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LANCE-FLAMMES : pourquoi on ne les emploie plus ?

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Mouais... Percuté de plein fouet, colonne réduite en os pilé et voilà, t'es légume super aussi comme plan.. Désolé Apocalypse j'avais vraiment pas vu :lol: :lol: :lol: Mais un système qui se court circuite tout seul mouais, plus sûr ook mais pas du 100% (ça n'existe pas, sauf si ça a sauté)

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Tu n'as pas lu la suite concernant l'arme de remplacement? Je ne suis pas certain que les Belges auraient voté cette loi si la solution de rechange n'avait pas existé, rassure toi. ;)

Je me suis un peu emballé, je pensais aux mines APers :oops:

Mais même pour les bombes à fragmentation, ça va passer et puis un nouveau projet de loi va sortir pour supprimer un nouveau système qui marche bien et puis un autre...

Et on se retrouvera en opération avec un canif et suivant les règles d'engagement peut-être un Taser parce que tout le reste est trop léthal et pas politiquement correct :evil:

A l'heure ou les pays occidentaux s'engagent de plus en plus et avec de plus en plus de monde dans les diverses opérations extérieures, je ne trouve pas ça fort approprié.

Je ne suis pas pro-us mais eux comme les russes se donnent les moyens de faire la guerre car après la tactique c'est le matériel et la mise en oeuvre de celui-ci qui protègent la vie du pauvre gars qui est sur le terrain.

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Je me suis un peu emballé, je pensais aux mines APers :oops:

Mais même pour les bombes à fragmentation, ça va passer et puis un nouveau projet de loi va sortir pour supprimer un nouveau système qui marche bien et puis un autre...

Et on se retrouvera en opération avec un canif et suivant les règles d'engagement peut-être un Taser parce que tout le reste est trop léthal et pas politiquement correct :evil:

Y'a pas de raison, tant que le système ne déplaît pas aux militaires et qu'il conserve sa réputation de préserver les innocents, il ne pourrait être détrôné que par un système encore plus efficace.

Selon toi Shuggart, quelles armes interdites font défaut dans les conflits d'aujourd'hui?

Tiens, j'en ai lu une pas mal dans le genre. A une époque (au moyen âge) le pape avait interdit à toutes les armées Chrétiennes d'employer l'arbalète. Cette arme était jugée déloyale car elle tuait à distance même les meilleures armures. Par la suite, on a trouvé beaucoup plus efficace. En plus je ne suis pas certain qu'il soit plus loyal que l'on impose à l'arbalétier le combat au corps à corps où il aura à faire face à un chevalier aguerri et en armure... :lol:

Bien évidemment, sa "loi divine" n'a pas ou peu été appliquée.

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Le lance flamme est une arme horrible, mais très efficace pour lutter contre des fortifications ... à courte portée. Le soldat qui manipule cette arme doit être fichtrement entraîné et courageux parce qu'il sera une cible prioritaire et si un projectile touche ses réservoirs de combustible....il connaîtra une fin horrible mais brève... Franchement le lance flamme doit être remplacé par un lance roquette dont les projectiles permettent d'effectuer le même travail dans un espace confiné..de plus loin avec donc moins de risques pour le lanceur. Quand à parler des conséquences pour les victimes de ce type d'arme, que ce soit le tankiste qui brule dans son char, le fantassin qui retient ses intestins avec ses mains, la guerre est cruelle et terrible, une arme est destinée à tuer, ne nous leurrons surtout pas, en interdire une plutôt qu'une autre en fonction de ce critère est ridicule.

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Existe-t-il d'autres armes thermobariques?

Les Chinois fabriquent le Shmel russe sous-license. Dénomination locale: PF-97. Sinon les Américains utilisent des versions à charges thermobariques de leurs lance-roquettes LAW en Irak. Très appréciés là-bas.

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Invité grinch
Les Chinois fabriquent le Shmel russe sous-license. Dénomination locale: PF-97. Sinon les Américains utilisent des versions à charges thermobariques de leurs lance-roquettes LAW en Irak. Très appréciés là-bas.
A ce propos; je vient de trouver ceci

Thermobariques, « fuel-air explosives » : des armes improvisées pour les terroristes

LA DISPONIBILITÉ DE CERTAINS PRODUITS POUR UN USAGE TERRORISTE CONSTITUE UN RISQUE GRAVE ET MAL PRIS EN COMPTE

lundi 23 décembre 2002, par aristarque

En ce qui concerne les menaces terroristes majeures, l'opinion est focalisée sur les risques nucléaire, biologique, chimique ou radiologique. Pourtant, les progrès effectués par diverses organisations terroristes dans la maîtrise des explosions diffuses (thermobariques, FAE) peut faire craindre l'usage d'armes improvisées aussi redoutables que simples à fabriquer et à mettre en œuvre.

