Chronos

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    Belgium
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    Bande dessinée, cinéma, Histoire.
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  1. Chronos

    [BREXIT]

    Tu entends quoi au juste par censure de l'internet britannique ? J'ai pas trop l'impression qu'on y censure quoi que ce soit considérant la quantité d'énormités nous parvenant tous les jours de cet archipel.
  2. Chronos

    [BREXIT]

    Coût de l'immobilier, des droits d'enregistrement sur mutations immobilières qui ne sont pas minces non plus (en fait l'un des plus gros obstacles), la mise aux normes d'un bâtiment peut également se révéler un gouffre à pognon (électricité, chauffage, mais aussi performance la performance environnementale qui est venue s'ajouter à l'ensemble). Tout cela est reporté sur les particuliers qui doivent emprunter plus, quand ils le peuvent et que la banque le veut bien (dans le cas contraire, elle exigera que ces surcoûts soient payés en propre...). En outre, la pression sur le logement locatif privé, notamment en ville, n'aide pas. Tu as la spéculation d'un côté, et la "construction" de logements sociaux qui se fait en fait par le rachat d'immobilier existant par les pouvoirs publics, ce qui asphyxie l'offre pour tout qui est trop riche pour en profiter et trop pauvre pour payer plus cher. Le résultat est, en France, la fuite vers les zones pavillonnaires, et le renchérissement de la vie en termes de transport. On relèvera enfin que les droits de succession n'aident pas non plus, l'accroissement du capital de la classe moyenne étant détruit fiscalement à chaque génération, de sorte qu'il y a maintient dans la précarité, ce qui limite aussi la capacité d'épargne/pension sous forme d'investissements.
  3. Chronos

    [BREXIT]

    Preuve s'il en est que le Brexit, en soi, était une entreprise déclenchée sans réflexion en amont, ce qui est singulièrement ce dont on attend d'un élu et la raison d'être de sa fonction...
  4. Chronos

    [BREXIT]

    Juridiquement elle est très loin d'y être hostile. En revanche toute politique de cette nature serait corsetée par des règles visant à préserver un minimum de concurrence sur le marché (ce qui, vu ce que les gouvernements laissés en roue libre sur ce point sont capables de faire, ne fera de tort à personne) et à prévenir les dérives budgétaires injustifiées par le financement à fonds perdus d'opérateurs mal gérés, faillis ou à la direction peu compétente. Sans me faire zélote de ce genre d'orthodoxie, nous pouvons également observer que les gouvernements nationaux laissés sans frein en la matière ont également une propension à qualifier "d'investissements" tout un tas de dépenses qui sont en fait de fonctionnement, ne procèdent pas d'un engagement financier dans le développement, le renforcement ou la consolidation d'activité générant un retour et que les engagements budgétaires sont pris sans méthodologie initiale apparente voire servent à masquer du financement de copains. Le respect des gardes fous européens permet de limiter ces dérives et donc de s'assurer que l'argent va bien là où il est supposé aller (enfin, autant que possible...). Lesdits gardes fous permettent également d'imposer au pouvoir en place de mettre en place une méthodologie d'investissement ex ante et d'identifier les objectifs à atteindre, ce qui est, somme toute, le stricte minimum que l'on peut attendre d'un Etat justifiant son intervention par des considérations stratégiques, sa capacité à voire grand, à soutenir un effort dans la durée (on en reparlera en matière de base industrielle et technologique de défense en Europe, mais pas que, y compris en France*)... Le Gouvernement May avait effectivement promis une telle politique industrielle. Force est toutefois de constater qu'aucun secteur ne semble avoir été préalablement identifié, qu'aucun marché débouché ne semble l'avoir été non plus (et pour cause, l'objet même du Brexit est de... couper les ponts avec le premier débouché commercial du pays et la zone économique qui permet à l'UK de se valoriser vis-à-vis du reste du monde !) et qu'aucun engagement budgétaire ne semble avoir été pris quant à ce. Dès lors on peut se demander si Theresa May avait le capital politique pour le faire certes, mais vu la situation du Royaume-Uni et l'état de son débat public, peut-être devrait-on également se demander s'il ne s'agissait pas, tout simplement, d'un propos dont la valeur et la sincérité équivalaient au Bus de Boris Johnson ou aux promesses d'un Nigel Farage... *Je songe notamment aux FREMM...
  5. Chronos

    [BREXIT]

