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AIR-DEFENSE.NET

Aisym

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Everything posted by Aisym

  1. Oui dans les bataillons standards ils sont même à 15 pax : une équipe de commandement (chef d'équipe, assistant, opérateur drone) et trois équipes de combat de 4 hommes (chef d'équipe, grenadier, fusiller, fusiller automatique). Pas mal de boulot pour le chef d'équipe qui doit coordonner trois équipes, l'appui feu et la reco avec drone. La question qu'il faut se poser c'est jusqu'à quel niveau on veut faire descendre l'initiative et les capacités de reco. Si c'est la section on peut doter l'équipe de commandement/appui d'un ou deux drones pour la reco mais aussi le guidage des Eryx (peut-être un jour des MMP? *soupir*) voire des mortiers de 81mm (munition laser?). Le drone relié au véhicule c'est une idée intéressante, surtout pour l'infanterie méca où les véhicules sont censés être relativement proches de la zone d'engagement. Ca permet aussi d'éviter d'alourdir encore la biffe (autre point de réflexion ça l'allègement).
  2. Il y a plein de médicaments go et no go sans aucun effet secondaire disponibles pour les forces armées. Mais bon il y a l'étiquette "drogue" collée dessus. Quand on voit le foin autour de la Dextroamphetamine...
  3. C'est une question d'agencement des sièges non?
  4. Il faudrait envisager de descendre le mini-drone type Novadem NX70 au niveau du groupe de combat comme pour les Marines le prévoient et comme les Ukrainiens semblent déjà le faire. Aujourd'hui le groupe de combat c'est 8 pax répartis en une équipe de commandement (1 CDG, 1 TP), 1 groupe 300m (1 CDG avec LG40, 2 GV avec AT4), 1 groupe 600m (1 CDG avec LG40, 1 tireur Minimi, un tireur LGI). Si on rajoute un pax avec drone au groupe de commandement (il peut aussi servir de coordinateur appui feu) ça donne des groupes de 9 pax, en théorie ça tient dans un Griffon. L'autre possibilité c'est de le descendre seulement au niveau section, mais si la section est très étalée (position défensive) ça peut poser problème. En tout cas il s'agirait pas de rater cette évolution, parce que ça transforme complètement les possibilités de reconnaissance, y compris en milieu difficile (montagne, urbain, moins en forêt, faut trouver un trou pour faire décoller le bouzin, et quand il y a des feuilles avec un minimum de camouflage les drones de base voient plus rien). L'autre évolution c'est la descente de l'interarme aux plus bas échelons (le retex des combats urbains à Mossoul par exemple, c'est une section composée d'un char, d'un buldozer, d'un groupe de combat d'infanterie et une section de tireur d'élite/de précision). Et si on veut pouvoir faire de l'interarme au niveau de la section il faut des groupes de combat harmonisés capables d'être attachés à d'autres unités sans perdre en capacité (donc descente des appuis type Eryx/CG84 au niveau groupe de combat, même optionnel).
  5. Est-ce qu'on sait s'il est envisagé de remplacer le VBCI à partir d'un châssis MGCS?
  6. Aisym

    USMC

    Organisation d'un MEU à l'horizon 2030. Toujours censé embarquer dans la structure ternaire LHA/LPD/LST. Seul le CE est une structure permanente, le reste est rattaché par rotation. La composition du GCE peut varier en fonction des missions. A noter un platoon de Long Range Unmanned Surface Vessel pour la reconnaissance et les frappes d'opportunité avec des munitions rodeuses et un détachement de MQ-9B basé à terre. Au total 2200 pax.
  7. Aisym

    AMX-45 - Char 45T

    D'ailleurs les chars se dirigent aussi vers les 50t (c'est la masse visée les Américains avec leur Lethality Platform). On pourrait donc de se retrouver avec des VCI et des chars de masse équivalente même sans châssis commun. Ca serait dommage de pas en profiter, surtout quand notre MGCS est par nature conçu comme une famille de véhicules.
  8. L'OSINT c'est 80% du renseignement collecté par les agences. Tous pays confondus. Ce chiffre a peut-être baissé depuis avec la masse d'information reccueillie par satellites et traitées par IA mais globalement la source ouverte reste la première source.
  9. Aisym

