Jésus

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  1. Jésus

    Drone aérien

    Il est évident qu'en France on s'est tiré dans le pied plus d'une fois sur l'éthique du drone armé. Un débat tellement ridicule entre ceux qui savent ce qu'est un drone et ceux qui s'imaginent des machines autonomes qui peuvent tuer. Un drone c'est comme un avion, il y a un pilote, c'est juste qu'il n'est pas à bord mais au sol. Mais bref, on a enfin réussit à sortir de ce débat avec comme vainqueur le camp favorable aux drones armés. En France le manque et le besoin tourne avant tout à déjà avoir des drones pour pouvoir faire correctement une surveillance. L'armement c'est un plus appréciable qui prendra de l'importance à mesure que nous aurions suffisamment de drones en vol. Que cette capacité arrive en 2023 sur le Patroller ou dans quelques semaines sur Reaper, ce n'est pas tragique, l'important étant d'avoir déjà les drones, d'avoir les pilotes formés en nombre pour pouvoir multiplier en opex les vecteurs, donc les possibilités d'avoir des cibles à tirer. Car si dans un environnement comme au levant face à daesh, la frappe d'opportunité pouvait se faire à chaque vol, au Sahel c'est quand même différent et la confusion entre civils, groupes touaregs (voir armée malienne) et terroristes est importante. Ce n'est pas le premier truc qui bouge qui va se faire allumer et tous ne roulent pas avec des armes visibles (une couverture, ça suffit pour cacher une arme et se rendre "invérifiable" depuis les airs et même au sol) ou des drapeaux pour s'identifier. Ce qui fait qu'il y a bien souvent, le devoir d'un long travail de reconnaissance, d'analyses et qu'il faut souvent aller au contact pour terminer l'identification. On ne peut pas faire des boulettes. Les américains ont des drones armés au Niger depuis des années, font-ils beaucoup de frappes? Nous n'en ferons pas plus, ne croyons pas qu'actuellement on laisse s'échapper des cibles qu'on pourrait neutraliser depuis les airs par ce que nos drones ne sont pas armés. Au début, on cherchera rapidement à réaliser la première frappe, même contre une cible peu importante, le but étant de démontrer et de valider le "concept", un signal envoyé également à nos ennemis. L'avantage du drone armé se fera dans des opérations de ratissages comme on en a vu ces derniers temps, pour l'observation bien entendu et pour traiter des fuyards ou pour faire un appui plus direct à des troupes au contact (même si au Sahel, avec les Tigres, nous n'avons pas cet isolement du drone seul qui doit pouvoir tout faire). En ayant le Patroller armé, on s'offre une capacité de nuisance et de réaction supplémentaire. Même s'il ne remplacera pas un hélicoptère Tigre, il permettra justement une complémentarité dans la surveillance sur des zones ou l'on ne dispose pas (ou suffisamment) de Tigre. La roquette guidée laser qui va arriver dans nos forces l'année prochaine sur Tigre, va considérablement accroitre les possibilités pour armer différentes plateformes aériennes, du drone patroller et même du reaper ou son successeur européen, en passant par le HIL, mais pourquoi pas aussi au niveau terrestre afin de disposer d'une munition de précision qui peut aller en complémentarité du MMP ou d'un canon, il est parfois nécessaire de frapper au but dès le premier coût pour surprendre l'adversaire, j'ai vu que TDA a des petits paniers pouvant même contenir que deux roquettes, ultra léger, intégrable sur tout, pas trop coûteux. On peut aussi prendre des roquettes non guidées pour ces paniers, encore moins coûteuses pour saturer un peu des zones par tirs multiples. Je verrai bien ce genre de paniers pouvoir remplacer sur un Griffon ou un Serval la 12.7 tout en gardant la tourelle pour la mobilité du tir, l'observation et ou la désignation laser. On peut alors sur un gros véhicule avoir un panier de 20 ou de 30 et le transformer en un véhicule d'appui intéressant avec simplicité via la modularité. L'option du choix de roquettes guidées ou non peut être fait en permanence. On a le lourd MMP idéal pour presque tout, mais il faut aussi pouvoir compter sur du plus petit qu'on va pouvoir user en plus grosse quantité et la roquette est parfaite. Faudra s'y intéresser sérieusement un jour, cela amènerait au sol une belle capacité pour calmer et faire bouger l'ennemi (à défaut de le neutraliser par un tir guidé), cela à partir d'un véhicule lambda (VBMR, VBAE , VLTP-P...)
