Jésus

Members
  • Content Count

    231
  • Joined

  • Last visited

Community Reputation

479 Excellent

About Jésus

  • Rank
    Connaisseur

Profile Information

  • Pays
    France

Recent Profile Visitors

705 profile views
  1. Quoi qu'on pense des turcs ou des russes, il faut savoir regarder la situation comme elle est et non pas l'imaginer. Ni la Russie ni la Turquie ne veut s'affronter directement et ne cherchera à le faire, là-dessus on est tous d'accord. Mais militairement parlant les russes ne sont pas en position de force en Syrie par rapport aux turcs. Ils n'ont pas grand-chose sur place, ce n'est pas l'armée russe de Wikipédia qu'il faut regarder pour juger du poids russe dans la région. La présence russe c'est quelques avions, très peu de forces terrestres, quelques navires qui n'ont rien d'exceptionnels et quelques moyens antiaériens. Le reste c'est de l'assistance technique, tactique politique couplé à une communication qui se veut dissuasive et qui va mettre en avant certains armements qui sont loin d'être prolifiques dans leur armée. Les russes ne sont pas chez eux, ni à leurs frontières et n'ont pas les capacités de projection que les américains par exemple disposent. Quand on voit la logistique maritime russe, elle est faible, on a beau se dire qu'ils ont des avions, ils n'en ont pas des centaines, encore moins disponibles pour réellement mener une grosse projection de forces et sa dépendance sur la durée. En fait les russes sont logistiquement limités , ils sont aussi limités militairement, cela s'est observé dès le début de leur intervention ou ils n'ont pas pût tenir leur dispositif initial (environ 50 aeronefs) au-delà de 6 mois (un mandat). Ils ont dût réduire non pas par ce que la situation le permettait mais car ils avaient atteint une limite. Nous savons parfaitement que les moyens qu'on a en inventaire ne veut pas dire que tous sont disponibles et que tous peuvent être projetés sur la durée, les russes sont bien plus proche de ce que nous pouvons faire en opex que des américains malgré qu'on ait le sentiment qu'ils ont une masse d'hommes et d'équipements dans les rangs. La projection de forces est une capacité à part qu'il faut distinguer du potentiel militaire "intérieur". La Russie aborde donc son déploiement en Syrie depuis le début avec une grande prudence et avec de nombreuses complaisances aux forces militaires régionales et étrangères avec une communication qui bombe le torse et joue sur la dissuasion. Que ce soit les américains, les turcs, les israéliens, les russes n'ont jamais agis et ce ne sont pas les occasions qui manquent. Cette prudence n'est pas celle d'un Ours qui dort et qu'il ne faut pas réveiller, mais c'est celle d'un pays qui sait que son pied en Syrie se trouve en terrain boueux. Les russes resteront donc en position défensive et éviteront d'affronter les puissances étrangères quitte à voir ses alliés subir des coups. C'est logique et sage mais c'est aussi une faiblesse qui donne du pouvoir aux pays voisins. La Turquie a du pouvoir en Syrie et les russes ne joueront que la carte diplomatique et de concessions/menaces avec eux. Poutine ne fera pas la guerre à la Turquie pour défendre Assad et elle ne peut pas trop s'opposer à Ankara car les turcs ont la capacité militaire, via leurs proxys de foutre en l'air le principal avantage russe, l'appui aérien. Il y a un risque pour les russes de perdre un pouvoir de négociateur et de perdre son pouvoir militaire aérien qui est essentiel à son rôle sur le terrain pour Damas. Les russes ne sont pas en aussi bonne position qu'on veut le croire en Syrie, c'est un pays qui est encore très problématique et qui le restera très longtemps. De plus les intérêts turcs ou israéliens ne sont pas concordants à ceux des russes et l'époque Trump peut se tourner brutalement pour laisser place à une nouvelle politique américaine dans la zone et face à la Russie. Pourquoi des réfugiés ? Je pensais que l'armée syrienne venait en libératrice sur son territoire ? Elle sera donc accueillie comme telle ou alors on raconte des conneries...