    Tout dépend de la façon dont le Parlement voit son rôle et comment il compte appliquer son contrôle. Dire que l'on va discuter et discourir de tout est bien beau mais présente un vrai problème d'efficacité d'autant plus qu'internationalement, un gouvernement est comptable devant ses paires indépendamment de ses règles internes. Un Parlement ne sera efficace dans un tel processus que s'il est capable de dégager une majorité claire sur une ligne de conduite donnée et de contrôler l'action du Gouvernement dans sa mise en œuvre, ce qui n'est pas le cas de la Chambre des Communes depuis plus de trois ans maintenant. Il me semble que le vrai problème a été l'incapacité du Parlement, en amont, de conférer un mandat de négociation au gouvernement May et dans l'adoption duquel il aurait exercé un rôle de contrôle par anticipation (fixer les lignes rouges, et des réalistes...), tout en produisant le document au départ duquel la responsabilité gouvernementale aurait pu s'exercer... À cet égard, c'est l'absence de stratégie pour déterminer quel Brexit on veut au moment de déclencher l'article 50 qui est à l'origine du problème (alors qu'il y a eu plus d'un an de discussions là-dessus ensuite de deux campagnes électorales -législative et référendaire- sur la question hein). Le Parlement est tout autant responsable que le gouvernement. En outre, le vaudeville des votes indicatifs des semaines précédentes indique de manière assez éclatante que le Parlement est incapable de déterminer ce qu'il veut, toutes les propositions, dont certaines s'excluent mutuellement, ayant été rejetées... Il révèle également une incapacité du même Parlement à tenir compte du fait que ses décisions impliquent d'aller discuter avec un interlocuteur étant parvenu, lui, à déterminer ce qu'il veut en amont et qui n'a que peu de raisons de varier. Bref, la collision avec la réalité fait mal. Alors ils peuvent réaffirmer la souveraineté parlementaire et la qualité des échanges (sic) à chaque clôture de débats, le Speaker peut démontrer la qualité de ses interventions et l'excellence de son anglais tant qu'il voudra, toujours est-il que ladite souveraineté parlementaire est en train de perdre tout crédibilité, vis-à-vis des interlocuteurs du pays, d'une part, et de la population, de l'autre. Mais silence, on tourne.
  6. Chronos

    [BREXIT]

    Suggérerais-tu comme on dit dans nos contrées, qu'il est "bien brave" ?
  7. Chronos

    Chine

    Cela se traduit-il en un nombre substantiel de Standard Essential Patents ? S'agissant d'une technologie de réseau, la question me paraît clef.
  8. Chronos

    Nouvelle-Zélande

    En soit l'effet envisagé est l'absence d'effet. Note que c'est pas une critique. On commence à être bien gratinés en Europe avec la tangente prise depuis quelques années.
  9. Chronos

    Nouvelle-Zélande

    À quel genre d'effets penses-tu ? Concrètement ?
  10. Chronos

    [BREXIT]

    À quels juristes fais-tu référence ? En faisant ce qu'aucun juriste ne devrait faire, soit raisonner au doigt mouillé, je vois mal pourquoi la Commission proposerait une clause apparemment si importante mais toutefois aisément attaquable (devant la CJUE ?).
  11. Chronos

    [BREXIT]

    Silence, on tourne .
  12. Chronos

    [BREXIT]

    Pour eux c'est encore pire car se pose la question de la reconnaissance de leur futur Etat. En plus de faire face aux règles internes relatives à la séditions, la sécession, et le droit à l'autodétermination. Typiquement le cœur de la question catalane et la base légaliste en béton de Madrid dans cette crise. On a toutefois vu la manifestation de l'aspect que tu mets en lumières durant l'affaire catalane : nombre de gros opérateurs basés à Barcelone ont tôt fait de transférer leur siège administratif (notamment pour des questions de TVA) hors de Catalogne à la seconde où Madrid (exerçant souverainement ses compétences dans un rapport de force imprimé par les indépendantistes) a assoupli la procédure pour ce faire.
  13. Chronos

    [BREXIT]

    Le projet du Brexit n'est pas un projet anti-libéral ou illibéral (pour reprendre ce concept d'Europe centrale né de l'accord de coalition entre un libéral devenu souverainiste et catholique conservateur* par opportunisme et un parti fasciste...) mais un virage encore plus à droite sur la plan socio-économique... L'argument ne tient donc pas. Les gouvernements européens, du fait de l'allocation d'une large part de leur PIB dans des systèmes redistributifs, n'ont quasiment plus de marge de manœuvre financière. C'est un fait. l'accroissement du prix de l'énergie depuis 1973 est un facteur aggravant. ça réduit le champ des possibles rationnels, n'en déplaise aux extrémistes de tous bords. *Le tout dans une société en voie se sécularisation rapide, c'est dire...
  14. Chronos

    [BREXIT]

