Jésus

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  1. Oui c'est exactement l'objet de ma vidéo, à mes yeux ce genre de show ne servent à rien militairement. Mais bon visiblement, dès que ça touche l'Algérie, certains se sentent blesser, perdent leur sens de l'humour, entre mentalement dans un esprit combattif, je l'aurai posté sur l'armée de terre marocaine qu'il aurait rigolé.
  2. Quelques mois après Serval, le VLRA a été expérimenté. Un peu plus tard en 2014, il a été décidé d'envoyer 26 VLRA qui étaient prépositionnés en CI pour équiper certaines unités (genre SAED, GCP/GCM). On en a fait presque des véhicules de FS avec des modifications à la manière du système D (qui n'a rien de honteux car bien souvent c'est à partir de là que les industriels apportent des modifications standardisés ou des équipements additionnels) quand ils sont arrivés. Malheureusement, le parc de VLRA a subit énormément le terrain, son grand âge ne l'aidant pas. Il a rencontré de nombreuses pannes et problèmes de casses mécaniques et pour ne rien arrangé, l'approvisionnement de pièces était longue et la connaissance de la bête n'était pas maitrisé par tous les mécaniciens. Le véhicule avait donc une faible disponibilité, il tombait souvent en panne et ne permettait pas de faire de longues missions en profondeur, ce qui pour certaines unités, ça s'avèrent compliqués. Les véhicules n'étant pas nombreux (pourtant il y en avait plus que prévu, c'est pareil pour les VAB et les VBL, on a des surdotations de théâtre), vous arrivez assez souvent à avoir des unités qui n'ont plus de quoi se déplacer dans leur totalité et qui devaient patienter ou reporter des missions "quotidiennes". Plus tard, en ouvrant la base de Madama, on a envoyé des VLRA de Ndjamena sur place, même problème, de toute façon dans cette zone, la dotation en véhicules était tellement ridicule (on a raclé les fonds de tiroirs de Ndja) qu'on a pratiquement jamais réellement disposé de vraies unités terrestres mobiles. Dès que ça sortait, c'était des pannes et des ensablements à gogo qui foutait en l'air toute la mission. Pas étonnant qu'on ait amené sur place des hélicos et qu'on ait fait l'usage de parachutages. Pas étonnant aussi que lorsqu'on cherchait du monde à envoyer sur Barkhane Ouest, Madama et ses forces terrestres sont rapidement passés à la trappe. Le front "Est" de Barkhane a été une fausse bonne idée, sans les moyens qui vont avec. On est allé chercher du renfort et ce sont les italiens qui s'y sont installés, mais pour eux c'est pour lutter contre l'immigration pas le terrorisme...Mais cela aura tout de même créer l'impact psychologique du "verrou" de la ligne Libye-Niger, permis de renforcer et consolider la présence Nigérienne (sans compter les italiens). Je tiens à préciser aussi qu'on garde toujours une petite équipe sur place. Donc pour en revenir au VLRA, je pense qu'il faut tourner la page. Pas que son concept d'usage et ses possibilités ne soient pas adaptées, mais que cet engin a fait son temps. Le PLFS des forces spéciales garde le même principe (il remplace leurs VLRA), même s'il a connu un début problématique, il va arriver et quoi qu'on en dise, les quantités seront plutôt importantes, environ 200 exemplaires en plus des nouveaux VLFS (250 ex). On est loin de la situation actuelle et si on voit les FS rouler en pick-up refait de chez Technamm ( achat d'urgence de 30 VPS2), c'est en raison d'un parc de VLRA ou de VPS totalement rincés et en plus en quantités très faibles. Rappelons déjà qu'en 2005 on avait remplacé en urgence la P4 VPS qui affichait de grosses lacunes et limites. On va passer d'un parc d'environ une centaine de véhicules (totaux) à plus de 450 et un grand nombre de cette centaine là sont comme je l'ai dit totalement rincés. On allait jusqu'à leur donner tout et n'importe quoi, du pick-up civil blindé ou non, de