Jésus

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  1. Pour l'instant, le Scarabée reste un produit exposé par ARQUUS, il n'est pas désigné comme le futur VBAE et on ne doit pas considérer comme si ça l'était, car bien souvent, on remarque que le cahier des charges des armées conduit à la réalisation d'un véhicule nouveau et non à l'acquisition d'un modèle proposé par le constructeur. Alors pour ARQUUS, on cherche à se prépositionner sur ce marché, le Scarabée sert d'affichage et de démonstrateur. Certains développements liés pourraient être utiles au VBAE, mais je pense qu'il ne faut pas le considérer en tant que tel comme le prochain VBAE car il n'est pas du tout le produit d'une expression de nos armées, rien n'a encore été lancé et l'industriel ne répond à aucun cahier des charges, ce n'est que sa propre définition du besoin en se basant sur le VBL. Pour les remorques, si elles étaient nombreuses pour la P4 , son retrait et l'arrivée du VT4 élimine de facto ce genre d'attelages. Le VT4 ayant plus de places que la P4, on a également privilégier le toit pour le transport (sans connaitre la limite de poids permise) d'équipements. La seule remorque qu'on puisse regretter c'est la petite citerne pour l'eau ou autre (de 1000l je crois), que je trouvais intéressant dans la petite logistique de terrain et d'unités un peu isolées. Une petite citerne qu'on laisse sur place. Mais dans la pratique ce vieux modèle basé autour de la jeep US de la remorque se perd, dans la dotation et surtout dans l'usage. Bien souvent on va se retrouver à avoir un camion en appoint qui permet de faire plus et avec plus de facilité (en opex comme en France). On demande de moins en moins à avoir de petites unités sur VHL qui puissent agir en autonomie et avec la fin de la conscription, le "léger" d'hier, qui s'articulait autour d'une infanterie sur camions ou le véhicule tactique de reconnaissance voir d'intervention était la jeep/P4 a bien changée de visage, certains regrettent d'autres s'en félicitent. En tout cas aujourd'hui, tout le monde est autour d'un blindé, il y a un alourdissement des unités et cela fait logiquement évoluer les besoins et les tactiques. On a vu par contre pour les véhicules de type Fardier, l'acquisition de remorques, ce qui s'avère plus "logique" en rapport au fait qu'ils seront parachutés et donc les seuls véhicules à disposition des paras. En tout cas on verra ce que sera réellement le VBAE, sans oublier par ailleurs le VLTP-P du segment bas (2333 exemplaires prévus d'ici 2030!). Pour ma part je pense qu'à l'avenir, ce seront plutôt des drones mules (comme on en voit déjà se faire tester) qui vont sans doute amener une petite logistique de terrain, de délestage pour les hommes. Le petit complément de la petite remorque n'est plus trop adaptés à notre armée actuelle et nos pratiques.
  2. "La profession d'hypocrite a de merveilleux avantages." Molière
  3. Jésus

    VBCI

    Pour rappel, au retour de l'Afghanistan, nous avions le même problème avec les VBCI "Pamir", sans forcément avoir une ligne de production débordée. Il en était de même pour un très grand nombre de véhicules de ce théâtre, mais aussi du retrait du Liban et du Mali (retrait de 2013 d'une bonne partie des forces) au point qu'en 2014, on avait une situation alarmante. C'était près de 600 VAB en attente de régénération, des centaines d'autres véhicules, il y avait une saturation pour regagner du potentiel car on galérait à trouver des VAB pour les OPEX, ceux qui étaient "optimisés". Un effort de près de 110 millions d'€ sur environ 3-4 ans a été réalisé. Ceci était un "pic" dans le besoin. Faut savoir que ces régénérations consomment beaucoup de temps aux industriels (parfois aidés par les armées), c'est de l'imprévu qui n'est pas contractualisé, donc non prévu, par étonnant que lorsqu'ils sont déjà à fond, venir du jour au lendemain en leur disant "il y a ça aussi à faire" ben ça coince. Ces régénérations ne sont pas de petits travaux, on en profite aussi parfois pour améliorer ou changer de versions certains véhicules. C'est par cette voie qu'on va sortir des VAB ou des VBL "Ultima" (je ne dis pas que tous les véhicules qui passent par la régénération le devienne). Tous les véhicules qui rentrent ne sont pas forcément incapables de rouler, ni ne sont détruits, généralement ils sont à plus de 75% de dispo en opex, mais il y a un besoin de leur redonner un potentiel global pour une nouvelle utilisation. Il est souvent plus rapide de faire du neuf que restaurer du vieux. Il est même parfois plus coûteux projection sur