  2. Quand Poutine donna le feu vert aux turcs d'entrer en Syrie, ils défendaient la souveraineté syrienne et Assad était d'accord ?Vous avez vu Assad à Sotchi avec Poutine,Rohani et Erdogan pour parler de son pays? Non les russes défendent un camp et leurs intérêts en Syrie, s'il faut donner aux turcs des parties du pays , ils le donneront et Assad ferme sa gueule, la réalité c'est ça. Maintenant naturellement les russes cherchent à donner le maximum de pouvoir à Assad et réduire ses oppositions et les risques de retournement de situation. Mais s'il faut réduire la Syrie pour préserver le lien avec Ankara , ils le feront. Les russes auraient bien plus de mal à livrer des armes dans les frontières turques que l'inverse. Les turcs ont construits tout un mur quand ils n'ont pas pris possession de territoires en Syrie. Faire croire que les russes feraient d'un soutien aux kurdes en Turquie, une option facile, c'est faux, les turcs eux par contre ils sont en syrie, ils ont leurs proxys et les russes n'ont aucun contrôle de ces frontières. Nous ne sommes pas à la frontière russe là, ce n'est pas le Donbass, les russes n'ont pas grand chose ni une facilité logistique en cas de brouille avec les turcs.
  3. Qu'est-ce que la Russie a fait contre les occidentaux hormis des discours, des menaces et des démonstrations de forces? Rien, cette opposition, cet honneur est avant tout idéologique et psychologique, aucunement une réalité. Les russes ne font pas front, ils avancent quand il y a un vide. La Turquie est importante pour les russes, dans l'espoir d'en faire un acteur jouant contre les intérêts américains et occidentaux. C'est une puissance régionale qui a un bien plus gros pouvoir militaire en Syrie que ne peut l'avoir les russes et leurs moyens qui ne sont pas si importants et qui seraient bien mal s'ils ne pourraient plus passer tranquillement le Bosphore.Sans compter qu'elle devient essentielle pour le passage du gazoduc. Pour cela, Poutine accepte de donner à Erdogan diverses choses depuis plusieurs années, des choses qui servent les intérêts turcs, qui nourrissent une ambition nationaliste mais qui se font sur le dos d'Assad et qui ne défendent pas du tout un retour à l'intégrité territoriale de la Syrie, n'en déplaise les beaux discours. Arrêtons de croire que les russes sont dans un parti pris aveugle envers Assad. Ils affronteront pas la Turquie pour défendre Assad et la proximité turc avec les divers groupes rebelles lui donne un pouvoir de frapper indirectement les russes que Moscou cherche à éviter. Des aéronefs russes qui tombent du ciel du fait de livraisons d'armes antiaérienne à des rebelles, cela peut venir du jour au lendemain et Moscou ne va pas aller bombarder Istanbul dans ce jeu de proxys qu'elle mène également.
  4. N'oublions pas que s'il y a des turcs en Syrie c'est sur accord entre Poutine et Erdogan. Les russes ont grandement besoin des turcs et ceux qui s'imaginent qu'ils vont affronter les turcs pour défendre Damas se trompent. La Turquie n'est pas un groupe rebelle, c'est une puissance régionale, frontalière qui a des moyens militaires considérables et qui peuvent clairement remettre en cause la politique et la présence russe. Les turcs peuvent amener de l'armement air sol et mettre en danger les aéronefs syriens et russes ce qui peut grandement compromettre l'assistance et l'importance de l'aide russe et de la supériorité aérienne qui permet de nombreuses avancées. Les russes auraient bien plus tendance a freiner Damas qu'à affronter les turcs. Et c'est justement cette position étrange qui risque à la longue d'agacer Assad au point de le pousser à agir parfois seul dans le dos des russes.
  5. On aime bien en France se culpabiliser de tout en se prenant un peu parfois le centre de tout. Mais il faut reconnaitre parfois, que dans le marché de l'armement, la victoire des autres ne veut pas dire que c'est de "notre faute". Ces histoires de droits de l'homme, il n'y a qu'ici qu'on en parle et il n'y a qu'ici que les opposants politiques au gouvernement l'utilise pour culpabiliser Macron d'un "échec". En Egypte on n'en parle pas, c'est un blabla qui n'intéresse en réalité que le système sociopolitique français et on pense à tort que cela a la même importanc,e le même écho ailleurs, on pense maladroitement qu'on créer des crises diplomatiques avec les autres pays alors que ces messages sont destinés avant tout à rassurer un courant idéaliste (sur les droits de l'homme) chez nous et non à imposer ou faire une leçon de morale aux autres. Il