l'Aravis. Là on a des véhicules qui sortent de chez Technamm et qui ont une certaine adaptation de base à la livraison, c'est un mieux en attendant les vrais successeurs (qui ont été conçus avec les FS, je précise, car souvent on pense que l'industriel impose un véhicule aux unités) Nos FS ont été depuis longtemps, depuis toujours même largement sous-équipés en terme de véhicules. On peut aussi spécifier l'arrivée de 120 petits véhicules parachutables de type Fardier. Ailleurs, les VLRA sont des véhicules plus spécialisés et normalement il aurait dût disparaitre des inventaires, au même titre que le TRM2000, sans remplaçant l'un comme l'autre. Mais beaucoup de choses ont changés, ils ont été maintenus, bien souvent beaucoup même ne roulaient plus (quand ils le pouvait) en dehors des régiments, ils perdaient totalement de leur intérêt opérationnel. On en est même à renvoyés certains TRM2000 chez l'industriel (200 au final) pour les rénover et leur donner justement un potentiel opérationnel qu'on cherche à réacquérir à ce niveau. Maintenant nous savons que le Serval va remplacer certains VLRA spécialisés, comme nous savons qu'on va recevoir dans les 7000 nouveaux camions une version "légère" pour remplacer spécifiquement le TRM2000. Par ailleurs le remplacement de la P4 par le VT4 amène lui aussi un segment léger utilisable par toutes les unités, comme toujours, aux chefs de prendre les risques d'usages, si demain ils autorisent à patrouiller avec dans le Mali, ce sera un choix, un choix à assumer. Tout ira toujours bien tant qu'il n'y aura pas de morts, ça a toujours été ainsi, la remise en question intervient souvent après les drames. Moi personnellement, comme je l'ai dis, j'estime qu'il faut éviter de donner aux unités conventionnels, dans leurs missions quotidiennes des véhicules non blindés sur un théâtre comme le Mali. Laissons aux FS un rôle particulier d'action en profondeur, non prévisible. L'ennemi s'adaptera trop vite et saisira à la moindre opportunité, l'occasion de faire un carton sur des unités non protégés et ce n'est pas le casque ou le pare-balle qui va se suppléer à du blindage. On a et on aura encore plus demain des moyens légers adaptés à des théâtres exigeants une forte mobilité. Mais le Mali et la région actuelle n'est pas le Tchad d'il y a 40 ans. Le danger IED et la présence ennemie est compliquée, on a un ennemi qui veut nous faire du mal et qui ne joue pas juste sa petite carte politique locale ou des rebelles avec qui on peut négocier. Il faut trouver un bon compromis et en vue de la menace, il ne sert à rien de chercher des blindés de 25 tonnes, il faut des blindés légers permettant toujours d'obtenir une mobilité et offrant une protection suffisante à la plupart des armements de l'ennemi. Malheureusement le problème, en France, c'est qu'au niveau de petits blindés légers, nous n'avons pas grand chose. Le VBL bien entendu, le PVP par ailleurs. Mais l'un comme l'autre ont leurs limites d'usage. Même si on a 1000 PVP sur le papier, en réalité on ne va pas équiper une compagnie d'infanterie avec pour faire de la patrouille au Sahel. Il manque un engin blindé léger polyvalent pour "tous", qui permettrait de faire passer par exemple une compagnie VBCI sur du léger dans une mission qui le nécessite. Je mise beaucoup sur le programme VLTP-P, qui avec ses 2333 exemplaires doit justement apporter aux forces une engin blindé léger. Il n'est pas le VBAE (successeur du VBL) ni le remplaçant du PVP, c'est bien un engin à part, qui au vue de notre modèle actuelle est "nouveau" et pourrait très bien équiper toutes les unités à l'image du VT4. On est dans un ordre de grandeur qui est de 1 VLTP-P pour 2 VT4. On pourrait donc voir venir avec ce programme, un segment nouveau, un véhicule blindé léger "général". Le VBAE devant lui aussi apporter plus tard un peu de punch par rapport aux VBL.