Définitions

Le lecteur pressé pourra sans dommage « sauter » directement au point suivant

Les termes « thermobarique », « fuel-air explosive » (FAE) et « explosion diffuse » désignent un même procédé : l’utilisation de l’oxygène de l’air ambiant comme comburant dans une réaction explosive. Rappelons que, dans l’immense majorité des cas, une réaction explosive peut être comparée à une combustion extrêmement rapide, plusieurs centaines de mètres à la seconde dans le cas d’une déflagration, plusieurs kilomètres à la seconde dans le cas d’une détonation. Une réaction de combustion se produit lorsque de l’oxygène se combine à un corps réducteur en libérant de l’énergie sous forme de chaleur, et lorsque la chaleur produite suffit à entretenir la réaction. C’est ce qui se passe dans un poêle, une cheminée, une bougie, un incendie de forêt, etc.

On distingue traditionnellement les explosifs, selon leur composition, en deux classes : les mélanges explosifs et les explosifs simples. Dans les mélanges explosifs, on associe un ou plusieurs produits avides d’oxygène (carburants) à un ou plusieurs produits propres à en libérer lorsqu’ils sont chauffés (comburants). C’est, par exemple, le cas de la poudre noire [1], des mélanges nitratés, comme celui utilisé à Oklahoma City, ou des mélanges chloratés bien connus des enfants turbulents. Dans les explosifs simples, une seule molécule contient le comburant et le carburant. Le comburant est simplement fixé au carburant par une liaison faible, facile à rompre avec une faible énergie. Lorsqu’une telle molécule est rompue, et si la température de combustion est atteinte, elle se recompose en plusieurs molécules à liaisons fortes, en libérant beaucoup d’énergie. Cette énergie libérée est suffisante pour rompre plusieurs autres molécules et fournir la chaleur nécessaire à la combustion des « morceaux » de carburant produits avec l’oxygène libéré de ses liaisons faibles. Dans cette catégorie, on trouve la plupart des explosifs militaires (TNT, pentrite, hexogène…) et certains explosifs civils, comme la nitroglycérine utilisée dans les dynamites. La plupart des explosifs simples sont de type nitré. En général, les mélanges explosifs, à moins d’être très fortement amorcés, déflagrent. [2], tandis que beaucoup d’explosifs simples détonent assez facilement

Les thermobariques sont une catégorie particulière de mélanges explosifs. Leur particularité est d’utiliser comme comburant l’oxygène disponible dans l’air ambiant. L’idée générale est de reproduire délibérément les phénomènes à l’œuvre dans les explosions accidentelles de gaz, les « coups » de grisou, de poussier [3], les explosions de silos… On peut aussi évoquer ce qui se passe dans le moteur de votre voiture : l’essence, ou le gasole, est mélangé à de l’air. Le mélange comprimé fait explosion et une infime quantité de carburant peut ainsi déplacer un véhicule de plus d’une tonne. Tout l’intérêt de l’affaire est d’économiser le poids et le volume du comburant, qui constituent la majeure partie du poids et du volume d’un explosif « classique » [4]. Pour fixer les idées, dans les meilleures conditions de mélange et d’allumage, un kg d’essence libère en brûlant plus de dix fois l’énergie libérée par l’explosion d’un kg d’explosif militaire standard [5].

Usage militaire

Au Viêt-nam, l’armée étasunienne a utilisé des bombes de type FAE (fuel-air explosive). Ces armes ont été, assez stupidement, présentées par la presse comme tuant par asphyxie [6]. Les bombes en question sont, par exemple, de type CBU-55/B ou CBU-72/B. En plaçant votre curseur sur l’image d’un nuage d’oxyde d’éthylène libéré par une FAE qui illustre cet article, vous assisterez à son explosion [7].

