starpom

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Tout ce qui a été posté par starpom

  1. Voilà, comme c'est un sujet intéressant, plutôt que de continuer le hors-sujet je crée un nouveau topic Pour en revenir à Counter Strike, certains éléments sont complètement aberrants comme la gestion des dégats (par exemple un type à 1 pv court aussi vite et vise aussi bien qu'un type indemne), ou les performances de certains armes (j'ai été super déçu par la Minimi la première fois, elle a une précision qui empêche de l'utiliser efficacement à plus de 10m, et donc no l'utilise comme un vulgaire uzi qui aurait un énorme chargeur^^), cependant le jeu en équipe (teamplay) est extrêmement développé, avec des tactiques de couvertures, etc. Les grenades sont aussi super importantes, que ce soit les HE (beaucoup trop faibles mais bon) utilisées pour affaiblir l'ennemi avant l'attaque au FA, les smoke grenages pour pouvoir avancer en évitant de se faire aligner par un sniper, une flashbang qu'on balance avant de donner l'assaut pour que les gars d'en face aient leur écran tout blanc... :twisted: :twisted: Quant à la série des Battlefield, je trouve que même si d'un point de vue marketing ils représentent un des principaux avantages du jeu, les véhicules sont beaucoup trop puissants et déséquilibrent le jeu, même en leur balançant une roquette dans le c** à bout portant il faut au moins 6-8 coups pour démolir les plus costauds... S'ils étaient beaucoup plus fragiles, les joueurs seraient obligés de faire une vraie coopération infanterie-blindés, par comme là. Dans les jeux type SWAT je sais pas combien, j'ai vu qu'une des armes dispo était un lanceur paintball avec des billes au poivre pour neutraliser les méchants sans les tuer !! Ça a l'air d'être une super idée, je me demande si c'est vraiment utilisé dans la réalité, et si non, pourquoi... Enfin à ce que j'ai entendu dire, mais je ne l'ai jamais essayé, le meilleur FPS, malgré son âge, c'est toujours Operation Falshpoint.... :D Quant aux jeux de stratégie, vive Close Combat III et The Operationnal Art of War (et perfect general pour ceux qui connaissent lol)!! (Oui je fais court, mais bon je vais pas mettre un pavé, déjà que là...) Et je ne parle même pas des jeux en ligne, peut-être dans un futur topic...
  2. starpom

    Les missiles sol-air russes

    Merci ! Google translate marche plutôt correctement
  3. starpom

    Les missiles sol-air russes

    Bonjour, sur la page wikipédia anglaise du S-300 on peut lire : "The system can destroy ground targets at a range of 120 km (19,000 fragments or 36,000 according to various missiles). If the S-300 missiles are launched against ballistic missile launched, the range reaches up to 400 km." --> il peut vraiment détruire des cibles terrestres, j'ai mal compris où il y a une erreur ?
  4. Bonjour, sur la page wikipédia anglaise du S-300 on peut lire : "The system can destroy ground targets at a range of 120 km (19,000 fragments or 36,000 according to various missiles). If the S-300 missiles are launched against ballistic missile launched, the range reaches up to 400 km." --> il peut vraiment détruire des cibles terrestres, j'ai mal compris où il y a une erreur ?
  5. starpom