  3. Une course-poursuite? En général c'est comme pour la police, celui qui est pourchassé va prendre des risques que celui qui poursuit ne prend pas et au final il se plante. Au Mali, ce ne sont pas nos autoroutes, ils ne vont pas taper des pointes à 250 dans des berlines allemandes, une fois qu'on arrive sur une position proche, en face ça panique et ils déguerpissent au plus vite en prenant des risques car ils veulent aller vite. Sauf qu'en voulant aller trop vite, c'est là qu'on fait des erreurs. On se souvient de la vidéo qui a été diffusé il y a peu, ou l'on voyait un VBL et un PVP surprendre des types en moto, au final, sur le papier, logiquement la moto devrait l'emporter en terme de franchissement et de rapidité, mais non ils ne sont pas allés bien loin, ils se sont plantés avant d'essayer de fuir à pieds. Il faut rester également réaliste, le Mali ce n'est pas Daesh en Irak qui défile avec des dizaines de pick-up, le Mali ce sont des terroristes ou c'est la moto qui est le principal moyen de locomotion, le pick-up est un engin presque d'exceptionnel et qui dans le contexte de surveillance aérienne (drones, avions etc...) sont délaissés sauf pour du suicid bomber Ce n'est pas par ce que vous n'avez pas un pick-up que vous êtes forcément à la rue face à ceux qui en ont, comme je l'ai dit, ceux qui sont pourchassés prendront des risques dans leur conduite et le terrain ne leur fera pas de cadeaux parce qu'ils sont des locaux ou qu'ils ont un meilleur véhicule qu'ils vont être semé. Il faut savoir que généralement, quand une action est menée, le drone et l'hélicoptère ne sont pas loin. La guerre au Mali n'est pas une chasse aux pick-up et elle ne se gagnera pas en se dotant des mêmes moyens que l'ennemi. Si on commence à faire comme l'ennemi, ce dernier va fuir beaucoup moins et tendra bien plus d'embuscades, sa kalash sera à la hauteur, il peut rafaler un pick-up et tuer 3-4 des nôtres facile, une petite mine sur une piste et c'est pareil. Gardons à l'esprit que sur place, nos ennemis sont d'un niveau inférieur à ce qu'on peut voir en Syrie, en Afgha, au Yémen et même en Libye. Ils ont de l'armement très léger et ils ne sont pas facilement approvisionnés. Face aux blindés ils n'ont presque rien, même leurs mines qu'ils posent sont en général de faible puissance. Ils n'ont pas beaucoup d'explosifs, ils posent souvent des mines sans gonflés les charges, privilégiant des SVBIED comme la dernière fois. Le genre d'opérations qu'ils préparent depuis des mois, rassemblant les explosifs, les volontaires etc, ils veulent réaliser un coup important sur lequel ils puissent communiquer et se faire voir. Sinon contre nous, sauf à espérer qu'une mine fasse du dégât ils ne font rien, ils s'attaqueront aux cibles "faibles", non blindés comme l'armée malienne. En passant vous noterez aussi qu'ils aiment viser nos VBL, pas pour rien, imaginez qu'on leur offre des français sur pick-up, cela fait déjà des années qu'on a interdit de sortir de Gao et autres avec les P4, pas pour rien. Pour ma part, l'usage de véhicules de ce genre doit relever d'unités non "prévisibles" comme les FS. Il faut que ce soit de l'exceptionnelle et non une habitude à laquelle l'ennemi va s'adapter plus vite qu'on ne le pense. Passant d'un style VBCI ou ils se sentent totalement impuissants à ça, on équilibre les forces alors même qu'on s'imagine, nous, continuer avec le même rapport de force qui aujourd'hui pousse l'ennemi à fuir nos forces. Mais non, l'effet sera inverse, il ne fuira plus, il tendra des embuscades, il viendra nous chercher. Dans ce conflit, il nous faut de la légèreté, je suis d'accord. Mais il faut des blindés, il faut des véhicules capables de résister à l'armement léger, à des mines légères. Le VLTP-P à venir (2333 exemplaires prévus), quel véhicule pour quelle mission? Le VBAE? Moi je mise sur eux et non sur des pick-up parce qu'on trouve cela stylé et à la mode sur des photos.
