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CortoMaltese

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  1. Tout dépend du résultat de l'élection US en fin d'année. Là depuis quelques semaines et notamment avec la signature de l'accord de défense US-Ukraine et la levée partielle des restrictions sur l'emploi des armes fourni en territoire russe, on est plutôt sur une réaffirmation du soutien US par l'administration Biden, même avec les limites qu'on lui connaît.
  2. Hypothèse charitable : il demande 10 pour obtenir 7, avec pour objectif ligne de front actuelle + le reste de l'oblast de Donetsk.
  3. Et surtout on verra si ces obus, une fois produits, finissent bien en Ukraine. Je rappelle qu'à l'heure actuelle 60% de la prod européenne ne va pas à l'Ukraine mais à des clients UE/OTAN (qui reconstituent leur stocks) ou hors UE. Les industriels livrent à ceux qui payent pour les obus, et puisque l'Ukraine n'a absolument pas les devises pour acheter 2,5 millions d'obus pas an (qui au tarif Europe représente au moins un chèque de 10-15 milliard), il va bien falloir que quelq'un se dévoue (en plus de tout le reste). Quand on voit le parcours du combattant des tchèques pour récolter quelques centaines de millions d'euros (et de les obtenir réellement une fois les promesses faites), autant dire que c'est pas gagné d'avance.
  4. Je nuancerais un peu sur le domaine militaire. Tout dépend de ta dépendance à l'étranger. Le PIB nominal est un bon indicateur de la puissance économique d'un état vis à vis de l'étranger, puisque dans les échanges commerciaux internationaux, on se fiche que le kilo de patate coûte moins cher à Moscou qu'à New York. Il y a un prix, et il faut trouver l'argent pour l'acheter. À l'inverse, si on parle de production interne (pour de l'armement par exemple), le PPA reflète souvent assez bien l'avantage comparatif en terme de coût de production du pays en question. Si ta main d'oeuvre est moins chère, et donc que tout ce que tu produits est un peu moins chère, alors tu pourras produire plus avec un montant nominal donné. Dans le cas de la Russie, le gros de sa production militaire est nationale, mais même pour la Russie il y a toujours des sous composants et des matériaux bruts à acheter à l'étranger (on pense aux puces électroniques par exemple). Et les sanctions n'aident certainement pas à se fournir au meilleur prix en la matière. Edit: Et puis, n'oublions jamais, une usine de char crée de la richesse mesurée dans le PIB, une agence de consulting aussi (et pas mal de boîtes de consulting étaient largement plus rentable que l'entreprise russe de défense moyenne avant guerre). Mais en cas de guerre, tu préfères avoir l'usine de char. En ce qui concerne la capacité à mener une guerre, toutes les créations de richesses ne se valent pas, et la Russie a proportionnellement beaucoup plus de trucs utiles pour une guerre dans son économie que les pays occidentaux.
  5. Stocks francais, confirmé par Lecornu. À priori ce seront les 2000-5 de l'escadron 1/2 Cigogne. Le 3/11 Corse (seul autre escadron à en posséder) garde les siens pour le moment.
  6. Un peu sans doute, mais beaucoup peut deja être fait par un travail sérieux de RETEX et d'analyse. On est sur le conflit le plus filmé du monde, de très loin. Surtout que ces instructeurs ne seront pas en première ligne. L'intérêt d'être à Lviv plutôt qu'à Paris ne me semble pas évident en ce qui concerne l'apprentissage. Oui ils verront sans doute quelques drones et matériels bricolés de près, échangeront plus facilement avec des brigades expérimentées et pas seulement des bleus venus se former, mais c'est tout.
  7. Poutine semble toujours croire que la probabilité d'une lassitude US et européenne est supérieure à la probabilité que ces pays deviennent belligérants, ou même à la probabilité que ces pays se mettent à monter en volume de manière critique en terme d'aide. Et je pense qu'il a raison sur ce point. Alors plutôt que de tenter des gambits, il use, grapille, en estimant que le process le favorise à terme.
