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http://www.lexpress.fr/actualites/2/un-policier-antiterroriste-abattu-a-athenes_768090.html

Par Reuters, publié le 17/06/2009 à 07:47 - mis à jour le 17/06/2009 à 15:23

Un policier antiterroriste abattu à Athènes

ATHENES - Un policier des services antiterroristes grecs a été abattu mercredi à Athènes par deux membres de la mouvance d'extrême gauche armée qui ont pris la fuite à moto, rapporte la police.

Il s'agit du plus grave incident depuis les émeutes de décembre dernier dans la capitale grecque.

Le policier, qui avait 41 ans, a été tué de plusieurs balles tirées à bout portant alors qu'il était assis dans sa voiture, affecté à la surveillance d'un témoin impliqué dans une affaire visant un mouvement de guérilla urbaine.

Les deux assaillants, qui appartiendraient à la Secte rouge, un groupe de l'extrême gauche armée, ont disparu dans les rues du quartier densément peuplé de Patissia.

"C'était un meurtre de sang-froid (...) Ils ont sorti leurs armes et l'ont assassiné", a déclaré le porte-parole de la police grecque Panagiotis Stathis aux journalistes.

Plusieurs mouvements anarchistes et gauchistes ont mené une série d'attaques ciblant la police ou les banques depuis qu'un policier a abattu un adolescent de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos, le 6 décembre.

Ce décès avait déclenché pendant plusieurs jours les émeutes les plus violentes depuis la fin du régime militaire en 1974.

L'attaque de mercredi, survenue aux premières heures de la journée, rappelle l'agression d'un autre policier dans la nuit du 4 au 5 janvier, revendiquée par un autre groupe d'extrême gauche, Lutte révolutionnaire du peuple (ELA) en mémoire du meurtre de Grigoropoulos. L'agent de 21 ans avait été grièvement blessé.

Le policier tué mercredi venait de prendre la relève d'un collègue pour surveiller un individu protégé après avoir témoigné contre un membre de Lutte révolutionnaire du peuple, aujourd'hui dissous, condamné avec d'autres en 2004.

La police a ramassé 24 douilles provenant de deux armes différentes sur les lieux du meurtre, dont certaines correspondent à une arme utilisée par la Secte rouge lors de la fusillade du siège de la télévision Alter en février.

"La victime a été tuée d'au moins 15 à 20 balles", a précisé Paganiotis Stathis.

Un médecin légiste a indiqué que le policier n'avait pas eu le temps de dégainer son arme. "Il porte de multiples blessures par balles, la plupart sur la partie gauche du corps. Son arme était dans sa ceinture", a-t-il dit.

Une vaste chasse à l'homme a été lancée dans le quartier de Patissia pour tenter de retrouver les auteurs du meurtre, qui n'a pas été revendiqué.

"Il n'y aura aucune tolérance pour des actes criminels qui coûtent des vies et visent la société et la démocratie", a dit le porte-parole du gouvernement, Evangelos Antonaros.

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"... Tu prends mon cul pour une boite a outil ..." :lol:

http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2009/06/22/le-corps-incarcere_1209087_3224.html


Surprise nous pourrons encore nous déguiser pour le carnaval ! :lol:

    Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public.

    La récidive de la contravention prévue au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15[1].

    Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux manifestations conformes aux usages locaux ou lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime. »

Amusez vous http://maitre-eolas.fr/2009/06/21/1454-fous-pas-ta-cagoule

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http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article11042

Mis au point par la gendarmerie, cet outil permettra aux enquêteurs de puiser rapidement dans un vaste ensemble de données, depuis les fichiers de police jusqu’à Google ou Facebook.

L’enjeu est de taille. Pour faire grimper son taux de réussite - c’est-à-dire sa capacité à retrouver les auteurs des crimes et délits -, la gendarmerie travaille en éclaireur à la réalisation d’un outil informatique d’un nouveau genre qui, s’il voit le jour, sera aussi utilisé par la police. Ce système, baptisé « Périclès » en référence au stratège athénien, a, comme sa lointaine cousine, la base de données Edvige, changé de nom en cours d’élaboration pour répondre à l’acronyme imprononçable d’AJDRCDS (Application judiciaire dédiée à la révélation des crimes et délits en série).

Son principe est simple : utiliser la capacité de recoupement instantané des ordinateurs pour débusquer les suspects, en alimentant la machine avec toutes les informations légalement utilisables. Pour cela, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, va faire voter un article spécial dans sa loi d’orientation pour la sécurité, dite « Lopsi 2 », bientôt présentée au Parlement. Il autorisera l’usage de cette nouvelle forme d’enquête assistée par ordinateur pour tous les crimes et délits passibles d’au moins cinq ans de prison. Même si la gendarmerie regrette que le seuil ne soit pas encore abaissé, pour pouvoir traiter « la délinquance de proximité, qui reste impunie huit fois sur dix ». De l’arrachage de sac au vol d’autoradio.

L’information en un clic

Le nouveau Périclès croisera donc les traditionnels outils de police, comme les fichiers d’antécédents judiciaires Stic et Judex (bientôt refondus dans Ariane), avec des éléments complémentaires d’abord puisés dans les procédures judiciaires. Tout ce qui sera saisi dans les dossiers (lieux, moyens de transport, objets, personnes, signalements) fera l’objet d’une indexation précise dans Ariane. Pour pouvoir retrouver l’information en un clic. Puis Périclès, moteur de recherche élaboré, se chargera de détecter les éléments qui peuvent avoir un lien entre eux, qui traduisent une répétition, une série.

« Un gendarme de Brive-la-Gaillarde enquêtant sur deux agressions violentes pourra ainsi demander à l’ordinateur si, dans d’autres affaires de même nature commises en France, il y a des similitudes avec les faits qui le mobilisent, en termes de mode opératoire », explique un expert.

C’est l’application qui cherchera les points communs dans la supermémoire informatique des services. « Alors qu’avant l’enquêteur devait éplucher chaque fichier, chaque dossier, quasiment manuellement », affirme notre interlocuteur. Périclès ira jusqu’à croiser les fichiers de police avec les bases de données d’autres administrations, mais aussi avec les systèmes d’informations des opérateurs privés de téléphonie ou des banques, grâce à un système de réquisition judiciaire accélérée. « Nous n’aurons plus à attendre deux semaines qu’un opérateur de téléphonie daigne nous transmettre les éléments », se réjouit un commissaire de police très au fait du dossier.