    les insolites de la marine

    Honnêtement je ne sais pas du tout où poster ça alors si vous avez des suggestions je suis preneur. https://www.defensenews.com/breaking-news/2017/11/01/navy-crews-at-fault-in-fatal-collisions-investigations-find/ Des résumés des conclusions de l'enquête sur les collisions des Destroyers américains McCain (21 août) et Fitzgerald (17 juin) qui avaient causé 17 morts viennent d'être rendues publiques. L'article est un peu long et pointe de nombreuses défaillances de l'équipage, mais avec les termes techniques je ne suis pas sûr d'avoir tout compris. En gros pour le Fitzgerald, il passait son temps à couper un canal de passage de navires marchands sans respecter les procédures de navigation en mer du Japon, parfois en frôlant les navires, l'équipage était fatigué, les officiers sur le pont n'ont pas averti le capitaines, ils ont pas réussi à se servir de leur radar pour suivre tous les navires autour, ni de l'automate identification system, les vigies regardaient du mauvais côté, aucun des deux bateaux n'a suivi où était l'autre ni cherché à communiquer avec l'autre, quand la collision a été imminente ils n'ont pas sonné l'alarme de collision, et les marins n'ont eu que 30 à 60 secondes pour sortir de leurs compartiments avant d'être noyés. Pour le McCain il franchissait le détroit de Malaga très fréquenté, il n'était pas en équipage renforcé parce que le capitaine avait voulu accorder plus de repos à son équipage. Les problèmes ont commencé quand le courant poussait le bateau sur le côté, et qu'il y avait un jeune aux commandes qui ne savait pas gérer le truc, du coup ils ont changé la configuration des commandes, mais ils se sont embrouillés, alors ils ont cru avoir perdu la direction, ils ont commencé à chercher la panne alors que c'était juste la configuration du truc qui avait changé, ils ont passé leur temps à changer et rechanger la configuration de la direction (5 fois en tout), avec parfois des ordres qu'étaient pas exécuté, et puis à un moment ils ont voulu réduire la vitesse, mais le mec chargé de le faire n'a réduit la vitesse que d'un seul côté, du coup le bateau a commencé à tourner, y'avait en plus le courant qui empirait les choses, et quand il a été trop tard il n'ont pas sonné l'alarme de collision. 10 marins sont morts broyés ou noyés.
  6. Dans le Raids du mois de janvier, p.46, on peut lire ça à propos des paras italiens : « Au niveaude l'appui-feu et du combat antichar, les Rangers du Monte Cervino dispsent, outre la FN Minimi et le Panzerfaust 3, [...] de lance-flammes Sabo Mod. 84 » - Comment est-ce que ces lance-flammes sont (probablement) utilisés ? - Est-ce qu'elles sont iterdites par la convention de Genève ? - Pourquoi presque plus aucune unité dans le monde n'en est équipé ? C'est une des armes les plus redoutables. Elle a été utilisée avec une incroyable efficacité pendant la seconde guerre mondiale sur à peu près tous les fronts, et notamment dans le Pacifique pour venir à bout des fortifications japonaise, ou encore au Viet-Nam, avec des dispositifs portatifs ou montés sur véhicule (cf les zolies nimages que j'ai mises). - On peut répondre que l'utilisation de telles armes pourrait avoir un effet désastreux auprès des médias, mais alors pourquoi est-ce que certaines unités en sont tout de même encore équipées, ou alors est-ce qu'utiliser une telle arme est vraiment plus horrible que de couper en deux un hommes avec une 12,7mm le faire exploser avec un obus de 120, lui arracher le tronc avec le souffle de l'explosion d'une bombe, ou le déchiqueter avec sous-munitions larguées par avion ou par une roquette de MLRS ? - On en utilise encore quelques-uns au 17ème Régiment de Génie Parachutiste par exemple, mais c'est un emploi qui semble assez exceptionnel.... Pourquoi est-ce qu'il n'y en a plus de montés sur véhicules par exemple ?
  7. Doit y avoir des obstacles juridiques pour armer des civils, mais rien d'insurmontable si c'est pour économiser des millions d'Euros. "Nécessité fait loi" Là c'est absolument ridicule, il leur a fallu 5 jours, mobiliser un destroyer de classe Arleigh-Burke de 9 000 tonnes, et une frégate de 4 000 tonnes avec ses deux hélicoptères, un navire d'assaut amphibie de 40 000 tonnes, soit environ 1500 marins et une équipe de SEALs amenés directement des Etats-Unis par avion et tarponnés en mer pour résoudre le problème... Et quand ça arrive à une nation qui ne dispose pas d'une marine capable d'une telle intervention des millions de dollars de rançon sont payés
  8. Je suis en train de regarder "Capitaine Philips", sur le détournement du navire cargo "Maersk Alabama" de 14000 tonnes en 2009, et c'est rageant : pas besoin d'envoyer des frégates ultra-modernes, des équipes de fusilier-commandos ou des équipes de gardes armés privés payés à prix d'or pour protéger les navires. Face à 4 traîne-savates dans une coquille de noix armés de quatre pétoires, une seule 12,7 mm aurait suffit à repousser l'attaque...
  9. starpom