    40 CTA

    Pour une défense terrestre AA efficace à base de 40CTA il faut un bitude.
  10. A propos de VCI lourd. A quel point il faut modifier un châssis de char pour le transformer en VCI et inversement? L'exemple le plus souvent présenté c'est le Namer mais de ce que j'ai compris il a finalement plus grand chose à voir avec le Merkava. Pareil pour le T14/T15. Et finalement est-ce que développer un unique châssis char/VCI est plus efficient opérationnellement et financièrement que deux engins distincts?
  11. Il faudrait appliquer la structure ternaire des navires aux brigades en réduisant leur taille. Avec 3 brigades blindées et 3 médianes/motorisées on pourrait avoir en permanence une brigade déployée, une en entraînement/préparation et une en régénération/maintien en condition opérationnelle. Si on prend l'exemple des brigades blindées en rénovant quelques Leclerc en plus on pourrait avoir 3 brigades blindées à 3 régiments de mêlée (1 régiment abc à ~80 Leclerc, 2 régiments d'infanterie à ~100 VBCI) avec leurs appuis (1 régiment d'artillerie à 24 Caesar + 24 MO120, 1 régiment du génie, 1 régiment de commandement/logistique). On regroupe ces 3 brigades dans une division blindée avec ses appuis (MLRS, franchissement, défense AA, reconnaissance, guerre électronique). Comme ça en cas de besoin on peut déployer une division blindée à deux brigades et ses appuis. Et pour les brigades médianes ça vaut le coup de se demander si on devrait pas faire comme pour les Américains et leurs Infantry BCT qui agissent soit en pure infanterie débarquée ou embarquent dans des MRAP. On pourrait donner des VBMR à la 11ème BP, qui pourrait être déployée soit en pure infanterie parachutiste soit en infanterie motorisée débarquée. On peut faire la même chose avec la 27ème BIM et la 9ème BIMA avec une double dotation VHM/VBMR. (Et en plus ça élimine le besoin de refourguer des Serval aux para/alpins qui s'en serviront de toutes façons comme des Griffon). Cette organisation libèrerait plein de régiments qui pourrait venir abonder les appuis au niveau division, voire créer des brigades spécialisées.
  12. Ce qui est intéressant en Finlande c'est moins les forces armées (qui n'ont d'ailleurs qu'une seule mission claire et définie) que la culture civilo-militaire omniprésente autour de la préparation au risque. C'est un des rares pays européens ou l'arrière non seulement ne craquerait pas mais pourrait soutenir l'effort dans la durée.
  13. C'est quelque chose qui est bien plus vieux. Le mouvement du 4 mai en 1919 peut se lire comme la modernisation par l'occidentalisation choisie, en vue justement de faire cesser les humiliations. En remontant un peu plus on retrouve des idées similaires chez Wei Yuan, au début du XIXème avec la volonté de "prendre aux barbares [leur technologie] pour mater les barbares". Ça ressemble plus à une politique de puissance classique (devenir plus puissant que tous les autres) qu'à une réelle volonté de "revanche".
  14. Le problème c'est pas la position de Taïwan dans la guerre Chine USA mais le positionnement des USA dans la guerre Chine Taïwan... Comme à chaque fois ce qui importe c'est l'agenda du petit et sa capacité à l'imposer au grand.
  15. J'avais fait une courte synthèse à propos des problèmes de modernisation de l'armée taïwanaise et de ses difficultés à changer de modèle, je poste ça là, désolé pour le ton un peu scolaire. Un consensus semble s’établir dans la communauté des observateurs internationaux autour de la volonté de Pékin de mettre fin à l’indépendance Taïwanaise, par la force si nécessaire. Les analyses mettent en avant que la Chine disposerait d’ici à 2027 des capacités matérielles (navires de débarquement, chasseurs de mines, engins amphibies etc.) mais surtout organisationnelles (compétences interarmes et