    En soi, le référendum (consultatif) demandait simplement au peuple britannique si leur pays devait quitter l'UE. Il s'agit donc de savoir si le peuple britannique souhaite faire partie d'une union politique ou pas. La majorité a voté non, donc sortie. Ce référendum ne portait pas sur la pertinence de conclure un accord de libre échange dans le cadre de la sortie qui aboutirait à un marché tout aussi ouvert. Le Parlement étant souverain, celui-ci est libre d'approuver tout traité de libre échange avec une entité politique avec laquelle le Royaume-Uni est susceptible de négocier un accord. Il peut s'agir des USA, de l'Inde, du Japon, ou de l'Union européenne. On relèvera, à cet égard, qu'un tel projet s'inscrit dans la droite ligne de ce qui était promu par les brexiters, dont l'agenda est essentiellement très libéral et anti-réglementation technique et/ou écologique (et singulièrement de sécurité). Le Brexit n'est pas un projet socialiste ou protectionniste, il s'agit d'un projet visant au contraire à se débarrasser d'une UE jugée trop lourde et trop technocratique pour aller négocier soi-même ce que l'ensemble de l'UE n'accepte pas nécessairement. La conclusion d'un accord de ce type n'est pas contraire au Brxit dès lors que l'objectif initial, soit sortir de l'Union politique, aura été atteint. Cela aura juste des conséquences, notamment une influence considérablement moindre sur l'évolution législative et réglementaire du premier partenaire commercial, une paille. C'est la stricte prérogative du gouvernement britannique élu par les urnes et gouvernant sur base d'un accord de majorité (Tories + Nord irlandais). Si les britanniques veulent un Royaume-Uni socialiste comme il existait dans les années 60 (on a vu dans quelle situation financière ils se sont retrouvés), ils peuvent voter Corbyn, c'est peu ou prou son projet... L'UE n'a, à ce titre, pas porté atteinte à la souveraineté britannique, que du contraire. D'un autre côté l'Union est une entité clairement libérale, conformément aux aspirations continues de la majorité de l'ensemble de ses membres depuis sa fondation, ce qui a été confirmé lors de la création du Parlement. Elle a déjà déclaré qu'il était de son intérêt à maintenir des relations commerciales aussi fluides que possibles avec le Royaume-Uni et, s'agissant d'un processus de négociation avec une entité souveraine, dispose de ce tous les éléments que son mandat de négociation et que le droit international lui confèrent. Elle peut donc souverainement décider de faire pression, de pratiquer du parallélisme institutionnel et/ou de dossier, de faire du chantage ou de refuser de discuter de ce qui ne l'arrange pas, de jouer sur le dossier irlandais dont elle est un acteur important. Le Royaume-Uni dispose de la même prérogative. Cela s'appelle de la diplomatie. Les deux parties sont donc engagées dans un rapport de force politique et commercial, comme dans toute relation existant entre deux ensembles souverains ou, comme dans le cas présent, entre un Etat souverain et une coalition d'Etat souverains ayant délégué l'exercice de certaines de leurs compétences à une entité supranationale. Il se révèle toutefois que le rapport de force n'est pas en faveur du Royaume-Uni. En quoi est-ce anti-démocratique ? L'UE n'est pas liée par les règles de fonctionnement internes du RU et réciproquement, c'est cela, la souveraineté... Comme d'habitude, nous sommes face à l'expression du paradoxe souverainiste : un Etat invoque sa souveraineté pour tenter d'imposer sa volonté à ses interlocuteurs. Le fait est toutefois que la souveraineté n'est pas une expression unilatérale mais une dialectique. Faire reconnaître sa souveraineté renvoie directement à celle de ses interlocuteurs qui disposent, souverainement, d'opposer la leur, seuls, ou en coalition (ce qui est l'objet même de l'UE). Et rien de tout cela n'est anti-démocratique. La souveraineté, c'est assumer toutes les conséquences de son indépendance. Le Royaume-Uni est en train d'en faire l'expérience. Et à lire les objectifs de négociations de l'administration américaine en vue de la négociation de l'accord de commerce post-brexit à intervenir, les coups de semonce envoyés depuis l'Inde, le Japon, et l'Australie, ce n'est que le début. Ce qui est assez épatant dans cette affaire, sur le plan historique, c'est que le Royaume-Uni a consacré une part substantielle de ses efforts diplomatiques de ces 500 dernières années à éviter la construction d'une coalition d'Etat continentaux. Ils y sont parvenus (avec une certaine maestria) et ont même fini par rejoindre le groupe pour s'en assurer, assez subtilement. Le vote populaire a toutefois démoli cette posture stratégique et le vote de sortie a fini par mettre en lumière certains intérêts communs des continentaux.
  15. Chronos

    Venezuela

    Faudrait pas oublier non plus que le pétrole vénézuélien tient plus du sable bitumineux que du pétrole brut classique comme on peut en trouver au moyen orient. On parle donc d'une grosse réserve d'énergie mais globalement incapable de concurrencer du gaz/pétrole de schiste (produit aux USA) à l'heure actuelle. Un des aspects importants de l'ère Obama est que les USA sont, sous sa présidence, devenus de très gros producteurs de gaz et de pétrole et (et ce point est, semble-t-il, à mettre à son compte), des exportateurs, ce qui veut dire que leur rôle dans la détermination des prix de l'énergie et l'affaiblissement d'un des plus gros cartels du monde (dont le Vénézuéla est l'un des pays fondateurs). D'une certaine façon, ils ont moins besoin d'envahir des Etats producteurs que par le passé, si ce n'est pour contrôler les sources d'approvisionnement des autres. Ces considérations ne doivent pas éclipser non plus le développement toujours plus important des énergies renouvelables/non pétrogazières et des micro-réseaux, dont la maturation au cours des décennies à venir pourrait aboutir à la production d'une énergie non pétrolière moins chère que l'exploitation de pétrole peu rentable comme les sables bitumineux ou assimilables.