  4. Cette citation je l'aime bien aussi et je l'ai également en référence. Elle permet de bien différencier deux courants de pensées politiques et idéologiques qui parfois et pour certains peuvent se confondre dans les termes. Un nationaliste peut se sentir patriote comme un patriote peut se sentir nationaliste, tout en partageant des idées communes, mais l'extrémisme qui peut se dégager du nationalisme est dangereux. Il ne faut pas se tromper, le nationalisme est une instrumentalisation politique d'une société, le patriotisme n'est pas politisé, il est individuel et se veut pour le bien collectif. Il est bien de constater que le nationalisme c'est un culte de la grandeur, de la puissance, un aveuglement idéologique qui ferait passer votre pays comme particulièrement différent des autres, que vous avez une légitimité à imposer et faire ce que bon vous semble et que tous doivent s'y soumettre. Vu que la quête de grandeur se fait par nature à l'extérieur du pays, on se trouve vite des ennemis et quand ils sont trouvés, ils sont des défouloirs, des punchingball dans lesquels on veut exprimer sa grandeur car de toute façon on est convaincu de sa supériorité. L'Histoire est tapissée de ce genre de nationalisme soudain, bien souvent il est très bref, emporté dans des guerres ou l'idée de grandeur n'a plus de limites, nous avons aussi notre champion qui a été Bonaparte. Je ne le conteste pas et j'admire cette période, il a fait de grandes choses, il est un personnage historique et crucial dans ce qu'est la France aujourd'hui, mais sa politique était militaire, des guerres et encore des guerres, volontaires ou subites. Depuis nous n'avons plus vraiment connu ce genre de nationalisme, même si la pensée "coloniale" peut s'en approcher. Aujourd'hui, en France, il n'y a pas vraiment un courant politique qui porte un tel nationalisme. Même le RN qui joue la carte "nationale" n'affiche pas ce genre d'idées. Par contre ce parti à des racines pouvant y mener et cherche à fixer les bases pour pouvoir l'exercer, mais il y aurait beaucoup d'oppositions dans ce pays pour qu'il puisse y arriver rapidement, même avec deux mandats je ne sais pas s'ils y arriveraient, il faut quand même un contexte général favorable et/ou particulier pour construire tout ça. En Turquie, Erdogan n'aurait pas pût faire ce qu'il fait en ce moment il y a 15 ans s'il avait été président, il a quand même dût construire pendant tout ce temps son idéologie, obtenir une base de soutien populaire. C'est la tentative de coup d'état qui aura été le début du tour de force, sur l'opposition (médiatique, idéologique, politique, militaire...). Le temps qui passe montre que ce coup d'état semble bien plus une machination d'Erdogan qu'un vrai coup d'état, tant il semble en tirer profit pour assoir son pouvoir et sa politique nationaliste, expansionniste. Quoi qu'on en pense, la machine est lancée, ce genre de politiques une fois lancée ne s'arrête pas et ne se remet pas en question. Erdogan ne va pas du jour au lendemain revenir en arrière, il ne va pas pouvoir accepter de l'intérieur comme de l'extérieur qu'on lui impose des choses, qu'on lui fait perdre des parties à "son" jeu. Il n'y aura pas de défaites électorales qui va l'affaiblir, elles seront contestées, falsifiées. Pour que cette politique d'Erdogan cesse, il lui faut un grand coup pour qu'elle ne se relève pas et qu'elle soit profondément mise en doute. Casser le sentiment de puissance que rien n'arrête. Malheureusement ça risque de passer par la guerre, ça ne veut pas forcément dire une grosse guerre, il n'y a pas besoin d'envahir la Turquie et de détruire toute l'armée turque pour briser le sentiment de puissance ou créer le sentiment d'impuissance. Autre "problème" de la politique d'Erdogan, c'est qu'il est lui même très vieux. C'est un problème pour voir loin car il est devenu un symbole sur lequel tient sa politique, comme Poutine en Russie, la continuité ne se fera pas, ce ne sera plus pareil et ceux qui revendiqueront reprendre le flambeau n'auront pas cette "aura". L'avantage d'une politique longue d'un chef devenu le centre de tout et la mise sous silence des oppositions va souvent de paire avec le désavantage et la destruction de la stabilité établie lors de sa disparition. Pour l'instant laissons le jouer à son jeu et préférons qu'il fasse la guerre à d'autres plutôt qu'à nous. Il viendra un moment ou un autre qu'il fera un pas de trop en pensant qu'il gagnera, sauf qu'il recevra une réaction inattendue d'en face qui le fera perdre.