    [Artillerie] Préparer l'après AUF1

    Oui mais je parlais de l'obus à correction de trajectoire Spacido, qui est censé être "5 fois plus précis qu'un obus non guidé", mais qui se contente de déployer un aérofrein pour rendre la trajectoire de l'obus plus prévisible, ce n'est pas vraiment un guidage.
  10. starpom

    Les forces armées terrestres russes

    180 ch c'est énorme, le VBL fait 3,8 t pour 95 ch !
  11. starpom

    [Artillerie] Préparer l'après AUF1

    Depuis 2012 apparemment. Je lisais qu'on peut d'atteindre une précision de l'ordre de 70 m à 30 km. Je suis nul en physique, mais en gros, à quelle portée environ on pourrait obtenir une précision de 10 m ?? J'aime beaucoup l'idée d'un obus à la fois précis et peu coûteux. Jusqu'à présent tous les systèmes de guidage GPS, inertiel, laser, IR, radar, semblent imposer un prix plancher de plusieurs dizaines de milliers d'Euros par projectile : je ne sais pas quel est le projectile guidé le moins coûteux au monde, mais il faut compter 20 000 $ pour une GBU-12, 150 000 $ pour un obus bonus, contre 2 000 $ pour une bombe mk-82 lisse, et j'imagine que ça ne doit pas être très loin pour un obus de 155 mm non guidé. (Le système de citations du forum est foireux, pour les liens aussi y'a plein de bugs !)
  12. starpom

    Les forces armées terrestres russes

    Message transféré dans la partie Europe, mais je sais pas comment effacer ce truc
  13. starpom

    Mini missile Pike de 40mm

    En effet ça faisait quelques années que je n'étais plus venu sur ce forum, et d'ailleurs je ne sais pas trop pourquoi je reviens, je ne me suis pas vraiment posé de questions ; c'est drôle de voir que certains sont toujours là et n'ont jamais cessé de poster :) Et c'est moi ou une apogée de la trajectoire au bout de 15 secondes, c'est très long ? Si l'apogée était à mi-distance (?), c'est-à-dire au bout de 1000 mètres, alors il faudrait 30 secondes au missiles pour parcourir 2000 mètres --> 67 m/s --> très lent (Javelin : 140 m/s ; Milan : 75 m/s au début, 210 m/s à la fin ; M203 : 75 m/s ; mk19 : 240 m/s). C'est peut-être grâce à une vitesse aussi faible qu'ils ont réussi à concevoir un missile aussi petit ^^
  14. starpom

    Mini missile Pike de 40mm

    Guidage laser semi-actif, cela veut dire qu'il faut qu'un tiers illumine la cible pendant tout le temps de vol ? Et le concept est intéressant, mais ça ne m'étonnerait pas qu'un engin pareil coûte plusieurs dizaines de milliers d'Euros..
  15. starpom

    Armée de l'air israélienne

    J'ai cherché un sujet "devinez quel est cet avion", mais en vain. Je suis tombé sur cette série de photographie à l'exposition permanente du centre Pompidou. Elles ont été prises par un photographe libanais, Walid Raad, qui à l'époque, en 1982, n'était pas très connu et avait seulement 15 ans. Sa mère l'avait emmené dans les collines ou stationnait l'armée israélienne où il avait essayé de photographier le conflit le plus près possible. Du coup je me demandais quels pouvaient être ces appareils. En 1982 il me semble qu'Israël avait engagé des F-4 Phantom II, des A-4 Skyhawk, des F-16, des F-15, et des Kfir. J'en oublie peut-être.
  16. Tout est dans le titre, d'ailleurs depuis quelques temps c'est un sujet qui revient pas mal sur ce forum ;) Un petit rappel historique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Malouines http://www.stratisc.org/Malouines.htm
  17. starpom

