop se poser de questions.» L’armée et Viola Amherd, ministre de la Défense, n’arrêtent pas de le répéter: le F-35 est ressorti nettement vainqueur de la procédure d’évaluation et selon eux l’avion de combat américain doit être acheté au plus vite, à 36 exemplaires et pour 6,035 milliards de francs.... Le reste est payant. F-35: Viola Amherd ne doit pas passer en force ÉDITORIAL. L’initiative populaire «Contre le F-35» a finalement abouti et sera déposée mardi à la Chancellerie fédérale. Le débat est aussi relancé avec la publication d’un livre du conseiller national socialiste Pierre-Alain Fridez, qui dénonce un «scandale d’Etat». Pour sa crédibilité, la conseillère fédérale doit consulter le peuple La conseillère fédérale Viola Amherd attendra-t-elle la votation sur l'initiative contre le F-35 avant de finaliser l'achat des nouveaux avions de combat? Viola Amherd joue sa crédibilité et sa carrière politique avec l’achat des nouveaux avions de combat. La ministre de la Défense avait gagné une première manche le 27 septembre 2020, lorsque 50,1% des votants avaient dit oui au remplacement des F/A-18 vieillissants. C’était de justesse, mais elle avait réussi là où Ueli Maurer avait échoué avec ses Gripen. Toutefois, la Valaisanne n’était pas au bout de ses peines. Très à l’écoute des haut gradés, elle a jeté son dévolu sur les F-35 américains plutôt que sur les Rafale français ou les Eurofighter européens. Un choix qui a été officiellement avalisé par le reste du Conseil fédéral. Dans les faits, le collège était divisé, mais la majorité des ministres ont préféré la laisser se débrouiller avec ce très épineux dossier. Cette question des F-35 illustre d’ailleurs les tensions qui règnent au sein du gouvernement et l’absence grandissante d’esprit collégial. Depuis la décision de privilégier l’avionneur américain, Viola Amherd fait face à un flot de critiques et de révélations dérangeantes. Le dernier rebondissement est l’ouvrage du conseiller national Pierre-Alain Fridez dénonçant un «scandale d’Etat». Le terme est provocateur et paraît exagéré. Mais il révèle des éléments troublants sur ce qu’il appelle une procédure «façonnée». Certes, ces propos proviennent d’un socialiste clairement opposé aux F-35. Mais contrairement à la grande majorité de ses «camarades», il n’est pas un antimilitariste dogmatique. L’élu jurassien conteste le choix de l’avion, mais pas le principe de la défense aérienne. Par ailleurs, de nouvelles informations inquiétantes proviennent des Etats-Unis, où des F-35 ont été cloués au sol à la suite de défaillances techniques. Pour couper court aux rumeurs, aux inquiétudes, il est essentiel que Viola Amherd réponde en détail à toutes les critiques. Mais cela ne suffira pas. Elle ne peut pas faire l’économie d’un nouveau scrutin populaire. L’initiative «Contre le F-35» a en effet abouti, et un passage en force serait perçu comme un déni démocratique qui mettrait à mal la crédibilité de la conseillère fédérale du Centre. Les initiants ont peiné à récolter les 100 000 signatures nécessaires et la guerre en Ukraine a renforcé le besoin de sécurité des Suissesses et des Suisses. Viola Amherd peut donc aussi gagner la seconde manche si elle parvient à rassurer et convaincre.
  5. Cherche dans le catalogue US, c'est les seuls qui sont prêt à provoquer la Chine.
  6. Par exemple le contrat initial des mirage 2000 était réputé être un contrat pour des armements purement défensifs pour ne pas incommoder la Chine, c'est à dire seulement pour de l'Air Air, cependant chez Matra nous avons eu un contrat pour réaliser un système de préparation de mission, c'est à dire pour de l'air sol....