« Sources ouvertes au public »

L’un des promoteurs du projet, Place Beauvau, l’assure : « Grâce à cet outil intelligent, il ressortira, par exemple, que telle ou telle personne, à laquelle nous n’avions pas prêté attention, se trouvait sur les lieux de plusieurs crimes ou délits, dans des villes ou des quartiers différents ». Parce que, dit-il, « l’ordinateur aura fait remonter que, dans le périmètre de ces affaires sans rapport apparent, des agents avaient relevé la plaque d’immatriculation de sa voiture ».

Le superprogramme des gendarmes va plus loin. Dans un document auquel Le Figaro a eu accès, il est très clairement indiqué que Périclès pourra être « enrichi » d’informations puisées dans les « sources ouvertes au public ». À commencer par tout ce qui remonte via Google ou Facebook, le réseau social à la mode qui révéla en un éclair les noms des « amis » du trader Jérôme Kerviel.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/20/01016-20090620ARTFIG00643-le-logiciel-pericles-permettra-de-recouper-tous-les-fichiers-existants-.php

ANALYSE - Ce puissant programme, qui suscite l'inquiétude de certains professionnels, sera mis en œuvre dans le cadre d'enquêtes judiciaires par des agents habilités.

La gestion centralisée du nouveau Périclès serait assurée par la gendarmerie, à Rosny-sous-Bois. Ses utilisateurs, gendarmes ou policiers, devraient exercer dans une unité de recherche, être habilités judiciairement, formés à l'utilisation du logiciel.

Les magistrats y auraient également accès. Tous s'identifieraient avec un code et un mot de passe. L'agent ouvrirait un dossier de traitement, comme on crée un fichier Word ou un tableau Excel. À l'écran apparaîtraient des champs et des cases à remplir, comme pour une requête avancée sur un moteur de recherche d'Internet. Il suffirait de cocher les fichiers de police à croiser. Ceux des antécédents judiciaires, tout d'abord, mais aussi ceux des permis, des cartes grises. Le ministère de l'Intérieur en gère une quarantaine à lui seul.

Mais d'autres administrations pourraient ouvrir leurs bases sur requête. Reste à déterminer lesquelles, comme les douanes, le fisc ou la Sécu. Ces administrations pourraient répondre à des demandes des enquêteurs.

Le procédé se veut «révolutionnaire». Un gendarme de la Creuse enquête, par exemple, sur une série d'attaques contre des personnes âgées dans des villes différentes. Mais il n'a pas de nom ni d'élément d'identification pour démarrer ses investigations.

Les criminels trahis par leur signature technique

Il demande donc aux opérateurs de téléphonie, sous contrôle des magistrats, la liste des numéros d'identification de tous les mobiles qui ont activé les bornes des lieux de ces agressions, dans l'heure où elles ont été commises. Si un même numéro sort, c'est un début prometteur. Il pourrait s'agir également des numéros des cartes bancaires qui ont servi à effectuer des retraits à proximité. L'auteur est alors trahi par sa signature technique lorsqu'elle se répète. Mais il peut aussi l'être par son signalement, recueilli auprès des témoins dans des procédures différentes.

Plus Périclès intègre de fichiers «interopérables» et plus les chances de voir surgir des éléments communs sont élevées. Si en plus il devient possible d'ajouter à tout ce que la police inscrit dans sa propre mémoire ce que d'autres administrations ou opérateurs privés détiennent, mais aussi ce que les individus révèlent de leur vie spontanément sur Internet, les chances d'aboutir à des convergences deviennent encore plus fortes.

«La méthode sérielle crée des coïncidences là où il n'y avait que des hasards», explique le criminologue Alain Bauer. Toute la question est de savoir si elle est acceptable dans des affaires de moindre importance. Car l'intrusion dans la vie privée peut aller loin. Les fichiers de police concernés intègrent, à eux seuls, des informations sur les auteurs, mais aussi sur les victimes. Majeurs comme mineurs.

Jusqu'où aller dans la désignation de suspects par ordinateur ? Une approche trop systématique ne risque-t-elle pas de déresponsabiliser l'enquêteur, qui se retrancherait derrière la machine pour justifier ses choix ? Un policier ose poser la question : «Que donnerait Périclès s'il devait être employé par un gendarme Roussel contrôlé par un juge Burgaud ?»

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Un bien bel outil à condition qu'il ne serve qu'a traquer des malfaisant mais quid des RG et autres officines de basses police. Qui va surveiller les gardiens de l'ordre ?

Si non bien venue chez le grand frère.

Remarquez dans cette culture du coupable jusqu'à preuve du contraire il y a plus simple et moins cher implanter une puce dans le cul de chaque français avec une fréquence compatible avec les relais téléphonique en cas de délit tous les français présent dans un rayon de X et dans l'heure doivent se rendre au commisssariat.

Simple rapide la police n'a même plus à se déplacer.

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Remarquez dans cette culture du coupable jusqu'à preuve du contraire il y a plus simple et moins cher implanter une puce dans le cul de chaque français avec une fréquence compatible avec les relais téléphonique en cas de délit tous les français présent dans un rayon de X et dans l'heure doivent se rendre au commisssariat.

Simple rapide la police n'a même plus à se déplacer.

Estrosi n'est pas loin de proposer une solution semblable dans son escalde vers le ministere de l'intérieur :lol:


http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/06/17/lessor-de-la-police-municipale/

Le maire de Franconville, dans le Val-d’Oise, veut pourchasser les dealers et pour cela il souhaite que sa police soit équipée de Flash-ball. Cette volonté affichée d’empiéter sur le domaine de la police nationale amène à s’interroger sur les missions de la police municipale et sur son armement.

Traditionnellement (loi du 5 avril 1884) le maire est chargé d’une mission de police administrative qui vise à assurer le « bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques ». Les agents de la police municipale (PM) possèdent donc des pouvoirs de prévention et de surveillance. Ils sont également chargés de veiller à la bonne exécution des arrêtés du maire. Mais leurs missions ont évolué ces dernières années, notamment en leur attribuant de nouvelles compétences en matière de police judiciaire afin de lutter contre la petite délinquance. Celle qui est palpable au quotidien.

En mettant sur le terrain une police physiquement présente, le maire tente donc de créer un facteur de sécurisation ou du moins « de diminution du sentiment d’insécurité ». Ce qui répond à une demande de sécurité de plus en plus forte de la part des administrés et vient sans doute combler un vide laissé par la police ou la gendarmerie.