    Marine Sud-Africaine

    J'ai cherché partout et il n'y a aucun topic sur les forces navales de l'Afrique du Sud ! La marine sud-africaine se dote de 4 frégates furtives de classe Valour, conçues par des Allemands, des Français et des Sud-Africains. Leurs missions seront des missions de défense, de protection de la pêche (?), de surveillance, de maintien de la paix, et humanitaires [note de starpom : drôle de missions pour des frégates furtives !]. "South Africa expects to have all four of its new Valour-class vessels fully operational this year as its major surface units. Often called patrol corvettes, the vessels are in reality multi-purpose light frigates equipped with surveillance and countermeasures systems. These ships –- one of our featured systems this month -- are able to perform various defense, fisheries protection and surveillance missions, as well as peacekeeping and disaster-relief operations. South Africa's navy boasts of the stealth design of the Valour-class (cf la zolie nimage), including low radar, infrared, acoustic and magnetic signatures, a horizontal exhaust, waterjet propulsion and an X-shaped hull design that deflects radar waves. They were built in Germany by the European South African Corvette Consortium -- the German Frigate Consortium (led by Blohm + Voss), African Defence Systems (ADS, part of Thales) and several South African companies."
  18. Je ne sais pas ce que t'appelles "libanisation", en tous cas la "vietnamisation" et "l'afghanisation" (actuelle) sont des situations complètement différentes (une force d'occupation occidentale essaye de se retirer d'un conflit où elle est embourbée sans perdre la face). Si on devait faire un rapprochement, entre l'idée d'armer et d'équiper les rebelles libyens, et des conflits passés, ça serait avec le soutien apporté à l'Alliance du Nord en 2001 en Afghanistan, et le soutien apporté aux Moudjahidins face aux Soviétiques dans les années 1980 : leur fournir des armes, du ravitaillement, de l'équipement (notamment transmissions), de la formation, l'assistance de "conseillers", voire de contrôleurs aériens avancés, et les laisser mener les offensives terrestres. On évite la plupart des critiques sur l'ingérence ou le "néocolonialisme" de force qui interviennent "sans aucune légitimité", c'est le peuple lui-même qui renverse les dirigeants dont il ne veut plus =) (Et puis évidemment, si ça tourne mal, c'est beaucoup moins grave) En ayant pour seul projet de survoler le pays quotidiennement, et de bombarder de temps en temps, le tout avec 99% d'appareils occidentaux, on ne se permet ni d'aboutir à une guerre courte, ni de laisser une porte de sortie à Kadhafi...
  19. En même temps on n'a rien d'autre en France... Pas d'équivalent des AGM-65 Maverick, ni même des AGM-114 Hellfire ou des Brimstone. D'ailleurs sur nos Tigre on a prévu d'emporter des Hellfire... Les objectifs ont l'air très confus, l'amiral Mike Mullen vient même de déclarer qu'ils n'avaient pas l'intention de chasser Kadhafi du pouvoir. Sans compter que si jamais tout ça aboutissait effectivement à un renversement de Kadhafi, ça aurait un fort goût d'ingérence occidentale... Sauf peut-être si les pays arabes interviennent (mais j'en doute fort, pour l'instant) ou alors si les rebelles font 90% du boulot, mais pour ça il faudrait leur fournir des armements lourds : T-55, T-62, T-72, BMP, BTR, BRDM, technical cars, etc. : des choses à la fois capables de débloquer la situation sur le terrain, et en même temps relativement facile à éliminer si jamais elles se retrouvaient entre de mauvaises mains. En tous cas si le déploiement d'un corps expéditionnaire terrestre reste exclu, il faudra soit s'attendre à armer les rebelles, soit s'attendre à ce que ça dure très longtemps Alors je pose la question autrement : quels armements et équipement faudrait-il recommander aux Egyptiens de fournir aux rebelles pour leur permettre de destituer Kadhafi ?
  20. J'entendais certains "experts" en relations internationales (avant l'adoption de la résolution 19-73), dire que le meilleur moyen de s'impliquer dans les problèmes libyens, c'était d'armer et d'équiper les rebelles (d'ailleurs ça a peut-être déjà discrètement commencé). A mon avis ça serait à la fois bien plus efficace et bien moins risqué (en termes d'image, et de risque politico-diplomatiques) ; et ça peut toujours s'avérer complémentaire d'une intervention aérienne ; le mieux étant quand même de fournir une aide humanitaire massive, en terme de communication, et en terme de soutien à la population du pays, c'est quand même mieux que des AASM, des GBU-12 et des TLAM. --> Mais pour en revenir à l'armement et l'équipement des rebelles lesquels seraient les mieux à leur fournir ? (En gardant en tête que le risque, c'est que dans quelques années ses armes se retrouvent dans les mains de nos ennemis, comme avec ce qui s'est passé en Afghanistan dans les années 1980). Le minimum me paraît être des AK-47, des RPG-7, des postes de radios de portée locale pour la coordination entre unités terrestre, des postes de radio longue distance pour les contacts avec les pays de la coalition et la presse, voire des radios pour les contacts avec les pilotes. Quoi d'autre ?
  21. Lundi prochain, dans mon établissement, un général, qui appartient probablement aux services de renseignement (DGSE ?), va venir nous faire une petite conférence sur la gestion de crises internationales par l'UE, notamment la prévention des crises, et la Politique Européenne de Sécurité et de Défense. En réalité la prof a été plutôt vague sur les thèmes abordés, mais il a notamment participé à la gestion de toutes les crises internationales de 2004 à 2007, et c'est un spécialiste de l'Afghanistan, et surtout on pourra lui poser "toutes les questions que l'on veut". Si vous aviez des questions à lui poser, qu'est-ce que vous lui demanderiez, vous ?
  22. starpom

