PolluxDeltaSeven

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  1. PolluxDeltaSeven

    Les FREMM de la Marine Nationale

    C'est vieux mais ça peut encore tenir longtemps, et ça coûte très cher à remplacer. Y'a pas de raison d'investir dans un truc esthétique qui sert à rien. Après les chantiers navals construits par NG ailleurs (Brésil) ont un peu plus de gueule, mais ça reste des gros hangars industriels pour le pékin moyen.
  2. PolluxDeltaSeven

    Gripen

    Ah c'est balot en effet. Après ça fait un joli stock de pièces détachées !
  3. PolluxDeltaSeven

    Gripen

    Quitte à payer pour, ils ne pourraient pas tout simplement les intégrer à la force aérienne suédoise? Les 80 Gripen E/F commandés par la Suède, ils sont destinés à remplacer ou à compléter les JAS-39C/D? D'ailleurs, entre les effets d'annonces et le déroulement un peu complexe du programme, je trouve qu'on s'y perd un peu. Quelqu'un aurait sous la main un lieu ou un document qui récapitule le programme Gripen NG depuis son origine? C'est un peu foutraque tout ce merdier.
  4. PolluxDeltaSeven

    Des nouvelles de la Royal Air Force

    Si fait mon Seigneur! C'était pour Tiger Meet 2017 je crois, j'avais fait un reportage qui avait été publié dans DSI. Vraiment impressionnant! La manière de bosser des équipages est bluffante, les performances du radar bien meilleure que je ne le pensais (l'avion avait eu sa MLU hein!). Globalement tu sors de là en te demandant pourquoi on en a pas au moins une vingtaine ! La notion de multiplicateur de forces prend vraiment tout son sens quand on voit le truc par soi-même.
  5. PolluxDeltaSeven

    [Tempest] Nouvel Avion de Combat Britannique En Partenariat !

    On a des détails sur la configuration des calculateurs du Gripen NG ?
  6. PolluxDeltaSeven

