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La production de pétrole


nemo
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Il y aurait un lien entre la crise de 2007 et l'émergence du gaz de schiste ??

 

Hein ?

 

Pas compris désolé :mellow:

 

Je parle juste de leur capacité adaptation et la vitesse du processus.

Qu'a chaque fois que quelqu'un les donne pour fini, 5 ou 10 ans plus tard ils sont sur le toit du monde.

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Ton article ne s'oppose en rien à l'interview de BFM.

Mon article n'est qu'un exemple de ce qui se passe. A voir dans le détail mais ça décris deux mouvement opposé. Par exemple en ce qui concerne le seuil de rentabilité des puits. De fait on a des fermetures de puits, pourquoi si les seuils de rentabilités sont en dessous de 40$ le baril ?

Un autre exemple :

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/15/20002-20150115ARTFIG00112-la-chute-du-petrole-menace-250000-emplois-aux-etats-unis.php

 

Attention je parle spécifiquement du monde pétrolier, en ce qui concerne la santé économique global c'est un autre problème car l'économie dans son ensemble tire profit de la baisse des prix des fossiles.

Edited by nemo
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Mon article n'est qu'un exemple de ce qui se passe. A voir dans le détail mais ça décris deux mouvement opposé. Par exemple en ce qui concerne le seuil de rentabilité des puits. De fait on a des fermetures de puits, pourquoi si les seuils de rentabilités sont en dessous de 40$ le baril ?

 

Si des puits "asséchés" ferment et qu'en plus il suffit maintenant d'un seul puits là ou il en fallait 6 avant, ce n'est pas forcément que la production va mal.

Il faudrait voir le nombre de puits qui ouvrent et qui ferment, du moment qu'il n'y a pas plus de 6 puits qui ferment pour 1 qui ouvre, ça ne veut donc pas dire que la production chute.

Si quelqu'un a les chiffres pour se faire une idée ?

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Pour le moment on parle de baisse d'investissement on est pas près de voir de baisse effective de production... Rien ne dit qui si la production baisse les "Arabes" ne vont pas se placer sur les PDM libéré par cette baisse de production pour vendre leur pétrole bon marché a la place... faisant en sorte que le pétrole ne remonte pas de suite a des niveau intéressant pour les exploitations non conventionnelles, et donc qu'un investissement non conventionnel reprenne. Même si l'investissement reprendre, il faudra alors des mois - voir des année - avant d'avoir une production semblable a celle d'aujourd'hui.

Pour le moment la production ne baisse pas ... pourtant l'investissement s'était déjà un peu tassé, les performance des puits récent étant meilleur que prévu - on arrive a tirer plus de pétrole qu'au début de chaque puits -. En pratique le nombre de puits en service baisse tout doucement depuis un an déjà pourtant la production a continué a grimper largement. C'est encore pire avec le gaz, ou le nombre de puits a chuter radicalement alors que la production se maintient.

Il se pourrait bien que la production ne baisse pas de sitôt, ni pour les 2 année a venir ...

Pour le gaz le nombre de puits a été divisé par 4 en 4 ans alors que la production augmente toujours gentiment.

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Il y a un temps de latence important entre la baisse des investissements et celle de la production, ce temps est en plus assez variable selon le type de production. Elle est plus courte en ce qui concerne le pétrole de schiste dont les puits ont besoin d'un renouvellement quasi continu mais elle se compte tout de même en mois, 6 à 12 sans doute. Il y a aussi un temps de latence entre la baisse des prix et le ralentissement voire l’arrêt progressif des investissement, là encore on parle de 4/5 mois minimum. Cette baisse des investissements concernent TOUTES les productions même si bien sur les plus touché sont les investissement les plus couteux qui visent les productions les plus problématiques (off shore profond, arctique, pétrole de schiste, tar sand...). Mais le pétrole conventionnel ayant atteint son pic l'essentiel du maintien du niveau de production (sans parler de son augmentation) concerne ce type de production. Cela concerne donc aussi les "arabes" dont les capacités à augmenter la production est de toute façon problématique. Sauf en ce qui concerne la Libye et l'Irak mais ou les problèmes ne sont pas techniques ou d'ordre financier...

Çà ne veux pas dire que la production va s'effondrer, pas du tout. D'abord les investissements ralentissent ils ne s’arrêtent pas complétement. Ensuite comme tu le signales la production augmente encore il va donc falloir d'abord qu'elle cesse d'augmenter. Quand ça arrivera il est probable que les prix se reprendront et avec eux les investissements. Bon je peux me tromper mais c'est ainsi que je comprend la situation.

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Pétrole : les fermetures de puits s'accélèrent aux États-Unis:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/03/20002-20150203ARTFIG00230-petrole-les-fermetures-de-puits-s-accelerent-aux-etats-unis.php

 

 

INFOGRAPHIE - Plus de 90 puits ont cessé leurs activités en l'espace d'une semaine, pénalisées par la récente dégringolade des prix du pétrole. La production de schiste est particulièrement touchée.