ne faut pas croire, dans les coulisses de la diplomatie, il se passe la réalité et non l'apparat, les autres états connaissent parfaitement ce besoin de nos autorités de devoir calmer une opposition à certaines relations diplomatiques et ils font avec. Dans le cas présent, avant de chercher à vouloir taper sur Macron avec des arrières pensées d'opposant politique, regardons bien ce que propose l'Italie.Elle ne cherche pas à vendre 2 nouveaux navires qu'elle fera construire chez elle, mais de vendre à perte deux de ses propres FREMM, déjà en construction afin de faire des économies sur son format. Il est totalement naturel que cette offre est plus qu'intéressante et qu'on est loin d'un choix italien face à un choix français, car nous ne pouvons pas proposer cela. Les égyptiens recevraient rapidement deux FREMM avec un prix cassé. Rappelons également que nous avons également pût vendre le Rafale, mais aussi une FREMM en jouant sur une livraison rapide via le prélèvement d'appareils prévus pour notre armée (calendrier de livraison). Pour les BPC c'était un peu pareil, l'immédiateté de la livraison intéressait l'Egypte et c'est ce qu'ils recherchent en ce moment, un réarmement rapide.
  6. Pourquoi? Désormais toutes les opérations sont arrêtées et on va rentrer à la maison? Il est interdit de recommencer demain? Ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves
  7. Cette décision a été réfléchie depuis quelques mois. Moi personnellement cela fait 2 mois que je sais que le renforcement était prévu avec toujours l'idée du GTIA en plus venant grandement de cote d'ivoire. Tout cela se confirme et ces 600 hommes sont un GTIA. Le mois de février est un mois de relève, pour l'efficacité d'une force qui se veut complémentaire, on ne pouvait pas voir et avoir des fractionnements de relèves, sinon vous ne pouvez pas avoir un effet de masse durable. Je sais c'est complexe, mais les forces doivent être calculées en fonction des besoins opérationnels, il n'y a pas que l'effectif présent à l'instant T qui compte. Il faut savoir aussi qu'avant ces renforts, il y a eût des manoeuvres internes qui a déplacé des troupes pour les concentrer autour des 3 frontières. Un mandat voir deux qui ont été préparatoires à ce qui va s'ouvrir dans les semaines à venir. Descendre les forces de Kidal et autres sur des positions comme Menaka, voir plus récemment le 2e REP de côte d'ivoire que certains présentent comme faisant parti du renfort ne sont en réalité que des forces préparant le mandat à venir. La saison des pluies c'est vers début juillet que ça commence vraiment et ce n'est pas non plus le déluge tous les jours. Il y a bien 1,5 mandat qui feront sans les inconvénients d'un terrain partiellement humide. La saison des pluies durera 2 ou 3 mois, mais cela ne signifie pas qu'il va pleuvoir durant ce tout ce temps. Ce qui est désavantageux pour nous le sera aussi pour ceux d'en face, sauf que n'oublions pas que nous avons les moyens aériens que l'ennemi n'a pas et quoi qu'on en pense, l'ennemi cherchera à fuir nos unités au sol et c'est par les airs qu'ils seront traqués, neutralisés dans la plupart des cas. Ce renfort est théoriquement prévu pour préparer l'arrivée de Takuba. Il doit nettoyer le terrain des 3 frontières et tout se joue sur les 2 mandats à venir. Ce n'est pas sensé durer, Takuba + le g5 sahel reste la force autour de laquelle on compte contrôler la zone et on a pour ambition de retirer petit à petit nos troupes, même si cela ne sera pas un retrait général.
  8. Le problème numéro un de Félin, c'est que c'est un système inutile car venu trop tôt. Pour que félin soit pleinement efficace, il doit y avoir un environnement qui va avec et qui permet d'amener l'interconnexion à une large échelle. Les systèmes de communications, les véhicules, les logiciels, la NEB, tout cela devait venir en même temps, tout cela est nécessaire pour que l'idée conceptuel du Félin fonctionne. L'objectif finale et recherché c'est quoi? Que tout le monde puisse communiquer avec tout le monde, les hommes sur le terrain comme les véhicules, comme les aéronefs, un EM de proximité et même un à Paris. C'est que tout le monde puisse voir le flux vidéo d'un drone, la photo prise par un combattant, qu'un blindé puisse désigner une cible à un autre blindé, etc. C'est que