Ces agents municipaux, longtemps toisés de haut par leurs collègues nationaux, ont à présent le vent en poupe, avec une volonté affichée de gommer au plus vite les différences. Pour exemple la guéguerre sur l’uniforme : Alors que le ministre de l’Intérieur souhaitait qu’il soit vert, afin de le distinguer du bleu de la police nationale, les syndicats ont insisté pour qu’il soit bleu, « symbole de l’autorité ». Et quoique cela soit en contradiction avec l’esprit de la loi qui voulait justement éviter toute confusion, ils ont obtenu gain de cause.

Rappelons que les agents de la PM sont nommés par le maire et doivent être agréés par le préfet (police administrative) et le procureur de la République (police judiciaire). Ils sont compétents sur le ressort de leur commune ou, éventuellement, des communes limitrophes. Même si l’expression « policiers intercommunaux » n’est pas encore consacrée, une police comptétente sur plusieurs communes est sans doute pour demain.

Les policiers municipaux ont le pouvoir de verbaliser dans divers domaines (arrêtés du maire, contrôles routiers, chien dangereux…) et ils peuvent alors recueillir l’identité du contrevenant. En cas de refus de ce dernier, ils en informent un OPJ, seul compétent pour effectuer un véritable contrôle d’identité.

C’est un décret du 24 mars 2000 qui a défini les conditions d’armement des agents de la PM, mettant fin à la possibilité pour ceux-ci d’acquérir et de détenir une arme pour « les besoins du service ». Différents textes lui ont succédé. Aujourd’hui, l’autorisation de porter une arme est accordée par le préfet sur demande (motivée) du maire. Il faut deux conditions : l’existence d’une convention de coordination qui fixe en quelques sortes les règles d’interventions entre la PM, la police et la gendarmerie ; et une justification en fonction des missions attribuées à l’agent. Car cette autorisation est nominative. Elle s’applique à des armes de 4°, 6° ou 7° catégorie : revolver 38 spécial ou pistolet 7,65, bâton de défense ou tonfa, générateur aérosol…

Un décret de 2007 a renforcé les conditions d’entraînement au maniement de l’arme. À noter que les policiers municipaux ne sont autorisés à porter une arme que dans l’exercice de leurs fonctions.  À la fin du service, celle-ci doit réintégrer un coffre-fort ou une armoire forte du poste de police municipale.

Alors pour en revenir à la décision de Francis Delattre, le maire (UMP) de Franconville, de pourchasser les dealers, on peut se poser deux questions :

1) S’agit-il d’une mission de police municipale ?

2) Le Flash-ball est-il adapté aux policiers municipaux ?

À la lecture des textes, on peut dire qu’aujourd’hui encore il appartient à la police nationale ou à la gendarmerie de faire des enquêtes ou des surveillances dans le but d’interpeller des délinquants.  Ce n’est donc pas dans les cordes de la PM et le maire de Franconville se fourvoie lorsqu’il décide de s’attaquer aux dealers – à moins qu’il ne fasse de la provoc pour obtenir des effectifs supplémentaires de la part du ministère de l’Intérieur…

Quant au Flash-ball, il faut reconnaître que sa dotation en PM semblerait plus justifiée que le Taser. Car il s’agit d’une arme de défense qui peut permettre à un agent municipal de se sortir sans trop de risque d’une mauvaise passe. Ce n’est pas le cas du Taser. En effet, ce pistolet électrique n’est pas réellement une arme mais plutôt un « outil » destiné à neutraliser un individu dangereux avant son arrestation. Ce qui n’entre pas dans les missions habituelles de la PM.

Pour extrapoler sur cette requête de la commune de Franconville, puisque l’arme est liée à la mission, si le préfet accorde l’autorisation du Flash-ball, il entérine du même coup l’action du maire et il fait donc évoluer la police municipale (dans son ensemble) vers de nouvelles missions…

Ce qui est peut-être un objectif à moyen terme, avec en ligne de mire une diminution des effectifs de la police et de la gendarmerie.

Dans un bilan, je crois qu’on appelle ça un transfert de charges.

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Assez de billevesée tous à la 12.7 et ouverture du feu à volonté. Bon un policier avec un flash-ball je le préfére au même avec une arme si leur entrainement ne s'est pas amélioré somme toute je préfére largement m'effacer un de ces projectiles qu'une 357.

Pour les armes de 4 catégorie exclusivement vous êtes certain de vos source je me souviens avoir fourni des UZI à la municipale de Nice et des HK à plusieures de la région lyonaise . C'était il y a plus de 20 ans remarquez 

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Pour les armes de 4 catégorie exclusivement vous êtes certain de vos source je me souviens avoir fourni des UZI à la municipale de Nice et des HK à plusieures de la région lyonaise .

ah mais le sud de la France n'est pas la France

c'est comme qui dirait une entité propre avec ses prélats et sa garde prétorienne  :lol: :lol:

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Le difficile travail des UTEQ :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/25/marseille-police-des-cites_1211295_3224.html#xtor=AL-32280184

La  radio crachote un peu plus fort. "Tous les UTEQ en renfort !" Dans le crissements des pneus, le deux-tons à fond, la patrouille de l'unité territoriale de quartier (UTEQ) se rend, ce vendredi 19 juin, à la Paternelle, une cité des quartiers nord de Marseille. Des policiers y sont déjà en train d'extraire un homme d'un immeuble, avec cinquante barrettes de "shit" en sa possession. Coup de chance, deux adolescents à scooter, signalés un peu plus tôt pour un vol à l'arraché, tombent aussi dans le filet. Les patrouilles se replient à toute allure avec leurs prises, tandis que de plus en plus de jeunes se rassemblent. Des insultes fusent, des pierres. L'atmosphère déjà saturée par la chaleur s'alourdit. Les UTEQ ferment la marche. Laurent, 23 ans, progresse à reculons, son Flash-Ball dirigé vers la cité. Il fait partie de ces nouvelles unités de police censées se déployer dans les cent quartiers les plus difficiles. Marseille possède son UTEQ depuis octobre 2008.