  5. C'est plus une question de se rassurer psychologiquement en maintenant la confiance du peuple dans leurs dirigeants quand ils font leur bras de fer. Le peuple iranien a été martelé depuis des années sur la "force" de leur pays et sur une notion ou ils sont en position de s'opposer aux USA. Il faut se convaincre que c'est vrai, se convaincre que les navires américains sont vulnérables et à la merci des moyens iraniens, la crédibilité du régime est en jeu.
  6. Kiev acceptera la sécession du Donbass aussi facilement que Moscou accepte la sécession de la Tchétchénie...
  7. Le budget suit sa trajectoire. Le plan de relance à venir (100 milliards), qu'il faut dissocier du plan de soutien (qui au delà de l'argent direct, rassemble beaucoup de fonds de soutien qui ne sont pas directement engagés) va sans doute voir une part se diriger vers la défense. https://forcesoperations.com/les-armees-conservent-leur-trajectoire-budgetaire/ On voit dans l'article ci-dessus ce qu'on disait ici depuis quelques temps déjà, que l'on ne va pas s'orienter vers des achats non prévus par la LPM à horizon 2030. Ce sont donc logiquement de l'accélération de programmes, de commandes, ce qui à mes yeux est un bon choix. J'estime en effet qu'il est important de renouveler rapidement le matériel ancien avant de rechercher à augmenter les capacités ou en rechercher de nouvelles. On fera cela quand on dégagera de la marge financière et qu'on aura réglé les problèmes actuels, il vaut mieux par exemple rechercher une disponibilité de 80% pour les aéronefs plutôt que de se satisfaire de 40% et en vouloir plus en pensant que c'est la solution pour pouvoir en utiliser plus (mieux vaut avoir un parc de 100 avec 80 machines disponibles qu'un parc de 120 avec 50 disponibles) Sachant que l'industrie militaire française représente une part non négligeable de l'industrie du pays, qu'elle est profitable et stratégique, il est difficilement concevable de croire qu'elle ne sera pas concernée. Il est annoncé 40 milliards pour l'industrie dans ce plan de relance. Outre les réductions d'impôts et autres, on peut estimer à près de 25 milliards d'€ les fonds susceptibles de relancer la machine industrielle. Ce plan de relance, il est sur 2 ans, ce n'est pas de l'argent qui va se diluer sur de l'investissement de long terme, au mieux quelques fonds permettront d'amorcer des projets, d'apporter des fonds publics à des entreprises stratégiques, mais idéalement on recherchera à créer ou soutenir de l'activité plutôt que de subventionner (sauvetage). La commande public est un bon moyen de faire cela et pour l'industrie il n'y a pas énormément de possibilités. Il ne faut pas tourner autour du pot, il faut voir les dépenses en équipements de l'état pour identifier ou et à qui ça va, retirer les achats "extérieurs" (car on ne financera pas la relance des autres pays) et on constate une nouvelle fois que le ministère des armées est très bien placé. Que ce soit pour l'aéronautique, l'aérien/spatial, l'automobile, les nouvelles technologies, on a de l'offre et de la demande qui est là. Ce sont donc ces 25 milliards qui nous intéresses. Le renouvellement de divers parcs automobiles anciens (dans la police, gendarmerie, armée et autres) pourra pleinement se satisfaire. On évoquait par ailleurs le renouvellement des VBRG de la gendarmerie, très clairement, j'en suis convaincu, dans ce plan de relance ils auront leurs nouveaux véhicules. C'est l'occasion justement de combler ces déficits d'équipements qui trainent depuis un moment et que les budgets "normaux" ne permettaient pas de financer, du moins de manière rapide. Le "problème" c'est que nous sommes engagés actuellement dans une vaste modernisation de notre armée et qu'il y a des limites qui ne sont pas que financières. Par exemple pour l'accélération du programme Scorpion, Nexter tourne déjà au taquet au niveau de la production, il est assuré d'avoir plusieurs années de commandes. On a beaucoup de choses qui sont faîtes qui ne peuvent pas aller plus vite que la musique tout comme certaines choses qui restent à faire ne peuvent