Les forages pétroliers américains ont de plus en plus de mal à résister à la dégringolade des prix du baril. Selon le groupe parapétrolier américain Baker Hughes, qui tient un décompte hebdomadaire, 94 sites de forage pétroliers ont cessé leurs activités au 30 janvier, soit une baisse de 7% en l'espace d'une semaine. C'est la plus forte chute hebdomadaire jamais enregistrée depuis le début de ces statistiques en 1987, comme l'ont signalé les experts de Commerzbank.

Cette baisse historique amène le nombre total de sites encore actifs aux États-Unis à 1223, 14% de moins qu'à fin janvier 2014. «Ce nombre reste élevé. En revanche, on constate une chute très brutale en l'espace de quelques mois», explique-t-on chez IFP Energies nouvelles. En effet, les arrêts se sont brutalement accrus à partir d'octobre. En quatre mois, les États-Unis ont stoppé près d'un quart de leurs sites de pompage de brut.

Les données récoltées par Baker Hughes indiquent que les zones les plus touchées sont celles qui extraient des hydrocarbures non conventionnels. Le bassin Permien, qui s'étend sur l'ouest du Texas et le sud-est du Nouveau-Mexique, a ainsi dû arrêter 27 de ses forages en l'espace d'une semaine. Depuis fin janvier, les sites emblématiques de la ruée vers l'or noir américain, Eagle Ford (sud du Texas) et Williston (Dakota du Nord), comptent 36 et 31 plates-formes de moins qu'il y a un an.

Etc.

Edited by Jojo67
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Qu'est ce qui se passe, les saoudiens n'arrive plus à faire pression à la baisse ? Sait-on s'ils leur reste de la marge de production de brut ou utilisent-ils toute leurs capacités ?

 

Le cours du pétrole c'est aussi du trading, du bête signal, on but sur le Bollinger le robot achète ou vend etc. Il ne faut pas croire que la production varie du jour au lendemain ou que les stocke se vides en un éclair. En ce moment on a de grosse volat' sur le WTI certains prennent le bénéfice en coupant leur short etc. ce qui explique une partie des rebonds techniques, il va falloir attendre pour voir si le rebond se poursuit. On s'est retrouvé cette semaine avec des perte de 7 et des gain de 8% sur 24h ... la plus forte volatilité daily observée depuis la création du marché du WTI.

 

Le plus intéressant ici c'est que ce n'est pas la production qui fait bouger les lignes, il n'y a pas eu de pulication stock ou production, mais bien les chiffres de l'emploi US ..

 

A priori les stock ne cesse de progresser au printemps pour des raison technique, et la production ne faiblit pas.

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Le cours du pétrole c'est aussi du trading, du bête signal, on but sur le Bollinger le robot achète ou vend etc. Il ne faut pas croire que la production varie du jour au lendemain ou que les stocke se vides en un éclair. En ce moment on a de grosse volat' sur le WTI certains prennent le bénéfice en coupant leur short etc. ce qui explique une partie des rebonds techniques, il va falloir attendre pour voir si le rebond se poursuit. On s'est retrouvé cette semaine avec des perte de 7 et des gain de 8% sur 24h ... la plus forte volatilité daily observée depuis la création du marché du WTI.

Tout à fait.

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Certains envisage un plancher a 40$ ... On verra bien, mais à mon sens il est peu probable que le WTI remonte à 70$ de sitôt je le vois plutôt végéter autour des 50$.

L'alternative c'est la reprise économique ... Et donc un retour aux prix élevés cause consommation en hausse.

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Certains envisage un plancher a 40$ ... On verra bien, mais à mon sens il est peu probable que le WTI remonte à 70$ de sitôt je le vois plutôt végéter autour des 50$.

L'alternative c'est la reprise économique ... Et donc un retour aux prix élevés cause consommation en hausse.

Le plancher à 40 dollars peut-être mais j'en doute car le marché pourrait anticiper une hausse des cours en raison de l'effet futur des fermetures de puits et des réductions des investissements dans l'extraction aujourd'hui.

Edited by Jojo67
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Donc si je vous comprend, une baisse soudaine est à anticiper sous peu, surtout avec le redoux qui approche ?

Un prix se fixe à la rencontre d'une offre et d'une demande.

Si la demande chute car l'hiver hémisphère nord fini et que des zones économiques stagnent voir entre en crise, alors les prix vont baisser.

Le maintien des prix ne pourrait se faire qu'en baissant la production. Or, il n'est pas sur que les puits qui ferment soient les plus productifs. Si 30% des puits texans sont exploratoires, on peut attendre.

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Hmmoui il y a des choses intéressantes, mais certaines approximations voire contre-vérités font bondir !