    Collision entre Le Triomphant et HMS Vanguard

    Est-ce que le Triomphant n'aurait pas dû être détecté par le Vanguard au moment où il faisait surface ? C'est quoi le problème dans le fait que les Anglais possèdent la signature d'une de nos SNLE ? Ce n'est pas comme si c'étaient les Russes ou les Chinois...
  23. J'ai regardé la deuxième moitié, et j'ai pas aimé. On nous montre surtout une bande de potes en combi d'aviateurs qui déconnent en buvant de la bière, ça fait sourire mais ce n'est vraiment pas instructif du tout. Le comble, c'est que l'on ne voit presque pas les appareils, alors qu'avec leurs magnifiques livrées tigrées ce sont quand même les star du Tiger Meet (mention particulière au Rafale avec l'oeil géant peint sur la dérive arrière). Ce qui est très révélateur de ce problème, c'est que le moment on l'on voit le plus les avions, c'est pendant le générique de fin ! Et ne parlons même pas du déroulement des exercice (le Tiger Meet est l'occasion pour les équipages d'effectuer une demi-douzaine d'exercices), on a à peine le droit à quelques secondes de briefing, et absolument rien sur l'opération elle-même. On approche là du degré zéro du travail d'analyse du journaliste... Un "documentaire" que je recommande chaudement d'éviter. Plus vous aimez l'aviation, plus vous serez frustré de voir ce docu !
  24. http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/doctrineFT/doc_fond/FT_02/doc/FT-2.pdf Le livre "Tactique générale" est paru le mois d'octobre dernier aux éditions Economica, rédigé par le CDEF de l'Armée de Terre, mais il est aussi disponible gratuitement sur le net au lien indiqué ci-dessus. J'ai copié également une fiche de lecture de ce livre qui provient de l'excellent blog "théâtre des opérations" : http://reflexionstrategique.blogspot.com/search/label/Tactique N'hésitez pas à aller consulter ce blog, l'auteur y aborde des tas de sujets militaires, de la stratégie à la tactique. La récente mise en ligne du document intitulé « Tactique générale » nous permet de revenir utilement sur quelques grands principes immuables (« des principes établis ») de la guerre ainsi que sur des exigences particulières, propres aux conflits actuels (« des corollaires nouveaux »), qui viennent complexifier les opérations terrestres. Car, loin de rendre caduques les règles héritées de Clausewitz ou Foch (et partant, en fait, de l’héritage napoléonien[1] qui fournit originellement la matière première à partir de laquelle les penseurs contemporains ont pu réfléchir et écrire sur la guerre), la « guerre au sein des populations » leur accorde toujours la même importance tout en y ajoutant certaines contraintes qu’il faut prendre en compte si l’on veut tirer le maximum de l’action des forces terrestres. Le nouveau document fondateur de l’Armée de Terre (qui fait suite au FT-01, « Gagner la bataille - conduire à la paix ») revient donc sur ces bases fondamentales en les actualisant à l’aune des récentes modifications de la grammaire de la guerre. Il n’est sans doute pas inutile de s’y attarder ici, de les présenter en détail afin de les avoir en tête, de les commenter, de les expliciter, etc. Précisons néanmoins que les extraits volontairement mis en exergue sur cette page ne prennent toute leur valeur qu’intégrés à l’argumentaire général du FT-02[2], dont la lecture complète s’impose donc évidemment… Mais revenons-en aux grands principes de la guerre tels qu’ils sont définis dans ce document : « L’armée de Terre reconnaît trois principes de la guerre - la liberté d’action, la concentration des efforts et l’économie des moyens – à appliquer par les forces terrestres au niveau tactique ». 