pas se faire dans les deux années à venir (je ne parle pas d'être capable de livrer en deux ans mais de produire des choses qui nécessitent encore du développement). On doit donc être capable d'identifier (à mon avis c'est déjà grandement fait) ce qu'on peut produire rapidement. Je verrai par exemple la production des 7000 camions tactiques ou le VBAE pour l'armée de terre, de patrouilleurs pour la marine ou encore d'hélicoptères pour l'armée de l'air (sachant qu'il y a déjà eût une accélération de commandes et l'achat de Caracal dans le plan de soutien), mais pourquoi pas également cette commande de Rafale dont on parle de plus en plus. L'armée peut donc tirer pas mal de ce plan de relance, je ne pense pas du tout qu'elle sera "oubliée", c'est techniquement et industriellement impossible de passer à côté de la BITD. C'est juste qu'il ne faut pas se leurrer à attendre des choses folles, comme le lancement de la construction d'un porte-avions, la commande d'hélicos lourds (américain...), le format des armées sera le même, on sera sur du renouvellements et non de l'augmentation capacitaire.
  8. Quand on regarde une carte, on peut comprendre géographiquement l'incohérence entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, on croirait presque refaire le couloir de Dantzig. Avec au milieu du territoire Azerbaïdjanais un point militaire Arménien. C'est le reliquat de la guerre d'influence entre Russie et Turquie, d'ailleurs ça ressort aujourd'hui, l'un soutenant son champion, si ce n'est en maintenant une présence. C'est pour cela que quoi qu'on en pense, les russes et les turcs même s'ils se sont donnés la main sur la question syrienne n'ont pas du tout les mêmes intérêts, qu'ils sont même par nature en opposition. La politique turque actuelle est et va devenir un problème grandissant pour Moscou, de même que la politique qui se veut collaboratrice avec les russes va devenir problématique pour Ankara. Car on arrive systématiquement à des conflits et des situations qui se bloquent. Les turcs aimeraient bien voir leur "frère" Azerbaïdjanais s'étendre sur l'Arménie, ils seraient même prêts à se joindre à eux mais c'est une nouvelle fois Moscou qui bloque et empêche cela, ça va créer des tensions, car cette politique nationaliste turque a besoin de "victoires" et a besoin d'expansionnisme. La machine est lancée et si elle s'arrête, si elle échoue, le risque politique est très très important, il est même fatal. Là Ankara va jouer sur son allié, comme en Libye, jouant à la guerre interposée avec Moscou (qui en fera tout autant). Reste à savoir jusqu'où ira ce petit jeu.
  9. Non ce n'est pas une blague et je n'ai pas dit qu'il s'agissait d'abattre un Reaper avec. La gamme des drones est assez large, les mini drones n'évoluent pas à des km de leurs objectifs, ceux qui en Irak et en Syrie venaient largués à la verticale de leur cible quelques explosifs, non plus. De plus on ne cherche pas la même létalité face à un drone en plastique que par rapport à du gibier, ni forcément un coup au but immédiat. Il y a par ailleurs des cartouches spéciales pour améliorer la distance. Même l'armée de l'air s'y met
  10. Le fusil à pompe dans les unités conventionnelles participent à la lutte anti-drone. La mise à disposition de ces fusils permet aussi un usage plus courant et adapté, que ce soit un combat en milieu clos (ZUB), de proximité (Jungle). Ils ne sont pas nouveaux. C'est bien de l'avoir, c'est un complément et non pas une dotation de base qui remplace un FA
  11. La fiabilité ? Un Iskander version export, c'est 250km de portée, même en les collants à la frontière, ça ne va pas couvrir grand-chose. De plus ces missiles ont un intérêt lorsque vous savez quoi viser, sans gros renseignements les algériens ne feront rien avec et ça ne va certainement pas être utilisé contre des forces en mouvement. Comme souvent la communauté algérienne aidée par ceux qui veulent mettre en valeur les armements russes, se laissent emporter à leurs idées et espoirs. Mais Alger ne fera rien à part de la gesticulation politique et diplomatique à son niveau.