quelques années d'acheter du neuf que continuer à tirer sur l'ancien, en lui redonnant un potentiel "temporaire". Il n'est pas rare dans certains pays, comme les USA, de voir abandonner des matériels gardant un potentiel mais qui sont trop coûteux pour diverses raisons. Chez nous, nous n'abandonnons rien, on considère que tout doit encore servir et on y met le prix. Les américains ont laissés par exemple des milliers de MRAP sur place dans leurs retraits d'Irak et d'Afghanistan car ils ne jugeaient pas intéressant financièrement de les faire rentrer, qu'il était préférable d'acheter du neuf ou de financer un remplaçant. On a vu les américains acheter des chars dont l'armée n'avait pas forcément le besoin afin de faire tourner les industriels. Car ne l'oublions pas, que ce soit par la production ou les contrats de maintenance, de développements, l'industrie militaire est de partout subventionné indirectement pour qu'elle tienne. L'exportation est un enjeu important pour s'éviter des frais. On se surprend souvent des prix de certaines choses, on se dit que l'armée se fait plumer, si dans certains cas il y a vraiment des "profiteurs" et une malhonnêteté, bien souvent c'est accepté pour soutenir les industriels de défense, pour qu'ils se développent, qu'ils restent en France aussi (!). Qu'elle soit public ou privé, l'industrie de défense doit être subventionnée, ceux qui imaginent un jour tirer avantage en renationalisant du privé en pesant faire des économies à la production et pour créer des contraintes oublient comment c'était avant et pourquoi on a privatisé. Ceux qui pensent qu'on devrait mettre les industriels privés au pas, risquerait d'être surpris de voir ces industriels abandonner le marché de la défense, abandonner même la production en France. Dans les deux cas, ça coûte de l'argent et la gestion de l'industrie militaire n'est pas une gestion facile, de par sa nature stratégique et par la rareté de ce qui est produit, du risque rapide de rupture dans la production (les budgets et les commandes liés vont et viennent). Donc il y a un gros travail à faire, à construire, à organiser pour pouvoir optimiser tout cela.
  4. Après l'assassinat de François Ferdinand, l'invasion de la Pologne, dans plusieurs années l'Histoire se souviendra que la 3e guerre mondiale est l'œuvre d'une caricature
  5. Sauf si c'est une vidéo recyclée des tensions entre la Turquie et la Russie...
  6. Honnêtement, dans la poussée d'une réussite militaire et d'un affaiblissement arménien, pensez vous que l'Azerbaïdjan manquerait l'occasion de rallier le Nakhitchevan (voir carte)? Dans l'Histoire, nombre d'alliances et d'assistances ont été brisés, la théorie ne suivant pas la pratique. L'automaticité de l'entrée en guerre est en réalité à la diligence de chacun et en fonction de savoir si le jeu en vaut la chandelle. De la même façon qu'on peut s'interroger de savoir si on ferait la guerre via l'Otan à la Russie en cas d'attaques sur les Pays Baltes, il n'est pas assuré qu'à Moscou on juge opportun de d'allumer une poudrière régionale pour un bout de territoire arménien qui ne remettrait pas en question la base russe sur le terrain. L'élan militaire, sa réussite amène de la confiance et pousse à prendre des risques qu'on n'aurait pas pris en d'autres temps. Il est compliqué et dangereux pour la Russie d'intervenir contre un pays musulman du Caucase, un pays soutenu par la Turquie dont le leader se veut le grand défenseur des musulmans. Une guerre peut allumer la mèche en Tchétchénie, en Ingouchie, au Daghestan, il peut amener des pays comme la Géorgie et l'Ukraine à récupérer des territoires sur lesquels les russes maintiennent une scission, profitant d'un état de guerre des russes sur un autre front. De la même façon que l'arrivée d'un président, d'un parti démocrate américain qui semble vouloir se venger des russes pourrait voir un soutien aux diverses forces opposés aux russes, de voir de nouvelles sanctions. L'économie russe ne va pas superbement bien et son armée ne peut pas donner de la tête partout malgré tout ce qu'on peut bien penser d'elle. Donc pour Moscou, le problème est d'avoir des tentacules un peu partout mais d'avoir les yeux que d'un seul côté, donc de pouvoir réellement être efficace que sur une ou deux d'entre elles. Voulant copier la superpuissance américaine, l'armée russe n'en a pas les moyens. C'est une réelle poudrière avec des acteurs puissants comme la Turquie pouvant transformer une aventure militaire "facile" sur le papier en un bourbier inextricable, un feu qui peut prendre à divers endroits.