  2. Après faut savoir aussi que notre communication est "encadrée". Nous ne montrons pas d'ennemis morts par exemple ou d'images montrant l'élimination d'ennemis, ça peut agacer ceux qui veulent se convaincre de notre efficacité car ne voulant pas croire aux communiqués écrits, mais c'est ainsi. Faut savoir par contre que pourtant des images et des vidéos il y en a pleins, du Tigre aux drones, il y a un enregistrement qu'on garde ou qu'on efface. Il y a des diffusions internes parfois qui iront montrer un peu mieux ce qui se passe. Après restons réaliste, notre ennemi n'est pas une armée, ce sont des types ressemblant à des civils, usant des véhicules/motos civils, des moyens de communication civils, mais qui derrière ont quelques armes pour foutre leur merde et commettre leurs actes. Nous n'avons pas des prises de guerre qui se compte en nombre de chars, d'avions ou autres, ça sera toujours faible car cet ennemi, aussi nuisible qu'il est, reste faible tant en hommes qu'en matériels.
  3. Des images qui permettent à certains de comprendre que le Mali n'est pas qu'un vaste désert ou l'on identifie un point noir sur le sable blanc. La traque est bien moins nette et tout ne peut pas se faire depuis les airs, on a vite fait de se cacher dans la végétation, dans les reliefs, les rocailles. Le VBCI a parlé, ce qu'il ne fait pas souvent On peut voir dans les photos, l'utilisation d'une MAG58 sur trépied avec une FIR (lunette infrarouge) amenant une bonne capacité d'observation et de tir de nuit. Tout cela couplé à tout le reste des caméras thermique sur véhicule ou avec les autres combattants, on a tout de même ce qu'il faut pour la guerre de nuit.
  4. Pour moi , le plus intéressant dans le remplacement du FRF2, c'est de mettre fin à un fusil à répétition manuel inadapté à l'époque actuelle pour un TP (les TE c'est encore autre chose)
  5. Astuce de bob le bricoleur du dimanche pour le sur serrage, faire une marque sur le boulon qui descend sur la structure (que ça forme une ligne droite ou deux points) puis desserrer avant de resserrer au bon couple pour voir si c'est au même niveau qu'avant, en déduire que pour tout le reste c'est bon ou mauvais (vu que c'est logiquement la même clé)
  6. Jésus

    [EBRC/Jaguar]

    Oui je pense que c'est possible, sauf s'il s'agit d'un premier prototype qui a évolué ensuite, servant encore pour des tests. Pour l'heure ce qui est certain c'est que les véhicules qu'on reçoit sont à flanc droit et qu'aucun d'eux n'a encore été vu (et n'a sans doute pas en lot de bord...) avec son blindage additionnel (céramique?) Bon ça viendra assez vite je pense. Plus je regarde le VBMR, plus je vois le VAB comme vraiment d'un autre monde, avec clairement ses limites adaptatives et évolutives. Pourtant il y a quelques années je l'aurai ardemment défendu, j'ai sans doute un peu trop "fait avec" toutes ces années...