  12. Le problème n'est pas vraiment le nombre d'habitants mais le nombre d'actifs. La Russie connaît et va connaître dans les temps à venir le trou démographique des années 90. Moins nombreux ce sont eux qui font des enfants aujourd'hui. Le pouvoir russe a beau se féliciter de meilleurs chiffres de natalité par femme, la réalité c'est que la base n'est pas la même et on ne sait pas la fourchette d'âge utilisée. Il y a un problème de vieillissement et une perte d'actifs qui conduit la Russie à repousser l'âge de départ à la retraite au niveau de l'âge de l'espérance de vie et la génération Poutine qui était d'avant la fin de l'u.r.s.s ben ils arrivent au bout de leur vie, leurs enfants qui ont grandement été la génération post URSS sont moins nombreux et leurs enfants d'aujourd'hui ne vont pas rattraper ce choc, même si les chiffres sont meilleurs. La Russie utilise également pleinement l'immigration, ce qui est assez drôle quand on sait que beaucoup l'admirent pour son image conservatrice et quand ce ne sont pas les médias russes eux mêmes qui viennent jouer sur le courant anti-migrants chez nous, jouer sur le danger musulman alors qu'en Russie, on oublie de dire que c'est dans le Caucase musulman qu'on a les plus forts taux de natalité. Cette immigration agite également en Russie des courants extrémistes que le pouvoir cherche à contrôler Durant l'annexion de la Crimée, je me rappelle que l'on avait de nombreux médias qui évoquaient la hausse démographique du pays en laissant croire qu'il s'agissait d'une hausse naturelle. Sauf que bien entendu c'était le prise en compte des habitants de Crimée, que la baisse démographique persiste et que généralement c'est la naturalisation de migrants qui équilibrent un peu la chose. Je me demande toujours si le pont de Crimée va servir d'ouverture pour amener la Russie vers cette région où si ça ne va pas finir par vider la région de sa jeunesse qui ira trouver du travail à Moscou et ailleurs. Au Donbass et ailleurs c'est pareil, les russes donnent facilement des passeports, ils ont besoin de monde et ils se méfient des chinois qui finissent par tout acheter et contrôler des secteurs.
  13. Il n'y a que dans les jeux vidéo ou on trouvera et on saura le nombre d'ennemis dans une zone, ou l'on saura si en tirant dans un buisson on en a touché un. Quand vous tapes dans un nid de fourmis, même en plein jour, êtes vous capable de suivre chaque fourmis qui s'en échappe? Non pour cela il faudrait une paire d'yeux pour chaque fourmis. Ou encore quand un groupe de 4 policiers se fait caillasser par 15 individus et qu'au final seulement un se fait prendre, c'est que forcément il y a des limites d'actions, on ne va pas avoir 4 policiers qui vont interpeller tout le groupe et on ne va pas non plus avoir des policiers qui vont jouer "solo" au risque de devenir victimes d'une embuscade, on aura 4 policiers qui se concentreront sur une cible. Ben là c'est pareil, vous ne pouvez pas avoir les yeux partout et un hélicoptère, suivra toujours une cible, même s'il en a plusieurs à l'écran. Un groupe à pied c'est pareil, le groupe reste ensemble et s'occupe d'une cible après l'autre. Une cible peut être un groupe de 10 en face concentré sur un point, comme il peut être un seul individu. Justement ceux en face savent parfaitement que pour maximiser leurs chances, ils s'éclatent au maximum dès qu'on intervient car on aura des moyens limités, on fera une cible après l'autre, un hélicoptère de peut suivre qu'une seule moto sur une dizaine qui fuient un camp, il n'y a pas à se remettre en question sur nos "capacités", il faut juste comprendre la réalité de la situation et cesser d'imaginer que c'est "facile". Donc en dehors de pouvoir encercler l'ennemi, une telle intervention "coup de poing" a ses limites. Le drone a son intérêt, qui ne retire pas celui de l'hélicoptère. Remettons en perspective que c'est la