 

 

- Les énergies renouvelables "représentent aujourd'hui environ 19 % de la production mondiale d'énergie"

 

Le chiffre est faux, et surtout largement trompeur. D'abord les énergies fossiles représentent un peu plus de 80% de l'énergie mondiale, donc le 19% inclut le nucléaire... qui n'est pas une énergie renouvelable. Ensuite, les 14% de renouvelables incluent de mémoire peut-être 4% d'hydroélectricité et 8 ou 9% de biomasse traditionnelle... comprendre du bois de chauffe ! Le reste c'est du biocarburant.

 

Quant au solaire, à l'éolien et au géothermique, bref aux "nouveaux renouvelables", ils sont dans l'épaisseur du trait et à l'échelle mondiale leur rôle est tout simplement négligeable.

 

Or l'hydraulique ne peut guère être étendu car la plupart des sites propices sont déjà exploités, la biomasse traditionnelle devrait être réduite si l'on souhaite conserver quelques forêts et deux ou trois animaux sauvages - j'exagère à peine, la déforestation notamment la destruction des forêts primaires est un problème grave dans les pays tropicaux et une cause essentielle de l'extinction des espèces. Quant aux biocarburants de première génération, qui sont des agrocarburants, il serait souhaitable de les interdire purement et simplement étant donné qu'ils entrent en compétition directe avec l'alimentation humaine, alors que l'agriculture rencontrera de plus en plus de limites, que la population humaine devrait continuer à augmenter et que la sous-alimentation touche encore environ un milliard de personnes !

 

Bref, dire comme l'auteur que l'énergie renouvelable est en train de se développer et de réduire le rôle de l'énergie fossile, c'est complètement faux quant à la situation présente.

 

En ce qui concerne l'avenir, les chiffres cités à l'appui de l'idée d'une compétitivité économique des nouveaux renouvelables viennent de l'agence pour le développement de ces énergies... Il s'agit du coût de l'électricité solaire à Dubaï, donc dans des conditions idéales, et négligeant complètement le coût de l'intermittence c'est-à-dire des moyens de pallier les moments où le soleil ne brille pas. Plus représentatif, tu meurs ! Quant à l'affirmation de cette agence comme quoi les éoliennes onshore seraient aussi compétitives que les centrales à gaz ou à charbon, c'est tout simplement faux.

 

 

- Le rôle du pétrole compact et du gaz de schiste est réel. Mais prétendre qu'il s'agit d'une "situation unique" qui aura des "effets systémiques" c'est pour le moins aller un peu vite en besogne.

 

Il faut rappeler d'une part que l'extraction de cette forme de pétrole est beaucoup plus chère que celle du pétrole tout-venant. Les dettes de ce secteur énergétique aux Etats-Unis sont très élevées et il est possible que même le prix du pétrole d'avant l'effondrement récent n'ait pas été suffisant pour assurer une exploitation réellement économiquement viable de ce type de pétrole, c'est-à-dire viable au point de ne pas accumuler des dettes croissantes sous le tapis. D'autre part, les réserves américaines sont relativement limitées, au point qu'un pic de cette source pouvait être prévu avant même 2020 avant l'effondrement récent du prix. Et il se pourrait fort bien que les réserves américaines soient les plus intéressantes au monde...

 

En un mot, racler les fonds de tiroir en utilisant des gisements inhabituels tout en accumulant les dettes justifiées au nom d'un avenir mirobolant comme aux plus beaux jours de la bulle des actions Internet, c'est une chose. Changer en profondeur et pour longtemps le marché pétrolier, c'en est une autre.

 

 

- L'auteur est plus convaincant au sujet des problèmes de l'industrie pétrolière et des grandes manœuvres qui pourraient se préparer. Ceci sur fonds de forte réduction des investissements dans la recherche et le développement de nouveaux gisements, dont l'effet ne se fera pas sentir avant un temps de latence... mais qui risque à ce moment de déboucher sur une réduction forte de l'offre de carburants liquides au niveau mondial. Surtout si les pétroles de schiste devaient atteindre leurs limites à peu près au même moment.

 

L'avenir de la production et du prix du pétrole est difficile à prévoir dans le détail. Mais pour ce qui est des grandes tendances, nous sommes toujours en marche vers un pic pétrolier global qui aurait lieu en cette décennie 2010. Sachant que le pic pétrolier classique, c'est-à-dire pétrole "à la papa" excluant les schistes, GNL et autres agrocarburants a eu lieu en 2006.

 

Le prix de ce pétrole dont la production commencerait à diminuer est quant à lui difficile à prévoir. Prix élevé, certainement au-dessus de 100 $, serait-on tenté de conclure. Oui, sauf si... sauf si le monde entrait en récession à une vitesse supérieure à celle de la diminution de la production pétrolière ?

 

Bien malin qui pourrait le dire.

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