En ce qui concerne les munitions thermobariques d’infanterie, L’industrie russe a acquis une importante avance technique. Le RPG7-V1, remplaçant du fameux RPG7, peut lancer des grenades autopropulsées TBG-7V à charge thermobarique dont l’effet est plus proche de celui d’un obus de char que de celui des traditionnelles « patates ». Le RPO-A « Shmel » est un lance-roquette à usage unique (c’est pour cela que je ne lui ai pas mis d’« s ») que les Forces d’opérations spéciales étasuniennes auraient utilisé avec succès, en Afghanistan, contre des personnels d’el Quaïda retranchés dans des grottes. Le site de la société Rosoboronexport présente ces différents matériels dans sa rubrique « Army / Close Combat Weapons », mais en anglais. Le site checkpoint-online présente certains de ces produits en français.

La France semble avoir pris du retard dans ce domaine.

Usage terroriste

Il semblerait qu’en France, une première tentative d’utilisation des explosions diffuses à des fins terroristes ait été effectuée par Action Directe ou un groupe apparenté au début des années 70. Des recharges de « camping-gaz » avaient été utilisées à l’intérieur d’une fourgonnette, apparemment sans autre effet que de détruire le véhicule. Vers la fin des années 70, un attentat eut lieu dans un grand magasin parisien. Les témoignages ayant fait mention de deux explosions très rapprochées, ainsi que le type de dégâts et de blessures générés font penser à un essai de thermobarique artisanal. Les effets ayant été assez réduits, on peut penser soit que la charge était de très faible puissance, soit que la dispersion était mal maîtrisée [8], soit les deux. Depuis lors, chacun sait, par les reportages télévisés, que les différents FLNC ont coutume, lorsqu’ils veulent démolir un bâtiment, d’utiliser des bouteilles de gaz reliées à une charge initiatrice… avec un certain succès.

Une nouvelle étape semble avoir été franchie avec l’utilisation, en Tunisie, d’un camion de gaz contre du personnel sortant d’une synagogue. Manifestement, les terroristes prennent conscience de l’intérêt et du potentiel des munitions artisanales thermobariques, aussi ai-je décidé de rédiger cet article. Je pense, en effet, qu’il vaut mieux « paranoïer » avant que « déprimer » après.

Les menaces à venir

On peut supposer que, même sans avoir lu les publications spécialisées sur les aérosols explosifs, publications destinées à éviter leur formation accidentelle, tout terroriste confronté à une explosion de gaz comprend l’intérêt qu’il peut avoir à la reproduire. Les bonbonnes de gaz sont en vente libre, les charges initiatrices relativement aisées à fabriquer [9]et le résultat dépasse de beaucoup l’effet produit par un même poids d’explosif classique. Quelques essais pour trouver la bonne charge initiatrice[10], car il faut à la fois qu’elle produise un mélange le plus homogène possible et qu’elle le mette à feu ni trop tôt ni trop tard, et hop : application pratique.

Il serait surprenant qu’aucun Islamiste n’ait entendu parler de l’explosion du camping « Los Alfaques ». Rappelons que le 12 juillet 1978, à San Carlos de la Rápita, en Espagne, un camion citerne contenant de l’oxyde de propylène a explosé à proximité d’un camping jouxtant une plage. L’oxyde d’éthylène est, avec l’oxyde de méthylène, le comburant le plus souvent utilisé dans les munitions thermobariques militaires. L’oxyde de propylène est un produit similaire. Bilan : 150 morts, 500 brûlés graves, douze bâtiments détruits, dont une discothèque. Des malheureux qui avaient cru échapper à la mort en se réfugiant dans la mer furent bouillis vifs. Or, des semi-remorques d’oxyde d’ethylène circulent sur nos routes sans escorte et avec la mention de leur contenu inscrite en toutes lettres sur la citerne. Un homme seul peut menacer ou tuer le conducteur, détourner le véhicule vers un marché, un bal populaire, un spectacle en plein air… et, avec quelques dizaines de kg d’explosifs, provoquer un désastre sans même avoir à se suicider.

Encore plus fort : la bombe nucléaire du pauvre. Des gaziers géants transportent des centaines de milliers de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL). Même avec une mauvaise dispersion, le potentiel d’un nuage de ce gaz mélangé à l’air pourrait approcher les 500 kilotonnes[11]. Un avion de ligne percutant à pleine vitesse un de ces bâtiments à proximité d’une ville portuaire entraînerait la destruction de la ville, de l’essentiel des installations portuaires et des industries annexes et la mort de dizaines de milliers de personnes. Pour peu que la cible soit l’un des principaux ports de la côte ouest de États-Unis d’Amérique, les économies étasunienne et asiatiques s’effondreraient du fait de l’interruption prolongée d’échanges vitaux. Notons au passage que les armes nucléaires portatives dont on craint qu’el Quaïda ne se soit dotée[12]ne pourraient, tout au plus, que dévaster un quartier, ou un ensemble industriel. L’un des « meilleurs » usages qu’il pourrait en être fait serait de les utiliser comme charges initiatrices de la cargaison de pétroliers géants.