  7. Il y a des chiffres récents sur les nouvelles personnes admises en réanimation et sur celles qui décèdent? J'ai l'impression que depuis cette seconde vague, on ne veut plus mettre l'accent sur les "vieux" afin que les jeunes ne se sentent plus "épargnés" hors très faible pourcentage. Idem pour les pathologies aggravantes
  8. Tu sais, dans le contexte actuel, je suis convaincu que la France peut obtenir une installation permanente dans la région, que ce soit à Chypre ou via la Grèce, base maritime comme aérienne. Car nous le constatons depuis des années, nous manquons d'un point d'appui dans la région et nous affichons ouvertement une volonté d'être présent, en permanence. Les grecs seraient tout à fait disposer à accueillir la France comme allié permanent sur son territoire. Par contre Léros est un peu trop proche de la Turquie, pour nous, ce serait plutôt la Crète qui revêt le plus d'intérêt géographique.
  9. Personnellement je pense que les turcs ont envoyés un grand nombre de mercenaires syriens, que l'Azerbaïdjan pourrait bien financer en partie voir en totalité afin de pouvoir mener cette offensive. En première ligne, il doit y avoir essentiellement des syriens, équipés d'uniformes et d'équipements de l'armée azérie, formée sur le tas pour pouvoir opérer certains véhicules (de quelques jours à quelques semaines vous pouvez avoir un équipage de BMP ou de BTR) sans grosse expérience, mais capable d'avancer et de mettre en oeuvre l'armement. Sans les syriens, il aurait été difficile pour Bakou de supporter des pertes, car comme je le disais ici, le plus complexe est de percer la ligne défensive que les arméniens ont mis en place depuis de nombreuses années. Les arméniens misaient sur une ligne de front, il n'y a pas de profondeur dans leur dispositif et c'est pour ces raisons que les azéris vont désormais conquérir le terrain, prenant à revers un dispositif non préparé tactiquement à tenir autre chose que ses positions. C'est un peu comme notre ligne Maginot, à moindre échelle, ou nous nous attendions à mener une guerre de lignes, une guerre de positions. Même si certains attendent ou imaginent un retournement de situation, la réalité militaire dans ce conflit est déjà une défaite arménienne, peu importe les pertes ou les frappes symboliques qui sont faîtes, les azerbaïdjanais vont prendre l'ensemble du HK, ce n'est qu'une question de temps. Il n'y a pas de talibans dans les montagnes qui vont résister envers et contre tout, on reste ici face à une armée conventionnelle avec ses tactiques, sa logistique et ses positions d'ensemble, ce n'est pas une guérilla et le terrain n'est pas propice à tenir dans la durée, que ce soit au niveau de l'approvisionnement (nourriture, munitions et autres), les montagnes n'ont pas de "caches". Les actions des drones qui continuent n'aident pas l'Arménie à préparer une arrière garde crédible. Les moyens arméniens sont limités pour changer la donne. Le seul salut possible pour Erevan est la Russie, que ce soit via une action directe ou indirecte avec ses mercenaires à elle. Mais contrairement à l'Ukraine, l'Arménie n'a pas de frontières communes et ce n'est pas évident que ces mercenaires puissent suffisamment s'adapter, c'est comme en Libye, il y a des limites à ce modèle surtout face à l'Azerbaïdjan soutenu par la Turquie. Mais pour l'instant les russes semblent assez silencieux...
  10. On réquisitionne le PSG et quelques hôtels et on se fait rembourser Rassurons nous également, les échanges commerciaux entre la Turquie et la France leurs sont favorables, ils exportent plus que nous importons, on a donc plus de poids qu'eux sur ce chantage. Cela va de même pour bien d'autres pays arabes qui oublient sans doute qu'ils sont dépendants du commerce pour se nourrir et quoi qu'on en pense, la France n'est pas seule et elle a une capacité à faire suivre d'autres pays, en particulier européen, même s'ils se montrent silencieux.