  7. Jaideep Maolankar semble être un soutien très important: https://in.linkedin.com/in/jaideep-maolankar-b6b10821b
  8. #2 The article suggests adoption of the US carrier employment doctrines hence implication of 65,000 tons+EMALS or else…!! Predictably leads to “affordability” debates. Frankly the French concepts might be closer to the “Indian” way -rather than strive to become a USN surrogate #3 Limited affordability leads to limited purchases + notions of “cannot afford to lose or risk it”. If you can’t lose it, you can’t use it. Hence only build weapons you can afford to use, including lose if necessary. Our rhetoric “65,000 t or else…” needs to change. #4 Unfortunately Tech Persp & Cap Roadmap (TPCR18) sheds little light on this. Simply Aircraft Carrier Qty 01. (Same level of indenting as Flotsam Recovery Boat !!!). #5 You rightly highlight a/c carrier potential (01 ac/1000 t) - but we seem to be happy with half that. Personally find that insulting given our carrier aviation heritage. How can a larger ship be the only solution when so many chips are being left on the table #6 Canard of skijump inefficiency needs to be backed up with maths. I respectfully disagree that Cat is the only answer. We must always talk of a complete system. For an affordable ship + ac + role/mission combination you would be surprised with the efficiency of a ski-jump #7 2-seater aspect is overblown in absence of clear op role definitions requiring a two seat config. Even TEDBF is planned as a single seater only. The future is MUMT with UASs not merely two seaters. Also one can do the math regarding crew affordability for two seat ac! #8 FN doing basic carrier training with USN doesn’t validate anything regarding F18 vs Rafale. In fact maybe “Despite doing their training with USN they saw it fit to build their own”. Frankly not convinced about either unless we are willing to remodel both VKD and VKT. #9 Lastly sir - you say “strategic closeness” - I say “strategic vulnerability”. Well above my pay grade maybe but hasn’t the Pak army always justified its 1965/71 failures to its own public on the hook of “US sanctions”? #10 Studiously avoiding the DF21 v/s Carrier v/s Island a/c carriers v/s Submarines debate completely. @arunp2810 - Probably need your heft on this one sir! Traduction #2 L'article suggère l'adoption des doctrines d'emploi des porte-avions américains, d'où l'implication de 65 000 tonnes+EMALS ou sinon... ! Ce qui conduit, comme on pouvait s'y attendre, à des débats sur l'accessibilité financière. Franchement, les concepts français pourraient être plus proches de la voie "indienne" - plutôt que de s'efforcer de devenir un substitut de l'USN. #3 Une accessibilité limitée conduit à des achats limités et à la notion de "ne pas pouvoir se permettre de le perdre ou de le risquer". Si vous ne pouvez pas le perdre, vous ne pouvez pas l'utiliser. Par conséquent, ne construisez que des armes que vous pouvez vous permettre d'utiliser, y compris de perdre si nécessaire. Notre rhétorique "65.000 t ou bien..." doit changer. #Malheureusement, la feuille de route Tech Persp & Cap (TPCR18) ne nous éclaire guère sur ce point. Simplement le porte-avions Qté 01. (Même niveau d'indentation que le bateau de récupération Flotsam ! !!). #5 Vous soulignez à juste titre le potentiel des porte-avions (01 ac/1000 t) - mais nous semblons nous contenter de la moitié. Personnellement, je trouve cela insultant étant donné notre héritage en matière d'aviation de transport. Comment un navire plus grand peut-il être la seule solution alors que tant d'éléments sont laissés sur la table ? #Le canard 6 de l'inefficacité du saut à ski doit être étayé par des mathématiques. Je ne suis respectueusement pas d'accord avec l'idée que le Cat est la seule réponse. Nous devons toujours parler d'un système complet. Pour une combinaison abordable navire + ac + rôle/mission, vous seriez surpris de l'efficacité d'un saut à ski. #L'aspect biplace est exagéré en l'absence de définitions claires des rôles opérationnels nécessitant une configuration biplace. Même la TEDBF est prévue comme un avion monoplace seulement. L'avenir, c'est l'UMT avec les UAS, pas seulement les biplaces. On peut également faire des calculs concernant l'accessibilité des équipages pour les avions biplaces ! #Le fait que le FN ait suivi une formation de base sur les porte-avions avec l'USN ne valide en rien la comparaison entre le F18 et le Rafale. En fait, peut-être que "malgré leur formation avec l'USN, ils ont jugé bon de construire leur propre avion". Franchement, je ne suis convaincu ni de l'un ni de l'autre, à moins que nous soyons prêts à remodeler les VKD et VKT. #Enfin, monsieur, vous dites "proximité stratégique", je dis "vulnérabilité stratégique". C'est peut-être au-dessus de mes compétences, mais l'armée pakistanaise n'a-t-elle pas toujours justifié ses échecs de 1965/71 auprès de son propre public en invoquant les "sanctions américaines" ? #10 J'évite soigneusement le débat DF21 contre porte-avions contre porte-avions insulaires contre sous-marins. @arunp2810 - Vous aurez probablement besoin de votre aide sur ce point, monsieur ! Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
  9. Dassault révise le départ de son pilote star, Charles Edelstenne
  10. Normal, pas de problème de budget pour ces 6 (c'est à dire que le président ne peut pas nuire via le budget) car ils sont financés avec le budget prévu pour les SU-35. Les 42 ont aussi été signés mais ne sont pas dans une position budgétaire aussi favorable.