interarmées, préparation des états-majors) pour mener à bien une conquête de l’île. Sur le papier, l’issue du combat semble faire peu de doutes, tant Goliath (1,4 millions d’habitants, 15 billions de dollars de PIB, 2 millions de soldats d’active) dépasse David (24 millions d’habitants, 700 milliards de dollars de PIB, 165 000 soldats d’active). Mais Taïwan, qui a longtemps maintenu un ascendant militaire marqué sur la Chine, dispose encore aujourd’hui de deux atouts de tailles : le soutien ambigu des Etats-Unis, et sa géographie, montagneuse et urbaine, très peu propice à un débarquement maritime et très favorable à une guérilla défensive. L’imminence du danger semble avoir été perçue par les Taiwanais : alors que début 2020, près de 50% des habitants disaient n’être pas prêts à prendre les armes pour défendre leur île, ils étaient 77% à dire le contraire fin 2021. Le ministère taiwanais de la défense a ainsi entrepris depuis 2017 une importante réforme de son outil militaire pour passer d’une doctrine classique de choc symétrique à une stratégie du « porc-épic » de défense asymétrique, regroupée sous le terme de « Overall Defense Concept », basée sur une forme de « techno-guérilla » pour reprendre les termes de Joseph Henrotin. Cette stratégie est notamment basée matériellement sur une petite quantité d’équipements lourds et performants (sous-marins conçus localement, F16V et chars M1 d’origine américaine) couplés à une profusion de système de déni d’accès (missiles antiaériens et antinavires, mines navales, munitions rodeuses, drones) et de systèmes d’armes distribués au sein des unités d’infanterie légère (missiles antichars, missiles antiaérien à très courte portée), et organiquement sur une distribution et une dissimulation des forces afin de survivre à une « première frappe » de décapitation, tout cela afin de glisser sur le plan doctrinal vers une capacité à mener une longue et couteuse guerre d’attrition pour les forces ennemies plutôt que de les éliminer en un seul choc frontal. Cette stratégie, qui a reçu le soutien explicite des États-Unis, a cependant été complètement abandonnée par le ministère de la défense taïwanais, qui met aujourd’hui en avant dans son nouveau plan d’action une stratégie purement symétrique, qui vise de manière assez illusoire à contester à la Chine la suprématie militaire autour du détroit de Formose, tout en insistant sur la lutte dans les « zones grises » et en mettant l’action sur des représailles massives sous forme de missiles balistiques à longue portée. Cette stratégie rappelle ainsi à bien des égards la stratégie mise en œuvre en vain par l’Arménie lors de la deuxième guerre du Haut Karabakh, du fait de l’incapacité des frappes aériennes à saper le moral des populations, ces dernières ayant même plutôt tendance à soutenir davantage leur gouvernement suite à ces bombardements à la fois peu discriminants et à faible effet tactique. Les raisons de ce rétropédalage qui pourrait s’avérer fatal se trouve à la fois dans l’inertie des administrations et le poids des traditions militaires, la pression politique intérieure et l’aléa moral quant à l’implication réelle des Etats-Unis en cas de conflit. L’administration militaire du ministère de la défense taïwanais est en effet, contrairement aux autorités civiles, encore fortement marquée par l’idéologie du Guomindang de Chang Kai Chek, qui n’a jamais abandonné sa volonté de contester à la Chine populaire sa suprématie militaire et son titre de Chine « légitime ». Les militaires semblent ainsi davantage enclins à soutenir l’acquisition de matériels performants et coûteux ainsi que des stratégies « nobles » que de substituer la traditionnelle stratégie de supériorité militaire à celle d’une défense toute azimuts semblable à de la guérilla proche des méthodes communistes. On