  11. Les arméniens et les azerbaïdjanais ont fait le même coup à Moscou la dernière fois. On sent que la diplomatie de l'instant, pour passer la rencontre et la pression du moment accouche très souvent d'un accord pour que tout le monde ait le sourire. Mais dans les faits, sur le terrain, Bakou ne s'arrêtera pas, d'autant plus qu'ils avancent. Ils sont les assaillants et n'ont pas de raison de s'arrêter. Ils ne peut y avoir un cessez le feu que lorsqu'ils seront en difficulté dans leurs avancées, ce qui n'est pas le cas, l'attrition chez les arméniens continuent et les mercenaires syriens envoyés par la Turquie permet à Bakou de supporter des pertes qui n'ont aucunes incidences, c'est comme si elles n'existaient pas. De toute façon, l'arbitre dans ce conflit, c'est logiquement la Russie. Mais l'implication de la Turquie et la nature complexe et contrainte du Kremlin envers elle conduit à cette situation ou Moscou semble regarder cela avec silence. Pourtant je suis convaincu, il ne faut pas être naïf non plus, que si les azerbaïdjanais avancent et prennent la région disputée, ils poursuivront en territoire arménien pour relier le Nakhitchevan, ils ne vont pas laisser ce "couloir de Dantzig" pour plus tard. Les russes devront agir pour défendre diplomatiquement leurs accords sous peine de perdre en crédibilité. L'OTSC est en jeu, Moscou devra montrer que cette organisation n'est pas juste utile à la Russie, n'est pas juste un masque pour protéger une influence. L'Arménie est problématique, par son isolement géographique face à la Russie et par le jeu d'alliance qu'entretient l'Azerbaïdjan avec la Turquie. L'Iran bien qu'il soit un pays allié politiquement dans une lutte anti-américaine restera neutre, gardera ses frontières et se dispensera d'exciter sa très importante communauté azéris. L'Iran ne permettra pas aux russes de passer par leur territoire en cas de guerre, tout soutien aux russes, même pour transiter en Syrie sera très mal perçu. La Géorgie au Nord reste hostile à la Russie et pourrait s'avérer un problème logistique mais aussi militaire. De même qu'une guerre contre l'Azerbaïdjan sera très vite perçue comme une guerre contre les musulmans, c'est toutes les républiques du Caucase qui pourraient prendre feu et se lancer dans une révolte, ce n'est certainement pas la Turquie islamiste d'Erdogan qui va apaiser tout cela. La présence russe dans le conflit syrien est aussi un problème, ça consomme des moyens militaires et la logistique peut très vite devenir complexe, en raison du Bosphore tenue par les turcs mais aussi de divers restrictions de survols d'avions militaire en cas d'action militaire russe. Sans oublier non plus qu'en Ukraine on a toujours un conflit gelé, qu'en Biélorussie on a un président en difficulté politique. L'arrivée possible d'un nouveau président américain risque là aussi d'être un nouvel emmerdement. Biden ne cache pas son animosité envers les russes, le camp démocrate a depuis 4 ans en tête une volonté de se venger des russes. Les américains pourraient entreprendre diverses actions pour fragiliser les positions et les actions russes, que ce soit en Syrie, en Libye, en Ukraine, en Biélorussie, dans le Caucase, quitte même à donner la main aux turcs. On a souvent tendance à considérer que les russes ont un coup d'avance, qu'ils dominent le jeu, qu'ils sont partout, pourtant ils sont aujourd'hui et le seront peut-être encore plus dans les années à venir dans des situations très complexes ou ils ont bien plus à perdre qu'à gagner. Ils sont impliqués dans trop de conflits, qu'ils soient chauds ou froids. Il y a des poudrières qui peuvent créer des réactions en chaines comme dans le Caucase. Poutine a les yeux plus gros que le ventre, pense que son pays peut jouer un rôle de superpuissance à l'américaine en étant partout, mais c'est faux. Une entrée en guerre contre l'Azerbaïdjan peut s'avérer une aventure très dangereuse, je pense qu'au Kremlin ils l'ont compris et toute la question est de savoir si en face ils l'ont aussi compris...