1. La liberté d’action : Principe de la liberté d’action : Possibilité pour un chef de mettre en œuvre ses moyens à tout moment et d’agir malgré l’adversaire et les diverses contraintes imposées par le milieu et les circonstances en vue d’atteindre le but assigné. La liberté d’action repose sur : - La sûreté, qui permet de se mettre à l’abri des surprises. - La prévision et l’anticipation des événements et des actions adverses. - La capacité de prendre l’ascendant et d’imposer sa volonté à l’adversaire. Pour reprendre l’expression d’André Beauffre : « la lutte des volontés se ramène donc à une lutte pour la liberté d’action, chacun cherchant à la conserver et à en priver l’adversaire ». Sur le plan tactique, il s’agit de garder l’initiative (« capacité à fixer ou à définir les termes de l’action tout au long de la manœuvre ou de l’opération ») : le chef exploitera les erreurs de l’adversaire, au besoin en les provoquant, et cherchera toujours à prendre l’ascendant sur ce dernier pour lui imposer son propre tempo. Deux facteurs essentiels permettent au chef de conserver sa liberté d’action : une claire compréhension de l’adversaire et du milieu et l’audace. La première permet de créer et/ou de percevoir les opportunités ; la seconde donne l’ascendant moral autorisant une prise de risque raisonnée et la réalisation des effets sur le plan adverse et sa volonté. 2. La concentration des efforts : Principe de concentration des efforts : Convergence dans l’espace et le temps des actions et des effets des différentes fonctions opérationnelles. La concentration des efforts n’est pas la concentration des forces : le principe retenu dans le FT-02 insiste sur « la nécessité de combiner les actions et d’optimiser les effets pour multiplier l’efficacité sur l’objectif choisi ». Une manœuvre globale, dépassant les simples aspects militaires, utilisera pour ce faire la coordination entre les différents systèmes d’armes complétée par celle entre les capacités de contrainte, de contrôle et d’influence[3]. La notion « d’effort », ici privilégiée, vise donc à prendre en compte les nouvelles exigences des opérations au sein des populations, qui ne sont pas que militaires. La concentration des efforts vise à « la conquête d’une supériorité relative appliquée au point de rupture de l’équilibre des forces physiques et morales », concentration qui s’exerce quitte à affaiblir volontairement des points secondaires. L’établissement dupoint de rupture nécessite la prise en compte d’un rapport de forces, déterminant les lieux et moments d’infériorité et de supériorité relative amie, d’où l’on déduira les efforts matériels à appliquer. Sur le plan des effets psychologiques, on cherchera à optimiser la surprise, à exercer une volonté prépondérante (force de conception des chefs renforcée par l’esprit d’initiative de tous les échelons) et à choisir les circonstances les plus favorables. « La supériorité relative est davantage la conséquence d’une lutte morale entre deux volontés que le choc physique entre deux masses ». 3. L’économie des moyens : Principe d’économie des moyens : Répartition et application judicieuse des moyens en vue d’obtenir le meilleur rapport capacités/effets pour atteindre le but assigné. C’est le choix du chef, « son expression claire et précise pour atteindre un objectif », qui détermine la mise en œuvre efficace de ce principe : en consentant les risques liés à l’audace qui permet l’acquisition de la supériorité relative, il va décider de l’affectation correcte des moyens à sa disposition. Il utilisera les instruments de l’économie des moyens que sont la [\b]modularité (« constitution d’unités adaptées à la mission à accomplir et par la manœuvre interarmes »), l’articulation des forces (les moyens correctement disposés doivent permettre à la fois d’acquérir la supériorité relative, d’exploiter les opportunités et de parer à la surprise) et le soutien, sachant que ce dernier doit être « bien dimensionné et permettre de disposer du meilleur potentiel pour le moment de la concentration des efforts ». On voit émerger la constitution de deux ensembles tactiques : les forces destinées à l’action principale et celles destinées à la garantie de la liberté d’action, dont l’élément réservé. 