  7. Oui je suis totalement sérieux. La question n'est pas de savoir qui a ouvert le feu en premier et qui a déclenchée la guerre (encore que certains épisodes avant, avec des drones géorgiens abattus et j'en passe peuvent être également signalés comme causes à effets), mais la politique russe dans ces conflits. Nul doute que le Caucase est totalement fragmenté, cela depuis bien longtemps, c'est un peu comme les Balkans. L'Abkahazie et l'Ossétie ne sont pas des territoires russes, c'est logiquement une affaire géorgienne comme la Tchétchénie est une affaire russe, on est dans la même idéologie indépendantiste. Moscou refuse à la Géorgie de faire ce qu'ils font en Tchétchénie (et alentours), de quel droit? Moscou aurait accepté une ingérence extérieur en Tchétchénie? Aurait accepté de voir un voisin débarquer pour empêcher l'armée russe de recourir à la force? Vous y pensez? Pourtant vous défendez un droit naturel de la Russie à le faire chez les autres. Alors soit vous défendez un principe qui s'applique à tous, soit vous faîtes du parti pris. Cette réalité peut s'appliquer à d'autres pays dont le nôtre. Les russes ont fait une ingérence, les russes n'ont pas simplement défendus l'Abkhazie ou l'Ossétie d'une offensive militaire géorgienne pour leur donner l'indépendance, ils ont pris le contrôle de ces régions, militairement (par une présence permanente), politiquement (en ayant depuis longtemps imposés ses choix, ses hommes et en écartant les plus radicaux, les plus "indépendantistes") et économiquement (notamment par une dépendance financière qui lie inévitablement ces régions à la Russie avec un devoir de satisfaire des exigences pour son obtention). Si la Russie a aidée la Géorgie à défaire certains révoltés sur son sol durant la guerre civile, dans les années 90, elle a largement, aidée l'Abkhazie et l'Ossétie à se rebeller et à tenir le combat dans un jeu de chantage diplomatique faisant accepter à la Géorgie des choses afin de sauver le pouvoir en place. Moscou n'a pas fait cela de bon coeur, elle a voulu avoir un gouvernement géorgien qui lui est redevable, un gouvernement qui lui "offre" sans le dire, le contrôle de l'Abkhazie et de l'Ossétie. C'est là que les russes ont pris le contrôle en imposant et en s'imposant. Aujourd'hui il distribue des passeports russes aux habitants et oui j'estime que les russes ambitionnent clairement d'intégrer l'Abkhazie et l'Ossétie comme deux nouvelles "républiques" à la fédération de Russie en instaurant un état de fait, une logique. Déjà dans les années 90, un grand nombre de politiciens russes évoquaient une annexion de ces deux régions, mais prétendre que cette idée pourrait encore être d'actualité en Russie, dans ses plans, une folie non sérieuse! Vous voulez croire au bon sauveur des indépendantistes, aux défenseurs des opprimés contre la méchante armée géorgienne, d'accord... Vous me prêtez une vision à sens unique dans votre défense de la Russie, moi je vous le demande, vous avez écris 15 000 messages ici, donnez en moi un seul à charge contre la Russie!
  8. Je ne dis pas que quoi que ce soit ait été "prémédité" par la Russie, bien au contraire, je pense et je considère que c'était du début (Maiden) à la fin (...) une totale adaptation opportuniste et une sorte de jeu de dés. L'Ukraine avant Maiden, c'était un gouvernement dans un pays en proie à de graves problèmes structuraux et financiers qui cherchaient à savoir si elle allait recevoir un prêt de l'UE ou de la Russie avec ses conséquences de dépendances stratégiques qui s'impose naturellement dans ce genre de circonstances. On l'oublie souvent cet épisode, qui est pourtant la base du Maiden, quand on voit parfois les médias russes critiquer une Ukraine "boulet" de nos finances, un pays qu'on doit "payer" pour éviter l'effondrement, je trouve que c'est un foutage de gueule, c'est faire croire que les problèmes de l'Ukraine ont commencés au moment de la fuite du gouvernement, alors même que tout l'enjeu était là, que la Russie occuperait ce rôle en accordant des milliards de crédits à l'Ukraine si rien n'aurait changé. Toute l'influence entre la Russie et l'UE/occident, c'était de savoir qui offrira le meilleur crédit et sans doute (peut-être plus d'un côté que de l'autre) les meilleurs pots de vin. L'Ukraine est ce qu'elle est et n'est plus ce qu'elle a été. Ce "nouveau" pays cherche son identité propre. Dans ce pays il y a une histoire et un passé qui pousse encore une population à se considérer comme russe (pour ne plus parler de l'esprit soviétique) et que du côté de Moscou, l'indépendance de ces nations n'a pas totalement été acceptées