tout le monde ait une carte numérisé de l'espace de bataille ou l'on peut visualiser l'ensemble des forces amies, du véhicule au simple combattant. Il ne faut donc pas dissocier certains programmes, car c'est un tout. Félin faisait partie d'un tout et il était le premier. On a voulu partir par le bas avant de remonter, sauf qu'en réalité il fallait commencer par le haut ou tout faire en même temps. On a donc vu venir des équipements inutiles, des fonctions inutiles, car ça manque de profondeur, il manque des briques. Qui plus est de nombreux équipements sont clairement trop encombrants et ont des obsolescences par rapport à ce qu'on peut faire aujourd'hui. Les réseaux câblés du gilet, les batteries amènent du poids qu'on semble ne pas avoir pris en compte pour un usage additionnel à un GPB et un sac. Toutes ces choses font du "concept" félin un échec, font passer ce programme comme un plan d'équipements standards ou l'on ne regarde même plus autre chose. On ne voit plus que les jumelles sur les armes, pour certains félin c'est ça, une jumelle encombrante et le reste? Mais ils ne connaissent pas trop, donc on ne sait pas, on sait qu'il y a des batteries, des câbles, mais le pourquoi du comment, ça c'est une autre histoire. Dans l'équipement du Félin, on se focalise un peu trop sur la jumelle qui est sur l'arme, mais on oublie un peu tout le reste. Le Félin reste divisé en 3 gros domaine, il y a l'observation, la communication et ce que j'appelle moi le "système" qui relie tout et qui doit permettre des communication de certaines infos via un ordinateur et qui relie l'ensemble avec des câbles et des batteries. Le gros échec du Félin, c'est ce dernier point, c'est cela qui reste au placard et c'est cela qui pousse à autonomiser le reste. Pour ce qui est des éléments de communications, ils sont bons et sont utilisés sans le système, idem pour l'essentiel des équipements d'observations, qui comportent les jumelles FIR/FIL, mais aussi les eotech, les jumelles à vision nocturne, les JIM LR/MR, il n'y a que l'optique pour la vision déportée qui reste aussi au placard, car il est de toute façon lié au chemin de câble du système. Derrière tout cela il y a aussi des équipements moins visibles à qui on ne pense pas forcément pour Félin, c'est le casque, le treillis, les chaussures, des valises de transport, des bâtiments, la revalorisation/félinisation du Famas... Mais n'en faisons pas non plus une calamité, Félin n'a pas coûté des dizaines de milliards, il n'a pas ruiné la France et si l'échec conceptuel et de certains éléments sont inutiles, tout ne l'est pas et tout ne doit pas être considéré comme un gâchis, car cela a tout de même grandement amené des moyens nouveaux et performant dans les unités avec lesquels il est permis de faire des choses qu'on ne faisait pas avant. Avoir une jumelle pour le tir de nuit pour un combattant 00, ben il n'y a pas beaucoup d'armées qui en ont. Alors oui, on peut toujours se dire que pour faire Sentinelle, ça ne sert à rien, que c'est trop gros, mais ça reste présent et c'est surtout une question d'habitude. Le Félin reste un élément évolutif et il évolue en optimisant ce qui existe et en remplaçant d'anciennes choses pour arriver à mettre en place enfin un bon "système" en place. Alors oui certaines choses seront bazardées alors qu'elles n'auront presque pas été utilisés, on peut regretter cela, s'en plaindre encore 20 ans en criant "au gaspillage", mais c'est ainsi, les équipements militaires sont coûteux (surtout avec notre regard de particuliers ou on pense que quelques milliers d'€ c'est "beaucoup"), beaucoup des équipements qu'on achète ne serviront jamais, on peut aussi dire que le Leclerc est un gaspillage, tout comme un grand nombre de munitions, c'est sans fin ce genre de débat. L'important est d'aller de l'avant et d'arriver à concevoir ce qu'il faut et nous sommes sans doute le pays actuellement le mieux placer pour y arriver (l'interconnexion global). Les américains ont eux une certaine avance dans le domaine aérien, avec le F-35 par exemple, l'interconnexion se met en place. Nous nous y dirigeons également et on risque bien d'être rapidement dans la même perspective. On aura l'interconnexion terrestre et aérienne, le maritime sera plus simple et il l'est même déjà en grande partie (le nombre d'unités limite la complexité), on cherche surtout une interconnexion entre navires et aéronefs/drones (y compris embarqués). Bref c'est un tout et cela fait partie de la supériorité technologique et militaire de demain, ce n'est pas juste un gadget, dans une quinzaine d'années on pourrait fortement avoir cela en place.
