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Bon et bien malheureusement après 60 pages je décroche complétement, c'est assez rare pour ma part, surtout pour un classique mais là c'est un supplice.

Le narrateur qui change sans indication, les personnages qui portent le même nom, c'est illisible pour moi.

Tant pis, ça ne peut pas marcher à tous les coups.

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  • 1 year later...
  • 4 weeks later...

Carey Schofield, The Russian Elite: Inside Spetsnaz and the Airborne Forces (1993)

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Fini celui-là, et je suis plutôt déçu, surtout à cause du décalage entre ce que j'espérais, et ce que j'ai eu en fin de compte.

Carey Schofield est une journaliste britannique qui a profité de l'ouverture de l'URSS à la fin des années 80 pour faire une plongée dans l'armée soviétique, étant la première occidentale à avoir visité pas mal d'installations (elle a aussi tiré de ça un livre plus général, Les secrets de l'armée rouge, édité en français), dont plusieurs brigades Spetsnaz. Je l'ai acheté pour cette vision de l'intérieur, surtout concernant les Spetsnaz, car je trouve toujours qu'il n'y a rien de très substantiel à leur sujet.

Premier regret, sur 244 pages de texte il n'y a qu'environ 35 pages qui parlent des Spetsnaz, la grosse majorité étant donc sur les VDV. Ensuite ce qu'il y a est assez superficiel, il y a peu d'informations factuelles qui soient utiles. Maintenant je comprends pourquoi j'avais souvent vu ce titre mentionné, mais beaucoup moins cité/exploité comme source.

J'ai la flemme de faire une vraie présentation, disons que le livre permet de se plonger dans les évènements récents de l'époque (l'invasion et la guerre d'Afghanistan, les espoirs et déceptions de la perestroïka, le putsch d'août 1991, et les crises successives aux périphéries de l'empire où les paras étaient envoyées) vus par les soldats (surtout les officiers) des VDV. Avec aussi un B.A.-ba de la conscription ou du parcours d'officier.

L'ouvrage a le ton d'un reportage, dans l'immédiateté, et qui donc perd vite son intérêt avec le temps. Cette impression est renforcée par les 21 pages du "qui est qui" des officiers paras (j'ai aussi retenu d'une autre critique les propos louangeurs sur Pavel Gratchev... moins de deux ans plus tard, il tombait en disgrâce pour la catastrophique 1ère guerre de Tchétchénie).

Un peu d'humour russe pour positiver :

Citation

 

Lorsque je suis allée pour la première fois à Tchoutchkovo, on m'a tendu, peu après mon arrivée, une mitrailleuse et dit de tirer sur une cible. Ensuite, on m'a invitée à essayer le parcours d'assaut, et le "parcours du razvedchik (éclaireur)", un autre parcours d'assaut avec du feu, de la fumée et d'autres fioritures. J'ai maladroitement fait le parcours, pour montrer que j'étais prête à essayer, à tout le moins. J'ai été un peu surprise par tout cela, mais j'ai supposé que c'était leur façon d'accueillir les gens. Plus tard dans la visite, j'ai découvert ce qui se passait.

"On nous a dit que vous étiez capitaine dans le SAS [Special Air Service]. Il est clair pour nous maintenant que vous n'avez jamais servi dans une unité de l'armée. Nous ne pouvons pas le rapporter, sinon nous aurions l'air de dire que les chefs nous ont envoyé des informations erronées. Nous dirons donc qu'à notre avis, vous n'êtes certainement pas plus qu'un capitaine."

 

 

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Une brique de 700 pages avec pas mal d'addendums, mais très prenant et très facile à lire, expédié en quelques soirées, un vrai régal.

Une des meilleures analyse profonde d'un conflit sous différents aspects, absolument à lire, pas seulement pour les passionnés de 2e GM ou du D-Day, mais également pour une quantité d'informations absolument étonnantes sur le comportement humain en temps de guerre (l'obéissance, le sacrifice, le mensonge, l'orgueil des décorations, ...)

Egalement pas mal d'infos sur ce côté du front : le front de Normandie fut beaucoup plus matraquant et mortel pour les troupes allemandes que n'importe quel front de l'Est, l'inepte organisation de la Wehrmacht, la dictature moins efficace dans la chaine de commandement que la démocratie (on le voit également aujourd'hui)

Vaut largement les 26 ou 28 € demandés

Clairon

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  • 3 months later...