et prise en compte. On continue en Russie à vouloir influencer par le souvenir soviétique, par la langue russe, une influence qui pousse à contrôler ce qui s'y passe et que lorsqu'il y a un risque de perdre ce contrôle politique, de voir un risque de perdre cette influence soviétique, russophone, ben on lance la machine militaire, du moment que c'est possible (pays hors Otan/UE) sans trop pousser non plus, car même s'il y a une partie de la population qui apprécie et désire la Russie, envahir l'ensemble de l'Ukraine peut devenir un sacré merdier pour les russes. La Crimée, une presqu'île, avec une population pouvant être clémente/accueillante, ou l'armée russe est installée, ou la politique du pays est foutue, l'effet de surprise et de coup de force pouvait se faire. Ce n'était pas prémédité et le risque d'échec était pris en compte en usant de forces sans signes distinctifs et jouant les fantômes, mais pour faire cela, convenez en, il fallait avoir l'idée en tête, il faut avoir une ambition expansionniste dont le passé géorgien n'aide pas pour s'en dissuader. La non réaction militaire d'une armée ukrainienne "sans ordres" a été un coup de chance, le référendum une pilule que le Kremlin usa pour une reconnaissance internationale (qu'elle n'a toujours pas, sauf peut-être du côté d'Assad et de l'Abkhazie). Le Donbass avec la non implication directe de l'armée russe a aussi été du poker d'opportunisme. Jouant sur un effet local assez limité qui ne prenait pas les masses humaines, on voyait quelques groupes, avec souvent d'anciens qui ont vécus l'URSS prendre possessions de quelques lieux symboliques, quelques postes de police, un armement digne de la collection ou du chasseur du dimanche en année bissextile, mais sans plus. Quand politiquement à Kiev, ça s'est repris en main (enfin un peu), ils ont rapidement pris le dessus, sans trop de moyens sur ces petites milices, que la Russie soutenait avant tout par idéologie. C'est par l'écrasement de ce mouvement, que Moscou amena des armes, amena des "volontaires" pour mener une véritable guerre qui ne laissera aucun doute sur une nature étatique et structurée de "l'armée du Donbass". Pour moi l'indépendantisme est vraiment un faux drapeau russe au Donbass afin d'éloigner une responsabilité et des intérêts russes. L'origine reste un rattachement à la Russie et les premiers drapeaux qui étaient hissés localement étaient russes. Pas plus pas moins que Moscou appuyait "l'indépendance" de la Crimée, qu'elle appuie l'indépendance de régions géorgiennes qui année après année, s'insèrent dans le paysage russe (faut dire que la Russie reste encore un modèle d'empire avec un état central et des "régions" qui sont ses sujets et que forcément pour un tel système (fédération) ce genre d'intégration par entité n'est pas étranger. Faut pas croire que les russes combattent pour l'indépendance du Donbass, ils combattent pour créer une nouvelle république pas bien différente des autres qui la compose, afin de l'intégrer ultérieurement à la Russie. La Russie n'est pas un pays comme un autre, il n'y a pas qu'un seul peuple slave orthodoxe (comme certains l'aiment à l'imaginer) mais toujours une multitude de peuples de cultures et de religions diverses, qui vivent dans un ensemble dominé par un état qui se doit d'être fort pour éviter un nouvel éclatement et des demandes d'émancipation. Le cas tchétchène ça semble aujourd'hui un problème terroriste, on oublie que c'est en réalité aussi des indépendantistes, mais visiblement au Kremlin, certains indépendantistes se soutiennent plus que d'autres. C'est pareil pour ce culte anti-fasciste du pouvoir, ce fantôme du passé qui hante les esprits, qui permet encore de raviver la flamme soviétique de certains ainsi que la "confiance" dans la guerre par le souvenir de 45 si ce n'est Napoléon qui surgit à chaque fois que les bruits de bottes se font entendre en Russie, le conditionnement de l'esprit, mettant tout le monde au pied du mur pour qu'il accepte et justifie la réaction militaire. La peur de voir le fascisme en Ukraine, ou les dérives contre des russophones à Odessa n'est pas un passe droit pour agir, pas plus que si on a des francophones qui se font tuer en Afrique, cela donne à la France un rôle protecteur, ce ne sont pas des français parce qu'ils parlent français. Il y a en Ukraine comme partout ailleurs, y compris en Russie, une mouvance néonazis qui repose sur un ultranationalisme. La guerre comme toute instabilité (économique, sociétale etc...) fait toujours pousser ces extrêmes, il n'y a rien d'unique à l'Ukraine. Il faut néanmoins s'interroger du pourquoi