  9. Car ça fonctionne en réseau. Ce n'est pas un radar sur un lanceur, mais un (ou plus) radar pour plusieurs lanceurs et il est donc possible de créer une multitude de bulles dans ces 200km ou plus de 400km (pour le GM400 par exemple). Plus vous avez de radars, plus vous avez de lanceurs, plus vous construisez une défense complexe, encore faut-il que tout soit correctement interconnecté pour ne pas abattre n'importe quoi... Ensuite comme tout radar, vous avez une portée maximale qui est une zone de surveillance ou il est possible de ne pas voir certains aéronefs et ou la précision du signal est plus faible et une portée qu'on peut dire "d'engagement" qui est plus courte et qui "optimise" la réussite de l'interception. On peut toujours tirer un missile en zone de surveillance (s'il y a une batterie de déployée) mais il ne faut pas être surpris d'avoir un taux de réussite bien moindre.
  10. En 15 jours, au Mali, on a augmenté les forces terrestres d'environ 450 hommes. Un GTD3 (GTIA) rejoint les 2 autres, articulé autour des éléments installés auparavant en CI. Les renforts supplémentaires qui pourraient, qui vont arriver avec une grande certitude serviront à compléter pleinement ce 3e GTD et c'est même un 4e qui pourrait également pointer son nez. Ce 4e GTD para serait à dominante infanterie para avec une interconnexion entre des éléments héliportés et/ou parachutés. Des troupes qui seront donc amenées au sol depuis les airs pour faire un travail bloquant en surprenant l'adversaire. Avec les drones, les hélicos d'attaque et les avions, on a les moyens de protéger de l'infanterie sans blindage. Cela reste à confirmer dans les jours à venir, ces moyens essentiellement "humains" ne nécessitent pas une grande logistique, ni de moyens, ils sont aussi rapidement sortable de l'opération, ça colle donc bien dans l'esprit de l'effort coup de poing recherché pour les prochains mois et devant nettoyer la zone des trois frontières.
  11. Petit à petit se met en place le coup de balai qu'on prépare depuis plusieurs semaines/mois. Jusqu'alors notre action visait à se concentrer sur de nouvelles emprises, devant servir à ceinturer cette zone des trois frontières. Les renforts étaient prévus et ne sont pas sortis du chapeau de Macron lors du sommet de Pau, moi même je l'avais déjà indiqué il y a plus d'un mois, de la même façon que je mettais bien en parallèle le noël de Macron en Côte d'Ivoire avec ces premiers renforts. L'objectif était un 3e GTD en plus bien sûre d'englober les armées nationales. On a pour ambition de nettoyer la zone avant l'arrivée de la force Takuba, qui fera en liaison avec les forces locales, le contrôle du terrain, la phase sécurisation. Par contre ce qui semble "nouveau" avec ce plan, ce sont ces "renforts" supplémentaires non prévus qui semblent être une impulsion de nos autorités militaires sur la présidence assez ouverte à cela. Le besoin ouvertement affiché par le CEMA, ce sont des unités combattantes , c'est donc vers un GTIA supplémentaire que j'envisage ce renfort, toujours dans l'esprit Serval, car les opérations à venir ressembleront à ce modus operandi (grandes manoeuvres) plutôt qu'à ce qu'on fait depuis quelques temps (axé sur le reco et l'action des FS). En tout cas, on ne manque pas de ressources pour fournir un GTIA et l'augmentation depuis 2-3 ans du budget opex, faisant baisser le "surcoût" ne pousse plus trop à freiner des 4 fers en craignant l'ardoise budgétaire. Donc que ce soit la prise des moyens de CI qui ne coûteront pas beaucoup plus que là ou ils seraient restés ou les autres renforts à venir, ce n'est pas non plus une folie. Le fait qu'il semble que Macron ait donné 6 mois pour des résultats n'est pas un hasard, comme je le disais, on veut nettoyer au maximum avant d'installer Takuba et notre CEMA va demander ce qu'il faut pour parvenir aux objectifs, il saisit l'occasion, il a raison. Un BPC peut rapidement faire le plein de ce qu'il faut. Attendons mi-février...
  12. Jésus