Ici, cent trente cités répertoriées sont à l'intérieur même de la ville, dont cent dans les arrondissements du nord. "Quand on interpelle quelqu'un, si on reste plus de dix minutes, ça dégénère très vite, les gens se regroupent", soupire le major Jean-Marc Magagli. L'UTEQ 3 a été implantée dans le quartier de la Belle de Mai et sa cité Félix-Piat, réputée l'une des plus dures. Entre ses murs est né le "collet marseillais", cette technique de vol de cartes bancaires faussement bloquées dans les distributeurs, "exportée dans le monde entier", selon la police. Le vieux commissariat trône au pied des immeubles. La nuit, il se retranche derrière des barrières installées de tous côtés. Depuis janvier, il a été la cible de vingt-huit "attaques", jets de pierres et cocktails Molotov bricolés.

Rien de comparable, cependant, avec les banlieues parisiennes. Pas de guet-apens, pas de tirs d'arme contre la police. Mais un incessant face-à-face avec les "minots", de 12 à 17 ans, accusés de faire régner la petite délinquance et de participer au trafic, massif, de cannabis. Ils jouent le rôle de guetteur pour 80 à 150 euros par jour. "Aux Tuileries (autre cité), c'est écrit sur les murs : "Tu fais le chouf pour 83 euros"", laisse tomber le commissaire divisionnaire Jean-François Jaffuel, chef de la division de la sécurité des quartiers nord. Les rues résonnent parfois des cris de ces guetteurs, "Ara ! Ara !" - que la police traduit par "attention" -, lorsqu'elle approche. Un vol à l'arraché a lieu toutes les dix minutes.

Dans le 3e arrondissement, hier ouvrier et aujourd'hui déshérité, les tensions entre les jeunes et les vieux Marseillais sont vives. Retraités et commerçants réclamaient, à cor et à cri, le retour d'une police visible.

Les UTEQ se montrent donc, à pied ou en voiture. Vingt-deux policiers, dont deux femmes, formés aux violences urbaines. Divisés en quatre équipes, ils sillonnent les rues jusqu'à 2 heures du matin en horaire d'été, minuit l'hiver. Font le tour des commerçants, distribuent un numéro de portable - "c'est plus rapide que d'appeler le 17". Chacun possède un petit carnet dans lequel sont consignés des noms, des adresses. "Le but de l'UTEQ, explique le commissaire Jaffuel, c'est de travailler au quotidien et de faire en sorte que le lien entre la population et la police soit le meilleur possible. C'est une police de proximité."

Les policiers engagent la conversation avec les jeunes qu'ils contrôlent. "On fait du social", lance Jean-Louis, 32 ans. Nelson passe un peu de temps, pose des questions, plaisante avec deux adolescents arrêtés sur leur scooter parce qu'ils roulaient trop vite. "Comme ça, la prochaine fois, ils nous diront peut-être "untel a fait une connerie"."

L'équipement, cependant, ne favorise guère la proximité ni le contact. Les UTEQ sont équipées de casques pare-balles, d'un pistolet électrique Taser, de Flash-Ball, de grenades DMP de désencerclement et, surtout, du nouveau lanceur 40 de balles de défense à visée électronique. "Ça permet de tenir une position, tranche le commandant Gilbert Tort. Faut vivre avec son temps. On peut le regretter, mais si on a mis des fermetures automatiques sur les portes des voitures, c'est bien que c'était nécessaire."

A cause du lanceur 40 qu'il porte tous les soirs, bien reconnaissable à sa crosse jaune, Eric, 34 ans, a été surnommé "Flash-back" par les minots. Autrement, les moyens ne sont pas toujours à la hauteur. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur le vieux bouclier rond en Plexiglas à l'arrière du véhicule pour en juger. La mission première des UTEQ est de sécuriser leur territoire, de lutter contre la criminalité. Ils contrôlent aussi les identités, prêtent main forte à Police-Secours et peuvent être appelés en renfort sur n'importe quelle cité. Ils font aussi du renseignement, comme en témoigne un album de photos réalisé par des UTEQ. D'image en image, prises d'une fenêtre de la cité, on voit un homme en casquette blanche organiser un trafic puis, le soir venu, rendre compte à deux individus plus âgés, qui circulent dans une Mercedes. Cette polyvalence, dans une relative autonomie, a attiré les policiers, à la moyenne d'âge jeune. Les policiers des UTEQ sont recrutés sur la base du volontariat. Mais c'est encore le retour au pays, à Marseille, qui a motivé la plupart d'entre eux. Stéphane était à l'identité judiciaire, à Paris, Laure dans un groupement de sécurité publique dans le Val-de-Marne, Olivier à Fontainebleau, un autre encore à la brigade anticriminalité de Corbeil-Essonnes. "La différence avec Paris, c'est qu'ici les gens ont moins l'habitude de voir autant de policiers, ça passe moins bien", affirme Julien, en poste auparavant dans le 19e arrondissement de Paris.

Les UTEQ croisent souvent leurs collègues de la compagnie de sécurisation, encore plus récents, pour lutter contre les violences urbaines. Les résultats sont là, la délinquance baisse, mais, conséquence de cette surpopulation policière, les problèmes se déplacent dans le 14e arrondissement voisin...

Au coin de la rue François-Barbini, Eric stoppe le véhicule tandis qu'un jeune s'empresse de ranger son téléphone portable : "Je fais rien, je suis en arrêt de travail." "Ah bon ? Les choufs, c'est déclaré maintenant ?", lui rétorque le policier. Dans cette même rue, quelques minutes plus tard, un enfant de 8 ans saute à pieds joints sur le toit d'une voiture, un gros bloc de ciment dans les mains. Nouvel arrêt. Les policiers font la morale au petit garçon, qui les regarde, dos au mur, tétanisé. La voiture appartient à la famille.

Le déploiement prévu des UTEQ : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/25/cent-unites-dans-les-quartiers-sensibles-d-ici-a-2010_1211296_3224.html#ens_id=1207577

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attention, unité territoriale de quartier, c'est pas pareil... il paraît.

Pas taper ;) C'est meme pas moi qui le dit, c'est le commisaire !

"Le but de l'UTEQ, explique le commissaire Jaffuel, c'est de travailler au quotidien et de faire en sorte que le lien entre la population et la police soit le meilleur possible. C'est une police de proximité."

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http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/06/le-gign-le-haut-du-spectre-du-contreterrorisme.html

Belle démonstration du GIGN devant les fidèles et les amis de cette prestigieuse unité, conviés cet après-midi à Satory. Le GIGN est en train de réussir sa profonde mutation, engagée en 2007. C'est désormais un unité de 400 gendarmes, un outil taillé pour la "très haute intensité", comme l'explique son chef, le général Denis Favier. "Nous occupons le haut du spectre en matière de contre-terrorisme". Mais, pour cela, le Groupe doit travailler "au quoditien dans la moyenne intensité", avec une centaine d'interventions par an. La menace ? Les prises d'otages massives et multiples, comme on en a vu en Russie et plus récemment en Inde.