globalement dans toute l'Europe, la Russie et Poutine semble être pour les divers groupes néonazis ou pour les plus modérés de l'extrême droite, un modèle, une inspiration et du pourquoi la Russie dans sa propagande instrumentalise ces groupes en soutenant les événements qui leur donne de l'attention, comme les sujets de migrants. D'un côté on a l'horreur des extrémistes fasciste en Ukraine qui grâce aux troubles sont sortis de l'ombre, de l'autre on a le "peuple" nationaliste dans l'ombre qui est empêché de sortir et qu'on cherche à faire sortir pour foutre clairement le bordel chez nous, pour affaiblir le bloc occidental (car beaucoup s'opposent à l'UE, à l'OTAN). Un double discours russe qui m'interpelle et qui me fait douter de la sincérité de l'idéologie anti-fasciste qu'on prétend défendre, elle est juste combattu quand ça va directement contre les intérêts russes plutôt qu'européens, américains ou on l'apprécie dans une sorte de "on verra ce que ça donne". Constatons donc bien qu'en Ukraine, le péril fasciste et quasi génocidaire mise en avant par la propagande russe n'est pas une réalité mais était avant tout un conditionnement de l'esprit pour pouvoir agir et pour obtenir le soutien des anciens soviétiques locaux. Si rien a été prévue en Ukraine, il faut admettre que pour faire ce qu'ils ont fait, il faut quand même avoir un point de vue qui est à mes yeux, la non acceptation des frontières russes post-URSS. La Russie se bat en dehors de ses frontières pour éviter de se battre contre elle même, d'ailleurs ne trouve t-on pas toujours le même refrain que du temps de l'URSS, celui du "tout va bien en Russie, dehors c'est le chaos"? C'est vrai que je n'ai pas remonté si loin, je pense aussi que les suppositions d'alors ont aussi trouvés maintes réponses entre temps
  9. Dans cette affaire ukrainienne, on cherche tellement à rendre compliquer des choses qui sont pourtant très simples juste par ce que certains veulent défendre à tout prix la Russie. On fuit la logique des événements pour tomber dans le complotisme, la manipulation, le mensonge et autres histoires à dormir debout juste pour une seule et unique raison, laver au maximum les mains des russes. Hors sincèrement, qui peut croire que presque du jour au lendemain on ait retrouvé des bandes armées, équipées de moyens lourds capable d'affronter et de vaincre l'armée du pays? Très clairement, la Russie a influencer la zone, elle a armé la zone, elle a voulu faire une guerre "cachée" pour obtenir ce qu'elle ne pouvait pas obtenir via l'excitation populaire et le pari de l'effondrement politique de l'Ukraine. En Crimée déjà ils n'y sont pas allé par quatre chemins et non les soldats russes ne sont pas venus faire la police après le référendum mais avant. Oui cette action a tendue les relation et oui cela a créer dans l'Ukraine une vague de résistance à la Russie qui poussa à ne pas se laisser faire en voyant au Donbass des types hisser sur tous les édifices publics, des drapeaux russes. L'orgueil et l'ambition russe étant mise à mal elle assumera une réponse militaire pour y parvenir. On a vu avant la destruction de cet avion civil, un certain nombre d'avions de l'armée de l'air ukrainienne se faire abattre, pas un hasard. Les armements donnés par Moscou devenaient de plus en plus complexes et cette affaire a mis un frein à cette implication russe, ils ont voulus cacher l'affaire, leur rôle, leur responsabilité quitte à inventer des histoires à dormir debout (mais qui suffisent toujours à ceux qui veulent y croire), car quoi qu'on en pense, les russes voulaient éviter de trop brusquer un monde occidental qui se tendait contre elle et qui risquait de lui amener bien plus d'emmerdes que de fierté sur l'affaire ukrainienne. Vouloir se demander du pourquoi cet avion était là en pleine guerre afin de filer la responsabilité à Kiev, c'est encore une fois vouloir défendre la Russie. Car le fond du problème en Ukraine, n'est pas le renversement du gouvernement qui n'aura nullement mené le pays dans le fascisme et le génocide des russes comme on pouvait le voir dans la propagande russe, mais bien la militarisation de cette affaire qui a été l'oeuvre de Moscou, que ce soit par l'annexion de la Crimée comme par la guerre au Donbass, le problème en Ukraine, il est là, il est dans l'invasion d'un territoire par un autre pays (et les excuses qu'on peut donner ce sont comme les trous du cul, tout le monde en a un), c'est aussi une guerre sous faux drapeau indépendantiste dans l'Est avec des livraisons d'armes, l'usage de militaires officiels et non officiels de Russie qu'on a fait passé pour des locaux.