  11. Mais on n'est pas à poil, pas plus qu'avant. Il faut regarder l'achat d'un Rafale comme l'achat d'un potentiel, officiellement, il était de 7500 h jusqu'à l'offre à la Finlande et depuis moyennant quelques renforcements mineurs il est de 9000 h, soit une augmentation de 20%. sur ce on a aussi appris qu'en moyenne sur une année le Rafale est capable de voler 1000 h et même 350 h en un mois en mode "surge", alors que l'utilisation qui en est faite en France est de 250 h par an soit à peine 21 h par mois. Alors il faut voir l'organisation au sol, et en particulier le nombre d'opérateur de maintenance comme une machine à extraire du potentiel pour une utilisation immédiate depuis le potentiel disponible total. Un technicien de maintenance qui travaille 8 h va rendre utilisable 1h de vol de potentiel et ce quelque soit l'avion sur lequel il va travailler (en moyenne bien entendu) ceci dans la limite des 1000 h par an ou des 350 h par mois pour les avions choisis. Cela veut dire en pratique, que le nombre d'heures de vol réalisables ne dépend pas du nombre d'avion mais de la taille de l'équipe de maintenance, et la taille de notre réserve (le potentiel avion disponible total) est tellement grand qu'on peut attendre un peu avant de la faire croitre à nouveau en achetant de nouveaux Rafale.
  12. L'armée de l'air plaide pour bénéficier d'une flotte de 225 Rafale (au lieu de 185) Au moment où la guerre frappe en Europe et où les tensions internationales sont très élevées, l'armée de l'air plaide pour un accroissement du parc de Rafale Air. Selon le numéro deux de l'armée de l'air, la France devrait tendre vers 225 Rafale Air au lieu d'un plancher de 185 appareils. En attendant, elle demande la confirmation en 2023 d'une nouvelle commande de 42 Rafale, livrés entre 2027 et 2030.
  13. Oui et ça vient un peu contredire certains, qui voudraient nous faire croire que tous les développements sont aussi merdique que celui du F-35.
  14. Un papier faisant un historique des 5 premières années des essais Rafale de série. https://omnirole-rafale.com/wp-content/uploads/2018/05/Essais-en-vol-Rafale-1996.pdf
  15. Non mais là vous rêvez. Si vous voulez du Rafale en Ukraine, il faut le donner, et pas après, maintenant.
  16. Ce serait Macron, je comprendrais, Mais Pelosi... ça pourrait être des F-16 !!
  17. l'avion européen de 5e génération : c'est une impossibilité parce que 5e génération signifie associé au parapluie Américain (mais c'est un mensonge, si tu as besoin du parapluie les Américains le retire).