    Le successeur du CdG

    Sur cette simple phrase il y aurait beaucoup à dire ! Mais oui, l'humanité aura disparu qu'il restera des millions de barils sous terre. C'est juste que s'il faut cramer un baril d'équivalent pétrole pour extraire un baril d'équivalent pétrole, bah on arrêtera de le faire tout simplement. Tout à fait pour la première partie. Je ne parierais pas ma chemise sur la seconde malheureusement. C'est exactement ça. Ceci dit, c'est vrai dans beaucoup d'institutions, y compris scientifiques. S'accrocher à ce qu'on connaît c'est dans la nature humaine. De manière générale, notre culture des RETEX repose sur des fondations solides: on observe, on apprend, on adapte et on anticipe. Ça a bien marché de la fin de la Seconde Guerre jusqu'à la fin de la Guerre Froide. Mais là, en ce moment, on se heurte à deux difficultés majeur qui sont d'ordre structurelle et culturelle respectivement: -D'une part, quand le rythme de renouvellement du matériel est de 5 ou 10 ans comme c'était le cas pendant la Guerre Froide, tu peux effectivement te permettre d'apprendre de tes erreurs pour la génération suivante de matériel. Aujourd'hui, en occident, une génération de matériel c'est entre 40 et 70 ans (note que je ne parle pas de l'espérance de vie de chaque matos. Je parle plus du boulot dans les bureaux d'études qu'autre chose), ce qui devrait nous demander une capacité d'anticipation BIEN PLUS IMPORTANTE que ce qu'elle est réellement. -D'autre part, nous ne sommes plus un acteur mondial de premier plan et la décolonisation est terminée, le tout dans un monde multipolaire. Ce qui implique que nous sommes absent de très nombreux théâtres d'opération. Il nous manque donc des RETEX, en partie parce que notre culture militaire reste très fière mais aussi (et ça en fait aussi sa qualité) taillée sur mesure pour nos moyens et nos ambitions. Concrètement, on a donc BEAUCOUP de mal à prendre en compte les RETEX des autres forces alliées. Et c'est très vrai dans la Marine. A cela il faut rajouter aussi que les services de renseignement des armées sont aux fraises concernant la prospective à très long terme, qui en France relève (théoriquement) du Quai d'Orsay qui est... merde, clairement à la ramasse par rapport aux équivalents occidentaux, il faut dire ce qui est (rendons justice aux armés: c'est surtout qu'ils se basent sur des éléments fournis par le politique et l'administration civile qui, eux, sont aux fraises). Résultat concret pour la Marine Nationale: l'acceptation que l'idée des VLS sur sous-marins est pertinente n'est arrivée qu'après que le design des Suffren ait été finalisé, par exemple ! On m'a quand même sorti que à 5 ans près, on aura pu y mettre des VLS sur les Barracuda*. C'est con qu'on ne dispose pas de plus d'un quart de siècle de RETEX de la part de notre principal allié! Oh wait ! D'ailleurs, tout ce qui tourne autour du MDCN dénote d'une vision des "petits pas" type d'une structure/culture basées sur les RETEX, relativement incompatible avec les rythmes de renouvellement du matériel moderne. Je pense surtout que c'est parce que nous l'avons déjà fait (la propulsion nucléaire sur PA) et que c'est quand même rentré dans l'esprit collectif. La propulsion nucléaire sur les navires de surface (pourtant théoriquement pas plus difficile à mettre en place que sur des SNA) pose d'autres problèmes conceptuels, logistiques et humains qui ne sont pas d'actualité. Et puis on peut ajouter que si un PA est fait pour durer 50-60 ans, il verra son escorte évoluer au cours de sa carrière, et donc la question de la propulsion de l'escort pourra être remise à plus tard. Pour les avions, bon bah on a pas trop le choix, ça restera de l'hydrocarbure. Mais le volume nécessaire doit vaguement rester compatible avec un approvisionnement autre que pétrolier (agrocarburants?), quitte à réduire un peu l'espérance de vie des moteurs et les heures de vol, va savoir. * Bon, je fais un peu de la provocation et je tempère mon propre propos. En réalité c'est moins la question des VLS que la question de la puissance de feu. Si on avait intégré ce RETEX plus tôt, rien ne dit qu'on aurait doté les Barracuda de 12 VLS pour MDCN, rajoutant de la complexité sur un design déjà bien compliqué. Par contre on aurait pu augmenter la taille de la soute à munition à la manière des Astute anglais, afin d'anticiper non seulement l'utilisation croissante de MDCN, mais aussi les futures évolutions en matière de drones sous-marins notamment. Bref, je ne dis pas qu'on a mal fait. Les Suffren sont bien conçus. Mais il semblerait qu'on ai tiré des conclusions un peu tardives après le bouclage du design qui auraient pu marginalement changer les capacités des sous-marins pour mieux les adapter à leurs missions sur leur durée de vie. En soit c'est pas grave, ça arrive TOUT LE TEMPS (le fameux "si tu attends sans arrêt la sortie de la dernière carte graphique pour acheter un ordi, tu n'en acheteras jamais"). Ce qui est dommage c'est l'inertie avec laquelle les RETEX venus d'autres nations nous parviennent, à une époque où les programmes majeurs sont là pour un demi siècle.
  7. PolluxDeltaSeven

    Achat suisse

    Tu peux le faire directement en cliquant sur "Editer" en bas à gauche de ton message.
  8. PolluxDeltaSeven