Se protéger ou attendre ?

L’un des attentats les plus meurtriers qui eut lieu en Israël fut le fait d’un chauffeur de bus qui lança son véhicule sur la foule. L’attentat le plus meurtrier de tous les temps est, à ce jour, celui du 11 septembre. Dans les deux cas, plutôt que de recourir à des armes perfectionnées, les terroristes ont utilisé du matériel civil comme « arme par destination ». Dans la mesure ou la démarche a prouvé son efficacité, pourquoi ne pas l’étendre ? Personne ne peut être sûr que les Islamistes utiliseront, à grande échelle, des munitions thermobariques artisanales. Personne ne peut, non plus, être sûr du contraire. Dés lors, il me paraît nécessaire de prendre certaines précautions. En voici trois exemples :

# L’utilisation d’un pétrolier ou d’un gazier géant comme arme stratégique improvisée porterait atteinte aux intérêts vitaux de la nation. Aucun « supertanker » ne devrait approcher nos côtes sans une escorte antiaérienne et sans la présence de gendarmes à son bord.

# Il n’est pas possible, pour des raisons d’effectifs, de faire accompagner chaque semi-remorque d’oxyde d’éthylène d’un véhicule de police ou de gendarmerie. Il est par contre possible d’obliger les propriétaires de ces véhicules[13] à les équiper d’un système de repérage par satellite (en attendant Galileo, on a le GPS) qui bloque les fonctions essentielles du véhicule tout en lançant une alarme par téléphone cellulaire si celui-ci dévie de son itinéraire. De tels systèmes équipent les transports de fonds[14]. Il serait par ailleurs prudent de cesser de mentionner en clair la nature de la cargaison.

# Les bidons de pétrole destinés aux poêles à catalyse constituent un danger considérable lorsqu’ils sont empilés sans surveillance dans les rayons des supermarchés[15]. Un Islamiste qui disposerait une charge initiatrice parmi ces bidons à une heure d’affluence provoquerait un carnage à peu de frais. Ces produits devraient délivrés manuellement par un employé. Ils pourraient être distribués au comptoir du SAV, ou dans un rayon alimentaire fermé, comme la boulangerie ou la fromagerie, même si le rapprochement paraît incongru. Après le premier attentat, on le fera. Pourquoi attendre qu’il ait lieu ? Par ailleurs, il conviendrait de sensibiliser le personnel au danger potentiel que représente un chariot abandonné contenant ce type de produit

Au delà de ces exemples, il me semble nécessaire de sensibiliser les acteurs intéressés au risque thermobarique, et d’amorcer une veille et une réflexion à ce propos.

En conclusion

Cet article est daté. Nul ne pourra dire qu’il était impossible d’y penser à temps.

En savoir plus sur les thermobariques.

[1] La poudre noire est composée de salpêtre, de charbon de bois et de soufre. Chauffé, le salpêtre libère de l’oxygène qui est consommé par le carbone et l’hydrogène du charbon de bois, et par le soufre. À l’air libre, soufre et charbon de bois brûlent paisiblement ; en présence de l’oxygène libéré par le salpêtre, la combustion s’emballe et, si le produit est confiné, une explosion se produit.

[2] Il existe des exceptions, comme la panclastite, mélange explosif dû à Turpin (le comburant et les divers carburants essayés étaient mélangés, pour des raisons de sécurité, au dernier moment, à l’intérieur des avions, lors de la Première Guerre Mondiale).

[3] Rappelons que les coups de grisou sont des accidents, aux conséquences souvent dramatiques, qui se produisent lorsque, dans une mine, du méthane se répand dans les galeries, se mélange à l’air à raison de 5 à 15%, et qu’un événement fortuit provoque l’allumage du mélange explosif ainsi constitué. Lorsque le mélange est composé d’air et de fines particules de charbon, on parle de coup de poussier.

[4] En général, environ les trois quarts

[5]Cas d’un mélange stœchiométrique homogène. Les FAE militaires étasuniens ont une efficacité comparable à cinq fois leur poids de TNT, les thermobariques russes ont un rendement supérieur, sans toutefois atteindre le maximum théorique.