Les otages d'aujourd'hui  étaient les 150 invités du GIGN sagement assis dans le cinéma de la "ville de Nexter". Après l'arrivée des méchants du groupe "Abou Hamzi", ils ont pu suivre, sur l'écran, la montée en puissance d'une intervention, puis assister in vivo à l'assaut de leurs libérateurs. Les missions de "sécurité/protection" leur ont ensuite été présentées. Le GIGN a repris les fonctions de l'ancien EPIGN et ses hommes sont engagés sur des terrains difficiles, comme Bagdad, pour assurer la protection des diplomates. Quant à la mission "observation/recherche", elle est toujours aussi spectaculaire... surtout quand un gendarme sort du buisson autour duquel les spectateurs étaient rassemblés.

Les 400 hommes du GIGN peuvent bénéficier de l'appui du Groupement interarmées d'hélicoptères, capable de projet 25 hommes à 400 kilomètres à partir de Villacoublay ainsi que des blindés et des experts de la lutte NRBC du goupement blindé de Satory.

Le GIGN vient par ailleurs d'ouvrir un nouveau site internet particulièrement réussi. On y accède en cliquant  ici.

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http://lemamouth.blogspot.com/2009/06/gign-quatre-femmes.html

La force d'observation-recherche (FOR) du GIGN, compte désormais quatre femmes, un niveau historiquement haut, et qui a doublé seulement en quelques mois. Ce qui confirme la place que peuvent prendre des femmes dans des missions de ce type, même si le GIGN reste masculin de façon écrasante. Le RAID avait ouvert la voie, en engageant deux femmes dans la traque d'Yvan Colonna, en 2003.

C'est toutefois l'escadron para (EPIGN, intégré au GIGN depuis mi-2007) qui avait été le premier à pressentir l'intérêt de l'apport, et avait effectué les premières détections de jeunes femmes, pour intégrer son fameux GOR -groupe observation recherche-. Le cursus est tellement sélectif que peu d'élues ont réussi à arriver au terme du stage de formation.

Les résultats de la FOR restent par nature discrets, mais son emploi semble régulier, au profit des sections (SR) et brigades de recherche (BR) pour les affaires requerrant une approche particulièrement discrète. Ou plus évidemment encore, au profit du GIGN lui-même.

La FOR travaillle en interaction avec la force d'appui opérationnel (FAO), qui met notamment en oeuvre des capteurs développés très souvent pour elle et avec elle avec des PME ingénieuses.

L'une des spécialités de ces experts réside (notamment) dans l'intégration de capteurs (écoute, optique, infrarouge...) dans les contenants les plus inattendus.

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Les préjugés ont la vie dures d'autant plus que la base de leurs missions ne consiste pas dans la destruction ou la neutralisation. Le simple bon sens aurait du faire coprendre qu'un couple se fait moins remarquer qu'un homme seul dans une boite ou un restau par exemple.

Je ne comprends pas cette résistance d'autant plus que nos services comme tous les autres utilisent des femmes depuis ? Mais c'est loin dans le temps et je ne parle pas d'espionnes genre Matha Harri

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http://www.dunkerque.maville.com/actu/actudet_-Des-unit%C3%A9s-d%27%C3%A9lites-appel%C3%A9es-%C3%A0-surveiller-le-port-de-Dunkerque-%C3%A0-l%27horizon-2010-_loc-487005_actu.Htm

Des unités d'élites appelées à surveiller le port de Dunkerque à l'horizon 2010 ?

Une brigade de surveillance du littoral et des ports pourrait débarquer à partir de 2010. Cette unité d'élite sur mer de type commando, sous l'autorité de la gendarmerie maritime, aurait pour mission de protéger les installations portuaires sensibles, de lutter contre la menace terroriste ou encore de mener des opérations coups de poing contre les grands trafics.

«  Rien n'est fait, mais ça se fera ». Derrière les propos sibyllins du commandant de la gendarmerie maritime de Cherbourg, se cache un serpent de mer apparu courant 2006 : la création dans les grands ports français disposant d'installations sensibles et d'un trafic important d'une brigade de surveillance spécialisée.

Avec une centrale nucléaire, de nombreux sites à haut risque environnemental et un terminal méthanier qui pourrait sortir de terre, Dunkerque a quelques arguments pour se prévaloir d'un renfort en matière de sûreté portuaire.

«  Dunkerque fait partie en effet des zones portuaires concernées par cette protection spéciale. Quand et avec quels moyens ? Il m'est impossible pour le moment de le dire. Je ne peux pas confirmer une décision qui n'a pas encore été prise. Mais il existe une volonté de le faire à Dunkerque. C'est inscrit dans une politique. Il y aura un jour une unité de ce type. Tout le monde attend le feu vert ». On n'en saura pas plus de la part du commandant Simon.

D'autres sources, que les autorités militaires ne veulent pas confirmer, évoquent une présence de ces gendarmes sur le littoral dunkerquois à l'horizon 2010.

Expérimentation au Havre Prêtes à intervenir 24 h sur 24, équipés de semi-rigides surpuissants, rompues aux techniques d'intervention de crise, capables de faire front aux menaces terroristes, ces unités d'élites appelées brigades de surveillance du littoral et des ports (BSLP) existent déjà depuis septembre 2006, à titre expérimental, dans le port du Havre.

Ils sont actuellement trente gendarmes spécialisés disposant de deux embarcations rapides affectés à cette mission dans le port normand.