    Des nouvelles de la Royal Air Force

    Dans les faits c'est beaucoup plus complexe que ça. J'ai vu de mes yeux comment les gars fonctionnent, en tous cas en France, en vol. Ça parle à la radio, certes, mais ça échange directement pour pas encombrer les canaux, ça passe par des gestes, des stimuli divers... C'est un ballet bien rôdé. C'est assez impressionnant à voir, même s'il paraît que c'est moins évident dans la doctrine USAF et NATO (donc je suppose UK) où l'AWACS fonctionne de manière plus "rigide" et moins "organique" (mais ça c'est aussi le propre de notre Armée de l'Air, de laisser aux pilotes et autres personnels navigants une plus grande latitude sur le plan tactique). Du coup, clairement, la capacité de pouvoir embarquer entre 12 et 18 personnes à bord plutôt qu'une dizaine, ça peut avoir un impact opérationnel. Et pour l'antenne, la technologie joue, c'est évident. Une antenne AESA offrira toujours des capacités inédites sur une antenne rotative. Mais une antenne plane n'offre pas non plus de capacités de détection à 360°. Dans les cas des E-3F par exemple, si la modernisation n'a pas changé l'antenne rotative, elle a démultiplié la puissance de calcul et surtout changé complètement les algorithmes d'exploitation, permettant de voir et identifier plus, plus petit, plus loin, plus vite (je résume hein !). D'autant que les appareils sont aussi dotés d'antennes ELINT, je ne sais pas si ce sera le cas des E-7 anglais. Bref, le E-7 est un bon appareil, moderne et performant. Mais sur certains points les E-3 modernisés n'ont pas grand chose à lui envier. Du coup pour les Britanniques, laisser tomber la modernisation pour partir sur une nouvelle cellule n'était pas une nécessité opérationnelle. Par contre, ça pouvait se justifier s'ils savaient déjà qu'ils opteraient quoi qu'il en soit pour le E-7. Restons logique (enfin, aussi logique qu'on puisse l'être dans la RAF): moderniser les E-3, c'est sortir un paquet de fric pour de toute manière devoir les remplacer en 2035. Or, à ce moment là, le Wedgetail ne serait sans doute plus fabriqué. Ils auraient eu la possibilité d'opter pour un programme européen, avec un lead franco-français d'Airbus, avec les risques de retards et de surcoûts liés aux coopérations européennes. Ou opter pour le futur appareil de l'USFA qui, contrairement aux propositions des industriels sont... bah disons que le F-35 a du les refroidir, et la comparaison entre le KC-46 et le MRTT a enfoncé le clou. A cela s'ajoute le fait que s'ils ont bien des Rivet Joint pour jouer vaguement la comunalité logistique avec des E-3 MLU, la vraie continuité logistique qu'ils visent c'est celle autour du P-8. En gros, si tu sais à l'avance que ce que tu veux pour 2035-2040 c'est une base 737 à la fois pour ta PATMAR, ton AWACS et probablement ton ELINT, pourquoi te casser la tête à payer cher une MLU alors que tu peux obtenir directement ce que tu veux? Parce que, si je dis pas de bêtise, une partie de la puissance des moteurs est utilisée pour alimenter l'appareil en électricité, j'imagine que ça doit joué. Et j'ai aussi cru comprendre que l'appareil était censé pouvoir opérer même en cas de décompression de la cabine, ce qui n'avait pas l'air d'être un évènement aussi rare que dans le civil (et j'étais pas hyper tranquille je le reconnais), à voir si ça joue là-dessus aussi.
  9. PolluxDeltaSeven

    Le successeur du CdG

    Alors consommation et production de pétrole, au niveau mondial, c'est exactement la même chose, rassurez vous les gars ! La partie stockée du pétrole est complètement marginale. Je le prends comme un compliment. Je me retrouve en effet beaucoup dans sa vision de ce problème précis. Oui et non, encore une fois. En fait, pour les matières premières, c'est assez souvent non (EDIT: dans le sens où une matière qui a toujours été rare est effectivement cher. Mais une matière qui a été abondante et décline peu à peu voit son prix évoluer en fonction des marchés, et pas en fonction des stocks). On confond souvent la loi de l'offre et de la demande avec cette idée que "ce qui est rare est cher" alors que c'est un peu (beaucoup) plus compliqué que ça. Pour éviter d'aller plus loin dans le hors-sujet, je te conseille la chaîne Youtube de "Heu?reka", notamment les vidéos "le prix du baril ne peut que grimper n'est-ce pas", "parier sur le pétrole, mission impossible?" (surtout celle-ci d'ailleurs), et "la fin de l'âge du pétrole". https://www.youtube.com/channel/UC7sXGI8p8PvKosLWagkK9wQ/videos Après, la question des ressources naturelles est intimement liée à la question du GAN et de la puissance militaire de la France. D'une part parce que nos avions, porte-avions, sous-marins et navires ont besoins de ressources plus ou moins rares (combustible nucléaire, produits pétroliers, terres rares, etc.) pour fonctionner. Mais aussi parce qu'on a déjà (et on aura de plus en plus) besoin de notre puissance militaire pour nous assurer de nos approvisionnements en ressources vitales. Alors dans un monde relativement stable, n'importe qu'elle forme de puissance (diplomatique, économique, financières, peu importe) est globalement suffisante pour s'assurer ces approvisionnements, qui sont également indispensables pour maintenir à niveau l'économie civile (et la paix sociale, et la démocratie). Dans un monde en récession structurelle et avec une pénurie de certaines ressources critiques, ça devient beaucoup moins évident. Il peut être beaucoup plus intéressant de concevoir des systèmes destinés à durer 50 ou 70 ans en gardant ces notions en tête. C'est ce qui fait que j'aurais toujours tendance à soutenir l'énergie nucléaire civile (et publique) et militaire (donc publique) plutôt que les énergies carbonées, indépendamment de la question climatique qui se rajoute à tout cela. Sauf que quand on parle à des industriels, des hauts cadres des armées ou des députés, les considérations à long terme leur passe complètement au-dessus. En réalité, les prédictions pour les deux décennies à venir ne collent même pas à la réalité actuelle ! (on m'a quand même sorti sans trembler des genoux, après Hamilton, qu'on avait pas besoin de plus de 16 Aster par FDI parce qu'il y a aucune chance pour qu'on se retrouve sur le même théâtre que les Russes..... Et on parle de navire qui seront encore en service en 2060 ou 2070 !!) Mais oui, la question est complexe. Il vaut peut-être mieux parier sur un "tiens qui sera peut-être à la masse dans 20 ans" que deux "tu l'auras adaptés au futur de dans 50 ans mais qui tu pourras jamais te payer même pas dans 20 ans", j'en conviens ! :D
  10. PolluxDeltaSeven