peut ainsi y voir une forme de refus du « sale boulot » au sens d’Everett Hughes, les militaires taiwanais refusant de délaisser aux Etats-Unis la partie « valorisée » du combat. Cependant, l’administration de Tsai Ing-Wen, qui avait pourtant insisté sur le concept de défense nationale, reste muette sur ces changements de paradigmes. Les raisons de cette accommodation semblent là bassement politiques. Les capacités asymétriques développées dans le cadre du « Overall Defense Concept » -missiles, mines, munitions rôdeuses- sont peu « vendeuses » politiquement car conçues pour être discrètes, peu visibles, généralement à usage unique et destinées à une lutte qui inclus d’emblée un rapport de force défavorable. Acheter des avions de combat, en revanche, est un acte politique symbolique fort, même si ces chasseurs risquent d’être annihilés lors des premières frappes de décapitation chinoises : ces équipements vont très visibles, technologiques, facilement « vendeurs » auprès d’une opinion publique qui prête souvent davantage attentions aux chiffres qu’aux capacités d’une armée. Mais la classe politique taiwanaise, et notamment le Parti Démocrate Progressiste de Tsai Ing-Wen manque cruellement d’experts civils des questions de défense capables de traduire des orientations stratégiques en programme d’action complexes et concrets. Il est ainsi très difficile à l’administration civile d’aller à l’encontre de l’administration militaire, alors que la plupart de ses conseilleurs sont d’anciens généraux. Se lancer dans une telle bataille politique risquerait de fortement dégrader la position du PDP face au Guomindang lors des prochaines élections. Une bonne partie de cette réticence des administrations civiles à faire appliquer un plan de défense asymétrique à une administration militaire elle-même réticente à abandonner ses schémas passés peut être expliquée par l’aléa moral que constitue la question de l’engagement effectif des Etats-Unis. La diplomatie étasunienne conserve en effet une position « d’ambiguïté délibérée » au sujet de Taïwan. Les déclarations de Joe Biden en octobre 2021 au sujet de la volonté de s’engager à défendre l’île contre une attaque de la Chine ont été rendues caduques par une rectification de la Maison Blanche, qui a rappelé que sa politique étrangère restait constante. Il y a ainsi une forte tentation des autorités taiwanaises à maximiser la probabilité d’intervention américaine en façonnant des forces armées performantes, mais peu aptes à tenir dans le long terme sans un soutien rapide des Etats-Unis. Mais cette stratégie risque de se retourner contre Taïwan, alors que de nombreux commentateurs s’interrogent sur l’opportunité d’aider un pays qu’on perçoit comme ne prenant pas sérieusement en main sa propre défense. Une non-intervention imposerait alors aux autorités taiwanaises d’abandonner le concept de défense asymétrique par l’attrition des forces adverses, schémas conçu spécifiquement en vue d’une intervention américaine à court ou moyen terme. On pourrait penser qu’en cas de danger imminent, une organisation humaine quelle qu’elle soit (Etat, armée, tribu, famille) serait capable de prendre immédiatement les décisions qui s’imposent afin de parer à ce danger et d’assurer sa survie. Mais comme Jared Diamond le montrait déjà dans Effondrement, la nature même de certaines organisations, ainsi que des facteurs internes ou externes peuvent sérieusement handicaper la capacité de réponse à un problème, alors même que le problème est déjà perçu. Les débats autour de la doctrine de défense taïwanaise qu’il convient d’adopter, qui ont lieu non seulement à Taipei mais aussi largement à Washington, viennent confirmer le poids des effets émergents dans la structuration des politiques extérieures et intérieures de défense.
  16. Aisym