  12. Attention aussi à ne pas comparer l'incomparable. L'Azerbaïdjan ne pourrait pas faire à nous ce qu'ils font aux arméniens. Si des armées occidentales seraient de la partie, Bakou serait sous les bombes, les aéroports mettant en oeuvre les drones pris pour cible et on se retrouverait vite dans une situation inverse à ce qu'on voit aujourd'hui. Il ne suffit pas d'observer des blindés ou des canons à l'image, de voir des soldats dans un même uniforme pour laisser croire qu'il s'agit d'une "bonne" armée. Ce n'est pas un "aspect" conventionnel qui doit faire dire que ce conflit est plus "sérieux" et "intensif" qu'un autre, prenez les types de l'EI, leur expérience, leur fanatisme en faisait un adversaire qui battait des armées conventionnelles équipées de chars, d'aviation, d'artillerie. Il ne faut pas considérer toujours nos ennemis non conventionnels pour des combattants de second niveau, que la guerre contre eux serait légère et non intensive. Notre supériorité militaire existe et permet justement d'éviter de mener des combats d'usures comme peuvent le connaitre d'autres pays qui se battent à armes égales. L'armée Irakienne, l'armée de Kadhafi, l'armée Serbe, c'était presque du gâteau, plutôt que de vouloir comprendre et admettre une supériorité militaire pouvant renverser un rapport de force sur un combat équivalent d'autres acteurs, on aime souvent à faire passer ceux d'en face pour des "faibles". Au Sahel, des armées conventionnelles locales seraient rapidement mises en échec face aux divers groupes armés, avec des centaines de morts à la clé, mais pour nous, cet ennemi est juste un nuisible qu'on traque et qui va nous fuir. Cet ennemi est faible pour nous, car nous sommes aussi fort pour lui mais ça ne veut pas dire qu'il est faible pour tout le monde. En Syrie, Assad avant l'intervention russe était en galère, des morts par milliers, des blindés et autres se faisant pulvériser par centaines, pourtant l'entrée d'une armée puissante a immédiatement inversé le rapport de force au point que la guerre d'usure dans le camp Assad a cessée pour laisser place à une usure accélérée dans le camp d'en face. Il est donc important d'avoir un regard approprié sur les conflits des autres. Comprendre que ce qui est pour eux difficile, lourd en pertes résulte d'une situation d'équité ou d'infériorité militaire qui ne s'appliquerait pas à n'importe quelle autre pays. Ce qu'on fait avec 5000 hommes dans le Sahel n'est pas "commun" à d'autres armées. Si vous remplacez demain nos 5000 hommes par autant de maliens, l'effet ne sera pas le même, vous pouvez même doubler ce chiffre qu'on serait sans doute encore loin du compte. Ailleurs c'est pareil, il y a des armées qui même en petit nombre apporte une réelle plus valu, car elles ont des moyens, du savoir faire, de l'expérience. Là ou des armées subiraient 500 morts pour tuer autant d'ennemis, nous on serait à compter sur les doigts d'une main.
  13. Djibouti est alors une exception. Quant à la réserve, peut-être, mais très clairement il est indiqué partout (LPM, rapports/questions parlementaires...) que la finalité c'est 109 CAESAR, 13 LRU en 2025. Dans la LPM 2019-2025, il est également bien stipulée qu'il y aurait fin 2025, 109 CAESAR en ligne. Les délais entre la commande et la livraison de ces engins peuvent se faire rapidement, on peut compter en moyenne 2 ans. Je vous l'accorde, il y a 5 ans, on était dans une perspective "2030". J'en reste pour l'instant à ce que prévoit la LPM en laissant de côté ce qui se disait avant. Il faut aller au bout de ma citation! "Ce genre de munitions pourraient pleinement représenter d'ici une dizaine d'année, l'alternative au remplacement du mortier dans nos forces, celui de 81mm mais aussi celui de 120mm". Je ne dis pas que c'est une nouveauté, je dis que pour nos armées, dans la perspective de remplacement du mortier de 81mm voir du 120mm (voir du LGI) , en parallèle de la présence du MEPAC, il est possible qu'on se lance vers ce genre de munition/drone suicide en terme d'appui à grande échelle et non pas Comme je l'ai expliqué et comme l'explique également G4lly, il y a une évolution à prendre en compte. On ne peut pas aujourd'hui faire comme avant en voulant continuer à envoyer un paquet d'obus pour espérer toucher. Le mortier est bien souvent utiliser à des fins de harcèlement ou pour "calmer" l'ennemi afin qu'il se planque et cesse de tirer, rarement il ne sera la cause de lourdes pertes. Pensez bien qu'il est plus intéressant d'avoir un drone suicide, emportant une charge qu'on pourra guider sur un ennemi en plus de pouvoir tourner autour de lui pour l'observer. On est dans un autre spectre de harcèlement, celui de guêpes qui piquent