    Le successeur du CdG

    Alors oui et non. Je suis parfaitement d'accord avec toi, et c'était là mon propos, que le problème avec la propulsion conventionnelle c'est pas tant le prix que la disponibilité. Pour le coup, je m'inscris en faux par rapport à ce que dit @Scarabé. Effectivement, on nous promet la fin du pétrole dans 20 ans depuis les années 70. La différence entre cette époque et aujourd'hui, c'est qu'on parlait à l'époque du pétrole économiquement exploitable, l'augmentation du prix des chocs pétroliers permettant de rendre "rentable" l'exploitation des champs offshore profonds, puis des pétroles non-conventionnels (schistes, bitumineux, etc.). Aujourd'hui, la plupart des pétroliers parlent bien des stocks connus, pas de ce qui est économiquement viable. Or, on ne trouve quasiment plus de nouveaux stocks majeurs, les principales réserves mondiales, hors Vénézuela, étant surtout restées intactes à cause des guerres et embargos (Iran et Irak). Le pic de découverte des gisements, c'était il y a 20 ans de mémoire. Et le "pic oil" qu'on nous annonce depuis 1973, avec toujours le discours des optimistes "bah c'est jamais arrivé, alors on en aura encore en 2100", bah l'Agence Internationale de l'Energie (donc pas des gros hippies pessimistes de base) nous dit qu'il est passé entre 2006 et 2008 pour le conventionnel, et que même en comptant sur le fait que l'industrie du shell oil ne se casse pas la gueule (ce qui est pas évident vu que c'est pas du tout rentable comme industrie) et qu'on arrive à exploiter tous les gisements connus, même dans le grand nord, et bien le pic pétrolier tout confondu devrait être atteint vers 2030. Et à partir de là, ça va être vraiment des questions de choix de société. Sachant que c'est le pétrole qui garanti la croissance aujourd'hui et qui limitera la récession (inévitable) après le pic, et quand on connait la tendance politique à utiliser le militaire comme variable d'ajustement financière, je parierais pas un centime sur le fait que nos armées disposent de toutes les ressources énergétiques dont elles auront besoin. Par contre, là où je tempèrerais ton propos, c'est par rapport au prix. Il n'y a JAMAIS eu de corrélation entre le prix du pétrole et la rareté de ses ressources (si c'était le cas, on devrait déjà être à 200$ le baril de base). Si on veut imaginer un monde radieux et positif où on arrive à picorer dans les astéroïdes les terres rares nécessaires pour passer au tout éolien et au tout solaire, alors le court du pétrole ne va pas forcément s'envoler. L'industrie pétrolière pourrait tout simplement cesser d'être rentable, et donc cesser d'exister. Ce qui demandera pour un GAN de passer au biocarburant pour les avions et à la propulsion nucléaire pour les navires les plus lourds, indépendamment du potentiel restant au PA conventionnel. Mais l'hypothèse d'une envolée du prix post-pic reste tout à fait pertinente et possible, mais pas mécaniquement prévisible. En tous cas, la question de la propulsion du porte-avions et, à mon avis, celle de la flotte de surface, mérite considérablement plus d'importance pour la génération de plateformes à venir que pour la suivante. Malheureusement, si la plupart des chercheurs dans toutes les disciplines sérieuses (donc pas l'économie :P ) tablent effectivement sur des effondrements énergétiques, géopolitiques et sociétaux plutôt évident (mais très difficiles à modéliser dans les détails), ça ne semble absolument pas pris en compte ni dans nos ministères, ni dans nos services de renseignement, ni chez nos industriels, ou alors bien trop à la marge. Mais, politiquement, ça se comprend. Le mec qui veut commencer à expliquer aux Français au 20h de TF1 qu'il va falloir financer 2 porte-avions nucléaires et 4 croiseurs polyvalents légers également nucléaires dans les deux prochaines décennies, je pense qu'il peut dire adieu à sa carrière politique dans la minute.
  11. PolluxDeltaSeven