  8. Personnellement je ne comprend pas la phrase sur les "propres arrangements" des pays frontaliers de la Russie de la même manière que toi. Pour moi, Biden ne fait pas référence à des arrangements avec la Russie mais entre eux, ou avec d'autres partenaires "contre" la Russie (en tout cas pour s'en protéger), avec le sous entendu que non seulement l'influence américaine en partirait mais aussi que ça serait déstabilisateur ; parce que ces alliances seront moins dissuasives si les USA n'y sont pas (donc la Russie pourrait espérer gagner) et potentiellement aussi car faute de suprématie conventionnelle et de bouclier nucléaire américain, l'option d'acquérir la bombe pourrait en titiller plus d'un (notamment la Pologne). Au fond c'est paradoxalement cohérent avec le refus de faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN. Biden ne veut ni d'une Europe russe, ni d'une confrontation directe avec la Russie, ni d'une guerre "russo-européenne" qui découlerait de leur retrait (peut être car il sent bien que les USA seraient forcer d'y retourner d'une manière ou d'une autre). Et il estime que la meilleure manière d'éviter ces scénarios est 1) d'être sérieux sur la protection américaine de l'Europe de l'est et sur l'engagement dans l'OTAN 2) d'armer fortement l'Ukraine pour lui permettre d'obtenir un match nul sur le terrain mais 3) sans pour autant la faire entrer dans un système d'alliance formelle (comme l'OTAN) qui forcerait la main des USA et risquerait d'aboutir à une guerre directe avec la Russie.
  9. On est HS mais Lega vs Fratelli di Italia représente bien la césure entre les deux extrêmes droites européennes. L'une très eurosceptique et anti-atlantiste (donc généralement anti-Ukraine) : C'est la droite RN, AfD, Lega, qu'on retrouve au parlement européen dans le groupe Identité & Démocratie, et une extrême droite plus atlantiste (et donc très souvent pro-Ukraine) et moins eurosceptique (ils rejettent le fédéralisme européen mais sont favorables au marché commun), incarné par le PiS polonais, l'ODS tchèque, les Démocrates de Suède, Meloni, etc. qu'on retrouve au niveau européen chez l'ECR. A quelques jours des élections européennes on discute d'un rapprochement entre les deux groupes afin de constituer un "super-parti" qui pèserai potentiellement 1/4 du parlement (Le Pen est très intéressé par l'idée https://www.theguardian.com/world/article/2024/may/27/marine-le-pen-giorgia-meloni-nationalist-alliance-european-parliament) mais autant dire que, le cas échéant, outre l'immigration et le conservatisme social (et encore avec beaucoup de nuances), beaucoup des partis membres ne seraient pas d'accord sur grand chose.. A noter quand même quelques incongruités, comme Nicolas Bay de Reconquête! qui siège depuis 2024 à l'ECR alors que ses positions internationales le rapprochent beaucoup plus d'ID, mais sans doute cela traduit-il le volt-face de Zemmour sur l'UE dont il ne souhaite pas (plus) sortir. D'ailleurs Orban, qui a quand même fini par être dégagé du Parti Populaire Européen, aimerait bien faire de même.
  10. Oui, ce n'est au fond que la poursuite de la tendance à la dilution des forces qu'on observe depuis 150 ans. A mesure que la puissance de feu augmente (ou ici, plutôt sa précision), le champs de bataille devient vide de forces. Il n'est pas impossible que l'avenir du champs de bataille moderne soit une vaste zone d'interdiction de plusieurs kilomètres de profondeur où personne n'ose y faire pénétrer autre chose que des drones aériens et terrestres sacrifiables.
  11. La Suède va livrer ses deux AWACS ASC 890 (en cours de remplacement par des GlobalEyes) à l'Ukraine. J'avoue que celle là je ne l'avais pas vu venir. EDIT : Par contre le travail de formation du personnel va être conséquent j'imagine. On ne forme pas un opérateur en 3 mois.
  12. Il faut séparer le process : si les notes sont écrites, tu peux les donner telles quelles au modèle, si elles sont orales, il faut un outil de transcription (honnêtement aujourd'hui la qualité est telle que 95% du temps il n'a rien à retoucher à ce niveau). Tu peux aller voir du côté de Google Speech to Text (https://console.cloud.google.com/vertex-ai/generative/speech/speech-to-text?pli=1&project=dark-pipe-413316). Une fois que tu as ces notes sous forme écrite, si tu veux les transformer en compte rendu suivant une forme précise, le mieux est encore de créer un prompt personnalisé en fournissant un exemple au modèle (les modèles sont très bons pour comprendre ce qu'on attend d'eux à partir d'un exemple). GPT 4 permet de personnaliser le préprompt (le prompt caché en début de discussion qui donne vie au modèle en tant qu'assistant). Le mieux d'essayer différents exemples fournis et différentes indications (de style, de contenu, de taille) et de faire des tests jusqu'à arriver au préprompt qui donne le meilleur résultat, tout en oubliant pas que par définition, le résultat final ne sera jamais tout à fait identique même avec un prompt et des données similaires. Le "meilleur" résultat devra donc prendre en compte cette variabilité : non seulement le résultat doit être bon mais aussi constant.