  18. Pourquoi c'est Vladimir Poutine qui réatomise l'Allemagne CHRONIQUE. La guerre en Ukraine a mis en évidence le danger de la dépendance énergétique des pays européens à la Russie, résultat de choix relevant davantage de calculs politiques que de stratégie de long terme. Le renoncement au nucléaire en Allemagne le montre aujourd'hui, et doit pousser l'Europe à réintégrer l'énergie atomique pour s'assurer une production électrique indépendante. Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*). Il y a 9 ans déjà que nous envisagions qu'Angela Merkel réatomise l'Allemagne, car sa stratégie semblait déjà intenable. Il y a 2 ans nous écrivions ici même dans un second « et si Angela Merkel réatomisait l'Allemagne » que « sans ressources, avec une diplomatie fragile parce qu'également dé-mondialisée mais sans désir de souveraineté énergétique, l'Europe et l'Allemagne seront dans une position gazière difficile. » Aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine qui jette aux yeux de l'Europe l'erreur nucléaire allemande. Sans gaz russe, il n'existe plus d'industrie allemande, et Berlin doit donc ou bien conserver ses centrales à charbon et lignite pour adosser son électricité renouvelable, ou bien ses centrales nucléaires. Justement, quelle vision de l'atome pouvons-nous discerner sachant que les marchés énergétiques se ressemblent tous, mais que les marchés énergétiques nucléaires sont différents chacun à leur façon? Il y a premièrement l'intumescence de l'histoire et l'ubris. L'Allemagne commet la faute d'abandonner le nucléaire à cause de son aveuglement écologique. 40 ans plus tard, car l'énergie c'est le temps long, le ministre allemand des Finances reconnait que cette stratégie énergétique allemande est une erreur, car basée sur la dépendance du renouvelable adossée et sécurisée de façon illusoire par du gaz, du charbon et du pétrole russes, et non pas sur une énergie décarbonée nationale, comme le nucléaire. Notons au passage une autre vérité cachée par le dogme écologique : les fameux 400.000 emplois énergétiques verts allemands dans l'éolien et le solaire sont bien adossés à des emplois noirs dans le charbon, le lignite ou le gaz. Si ces derniers tombent, les premiers tombent également, comme le démontre le retour de l'électricité charbonnière cette semaine outre-Rhin, en Autriche et aux Pays-Bas pour adosser les renouvelables privées du back-up du gaz russe. La France a préféré l'indépendance énergétique du nucléaire à toute autre considération. C'est-à-dire qu'en ce qui concerne le carbone, elle a déjà réalisé sa transition énergétique il y a 50 ans, dans les années 1970. Mais, curieusement, la génération de boomers qui voyait du haut de ses vingt ans cette souveraineté se construire aura tout fait pour la déconstruire pendant les 50 années suivantes, à l'aide d'une doxa sous domination de l'écologie allemande. L'échec énergétique berlinois actuel est donc le moteur puissant qui replace le nucléaire parisien sur sa trajectoire d'il y a 50 ans, c'est-à-dire le cycle fermé. Le retour des Etats-Unis La Russie ou l'Ukraine n'ont jamais remis en cause l'électricité nucléaire malgré le drame de Tchernobyl. Au contraire, Moscou n'a cessé de progresser dans ce domaine au point que Rosatom conquière le leadership mondial, profitant du vide laissé par la calamiteuse gestion d'Areva puis de sa faillite à cause de la désastreuse opération Uramin. Si Areva n'avait pas été société nationale, elle aurait sans doute été découpée, vendue et désindustrialisée comme Alstom, créant là aussi des fortunes. La Chine a également profité des 20 dernières années pour considérablement progresser et bâtir une future énergie électrique moins charbonnée indépendante et basée sur l'hydraulique, l'éolien et le nucléaire. Enfin les États-Unis, anciens leaders mondiaux, se sont remis au travail pour revenir aux premières places de l'énergie nucléaire. Ces stratégies mettent en évidence que l'ubris, la souveraineté, l'indépendance, la conquête sont les moteurs des Doctrines Énergétiques et des Solidarités Stratégiques des pays qu'ils soient des démocraties fonctionnant sous des contraintes économiques et environnementales ou bien des régimes non démocratiques sans ces mêmes contraintes. Le temps qui s'est écoulé en France depuis les années 1990 correspond au temps politique pour qu'une erreur antinucléaire « à la mode » d'une ancienne génération soit reconnue comme une erreur sternutatoire par la suivante et que celle-ci la dissolve dans la solution: le retour du nucléaire. Le temps est long dans l'énergie, il ne faut donc pas se tromper. C'est pourquoi Berlin peut dire avec exactitude que soudainement, le temps d'une guerre, les prix de l'électricité actuels permettent aux renouvelables d'être rentables, mais l'erreur est de ne pas voir qu'ils sont hors de prix pour les consommateurs. En d'autres termes, des renouvelables rentables parce que les prix de l'électricité sont élevés à cause du prix du gaz russe, c'est d'autant