  10. C'est peut-être le mécano allemand le problème ?
  11. Clairon, votre manière de penser semble être tirer du passé (même si bien récent) et vous semblez ne pas avoir vu ou ne vouloir voir que justement nous avons inversé un processus. Vous êtes encore à chercher ou économiser de l'argent pour acquérir d'autres choses par ce que vous avez encore la vision d'un budget qui est soit stable soit légèrement en recul. Hors, ce budget il est en augmentation, cumulé ce sont des milliards qui se rajoutent, on peut vouloir l'ignorer, le minimiser, s'interroger sur sa réalisations à l'€ près, mais c'est une vérité qu'il faut insérer désormais dans l'analyse. Comme je l'avais dis plus haut, il y a quelques années, votre commentaire aurait été dans "l'ambiance" et oui il y a quelques années pour pouvoir acheter autre chose, pour pouvoir gonfler un autre programme, il fallait faire des choix budgétaires qui souvent imposait de réduire ailleurs, de "trouver" l'argent étant donné que le budget n'augmentait pas. Vous, comme d'autres, avez sans doute été un peu trop marqué ou habitués de cette époque qui aura duré des années au point, je le comprends, d'avoir du mal à prendre en compte un changement qui est positif et qui remet largement en question la politique d'hier, qui poussait nos armées vers le bas. Vous pouvez partir dans la dérision et l'humour pour défendre votre non acceptation que les choses peuvent évoluer positivement, pourtant il va bien falloir un jour vous y faire. Il y a une dynamique et une trajectoire financière qui amène plus de moyens à nos armées, sauf à vouloir jouer les visionnaires pessimistes semblant presque regretter la période du serrage de ceinture d'hier, elle n'est pas remise en question et ce ne sont pas non plus ceux qui à chaque fin d'année chercheront à trouver une infime moindre hausse de ce qui était promis, qui travestiront cela comme une baisse de budget, qui vont réellement changer les faits. Le format de nos armées ne changent pas vraiment avec cette hausse budgétaire, il y a donc forcément et en toute logique un effort qui est fait sur le renouvellement de ce qu'on a et de l'accomplissement des programmes déjà en cours. Comme je l'ai indiqué, vous aviez fait une liste des diminutions quantitatives des programmes par le passé en laissant entendre que c'est toujours la tendance actuelle et future. Mais en toute honnêteté, quand on regarde le présent et le futur, on observe que la remise en question se fait par le haut et non plus vers le bas. Cette réalité vous semblez vouloir la fuir, pourtant on voit bien dans votre texte que vous avez bien compris qu'il y a un changement de mentalité qui s'opère, mais vous ne faîtes pas le lien avec la hausse budgétaire, vous continuez avec votre ancien modèle de la restriction budgétaire et de la recherche d'argent dans le budget pour financer certains programmes. Je pense à votre exemple de l'hélicoptère lourd, je partage votre ressentit sur le fait qu'on commence à tracer la route vers une acquisition. Là ou je diverge, c'est que si cela se pose plus aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans (alors que le besoin était toujours là), c'est que justement certains ont compris que la hausse budgétaire va assez rapidement (pas pour l'instant ou on a encore beaucoup de trous à combler avant de s'en rendre vraiment compte) amener de l'argent pour des moyens supplémentaires. Au delà de la hausse déjà prévu de certains programmes comme le VBMR, les ravitailleurs, l'EBRC et autres, il y aura assez vite de quoi pouvoir se payer des choses "nouvelles, des capacités que nous n'avons pas actuellement ou alors en faible quantité. Bien