4. Des corollaires nouveaux : Les opérations au sein des populations imposent un rapport nouveau à la destruction. Dans ces cas, en effet, l’usage de la force non seulement ne conditionne plus la victoire politique, mais peut même l’entraver : les populations locales tireront rancœur d’un usage massif de la force de même que les citoyens des pays qui déploient leurs armées, dans des contextes qui n’apparaissent pas vitaux pour eux, seront choqués par un usage trop massif de leurs capacités de destruction que la rapidité de l’information et la forte charge émotionnelle des images véhiculées par les médias toucheront inévitablement. Pour conserver sa liberté d’action tout en sachant doser convenablement ses actions cinétiques, la force doit donc s’appuyer sur certains principes : la légitimité de l’action entreprise se construit dans ce sens « aussi bien auprès des instances internationales et des opinions nationales qu’auprès des populations locales ». La légitimité repose aussi sur le principe de nécessité, « c'est-à-dire de juste suffisance de l’application de la force aux objectifs recherchés ». Il en découle un impératif de modération « tenant compte de l’éthique dans la guerre et des dimensions médiatiques et juridiques très présentes lors des opérations ». Les forces sont également organisées en vue de limiter « les pertes humaines et les dégâts matériels et à privilégier la faillite de l’adversaire à son écrasement » : c’est la réversibilité de l’action[4] ainsi que le refus de l’escalade. 5. Conclusion : Les trois principes fondamentaux décrits ci-dessus sont complémentaires : l’économie des moyens facilite la concentration des efforts, la liberté d’action autorise l’économie des moyens et la convergence des effets. En tout état de cause, c’est la surprise qui doit être favorisée en permanence lors de la mise au point des procédés d’application. Mais les opérations militaires actuelles imposent également des principes nouveaux qui, en établissant la cohérence entre l’efficacité opérationnelle et l’efficacité politique, concourent à la préservation de la liberté d’action. Ce sont la légitimité de l’intervention, la nécessité et la réversibilité de l’action. *************** [1] Du reste, le FT-02 utilise l’exemple d’Austerlitz (voir la carte) pour illustrer ce chapitre. Les conclusions méritent d’être citées : « Napoléon en analysant parfaitement le terrain et les manœuvres adverses a imposé son plan aux coalisés et obtenu un succès incontestable. Il accepte le risque d’un débordement en ne consacrant initialement à la défense de l’aile droite française qu’un détachement réduit mais appuyé sur un terrain favorable, avec un rapport de forces extrêmement désavantageux jusqu’à l’arrivée de Davout. Cette prise de risque fondée sur une juste économie des moyens permet la concentration de l’effort au centre. Il a ainsi pris l’ascendant sur les coalisés, et conservé sa liberté d’action. » [2] Il n’est pas inutile de citer une partie de l’introduction du FT-02 afin de bien rappeler son utilité et ses buts : « À partir des nouvelles conditions opérationnelles, le présent document établit le cadre général de l’emploi des forces terrestres. (…) Il fournit ainsi les références nécessaires aux documents de doctrine applicatifs tels que les manuels d’emploi des unités. Leur adaptation aux circonstances relève alors du jugement du chef en opération ». [3] Selon le FT-02, dans le chapitre intitulé « Des nouvelles conditions des opérations » : « par leur action au sein des populations, les forces terrestres assurent trois finalités tactiques : contraindre l’adversaire, contrôler le milieu physique et humain, influencer les perceptions. » [4] Réversibilité : aptitude à changer rapidement le mode de l’action entreprise en fonction de l’attitude générale de l’adversaire, notamment pour maintenir au plus bas niveau d’intensité possible une opération.
  25. starpom

    Tsahal lance sa propre chaine sur Youtube

    Quelqu'un saurait dire ce qui a pu produire ce type d'explosion ?