Cette brigade « pilote », qui semble maintenant intégrée dans le paysage maritime, est venue à la suite de la mise en application du code de sûreté maritime ISPS (International Ship andPort Facility Security). Marseille et Saint-Nazaire seraient aussi sur la liste des ports concernés. •

http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/16/574043-Port-la-Nouvelle-La-gendarmerie-maritime-inauguree.html

C'est en grand apparat et sabre au clair que la brigade de surveillance du littoral (BSL) a hissé les couleurs et inauguré les locaux flambant neufs du 10 rue Pasteur. Un piquet d'honneur accueillait les autorités militaires et civiles de la région. Aux côtés du maire Henri Martin se trouvaient le sous-préfet Gérard Dubois, Marie-Hélène Fabre, suppléante du député, maire de Narbonne, Jacques Bascou; Christian Théron, conseiller général du canton de Sigean; Bruno Lagadec, colonel de gendarmerie maritime; Fabrice Ars, commandant la compagnie de gendarmerie de Narbonne. Cette brigade, à vocation terrestre, assure la surveillance de tout le littoral Languedoc-Roussillon, de la frontière espagnole à la baie de Beauduc en Camargue. Elle est le lien terrestre avec les unités en mer. Elle participe à la protection du trafic maritime, au sauvetage et à l'assistance des personnes et des biens, au contrôle de la pêche et de la navigation et concourt également aux missions de lutte contre les pollutions, les trafics illicites en mer, l'immigration clandestine et le terrorisme. Mais son action peut s'étendre au-delà des limites fixées. L'adjudant-chef Christian Garcia, en poste depuis juin 2004, commande cette BLS de Port-la-Nouvelle, à la tête de huit militaires, officiers et agents de police judiciaire, formés à la police administrative en mer et sur le littoral. « C'est une belle administration qui s'installe… dira le maire Henri Martin, Port-la-Nouvelle est l'amie des militaires en général, des gendarmes en particulier, mais aussi des policiers et d'autres administrations comme les douanes, les affaires maritimes qui amènent par leurs activités une amélioration par leur présence physique, une forme de sécurité pour notre ville ». Puis le Colonel Bruno Lagadec exprimait sa satisfaction de voir ancrer la brigade dans ses locaux rénovés ,non sans avoir auparavant narré avec humour les péripéties de l'adjudant-chef Garcia, « débarqué à Port-la-Nouvelle un jour de juin 2004, armé jusqu'aux dents avec un téléphone portable. » Le sous-préfet Gérard Dubois précisait « Vos missions, aussi bien côtières que maritimes, dépendent du préfet terrestre et du préfet maritime, ce qui fait que nous sommes appelés à travailler ensemble. Elles couvrent l'ensemble des 40 km du littoral audois, particulièrement sensible à cause de la proximité avec l'Espagne. » Propos auxquels se joignait Marie-Hélène Fabre, après avoir rappelé les dangers de la mer:

« Sachez qu'en notre qualité de législateur nous serons toujours prêts à travailler ensemble pour la sécurité de nos concitoyens mais aussi pour notre littoral

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http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article11084

Seule la loi peut créer les fichiers de police

C’est ce que préconise une proposition de loi adoptée par la commission des lois, issue d’un rapport présenté fin mars à la suite de la polémique sur le fichier policier Edvige. Aucune date n’est cependant encore prévue pour l’examen du texte en séance publique.

Conséquence de la polémique sur feu le fichier Edvige, les fichiers de police pourraient à l’avenir être plus encadrés. Une proposition de loi, adoptée mercredi 17 juin par la commission des lois de l’Assemblée nationale, va dans ce sens. Cosignée par Delphine Batho, secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité et Alain Bénisti (UMP), cette proposition stipule que seule une loi peut créer des fichiers de police.

Encore aucune date prévue pour l’examen du texte

Le texte, voté à l’unanimité des députés présents, est issu d’un rapport présenté fin mars par les deux députés à la suite de la polémique sur le fichier policier Edvige. Plusieurs amendements présentés par Eric Ciotti (UMP) et Christian Estrosi (UMP) ont été rejetés.

L’un d’eux restreignait le recours à la loi, considérant que cela conduisait à un "encadrement excessif et à une méfiance généralisée des fichiers de police". "Le recours à la loi protège moins bien le citoyen que le pouvoir réglementaire", a fait valoir Eric Ciotti. Car "le législateur ne peut se lier lui-même" alors que "le pouvoir règlementaire est lui, lié par des dispositions législatives".

Cependant, aucune date n’est encore prévue pour l’examen du texte en séance publique.

Préconisations du rapport

Delphine Batho et Alain Bénisti proposaient, dans leur rapport présenté en mars, de "clarifier le cadre juridique" et "garantir l’exactitude" des fichiers de police et de gendarmerie.

"A la suite de la polémique sur Edvige", qui a remplacé le 1er juillet le fichier des Renseignements généraux (RG) et dont le retrait a été officialisé en novembre 2008, la commission des lois de l’Assemblée, présidée par Jean-Luc Warsmann (UMP), avait désigné deux rapporteurs sur les fichiers, Delphine Batho (PS) et Alain Bénisti (UMP). Ils avaient rendu leur rapport préconisant, dans 57 recommandations, de "clarifier le cadre juridique", "garantir l’exactitude" ou "respecter les finalités" de ces fichiers souvent controversés.

Ils écrivent notamment que "seule la loi peut autoriser la création d’un fichier", ou les détruire, assortie d’une "étude d’impact" et d’une "évaluation" par le Parlement. Les rapporteurs demandent ainsi que le futur fichier EDVIRSP (pour "exploitation documentation et valorisation de l’information relative à la sécurité publique"), qui doit à terme remplacer Edvige, soit ainsi "créé par la loi".

Edvirsp pourrait être créé par une loi

En l’attente de cette loi, ils demandaient que les policiers puissent consulter le fichier des RG "gelé" par le projet Edvige.

Ce futur fichier EDVIRSP, selon eux, ne devrait en outre concerner "que les personnes, groupes, organisations" qui "peuvent porter atteinte à la sécurité des personnes et des biens".

Ils préconisent un fichier "distinct" pour les personnes "faisant l’objet d’enquêtes administratives".

"Seule la loi peut" également "autoriser à déroger à l’interdiction de principe (...) de contenir des données sensibles" comme les origines raciales ou des opinions politiques, recommandent encore les deux députés.

Ils proposaient aussi "d’élargir" géographiquement ou aux mineurs délinquants le fichier "Gestion des violences urbaines" (Gevi) actuellement utilisé par la seule préfecture de police de Paris.

Ou de "remplacer la typologie ethno-raciale" des personnes fichées dans le Système de traitement des infractions constatées (Stic) "par les éléments du portrait-robot dont la couleur de peau est une composante au même titre" que celle "des yeux ou des cheveux".

Nouvelle mouture

Les rapporteurs sont très critiques sur le Stic, certains de leurs interlocuteurs leur ayant affirmé qu’il pouvait influer sur les "résultats statistiques" de la police.