[6]Je profite de l’occasion pour tordre avec plaisir le cou de ce bobard. Soi-disant, les FAE utilisant l’oxygène de l’air, les gens mourraient parce qu’ils n’auraient plus d’oxygène à respirer ! Autant dire qu’une personne jetée dans une chaudière allumée y meurt parce qu'elle y manque d’air… Les victimes sont broyées par l’onde de choc et rôties par la chaleur. Si certains de ces malheureux meurent d’asphyxie, c’est parce que leurs poumons ont éclaté et non parce que la munition a consommé l’oxygène. Je trouve consternant que, maintenant, même des revues de vulgarisation scientifique se laissent berner par une assertion aussi niaise.

[7] Une confusion est souvent entretenue entre les FAE et les daisy cutter (« faucheuses de marguerites »). Les daisy cutter sont des bombes d’une masse importante (7,5 tonnes) utilisant un mélange nitraté. Dénommées BLU-82/B et rebaptisées « Big Blue 82 » ou « Daisy Cutter », elles ont tout d’abord été utilisées au Viêt-nam pour abattre des arbres afin d’ouvrir des zones d’atterrissage aux hélicoptères. Leur effet psychologique est terrifiant et elles ont, depuis, été utilisées en Irak et en Afghanistan. Le mélange utilisé est d’une nature comparable à celui utilisé lors de l’attentat d’Oklahoma City tout en étant nettement plus performant. À Oklahoma City, la masse de la charge n’était « que » de deux tonnes. Les comparaisons faites avec des armes nucléaires sont exagérées : la puissance des armes nucléaires tactiques se mesure en kilotonnes (milliers de tonnes d’explosif classique) et celle des armes nucléaires stratégiques en mégatonnes (millions de tonnes d’explosif classique).

[8] Afin d’obtenir le meilleur rendement possible, le carburant doit être, surtout si le nuage n’est pas confiné, parfaitement mélangé à l’air. Ceci peut être obtenu soit par la pression d’un gaz comprimé, la munition fonctionnant comme une « bombe-aérosol » à multiples buses avant mise à feu du mélange, soit par la pression de l’air dans le cas d’une munition balistique, soit par une charge explosive dite « initiatrice » qui a le double rôle de disperser le carburant et d’enflammer le mélange. Une dispersion mal maîtrisée diminue fortement l’efficacité de la munition.

[9]Eh non, je ne dirai pas comment :)

[10]avec une bonbonne de gaz dans un milieu confiné, on peut même, avec un peu d’imagination, s’en passer

[11]La bombe qui fut lâchée sur Hiroshima « pesait » 14 kilotonnes.

[12]sans doute à tort, bien qu’on ne puisse en être sûr : pourquoi ne pas les utiliser et risquer ainsi de se les faire prendre ?

[13]Ainsi que ceux des véhicules transportant certaines autres matières dangereuses, nous y reviendrons

[14]Notons que ces systèmes ne devraient en aucun cas pouvoir être utilisés pour une autre tâche -- de contrôle routier, par exemple -- sous peine de voir les conducteurs trouver rapidement un moyen de les contourner

[15] Certains produits alimentaires courants, se présentant sous forme de fine poudre, pourraient, eux aussi, être utilisés comme charge thermobarique en glissant une charge initiatrice appropriée parmi les conditionnements. C’est volontairement que je n’en donne pas les noms. Les autorités compétentes les connaissent (ou alors, qu’elles prennent contact avec moi). Il conviendrait, de mon point de vue, d’adopter, là aussi, des mesures préventives.

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Plutôt oui... Tu n'as jamais vu ne serait ce qu'en images l'état de gugusses qui avaient été rôtis?

Ben si, mais j'ai du mal a faire la distinction entre armes sales et propres. Un lance-flamme ne touche pas les civils par exemple, en combat.

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Il éxiste les lanc-flammes thermobariques commes les Shmel russes, sans oublier des versions améliorées du RPG-7. Je connaît évidement le PF-97 chinois, copie locale du Shmel, on peut ajouter des LAW modifiés par les Américains. Il y'a aussi les lançe-flammes lourds russes comme le TOS-1 Buratino ou des versions modifiées des lance-roquettes multiples BM-21 Grad russes également qui peuvent tirer du thermobarique. Les missiles russes anti-chars de dernières générations comme l'Ataka ou le Kornet peuvent aussi recevoir ce type de charge.

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