    Le successeur du CdG

    Pour les EMALS, je doute très fortement que la question du coût lissé sur la durée de vie du navire entre d'une quelconque manière dans les calculs de la Marine Nationale, du MinArm et de Bercy. Les exemples récents ne manquent pas: le coût total au delà d'une ou deux loi de programmation/législature, tout le monde s'en cogne. Par contre ça fait de beaux arguments de com' pour justifier une dépense discutable. D'ailleurs je serais très amusé de les voir essayer de justifier le prix des EMALS en disant que c'est des économies à long terme si jamais ils font le choix (justifié par la réflexion inverse) d'une propulsion classique plutôt que nucléaire !!
  12. PolluxDeltaSeven

    Achat suisse

    Rajoutons que vu le rapport poussée/poids du Gripen NG comparé à celui du Rafale, le premier risque de devoir passer un peu plus souvent en PC, avec la conso et le bruit qui va avec. Faudrait voir si le F414 apporte une dimension de réduction de bruit par rapport au F404.
  13. PolluxDeltaSeven

    La Composante Air belge

    Normalement, comme je le dis plus loin dans mon raisonnement, demander un nombre fixe d'appareil sous-entend qu'on sélectionne l'appareil qui colle le mieux à nos exigences en matière de disponibilité. Du coup c'est pertinent dans le sens où une armée occidentale pourra ainsi éliminer facilement de la compétition des avions russes ou chinois qui demandent plus de maintenance, de changement de moteurs, etc. (je dis ça pour l'exemple, c'est évidemment un poil plus complexe). En gros, "normalement", ça donne donc du "toutes choses égales par ailleurs" tant qu'on considère du matos NATO-compatible. A peu de chose près, Rafale, Typhoon et F-35 devraient en théorie être dans la même gamme de produit en matière de disponibilité. En théorie... Dans la pratique, après...
  14. PolluxDeltaSeven