Les députés veulent aussi que soient pris en compte des "classements sans suite" dont font l’objet les personnes fichées et que soient recrutés des "contractuels" afin de gérer les "stocks" de certains fichiers dont ils soulignent les "erreurs".

Enfin, ils veulent que policiers et gendarmes ayant accès à ces fichiers soient munis de cartes à puce sécurisées et traçables afin d’éviter des abus.

Le fichier policier Edvige, qui devait remplacer le fichier des Renseignements généraux (RG) à compter du 1er juillet 2008, avait été retiré par le gouvernement en novembre à la suite du tollé provoqué par le type de données "sensibles" collectées (santé, sexualité, personnalités, mineurs dès 13 ans).

Une nouvelle version expurgée, baptisée Edvirsp ("exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique"), avait été adressée à la Cnil en septembre 2008 mais le ministère de l’Intérieur a repris sa copie en mai et transmis une nouvelle mouture.

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/29/a-corbeil-essonnes-une-kermesse-se-termine-dans-les-grenades-lacrymogenes_1212804_3224.html

"Ça devait être une fête. Ça s'est terminé en violences." Devant les restes de la kermesse, au cœur du quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes (Essonne), Maiza Farida ne cachait pas sa tristesse et sa colère, peu avant minuit, dimanche 28 juin. "Il y avait 400 personnes, des vieux, des enfants. Les policiers ont fait un contrôle, ils ont été pris à partie et se sont mis à tirer des grenades lacrymogènes. Ça a été la panique", raconte cette élue municipale.

Selon plusieurs témoins, les CRS ont tiré de très nombreuses grenades lacrymogènes en direction de la foule. "Les jeunes étaient vers le haut. Nous, on était sur la place. Mais c'est vers nous qu'ils ont tiré", explique une mère de famille qui a rempli un "grand sac poubelle" avec les restes des grenades.

"Ce tranquille espace de convivialité s'est transformé en dix minutes en scène de guerre", note un autre témoin, Jacques Picard, représentant des Verts à Corbeil, en dénonçant la "présence permanente et obsédante" de la police. De son côté, une source policière évoque une interpellation qui se serait mal passée, puis l'attaque des fonctionnaires par 50 à 60 jeunes, justifiant une riposte "défensive".

C'est dans ce quartier que deux CRS avaient été grièvement blessés après avoir été agressés par une vingtaine de personnes en septembre 2006.

Depuis avril, la cité a connu au moins cinq week-ends de violences avec caillassages des forces de l'ordre. Y compris samedi 27 juin où des policiers et des pompiers ont été victimes de jets de projectiles. "Les tensions sont permanentes. Avant, c'était la nuit ou le week-end. Maintenant, c'est tous les jours, même l'après-midi", ajoute Maiza Farida.

Pour dénoncer des méthodes policières qualifiées d'"agressives", les habitants ont improvisé une marche de protestation vers le commissariat. Entre 200 et 400 personnes ont participé au rassemblement, sans incident. "C'est la première fois, en quinze ans, que je vois une telle mobilisation", note Bruno Piriou, conseiller général (PCF) du secteur.

DES GROUPES TRÈS ORGANISÉS

Ces violences interviennent dans un contexte local très délicat. D'abord parce que la mairie de Corbeil-Essonnes va être gérée pendant l'été – traditionnellement difficile dans cette commune – par une délégation spéciale du préfet chargée de remplacer le maire sortant, Serge Dassault, déclaré inéligible, avant l'élection d'un nouveau maire en septembre. Ensuite parce que la ville expérimente, depuis quelques semaines, la mise en place, voulue par le ministère de l'intérieur, des unités territoriales de quartier (UTEQ), censées rapprocher habitants et policiers.

Comme à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), qui connaît un regain de tensions depuis deux mois, ou à Mantes-la-Jolie (Yvelines), où une centaine de jeunes s'en sont pris aux forces de l'ordre samedi 27 juin, ces nouvelles UTEQ provoquent de vives tensions.

Des incidents ont également eu lieu, pendant le week-end, dans des quartiers sensibles de Vauréal (Val-d'Oise), où une trentaine de jeunes ont caillassé des gendarmes après une interpellation, et de Limoges, où des affrontements ont opposé policiers et jeunes après une décision de justice.

Mais les violences les plus graves ont été signalées, samedi 27 juin, à Temblay-en-France (Seine-Saint-Denis) où des dizaines d'assaillants ont attaqué les forces de l'ordre. Utilisant des "mortiers" de feux d'artifice, ces groupes ont visé les fonctionnaires par des tirs tendus. "Il y a peut-être eu une centaine de tirs. En prévision du 14 juillet , certains ont constitué des stocks de mortiers", explique une source locale.

"Même s'ils sont interdits à la vente, ça n'est pas très compliqué de s'en procurer. Pour 25 euros, ils achètent deux tubes de mortiers qui permettent de tirer six coups chacun", ajoute notre interlocuteur. La police évoque des groupes de jeunes très bien organisés, certains d'entre eux étant ravitaillés par scooters.

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Ah bah on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a dans l'Armée, donc mortier de 60. :lol:

Et plus sérieusement, ne sous estime pas le pouvoir incendiaire de ces saloperies souvent achetés et manipulées sans précautions. j'ai ramené des gens aux urgences qui ressemblaient à des entrecôtes oubliées sur le grill ou avec les mains dans le désordre et dans des bourses séparées parce qu'ils avaient pas pensé qu'un engin pyrotechnique peut générer beaucoup de chaleur ou peut dans certaines conditions, exploser. Et puis il faut aussi voir la puissance de ces petites saletés. Certains pétards peuvent t'emporter tout ou partie de la main!

Balancer un gros pétard ou feu d'artifice sur quelqu'un dénote une intention délibérée de blesser, et en cela la réponse doit être claire et nette, les traquer jusque dans les chiottes et leur faire passer le goût de l'eau.

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Ah bah on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a dans l'Armée, donc mortier de 60. :lol:

Et plus sérieusement, ne sous estime pas le pouvoir incendiaire de ces saloperies souvent achetés et manipulées sans précautions. j'ai ramené des gens aux urgences qui ressemblaient à des entrecôtes oubliées sur le grill ou avec les mains dans le désordre et dans des bourses séparées parce qu'ils avaient pas pensé qu'un engin pyrotechnique peut générer beaucoup de chaleur ou peut dans certaines conditions, exploser. Et puis il faut aussi voir la puissance de ces petites saletés. Certains pétards peuvent t'emporter tout ou partie de la main!