    [EBRC/Jaguar]

    Toute l'erreur est ici, je l'avais dit déjà, ce n'est pas le prix du véhicule qui conditionne le volume à acheter, il faut s'enlever de la tête l'idée qu'un véhicule deux fois moins cher pousserait à "pouvoir" en avoir deux fois plus. Le volume de 300 Jaguar n'est pas un volume limité au prix du blindé, c'est le volume des blindés qui se trouvent des les régiments de cavalerie et des unités (donc les hommes) qui l'utilisent. Même si on disposerait de 200 engins dans un hangar pour attendre la 3e guerre mondiale et se croire "prêt" à supporter de l'attrition, ils ne servent à rien car nous n'avons pas les hommes qui vont avec. Si demain on décide d'augmenter le volume de la cavalerie pour avoir 500 engins, ben on augmentera le nombre de Jaguar (et d'unités), il n'y a pas de blocage financier pour le faire, les véhicules ne sont pas les choses les plus coûteuse en terme d'équipements, nous ne sommes pas une armée sans sous et ne nous mettons pas sans cesse dans une situation du passé ou l'on passait son temps à trouver des économies afin de pouvoir boucler des programmes, nous ne sommes plus dans cette réalité mais je constate que les vieilles habitudes persistent chez beaucoup dans les analyses. De plus, si nous investissons dans des programmes qui veulent nous donner une supériorité, ce n'est pas qu'on est con et qu'on veut payer des équipements coûteux, c'est aussi pour avoir moins de pertes, pour ne pas vouloir faire un combat ou l'on se vaut avec celui d'en face et ou justement l'issue de la guerre se joue à celui qui perd plus que l'autre
  13. Exactement, mettons nous d'accord, personnes n'a gagné la guerre, ce sont les allemands qui l'ont perdu. Mais sur le long terme, les gagnants de la 2e GM restent les américains, ils ne se sont peut-être pas sacrifiés à la place des russes pour sauver un territoire à des milliers de km de chez eux (qui l'aurait fait?) mais ils ont tirés le bénéfice de tout, l'arme nucléaire leur conférant une puissance en fin de partie qui a été déterminante. Le problème des russes reste leur non acceptation des décisions et des liens avant 1941. C'est vouloir également faire passer la Russie et les russes comme "volontaire" aux sacrifices pour libérer l'Europe du nazisme alors même qu'ils ont combattus les nazis uniquement parce que ces derniers les ont attaqués et je doute fortement de la volonté russe de "libérer" l'Europe en dehors de l'opportunisme de l'échec allemand. Quand quelques mois auparavant on vient se partager l'Europe avec Hitler, qu'on envahit les pays Baltes, la Finlande, la Moldavie (Bessarabie), le rôle de "libérateur" qu'ils avancent parfois, c'est un foutage de gueule. Aujourd'hui encore, les russes font passer certains pays de l'Est pour des "collabos" des nazis, ils font passer certains nationalistes pour des nazis et tout ce qui renie l'Histoire soviétique pour des nazis. Les russes se souvenant d'un passé ou les nazis avaient des sympathisants en Ukraine, en Estonie et ailleurs. Ils oublient juste de préciser que le contexte était le fruit de l'invasion soviétique (non assumée) qui comme toute invasion créer une résistance et qui comme toute armée étrangère combattant un occupant se voit accueillir en libérateur, du moins à l'instant T. Pour les ukrainiens c'était plutôt les famines et autres joyeusetés stalinienne qui ont poussés à cela. C'est donc ce passé qu'ils veulent oublier pour ne garder qu'une belle image d'une Russie qui a vaincue le nazisme et sauver par la même occasion l'Europe le principale problème. Ce n'est pas une question de combats et d'attrition au combat. Nul étonnant qu'aujourd'hui encore, on sent, on ressent à l'Est une défiance entre la Russie et ces pays "libérés", ce que raconte Moscou et ce que nombre de russes veulent se convaincre (par éducation), les pays de l'Est ne l'ont pas vécu de la même façon. Surprenant de voir en 2014 les russes agiter le spectre de la menace nazi, du péril génocidaire des populations russes pour faire accepter un aventurisme en Ukraine? C'est vraiment deux "visions" qui s'affrontent, une idéologie héritière d'un culte de la guerre patriotique chez les russes ainsi qu'une vision ou les anciens territoires conquis sont russes et ou dans ces territoires, désormais des états indépendants, on a une Histoire bien différente qui ne commence pas en 41 et qui n'oublient pas