nuit, le drone devrait donc être équipé de moyen nocturne. Mais cela ne renforcerait pas plus la capacité de neutralisation du groupe, car il devrait tout de même s'exposer à l'ennemi et ce n'est pas parce que vous voyez une cible courir que vous devez la pourchasser tête baisser, il y a peut-être 3 de ses collègues cachés dans des buissons à attendre. Un hélicoptère comme le Tigre a l'avantage d'être armé et de pouvoir traiter une cible qui s'échappe ou qui avance. Il a l'avantage de faire du bruit pour créer de la tension et de la peur à ceux qui sont au sol, donc de les débusquer tout en rassurant nos propres forces. La situation dans cette vidéo de quelques secondes montrent bien également l'aspect "3D" du champ de bataille, sa complémentarité. On ne voit pas la même chose en vue verticale (comme des images satellite) qu'en vue "diagonale" (hélicoptères ou drones) qu'en vue horizontale (à hauteur d'hommes). Un ennemi à quelques mètres peut-être invisible à hauteur d'hommes en raison de quelques obstacle, il peut être visible par hélico et invisible par imagerie satellite car il y a des arbres. Donc les personnes qui s'imaginent qu'aujourd'hui on voit tout et qu'on peut tout faire avec les satellites, c'est non, tout comme un satellite ne filme pas et ne suit pas en direct l'action (traitement de l'image différée). Il est aussi utile de préciser et rappeler certaines pratiques de notre armée. On va préférer la capture de l'ennemi qu'à sa neutralisation, on va s'assurer de son état de dangerosité (armé ou non) avant de tirer, quand il y a un doute, ça ne tire pas et la scène qu'on voyait du type fuyant le commando, le montre bien, on a vu plus tard qu'il était armé. Les images diffusées ne sont qu'une partie des images de l'action. Il faut savoir que dans un Tigre par exemple, ou dans un Rafale, un Reaper, toute la durée du vol est enregistré, toutes les phases de tirs sont enregistrées, elles sont au retour "effacées" ou "sauvegardées" s'il s'est passé des choses. Il y a une grosse bibliothèque qui existe, des choses très intéressantes mais qui restent classifiées. Ceux qu'on publie également reste soumis à des limites, on ne montrera jamais clairement des scènes ou des gens (ou alors lorsqu'il y a un signe de vie) se font tuer, sauf dans des images volées. Ainsi ici on voit le Tigre tirer, mais il ne touche personnes, les images ou l'on voit les neutralisations sont "interdites". Dans d'autres pays on ne s'en cache pas, ces images appuyant "l'efficacité" de leurs actions militaires, le genre d'images que certains réclament chez nous pour se rassurer de l'efficacité de nos interventions et "croire" les bilans chiffrés du minarm.
  14. Il y a suffisamment d'acteurs différents en Libye pour éviter qu'on se mouille directement. Une bonne stratégie serait de soutenir et pousser les alliés égyptiens et émiriens dans cette lutte contre les turcs, prendre position pour eux et user de notre carte diplomatique qu'ils n'ont pas sur la scène internationale. D'ailleurs c'est un peu ce que nous faisons, nous sommes un peu les seuls à ouvrir notre bouche, dans l'Otan, dans l'UE et pourquoi pas à l'ONU. Si une guerre peut être faite par d'autres, parions sur les autres, cela a toujours été ainsi.C'était comme face à Daesh en Irak, combien ont voulu voir une armée occidentale s'en charger? Au final, les irakiens ont fait le travail, ont payés le prix du sang quand nous, on est resté dans un rôle d'appui (qui a été déterminant). Cela a peut-être trainé plus longtemps que prévu, mais plutôt que compter nos pertes, la seule chose qu'on faisait, c'était compter le nombre de bombes qu'on larguait et ceux qui "aiment" la guerre dans la critique, calculaient le prix des bombes. Donnons aux égyptiens, aux émiriens (donc à Haftar) des renseignements via les satellites et autres sur les positions turcs, les mouvements de troupes, ce sera déjà pas mal