Balancer un gros pétard ou feu d'artifice sur quelqu'un dénote une intention délibérée de blesser, et en cela la réponse doit être claire et nette, les traquer jusque dans les chiottes et leur faire passer le goût de l'eau.

Je confirme. J'ai pas mal de récit du Salvador où pas mal de gosses se sont salement amochés avec des pétards et feu d'artifice.

Sinon on l'impression de retrouver le même problème qu'en Afghanistan et en Irak dans votre métropole mais avec des échelles différentes : Des policiers qui se dégagent à "l'arme lourde" mais c'est la population qui n'a rien fait qui trinque le plus, ce qui provoque son ressentiment etc etc etc.

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Sinon on l'impression de retrouver le même problème qu'en Afghanistan et en Irak dans votre métropole mais avec des échelles différentes : Des policiers qui se dégagent à "l'arme lourde" mais c'est la population qui n'a rien fait qui trinque le plus, ce qui provoque son ressentiment etc etc etc.

C'est un probleme de gestion de conflit au sens large. Nous n'avons plus la culture du conflit - ou de la gestion de conflit - ... on refuse le compromis, la concertation, la compéhension réciproque ... et la moindre once de pédagogie, on laisse pourrir et puis on passe directement a la violence. C'est vrai des deux cotés, c'est d'ailleurs vrai partout ailleurs dans notre société.

Alors on peut voir des réponse simpliste bon méchant prison blah blah blah ... le probleme c'est que ca ne marche pas ... parce que la situation n'a rien de simple et qu'on hérite de dizaine d'année de foutage de gueule bien caché sous le mythe de l'intégration ... En guise d'intégration on a une "sous" culture de la zup dont le modele essaime les quartier résidentiels, relayé par tout un tas d'imagerie bling bling. On seme on recolte :)

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http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/30/la-police-mise-en-cause-pour-ses-controles-au-facies_1213277_3224.html#xtor=RSS-3208

La police mise en cause pour ses contrôles au faciès

La police française pratique à grande échelle des "contrôles au faciès". Une étude scientifique, conduite dans la plus grande confidentialité, montre que les forces de l'ordre effectuent des contrôles d'identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d'être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs; pour les seconds, elle est six fois plus importante. Ces résultats, publiés mardi 30 juin, ont été obtenus par l'observation du travail policier à Paris (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008.

Financés par une fondation américaine créée par le milliardaire Georges Soros, l'Open society institute - imperméable aux débats actuels sur la pertinence des statistiques ethniques dans le modèle français - les enquêteurs ont ainsi secrètement décrypté 525 opérations de police, relevant notamment l'âge, le sexe, la tenue et le profil ethnique des individus contrôlés pour les comparer avec ceux des personnes (37 000 au total) passant à proximité. Sans tabou : contrairement aux traditions françaises, ces individus, qui restent anonymes, sont désignés par la couleur de leur peau ("Blanc", "Noir", "Arabe", etc.).

L'étude confirme, en lui donnant un caractère scientifique, ce qu'expriment, depuis des années, les minorités visibles en France. Jusqu'à présent, en effet, les enquêtes réalisées s'appuyaient uniquement sur des sondages déclaratifs, sans vérification possible et avec des échantillons réduits. "L'étude a confirmé que les contrôles d'identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l'apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu'ils sont, ou paraissent être", indique le rapport, rédigé par deux chercheurs du CNRS, Fabien Jobard et René Lévy.

Les chercheurs constatent que les tenues portées sont aussi des critères décisifs dans les choix policiers. "Bien que les personnes portant des vêtements aujourd'hui associés à différentes "cultures jeunes" françaises (" hip hop", "tecktonic", "punk" ou "gothique", etc.) ne forment que 10 % de la population disponible, elles constituent jusqu'à 47 % de ceux qui ont effectivement été contrôlés". Comme deux personnes sur trois arborant ce type de tenues (capuches, etc) font partie des minorités visibles, les auteurs retiennent l'hypothèse que les vêtements sont aussi, indirectement, des marqueurs ethniques.

La plupart des quelque 500 contrôles observés se sont déroulés sans incident. Dans la moitié des cas, les contrôles ont toutefois débouché sur une fouille ou une palpation de sécurité – sans que les pratiques soient significativement différentes entre Arabes, Noirs et Blancs. Ce que confirment les personnes contrôlées, interrogées ensuite, discrètement, par les scientifiques : seules 3 % ont déclaré avoir perçu un traitement raciste ou insultant; 76 % ont émis un jugement neutre sur l'attitude des fonctionnaires; 6 % ont souligné que la police s'était comportée de manière respectueuse et polie. Mais le bon déroulement des contrôles n'empêche pas les populations ciblées d'exprimer leur colère, surtout face à leur caractère répétitif.

Les auteurs parlent d'"effets délétères" pour les rapports entre la population et les policiers, citant les nombreuses émeutes intervenues en France depuis 2005. "Les contrôles sont en effet fréquemment au cœur de l'antagonisme entre les policiers et les jeunes, plus particulièrement vivant dans les zones urbaines reléguées. Ces derniers se plaignent depuis longtemps d'être la cible de contrôles d'identité répétés, dépourvus de nécessité et relevant du harcèlement". Ils soulignent que le cadre juridique "permissif" laisse aux policiers "un large pouvoir discrétionnaire".

L'Open society institute émet une série de recommandations. D'abord en suggérant l'enregistrement par les patrouilles du profil ethnique des personnes contrôlées pour vérifier, a posteriori, l'impartialité des opérations – une démarche interdite en l'état du droit. Ensuite en modifiant le code de procédure pénale pour limiter les risques de discriminations. Enfin, en exigeant des policiers qu'ils expliquent systématiquement les motifs du contrôle aux citoyens concernés.

Contactée, la préfecture de police de Paris a fait part de son "intérêt" pour ces résultats. "L'étude peut apporter des enseignements, explique la commissaire Marie Lajus, porte-parole de la préfecture. Mais n'oublions pas que la pratique policière se fonde sur des paramètres empiriques incontournables, notamment l'apparence, l'âge, le sexe ou l'origine géographique. Le travail policier ne peut pas s'apparenter à un sondage où on chercherait à être représentatif de la population. Notre mission, c'est de prévenir des délits et des crimes, pas de représenter la société".

Luc Bronner

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