les purges et autres faits soviétiques. Du côté russe on regarde l'Otan comme l'armée allemande, qui a pour vocation de l'envahir, une réelle psychose invasive persiste, se cultive, ce spectre menaçant renforce une certaine union des peuples russes, profitable au pouvoir. Car même si on a parfois le sentiment que la Russie est un pays "normal", en réalité ça reste un pays qui ressemble à un empire, on l'appelle "fédération" aujourd'hui, mais le principe ne change pas, une tête (Moscou) qui tient des "sujets", une multitude de peuples, d'ethnies avec des différences culturelles. Les nouveau pays indépendants ne sont pas nés d'une "erreur" ou par hasard, ce n'est pas comme le découpage colonial de l'Afrique
  14. Oui effectivement. Là on entre dans un débat sans fin, la guerre c'est la gestion d'un bordel et d'imprévus, on peut toujours "imaginer que" pour tout, l'adaptation ne se prévoit pas, elle s'apprend. Je persiste à relativiser le commandement au niveau d'une section et je persiste à penser qu'une reprise en main peut se faire facilement par des chefs de groupes, même si la poursuite du "plan" initial est perturbé et remis en question. En soit non car ça correspond aux volumes humains d'une section, un groupe débarqué à 8. Il y a 3 véhicules pour les 3 groupes qui sont pleins. Derrière il reste deux autres engins, l'un pour le groupe appui, l'un pour le PC. Un SOA au CDS peut être dans le véhicule commandement comme il peut être dans le groupe appui si on veut éviter la décapitation du commandement. Mais on reste toujours dans un petit échelon de commandement qui n'a pas un gros intérêt tactique et stratégique dans un dispositif plus globale. On oublie aussi que l'on sait s'adapter dans les opérations, que renforcer une section par d'autres éléments n'est pas un interdit. Greffer un VAB san, greffer, une équipe du génie et j'en passe, ce sont des choses qui se font, on établit ainsi un SGTIA qui a un commandement plus étoffé, des véhicules en plus, donc vous trouverez toujours de la place aux imprévus que vous évoquez. Il ne faut pas trop s'obstiner à regarder cela comme une situation contraignante, aujourd'hui nous n'avons plus vraiment d'unités d'infanterie qui évoluent seules, sauf pour monter la garde, l'interarmes est une logique opérationnelle que nous appliquons, une section d'infanterie se complète, un SGTIA adapte les moyens qu'il a aux missions qu'on lui demande et bien des fois, dans le cas présent vous avez un grand nombre de places vacantes dans d'autres unités qui n'ont pas le volume humain de l'infanterie. Le pire étant la situation qu'on gérait avec le VAB, ou là on avait un "vrai" problème car le véhicule accueillait 6 places à l'arrière, ce qui pour un groupe de 7, puis 8 maintenant, ne permet pas de le faire entrer intégralement au point qu'il fallait en permanence récupérer des véhicules en plus ailleurs pour combler tout cela, sans compter qu'il fallait bien souvent même un véhicule à part pour transporter les sacs et autres qui ne rentraient pas dans les VAB. On ne peut pas dire qu'avec le VBMR on n'évolue pas positivement par rapport à ce qu'on gère depuis des années et qui semble ne pas faire de bruit alors qu'on en fait sur le Griffon. Je me dis comment donc peut-on pendant tant d'années ne pas s'inquiéter de la situation des limites de places dans le VAB (hormis le besoin de le changer) et qu'aujourd'hui on s'inquiète de ne pas avoir de plus optionnel sur le VBMR? Dernière chose, gardons aussi à l'esprit que le Griffon ne fait pas tout et que le cas de l'infanterie n'est pas le cas pour toutes les autres unités. L'infanterie en France c'est 20 régiments. 8 sont déjà sur VBCI. Il y a donc 12 régiments à passer sur Griffon et Serval (ne l'oublions pas lui aussi, il a lui par contre, 10 places arrières). Dans la 11e BP par exemple, 4 régiments auront chacun 2 compagnies sur Griffon et les 3 autres sur Serval. Il y a un mixage et il ne faut pas non plus trop en faire sur les limites du Griffon, car le Serval aura une grosse place dans l'infanterie, ce n'est pas juste VBCI + Griffon Je rajoute cela "Pour cela, ces quatres régiments d’infanterie [1er RCP, 2e REP, 3e et 8e RPIMa] disposeront de « deux compagnies sur Griffon [15 Griffon et 2 VBAE par UE], de trois compagnies sur VBMR-L [15 VBMR et 2 VBAE par UE] et d’une compagnie d’appui [1 Griffon EPC et 22 VBMR-L ou VBAE]."