Les hommes de Poutine de Catherine Belton chez Ralent Editions

ISBN 978-2-37815-258-1

Un peu fouillis mais qui montre bien la mainmise du KGB sur la Russie bien avant l'effondrement de l'URSS. Le KGB préparait déjà cette mainmise avec Andropov, étant le service le mieux à même de comprendre l'échec du système soviétique.

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  • 1 month later...

Jerry L. Thigpen, The Praetorian STARShip: The Untold Story of the Combat Talon (2001)

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Encore une histoire officielle des forces spéciales de l'US Air Force... j'ai la flemme de faire un résumé complet vu le peu de réactions que j'ai eues sur les autres.

Derrière son titre obscur, c'est une histoire des MC-130E/H Combat Talon de leurs débuts à l'an 2000. Ca couvre un peu tout, le développement (notamment sur le système de récupération sol-air Fulton et l'utilisation du radar de suivi de terrain), les unités et l'emploi opérationnel.

Bon pour l'opérationnel, c'est variable, forcément les années où il ne se passe rien, il n'y a pas grand-chose à dire à part "l'escadron a déployé 2 appareils pour l'exercice machin-truc à tel endroit pendant X jours au cours duquel il a fait Y heures de vol". Il n'y a que les passionnés dans mon genre à la recherche du moindre détail qui le liront intégralement.

S'il y a une partie captivante dans cette histoire, c'est l'opération Eagle Claw de récupération des otages de l'ambassade en Iran en 1980. Jusqu'alors, le profil des missions des Combat Talon ressemblait aux opérations spéciales de la Seconde Guerre mondiale : infiltration d'un appareil en solo, parachutage d'une poignée d'hommes/de ravitaillement/de tracts de PSYOPS à un point donné, et retour. Tout juste avait-on ajouté depuis le Viêt Nam comme capacités un FLIR, un réceptacle de ravitaillement en vol (seulement 7 appareils équipés en 1980 !) ou le parachutage en mer de SEAL avec leurs embarcations.

Pour Eagle Claw, soudainement la flotte de Combat Talon doit mettre au point des tactiques, techniques et procédures pour accomplir une mission comprenant le vol en formation avec appareils black-outés (jumelles de vision nocturne + feux IR), l'atterrissage black-outé sur une piste reconnue préalablement mais sans personnel au sol pour vérifier à la dernière minute, installer un système de ravitaillement en carburant pour la flotte d'hélicoptères. Et pour la deuxième nuit de l'opération, on refait le trajet pour un poser d'assaut de Rangers sur une base aérienne à capturer... Je n'avais pas réalisé à quel point Eagle Claw (et pas seulement son échec) avait fait passer les opérations spéciales interarmées US dans une autre dimension. Plein de ces missions sont devenues des classiques de la boîte à outils US. D'ailleurs, implicitement cette histoire m'a aussi fait réaliser à quel point les grands exercices du Joint Special Operations Command étaient en fait des scénarios à la Eagle Claw.

Le récit de l'exécution, même si on connaît la fin, est également captivant, de l'infiltration aux mouvements au sol des appareils (il faut dire que je n'avais rien lu sur cet aspect de l'opé).

Pour le système Fulton, l'ouvrage précise que, bien que plusieurs missions aient été planifiées pendant la guerre du Viêt Nam, aucune récupération ne fut faite en opérations avec ce système (p. 428).

PDF gratuit et légal ici : https://www.airuniversity.af.edu/AUPress/Display/Article/1535698/the-praetorian-starship-online-only/

Autant vous prévenir que les schémas ont été mal numérisés et on n'y comprend pas grand-chose (mais vu que le livre est gratuit et que c'est pas moi le produit, je ne vais pas râler).

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Il y a 9 heures, collectionneur a dit :

Étrange, il y a eu pourtant au moins une tentative de récupération de récupération de prisonniers de guerre au Nord Vietnam ou ce type de procédures auraient pu être testés.

Bien réfléchi !

Deux Combat Talon avaient pris part au raid de Son Tay, ils ont servi de guides aux hélicoptères et à balancer des fusées éclairantes pour que les commandos y voient quelque-chose. Là aussi ils ont dû innover, mais ce que dit le bouquin m'a beaucoup moins marqué, je me souviens du développement du vol en formation mixte avec les hélicos, et de l'utilisation exceptionnelle du FLIR (prêté par, heu, une autre agence du gouvernement, visiblement la pionnière dans son utilisation).