moins la solution que cette Doctrine énergétique aura facilité la catastrophe russo-ukrainienne. Le risque d'un déclassement économique Se tromper dans l'énergie en Allemagne c'est également être obligé de rouvrir des centrales à lignite lorsque le gaz russe n'est plus livré. Se tromper dans l'énergie en Allemagne, et en France aussi, c'est prendre le risque, d'une part, de protestations dont Paris a connu les affres il y a 4 ans à cause d'amateurisme politique et, d'autre part, le risque d'un déclassement économique à cause d'une électricité chère et plus coûteuse que celle de pays concurrents, face à laquelle des taxes carbone aux frontières ne pèseront pas lourd. Désormais, compte tenu des interdépendances électriques européennes, la nouvelle politique énergétique de Berlin ne peut pas se permettre de se tromper, en s'imposant à elle-même et à l'Europe une deuxième stratégie énergétique catastrophique en moins de 50 ans. Au contraire, l'Allemagne doit faire sa révolution des idées, re-nucléariser son électricité et la coupler avec ses renouvelables plutôt que de compter sur son lignite ou le gaz russe. Révolution des idées, car ce nucléaire moderne doit faire office de nettoyeur de nos déchets nucléaires actuels. Il doit brûler dans des réacteurs à neutrons rapides (RNR) des charges atomiques qui seront formées du combustible usagé d'aujourd'hui. La France doit également s'engager résolument sur ce chemin, car l'intérêt est que là où 140 tonnes d'uranium minier sont nécessaires dans une centrale actuelle pour produire 1GWatt d'électricité, il suffit de 1,4 tonne (100 fois moins) de déchet gratuit pour produire la même quantité d'électricité dans un RNR. La Chine, le Japon l'Inde et la Russie sont en avance dans ce domaine, le RNR Brest-OD-300 de Rosatom est ainsi prévu d'être achevé en 2026. Gratuit en effet, puisque ces déchets recyclés en nouveau carburant dans l'économie circulaire européenne du nucléaire sont déjà stockés en Allemagne ou en France ! Ils nous assurent donc une indépendance vis-à-vis de l'uranium minier et d'autres fournitures et donc une réelle souveraineté, car nous disposons de quantités de combustible usagé capable de produire notre électricité pendant 3. 000 ans à 10 .000 ans. Combustible recyclé L'imprécision des chiffres est ici un avantage, car une durée si longue transforme l'électricité nucléaire en renouvelable vertueux puisque cette économie circulaire du nucléaire assure une quantité d'électricité sans déchets, pilotable, abondante et à un prix européen maîtrisé pour toujours. Maîtrisé en effet, puisque la matière première, le combustible recyclé, est déjà chez nous. Pour toujours également, car après 3 000 ans à 10 000 ans, cette électricité pilotable, non intermittente, nous aura permis de découvrir une nouvelle forme d'énergie. Cette dernière sera peut-être celle du thorium ou l'abandon de la fission nucléaire et l'embarquement pour ITER et la fusion nucléaire, l'énergie des étoiles. Là, deux seaux d'eau de mer permettront à chaque Français d'avoir de l'électricité pour une vie entière, sans engendrer de déchets. La difficulté de cette perspective n'est pas technique, mais politique, car cette indépendance électrique anéantit un dogme écologiste commun à l'Allemagne et la France. Dès lors qu'ils sont brûlés en produisant de l'électricité, le problème des déchets est supprimé. Nous sommes donc bien face à un choix qui nécessite des personnels politiques qui comprennent vraiment la technique plutôt que la communication. Comme l'écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d'avance ce que le public souhaite entendre ou s'attend à entendre. » La dommageable fermeture de Fessenheim La fermeture programmée de tous les réacteurs allemands (mais peut-être leur prolongement après 2022), la fermeture de Fessenheim (c'est bien dommage), l'abandon du programme Astrid sur les RNR (regrettable), les petits réacteurs modulaires (sans commentaire), les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides ou Iter: la souveraineté électrique ne peut s'établir dans l'inconstance politique zigzagante en fonction de vogues électorales. Elle peut en revanche se durcir à cause d'une guerre. C'est pourquoi ce ne sera ni Angela Merkel ni son successeur qui seront les responsables d'une électricité allemande et européenne réatomisée, mais Vladimir Poutine et c'est bien là tout le paradoxe.
  19. Israël: l'armée de l'air immobilise ses F-35 en raison d'un dysfonctionnement présumé Toujours le même problème de cartouche...
  20. Dassault a 6 Milliards de cash, et ce ne serait pas la première fois que Dassault développe un démonstrateur sur fond propre pour forcer une décision de l'état. Quant aux discussions avec l'Inde, l'Egypte, les EAU, Dassault n'a plus besoin de l'état pour les mener de façon informelle et orienter les caractéristiques de son démonstrateur qui peut bénéficier aussi des discussions menées pendant la phase 1A du SCAF.
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