sûre les 3 armées avanceront leurs priorités, leurs urgences pour en bénéficier, l'un veut plus d'hélicos, l'autre plus de drones, l'autre un deuxième porte-avions, des choix se feront et ce sera sur la prochaine LPM qu'on pourra s'en apercevoir, pour l'heure comme je l'ai dit, il y a encore bien trop de trous à combler. Votre erreur est de ne pas considérer la hausse budgétaire et vous estimez encore qu'il faut sacrifier par exemple des A400M pour "pouvoir" s'acheter des hélicoptères lourds. Non et encore non, ce qui va permettre d'acheter des hélicoptères lourds, ce sera les moyens financiers supplémentaires que le budget reçoit et qui pour l'heure n'a pas à être remis en question. Beaucoup ont du mal à admettre que les modifications de programmes peuvent s'effectuer positivement, on se dit que les LPM ne sont jamais respectée à notre désavantage. A t-on réalisé la LPM votée en 2013? Non, c'est vrai, elle a été revue et corrigée par le haut, fort heureusement, sachons le reconnaitre, de la même manière que celle de 2019-2025 amène plus de moyens. On a pris un sens inverse de ce qu'on faisait avec, il faut l'admettre en arrêtant justement de prendre en compte ce passé, ses pratiques, ses vices budgétaires, ses mauvais choix incohérents et aveugles, cela passant de la sous-estimation des opex conduisant à devoir rogner sur des programmes, à diminuer le volume des forces pour trouver de l'argent pour de l'équipement, si ce n'est de réduire les programmes pour en financer d'autres. Ce sale moment nous l'avons tous vécu, il est encore tous dans nos têtes, j'étais comme vous un grand critiqueur et pessimiste à cette époque, par contre j'ai vu que depuis 2-3 ans la situation a changée et qu'on entre dans un autre chapitre et qu'il est nécessaire de savoir tourner la page pour commencer à le lire.
  12. Vous savez bien que l'on ne peut pas en tirer une logique de tout ça, pour chaque cas il y a un contexte que ce soit la fin de la guerre froide, la fin de la conscription ou des coupes budgétaires. On ne peut pas faire une tendance qui se répète éternellement. Aujourd'hui on a notre contexte, il faut savoir l'identifier et ne pas faire passer notre "cible" en A400M au même niveau de ce qu'on ambitionnait avec le Tigre avant la chute de l'URSS. Notre contexte actuel est totalement inverse à ce qu'on a connu depuis 20-30 ans, on a plus et on fait plus. Certes on ne va pas changer en 2 ans ce qu'on a déconstruit en 30 ans, mais il est bon de constater que ce qu'on prévoyait il y a plusieurs années, sont globalement revus à la hausse et ces exemples "actuels" sont bien plus révélateurs d'un futur proche que vos exemples "passés". Vous citez le Tigre revu à la hausse, alors certes on peut le minimiser en le mettant en parallèle au 200 prévus dans la guerre froide, mais il n'empêche que oui, on est passé d'une ambition de 59 à 67. Le VBMR Griffon, en hausse par rapport à ce qu'on se fixait au début du programme, le VBMR Serval et le Jaguar idem. Les ravitailleurs, les ATL2 rénovés, les drones male et d'autres choses, on ne peut pas nier sur le poids des dossiers du passé, qu'il n'y a pas d'efforts qui sont faits, que les budgets augmentent et qu'il n'y a pas de réductions de format. De ce fait, la commande de 50 A400M est loin d'être remise en question, d'autant plus que l'état français avec l'ensemble des autres états se sont accordés contractuellement sur une telle quantité d'appareils. La France obtiendra 50 A400M et il n'y a qu'une seule façon qu'au final on en ait moins, c'est de trouver un client export qui en achète et qu'il comble donc notre engagement. Mais pour l'heure la France n'a pas exprimée une seule