    AMX-45 - Char 45T

    Il faudrait comparer les avantages et inconvénients entre 140mm NLOS (forcément à faible débattement) et mortier de 120mm en tourelle. Si on part dans une logique de déclinaisons avec le MGCS il faudrait vraiment se pencher sur un "mortier d'assaut" (double?) en tourelle. Dans un véhicule de 45-50t on peut embarquer un paquet d'obus, guidés, fumigènes, anti personnels, anti chars, anti fortifications. Quitte à développer des munitions rodeuses, drones de reconnaissance etc. de format 120mm pour pouvoir les tirer depuis cette plateforme. On aurait une sorte de "mortier d'accompagnement" qui pourrait faire du travail anti personnel (un peu comme les mortiers sur les blindés israéliens) mais aussi anti char bref très polyvalent et employable à la fois en pure artillerie ou en unité interarmes.
  17. Ce n'est pas vraiment lié aux opérations militaires, mais n'ayant pas de fil dédié, je voulais poster quelque chose à propos d'une affiche de propagande ukrainienne et de l'usage de la culture internet durant cette guerre. C'est une affichette de propagande collée supposément dans la région de Kherson. On peut y lire "les forces armées ukrainiennes sont proches". L'affiche utilise deux memes très populaires sur internet : le Russe est représenté le personnage de Wojak, à l'origine une représentation nihiliste et werthérienne de la jeunesse des pays de l'Est né sur 4chan qui a finit par être utilisé par plus ou moins tout le monde et l'Ukrainien reprend la pose de Ainsley Harriot, un présentateur télé et cuisinier américain dont les mimiques ont servi de base à de nombreux memes. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres de propagande "moderne" (on peut citer aussi "Sainte Javelin" représentée par des dessins japonais ou les "cope cages" des chars russes) mais c'est assez représentatif de l'utilisation de la culture internet lors de cette guerre.
  18. Si on veut améliorer la défense à courte portée des FDI il y a le RAM, l'emplacement est prévu sur les FDI grecques et le système a des perfs proches du MICA. Certes ça veut dire passer sous les fourches caudines des FMS mais un jour il faudra choisir entre nos marins et notre honneur.
  19. Dire que si Napoléon n'avait pas fait le con en 1814 on pourrait encore profiter des ports en eaux profonde de Maurice pour nos navires Si on veut déployer des forces supplémentaires va falloir agrandir parce qu'il faut bien maîtriser le tetris à la Pointe des Galets
  20. Je profite qu'on parle des BRICS et globalement des "blocs" et des "non-alignés" pour faire une petite parenthèse sur quelque chose qui me chiffonne un peu dans ce fil : il y a une vision monolithique et pyramidale des "camps" qui s'opposent en Ukraine. On a l'impression que l'Occident est une structure pyramidale homogène avec en haut les USA qui commandent, et les nations subalternes qui obéissent. C'est une vision très datée guerre froide, que l'historiographie a remis en cause. On se rend compte que bien souvent ce sont les nations "subalternes" qui forcent les "grands" à intervenir. On peut donner quelques exemples : la façon dont l'Iran en 1945-46 instrumentalise la crise avec l'URSS pour obtenir le soutien des USA et servir ses intérêts ; la détermination de la Corée du Nord face aux réserves de Staline ; ou encore le soutien Américain en Indochine, toujours ambigu mais bien réel alors que cela semble d'abord servir les intérêts Français. Et dans le situation présente, ce sont clairement les Ukrainiens qui ont poussé Américains et Européens à les soutenir et non l'inverse. Rappelons qu'on début de la guerre, tout ce que les USA acceptaient de fournir c'était des missiles antichars et un hélicoptère pour exfiltrer Zelensky depuis le toit l'ambassade américaine. Même chose pour les Européens qui "condamnent fermement" avant de soutenir réellement. Parler de blocs c'est bien pratique mais ça occulte totalement l'agenda des diverses nations qui le composent, agendas très souvent divergents et pas toujours à l'avantage de la puissance "dominante", qui se fait souvent bien plus utiliser qu'elle n'utilise ses "supplétifs".
  21. Ce qui est plus inquiétant, c'est que beaucoup de professeurs tombent dans une telle rhétorique, à Sciences Po et ailleurs...