    La Composante Air belge

    Alors, par rapport au format de la flotte belge, ce fameux 34 appareils. OUI c'est un peu stupide de raisonner en nombre d'appareils plutôt qu'en capacité globale, de manière générale. Nous vivons une époque formidable où un petit Gripen peut se retrouver confronter au Su-35 ou à l'Eurofighter sur un marché export. Or, ces appareils répondent, dès la conception, à des doctrines différentes, qui ne sont souvent pas celles du pays client export d'ailleurs. Le Gripen est, par design, conçu pour être acheté en plus grand nombre qu'un appareil plus lourd et plus coûteux. Tout l'argument de SAAB était justement de dire que pour le prix de X appareils modernes de la dimension du Viggen, on pouvait se payer X+n Gripen plus petits capables d'être répartis sur le territoire national. Les appareils Russes s'avèrent formidables et bon marché pour les forces aériennes qui disposent d'ambitions assez modestes en terme de nombres d'heures de vol, de rotations quotidiennes et hebdomadaires, etc. Les appareils de type Typhoon ou Rafale sont par contre plus cher et plus léger qu'un Sukhoi, mais peuvent s'avérer plus économiques et plus fiables pour les forces aériennes avec des lignes logistiques complexes et un besoin élevé en nombre d'heures de vol par appareil. Bref, si l'idée est d'adopter un appareil en grand nombre pour répondre à un besoin majeur, il est intéressant d'adapter sa propre doctrine d'emploi afin qu'elle colle au mieux à son matériel principal. Et, à ce moment-là, il convient de réclamer non pas un nombre de cellules mais une capacité globale permettant de répondre à des besoins clairement exprimés (disponibilité minimale de la flotte, emplacement des bases aériennes et zones à couvrir, nombre de munitions à délivré à une distance donnée dans un temps donné, etc etc.) Cela conduit à des appels d'offres complexes, mais plus équilibrés, où tel constructeur pourra proposer 50 monoréacteurs tandis que tel autre proposera 34 biréacteurs, etc. Il conviendra alors de comparer le coût global de chaque flotte, mais aussi les frais attenant (nombres de bases aériennes, nombre d'escadrons et personnel associé, type d'armement, etc etc.) CEPENDANT bah c'est bien beau sur le papier, mais ça marche pas à chaque fois. Et, notamment, dans le cas des petites flottes et des nations qui n'ont pas une tonne de pognon à consacrer à la défense, ça peut poser problème. L'exemple de la Belgique est assez évident dans ce cadre-là. En prenant en compte son besoin opérationnel minimal, elle arrive à un nombre minimal de 34 appareils. Alors il est tout à fait possible que ce nombre soit quand même adapté au F-35 et au budget global attendu. Je veux dire par là que si le F-35 avait eu un prix catalogue 20% moins cher, peut-être que la Belgique aurait consentit à demander une quarantaine d'appareils, mais on ne le saura jamais. Je pense toutefois que c'est plus un nombre effectivement minimal par rapport aux opérations souhaitées, et afin de conserver une sorte d'équilibre avec la force aérienne néerlandaise qui elle a clairement vu fondre ses ambitions sur le F-35! Néanmoins, une fois l'appel d'offre lancé et surtout le besoin opérationnel établi, je pense que même si le programme F-35 avait été annulé, la Belgique serait parti sur 34 Typhoon ou 34 Rafale. Parce que c'est le nombre minimal de cellule requis pour remplir son contrat opérationnel. Parce que oui, si un contrat opérationnel peut être rempli par un nombre différent d'avions différents, le don d'ubiquité n'existe toujours pas. Et à l'heure où les budgets se restreignent de plus en plus, on a quand même tendance à se contenter du minimum syndical. Je donne un exemple au hasard, mais si le Rafale était entré dans la compétition, qu'il l'avait gagné, et qu'en plus il avait prouvé que pour le prix de 34 F-35 on pouvait se payer 42 Rafale, je reste persuadé que Bruxelles se serait contenté de 34 Rafale dans une enveloppe budgétaire plus réduite. Ainsi, demander un nombre d'appareil bien précis revient à inverser le principe exposé ci-dessus: ce n'est plus à la force aérienne d'adapter sa doctrine au matériel qu'elle achète. Elle achète au contraire l'appareil qui s'adapte le mieux à sa doctrine d'emploi. En fixant un nombre d'appareil fixe et un contrat opérationnel à respecter, et bien automatiquement les avions conçus selon une optique différente ne seront pas adaptés et seront mécaniquement éliminés de la compétition. On peut penser que c'est de la triche, surtout quand on veut vendre un de ces avions à la doctrine d'emploi différente. Mais ça reste pragmatique, et surtout ça permet de simplifier les procédures d'acquisition et d'intégration des appareils. Dans une défense intégrée, c'est loin d'être anodin. Le cas de la Suisse est, étrangement, assez différent, puisque son contrat opérationnel ne comporte pas de volet OPEX otanien, qui lui est considérablement attaché au NOMBRE d'appareils déployés plutôt qu'à la capacité de ces appareils. De plus, lors de l'affaire Gripen, la Suisse se reposait encore sur une flotte composée de 2 types d'appareils différents. Du coup proposer 18 Rafale au lieu de 22 Gripen n'entrainait pas de contrainte sur le format opérationnel minimal, tout en offrant (paraît-il) un coût logistique moindre et des capacités opérationnelles supérieures. En résumé: s'pas simple s't'affaire ! Et si il ne fait aucun doute qu'il existe un paquet de généraux stupides de par le monde, il y en a qui sont simplement doués, ou pragmatiques, ou calculateurs, ou ce que vous voulez!
  15. PolluxDeltaSeven

    La Composante Air belge

    Si seulement j'étais encore à l'école!