  13. Le problème, c'est qu'après Avdiivka, il n'y a rien eu, malgré les craintes de nombreux observateurs, dont moi. Pas de vrai momentum, pas de percée plus à l'ouest, et on est de retour à une bataille d'attrition 2 km plus loins avec les ukrainiens qui ont reconstitués un front cohérent et s'enterrent. Du coup, si le coup de boutoir initial n'est le prélude à rien, il faut le juger sur pièce, au regard du seul terrain conquis et du rapport de perte. Et à ce jeu, Avdiivka n'est probablement pas une grande victoire russe, elle l'est peut être moins encore que Bakhmout où les russes avaient pu échanger de l'infanterie de très faible valeur (Wagner) contre des soldats ukrainiens expérimentés à un taux avantageux pendant de longs mois, ce qui ne semble pas avoir été le cas à Avdiivka (non que les pertes ukrainiennes aient été légères pour autant), avec en prime des pertes blindées beaucoup beaucoup plus lourdes cette fois si. Ca aurait constitué une victoire en soi si la prise finale d'Adviivka avait entraîné ou la capture/destruction d'un nombre très important d'Ukrainiens (destruction des brigades qui défendaient la ville) ou le début d'une percée. Hors, on a vu ni l'un ni l'autre, et je reste donc extrêmement dubitatif sur les très nombreux assauts blindés débridés auxquels se livrent les russes depuis 1 semaines, sans gain notable et avec des pertes très lourdes au moins en terme de véhicule. Ca me semble aller à rebours de ce qu'ils semblaient avoir appris, et dans la droite ligne des échecs systématiques des deux camps quand ils ont essayés de constituer un "poing blindé" quelque part. Peut être ont ils crus que du fait de l'affaiblissement ukrainien, cette fois si ça serait la bonne, mais ils se sont trompés.
  14. Après, la question de la réponse à l'augmentation des protections balistiques reste pertinente. On a aujourd'hui des fantassins qui sont protégés contre la 5,56 y compris à courte distance sur le haut du torse et du dos, et avec les progrès faits en terme de légèreté et de souplesse des matériaux, il n'est pas impossible que la zone protégée continue de s'agrandir dans les années à venir. Si à la fin il faut systématiquement toucher la tête ou une jambe pour faire tomber le type en face, ça peut vite devenir compliqué. L'idée de dire qu'avec l'essor des optiques avancées (+ demain avec télémètre et IA) on peut sacrifier un peu de capacité d'emport pour en échange retrouver l'équation "1 balle dans le torse = hors de combat", ce n'est pas bête. Maintenant, je suis moi aussi sceptique sur l'intérêt spécifique de cette munition par rapport au 7,62.
  15. À mon avis ça passe à côté du fond du problème : l'OTAN, comme toute alliance, n'est qu'un bout de papier. Ça n'engage que ceux qui y croient. Nul besoin de quitter formellement l'organisation pour, de facto, ne plus y participer. Non seulement rien n'oblige Trump à respecter les termes du traité, mais surtout l'article 5 est si flou qu'il peut tout à fait n'impliquer qu'une participation minimale (un peu de renseignement, quelques enablers). Le problème que pose donc Trump est celui de la confiance : en cas de guerre avec la Russie sous Trump, les USA s'impliqueront ils massivement et longtemps ? On peut en douter. Et à partir du moment où il y a doute, il y a danger, car l'ennemi comprend aussi bien que nous l'incetitude qui pèse sur la réponse américaine en cas d'attaque, et cela peut même le pousser à tenter sa chance. Si les choses continuent ainsi, je ne serais absolument pas surpris que le de débat sur la possession en propre d'armes nucléaires devienne très sérieux en Pologne par exemple.
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