  22. La guerre du Yom Kippour a amené les Israéliens à positionner des mortiers de 60mm sur ses chars et VCI pour riposter plus facilement contre les équipes AT. C'est toujours d'actualité et y'a pas une seule opération israélienne qui se déroule sans chars. On parle aussi de nouveaux obus TAVD de 140mm, et de drones intégrés capables de faire de la reco. Il est important de questionner les acquis des armées pour éviter toute dépendance au sentier mais dire que l'infanterie AC a définitivement pris le dessus sur les chars et pourrait même les remplacer... D'autant plus qu'en combat urbain fermé les missiles AC sont bien moins efficaces (et les filoguidés compliquent la tâche du génie une fois qu'il faut déblayer le terrain). L'infanterie c'est bien en position défensive, pour absorber le choc et surtout en milieu fermé type urbain ou avec fortifications. Dès qu'il faut passer à l'assaut, sans plateformes de combat mobiles capables d'appliquer des gros volumes de feu (direct et indirect), ça donne Gostomel... Il est très possible qu'on surestime grandement l'importance des missiles AC lors de la guerre en Ukraine. Attendons d'avoir des études détaillées mais l'artillerie semble se tailler la part du lion dans les pertes infligées à l'infanterie comme aux blindés.
  23. L'un des retex importants de l'Ukraine c'est tout ce qui a trait aux fortifications permanentes et de campagnes (les dernières devenant souvent les premières). La concentration des combats autour des villes pourrait remettre au goût du jour les fortifications permanentes. Quand on voit la résistance du vieux bâti aux armes contemporaines (surtout sans supériorité aérienne), la plus value que peuvent représenter des souterrains en termes de mobilité/stockage/récupération il y a vraiment une réflexion à mener quant à la pertinence d'un retour aux fortifications pour transformer certaines villes en citadelles permettant de fixer un nombre démesuré de troupes. Pour peu que soient conservées des capacités anti-aériennes, de déni d'accès ou de raid en son sein ça pourrait même empêcher de les contourner. Les fortifications permanentes souffrent clairement des analogies historiques avec la ligne Maginot mais il va peut-être falloir le dépasser. Pour les fortifications de campagne ce qui ressort c'est qu'il y a un besoin criant de les remettre au goût du jour dans les armées occidentales. Et ça va du biffin et sa pelle jusqu'au PC. L'Ukraine a montré que toute concentration de force dans une zone non protégée ou camouflée au sein d’infrastructures civiles était terriblement dangereux. Il y a un vrai travail à faire pour adapter l'ancien à l'existant et surtout réapprendre à creuser des tranchées correctes (profondeur, étroitesse, formes bastionnées, non enfilade), à les renforcer (bois, sacs béton). Il existe sur le marché quantité de solutions de fortifications pré-fabriquées. Pour les PC il existe une méthode simple pour en enterrer un en creusant une tranchée avant de la recouvrir d'un arc/voute de béton en utilisant un camion comme support. Tout ça prend très peu de temps avec de l'entraînement, et les équipements à acquérir sont peu couteux (mis à part pour l'EBG et autres engins du génie qu'il faudra bien remplacer un jour), c'est surtout des matériels civils, qu'on peut éventuellement modifier pour un peu plus de résistance.
  24. Aisym

    Bonjour

    Je trouve que ça serait une bonne manière de concilier à la mon intérêt pour le monde militaire, une forme de volonté de servir son pays en participant à une industrie stratégique tout en accédant à un métier intéressant... Mais rien n'est fixé! Ahah c'est vrai que la culture stratégique/militaire/défense se perd un peu dans les IEP cela dit. Un plaisir de rencontrer un ancien, je dois avouer que j'ai été un peu déçu justement par la faible ouverture sur certains domaines, et notamment la défense, les RI ou les études stratégiques, en tout cas durant les premières années. Mais ça permet de s'ouvrir à beaucoup de choses c'est vrai. Félicitations pour le master en RI, j'ai cru comprendre qu'il était assez... demandé. Merci à tous pour le mot de bienvenue, et j'espère avoir le plaisir de continuer à vous lire.
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