Mais apparemment, un fois le raid effectué, ça a été oublié. Bon le FLIR sera adopté après-guerre, peut-être aussi par facilité, l'agence n'utilisant plus le matériel, il a sans doute été donné gratuitement. L'utilisation des MC-130 comme guides pour hélicos n'a apparemment jamais été refaite. La commission Holloway qui a passé en revue l'opération en Iran a noté parmi ses 23 remarques que cette technique aurait probablement permis à l'hélicoptère n°5 d'arriver à Desert One au lieu d'abandonner.

D'un autre côté, ça met en lumière à quel point les contraintes pour Eagle Claw n'avaient rien à voir avec Son Tay ou Entebbe. Pour Son Tay, un ravitaillement en vol des hélicos a suffi, et ils ont pu se poser directement sur place. A Entebbe, les Israéliens ont pu se poser directement en Hercules et s'en tirer avec un ravitaillement. Pour Téhéran :

- besoin d'une approche silencieuse du commando avant de lancer l'assaut
- besoin d'hélicos pour l'extraction une fois que l'assaut aura réveillé Téhéran
- besoin d'avions de transport stratégique pour quitter le pays assez rapidement
- besoin d'au moins un ravitaillement des hélicos en carburant pour qu'ils arrivent jusqu'à Desert Two
- tout ça est tellement long qu'il était impossible de mener le raid en une seule nuit (rien que pour l'infiltration des hélicos, les jours allaient bientôt devenir trop longs pour qu'ils arrivent à Desert Two en une nuit)

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  • 1 month later...
Le 01/10/2022 à 13:40, Rob1 a dit :

Reste à prendre le temps de lire tout ça...

Bon, le Shadow War de Conboy & Morrison ca fait un moment que j'ai calé dedans, et je doute d'arriver à reprendre la lecture...

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J'ai sans doute pris un livre trop dense pour une première lecture sur un sujet (le Laos) qui m'est inconnu, j'aurais peut-être dû commencer par le squadron/signal du même Conboy. Mais je vais surtout me plaindre des cartes. Parce qu'il y a une douzaine de cartes en annexe, mais leur utilité... en cours de lecture, je n'arrête pas de tomber sur le nom de tel ou tel bled qui m'est totalement inconnu. Je vais à l'annexe. Chaque région militaire a sa carte, donc il faut déjà savoir dans quelle région on veut chercher, ce qui n'est pas toujours évident. La carte de la région a 30 noms de bled, sans rien pour aider à chercher, donc je regarde les noms un par un... et je n'y arrive pas toujours. Et ça, ça casse complètement le fil de la lecture. Résultat, j'ai l'impression de ne jamais vraiment comprendre la situation décrite. J'ajoute que les cartes n'ont aucune indication du relief ni de la population, deux facteurs pourtant importants.

(J'ai aussi pensé à regarder dans les autres ouvrages sur le sujet, mais aucun ne semble avoir de cartes potables pour aider le lecteur novice.)

A quoi ca tient, une carte bien faite par chapitre, avec des flèches pour décrire les offensives et tout, aurait pu changer du tout au tout mon intérêt pour de ce livre.

Résultat, je n'ai aucune compréhension de ce conflit à vous apporter. J'ai surtout feuilleté pour lire les scoops présentés la 4e de couverture :

- la CIA avait un poste au nord du Laos qui servait surtout à lancer des missions en Chine communiste sur la période 1966-68, des équipes de locaux qui devaient pénétrer de quelques km dans le pays, se brancher sur des lignes téléphoniques et ramener les enregistrements. Ca suggère que le renseignement US devait être assez désespéré pour savoir ce qu'il se passait derrière le "rideau de bambou" pour se lancer dans ces opérations risquées et dont les fruits devaient être limités.

- un chapitre est consacré au programme des Commando Raiders, créés pour mener des raids au Nord Vietnam. Mais avec des succès limités, les combattants laotiens étaient surtout bons pour se battant sur leur territoire, faire des raids en territoire hostile sans soutien était demander plus que leurs capacités réelles. Je n'ai cependant pas compris comment ce programme au Nord Vietnam était compris aux USA, ni s'il ne dupliquait pas ce qu'on demandait déjà au MACV/SOG.

- sur la fin du conflit, la CIA a monté une opération pour mettre sur écoute une ligne téléphonique au Nord Vietnam, à proximité de la ville de Vinh. Apparemment elle a développé l'utilisation d'hélicos en vol nocturne pour déposer des commandos - et c'est un peu étonnant de voir que cette opération ne commence qu'à la mi 1971, soit bien tard dans le conflit, surtout vu comme elle a été plutôt réussie et jugée importante.

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  • 2 months later...

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