et font mal, qui endommagent. Il n'y a pas forcément besoin de grosses quantités d'explosifs pour foutre en l'air un système d'arme ou du personnel, pas la peine de compenser par une grosse charge pour compenser un manque de précision. Le drone suicide va très vite devenir de plus en plus une arme low cost, moins coûteux qu'une munition à guidage GPS ou laser Quels "ennemis"? Quelle masse? Le drone turc produit à la chaine? Qu'en sait-on de son prix et de sa cadence de production? Ne faisons pas comme s'ils en avaient des milliers. Le drone turc que certains semblent découvrir, qu'on estime presque être arrivé en un claquement de doigt, avec une production de folie, sont en réalité le fruit d'une réflexion qui remonte à 2007. Les autres ne vont pas plus vite que nous. Quant aux drones suicide, c'est un peu pareil, ceux qu'utilisent les Azerbaïdjanais, ne sont pas des trucs fait à l'arrache autour d'un modèle d'avion télécommandé, ce sont des drones israéliens qui sont développés et améliorés depuis bien une trentaine d'années. Notre problème n'est pas un problème industriel, il est de réfléchir aujourd'hui à des choses qu'on aurait dût réfléchir il y a 10 ou 15 ans, à une époque ou l'on débattait bêtement sur la peur du drone "tueur". Faut pas croire que les turcs ont une masse de drones, je sais que sur internet, les pro-turcs aiment bien diffuser l'idée d'une armée turque avec des masses de drones. Mais ce n'est pas le nombre de vidéos diffusées qui reflètent la quantité de drones, cela reflète la quantité de munitions tirées et vu qu'ils communiquent différemment de nous, ils doivent tout balancer. En Libye on a vu qu'après quelques destructions de drones à Misrata, les turcs ont commencés à faire du surplace et il n'y a pas eût 3 fois plus de drones derrière pour remplacer ceux qui ont été perdus. Chez nous, les drones Reaper au Mali ont déjà tirés pas mal de fois, on pourrait avoir des dizaines de vidéos sur la toile, sauf que nous nous interdisons la publication de ce genre de choses au point qu'on pourrait continuer à croire que nous n'avons pas de capacités de frappes par drone, que nous n'avons pas la même efficacité que les drones turcs ou autres. Attention donc à ne pas tomber dans la guerre des images en donnant plus d'importances et plus d'efficacités aux pays qui usent de la vidéo comme propagande et ceux qui ne diffusent rien. Il y a un effet psychologique de ces vidéos qui pousse au débat, à l'interrogation, c'est ce que nous faisons ici. Le Patroller n'a pas mis 10 ans à venir, notifié en 2016, il devait arriver sur la période fin 2019 à 2020. Il a pris environ 1 an de retard pour corriger ses défaillances mais en soit, le projet et l'industrialisation n'est pas arrêtée. Récemment il a été diffusé le projet de finance pour 2021, avec les livraisons et les commandes à venir sur l'année et on y apprend que l'armée recevra 10 systèmes Patroller http://www.opex360.com/2020/09/29/armees-quelles-sont-les-commandes-et-les-livraisons-prevues-par-le-projet-de-budget-2021/
  14. La guerre doit avoir un objectif. La guerre est une affaire militaire et non foutre un pays à terre juste pour se vanter de créer une misère qui impactera les civils. Car les armées, de tous les pays ne dépendent pas des infrastructures civiles pour faire la guerre, c'est un facteur que vous oubliez. Si votre dessein est de combattre des civils ou de faire du terrorisme, alors oui vous allez viser ce genre de cibles pour détériorer la situation humanitaire et économique d'un pays, mais si vous avez un réel objectif militaire, votre obstacle, c'est l'armée d'en face. Dans le premier cas n'espérez pas vous faire des amis dans la population si vous souhaitez prendre du terrain, bien au contraire vous risquerez de pousser bien du monde à vous combattre et à vous détester, faut pas croire que c'est l'absence d'électricité, d'internet ou de produits frais qui fera capituler un pays, il s'adaptera, soit via des groupes électrogènes, soit en réparant et consolidant ce qui est détruit (si ça prend plus de 3 jours, ce n'est pas la fin du monde). Vous partez du principe d'un état de fait d'infrastructures en temps de paix en ignorant la résilience et les adaptations aux contraintes. L'Azerbaïdjan n'a pas pour objectif de faire la guerre à l'Arménie, à son peuple juste par haine de celui-ci, mais cherche une objectif bien précis, sur une zone bien précise et ce qui l'empêche d'avancer ce n'est pas le fait que les arméniens à Erevan puisse allumer leurs lumières et manger des légumes congelés, mais bien l'armée arménienne. Donc en détruisant des canons, des chars, petit à petit ils réduisent un potentiel militaire en face pour pouvoir avancer