fois une ambition de trouver un client pour se débarrasser de ses avions et ce n'est pas en voulant mettre en avant des coupes dans d'anciens programmes par rapport à certains contextes qui feraient office de "prophéties". Le contexte de hausse actuelle va à l'encontre de ce genre de choses, le fait que nous ayons connus pendant près de 20 ans un véritable casse tête, créant d'importants problèmes autour des avions de transports aura laissé des traces qui font que les 50 A400M, on n'y touchera surtout pas sous peine de réveiller de vieux démons à peine endormis. Il y a quelques années, j'aurai été beaucoup plus réservé, comme vous, sur cette cible de 50 A400M. Même si l'incertitude politique peut demeurer sur l'après 2022, constatons aussi que l'actuel gouvernement n'est pas un problème pour la programmation en cas de réélection (logique c'est le sien), mais que les autres partis susceptibles de prendre sa place dans un second tour, je vois plutôt la droite ou l'extrême droite, ben ce ne sont pas des partis qui ont des ambitions de réduire les forces armées, au pire ils maintiendront le cap, ou alors ils feront plus, mais avec le climat actuel, la menace terroriste, il est particulièrement risqué politiquement de réduire le côté militaire et sécuritaire, ça aussi il y a 10 on ne l'avait pas aussi nettement dans le paysage.
  13. Oh mais tu sais, je n'invente pas pour le plaisir de se foutre d'eux
  14. Une question budgétaire certes, mais surtout d'ordre prioritaire par rapport au calendrier de livraison. La recherche de clients "hors programme", de l'export en soit, était prioritaire, français et allemands essentiellement on a cédé des places.Pour se mettre les anglais avec nous dans le programme, pareil, ils voulaient aller vite car leur C-130 étaient à changer plus vite, pareil on a céder les places et nul étonnant de voir qu'ils ont déjà tous leurs A400M. Pour grossir le carnet de commandes on a donc céder nos places, accepté d'être livrer à la "fin" . Ce planning de livraisons n'a pas été seulement budgétaire, c'était aussi pour obtenir des clients. Alors de 2025 à 2030 on va recevoir 25 avions, soit autant que sur 13 ans (2012-2025), c'est là qu'on va vraiment souffler pour le transport aérien, d'autant plus qu'on aura d'ici là fait passer toutes les anciennes versions au standards définitifs, modernisés les C-130 et obtenus les ravitailleurs Phénix. C'est aussi à ce moment que la vie export de l'A400M pourra vraiment commencer, car aujourd'hui, le carnet de commande est plein jusque 2030 et en dehors des allemands et des espagnols qui sont possiblement "vendeurs" de leurs propres avions, on se dit que logiquement la France n'aura pas à céder des places à un nouveau client pour le séduire d'un achat, comme pour le Rafale. Je ne pense pas que la cadence de production sera ralentie après tous les retards qui a eût lieu, par contre il est évident qu'après 2025, les clients intéressés devront s'activer et globalement en dehors du C-130 ils n'auront pas beaucoup de choix d'avenir, le modèle C-130/C-17 ne pouvant plus être reconduit. Je pense que des pays comme le RU ou l'Italie qui dispose actuellement de C-17 pourraient envisager de remplacer ces appareils par des A400M afin d'homogénéiser leur flotte, de faire des économies, car si la nécessité du C-17 peut s'imposer avec le C-130, ça l'est moins du côté de l'A400M, il peut faire sans lui. Je ne m'inquiète pas tant que ça, je pense qu'il y aura des clients exports qui apparaitront et que pour après 2030, une baisse de cadence peut se faire pour l'export, pour des clients moins pressés de remplacer leurs anciens appareils qui ont encore du potentiel.