cracou

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Everything posted by cracou

  1. Non seulement vous êtes totalement hors sujet (na!) mais en plus vous ne prenez justement pas le recul nécessaire. Je reprends où on en était: pour diminuer la demande énergétique il faut diminuer les déplacements et donc rapprocher les gens de leur travail. Vous vous intéressez à des cas d'espèce. En fait vous réagissez exactement comme je ne disais au premier post: vous ne sortez pas de vos paradigme (lié à votre idiosyncrasie). Vous pensez par exemple "vélo ou pas, RER ou pas, voiture ou pas".... mais pas aux remises en cause fondamentales liées au renchérissement du pétrole: - fin du tourisme de masse (ce qui ferait fort mal à pas mal de pays) - relocalisation des habitants sur les lieux de travail - massification des loisirs "en ligne" - renchérissement massif de tous les biens de consommation - relocalisation industrielle - développement massif de la production locale d'énergie (mini éolien...) Et là je suis gentil, je ne parle même pas des difficultés de production agricole ou autre
  2. Si tu dis deux générations c'est 40 ans. Une génération (pour un démographe) c'est 20 ans. Les saoudiens ne sont pas plus stupides que les autres. Ils sont largement capable de penser à long terme. Pas vraiment. Il a tout misé sur la stabilité à long terme avant tout à l'aide d'un partenariat historique avec les USA sous la forme de "vous nous couvrez, on vous promet du pétrole pas trop cher" ce qui fonctionne depuis 1943. Tu es bien fort pour l'affirmer Que veux tu dire par là?
  3. Soit c'est du second degré et c'est assez drôle soit tu le penses vraiment et c'est assez désespérant. Améliorer la circulation? Un coup des verts? J'en suis tombé de ma chaise de rire. Vous passez totalement à côté du cœur de ma réflexion: j'ai fait construire une maison "écolo'" car aux normes mais sur un grand terrain éloigné de la ville. C'est une aberration énergétique. Si on veut réellement économiser de l'énergie c'est tout le monde dans des immeubles de moyenne taille tout près des gares et moyens de transport en commun et interdiction totale des nouvelles maisons individuelles et du mitage de la campagne par des maisons dont la construction exige incomparablement plus de ressources (réseaux, routes...) que les immeubles. C'est assez vrai Définit essentiel Commence par concentrer les habitants dans des zones desservables (en gros des monades :p )
  4. Soit dans les 40 ans... ce qui est TRES peu: ma fille a presque 4 ans. Cela veut dire qu'à 50 ans elle est dans la merdouille. Vu comme ça c'est demain. tout à fait Là non: l'Arabie a un gros problème car elle n'a pas de sables bitumineux, de schiste etc etc. Elle a des réserves standard et rien d'autre. Là je vois mal ses parts de marché rester les mêmes. Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi ils claquaient autant leur cash en biduleries diverses au lieu d'investir dans les sociétés pétrolières ou dans l'industrie.
  5. Si tu veux que tout le monde ait le même niveau de vie que dans les pays occidentaux - soit tu diminues la charge énergétique de chaque européen... et non ce n'est pas fait... On se gargarise de quelques pouillièmes de pour cent gagnés alors que c'est le mode de vie en lui même qui est absurde énergétiquement (j'ai une maison BBC top isolée... mais je vais au travail en voiture à 25km... C'est absurde!) - soit tu diminues le nombre de personne qui doit avoir besoin d'accéder à ces services. Si tu as du pétrole pour 5 milliards de personnes pendant 20 ans, tu en as aussi assez pour 1 milliard pendant 100 ans. Là c'est la partie purement mathématique. En pratique les chinois ont fait leur "un enfant par couple" et bien leur en a pris!
  6. N'oublie pas non plus que tous les pays n'ont qu'une idée en tête: le jour où le pays n'a plus de pétrole tout le monde va leur dire "bon allez, la fête est finie, on saisi vos avoirs et vous restez dans votre coin, c'était cool mais maintenant on parle entre grandes personnes". Traduction: la principale faiblesse ce nombre des pays producteurs c'est qu'on n'en a pas besoin pour autre chose que le pétrole. Le jour où ils apparitront comme faible on saisira les avoirs de leurs fonds souverains et puis basta. C'est cynique mais ça leur pend au nez.
  7. oh, ce n'est pas une argumentation construite, juste un petit exemple du manque flagrant de recul de l'immense majorité des "analyses". Certains articles de DSI prennent de la hauteur et c'est rafraichissant. Pour le gaz de schiste, faire quelques forages exploratoires s'impose quand même. Ceci dit, au risque de passer pour un trouble fête, je rappelle la très célèbre équation de Bill Gates (que je modifie pour l'occasion), de la dépense en CO² quantité énergie nécessaire = nombre de personnes x services disponible par personne x consommation par service en énergie Si on veut des services (en clair des voitures, de l'électricité...) il faut 1/ réduire la consommation de chaque service 2/ réduire la population On peut tourner le problème comme on veut, mais c'est plus facile de partager équitablement entre 100 qu'entre 1000.
  8. Il faut distinguer deux choses - les frappes nucléaires où le lanceur (l'avion) est sacrifié depuis le début. En faisant du radada tout le long l'avion passe évidemment. Il y aurait des pertes par accident mais les bombes feraient mal - dans un contexte classique le ciel au dessus du front serait probablement un immonde bordel pour les deux camps: trop d'avions, de DCA, de densité etc dans tous les coins. Remarquez bien que c'est la raison d'être au début des bombardiers furtifs qui peuvent casser ce qu'il y a de plus précieux en RDA sans trop de crainte. Une pénétration à haute altitude est probablement à exclure chez tout le monde mais des raids en pénétration basse altitude peuvent passer: à 30m le cache généré par le relief devient très important. De la recco à moyenne altitude est totalement stupide en tout cas! (et c'est la raison d'être du 13e DP par exemple).
  9. Je copie colle un passage du lien: Un prix du baril compris entre 80 et 90 dollars suffirait à bon nombre d'entre eux à équilibrer leurs budgets. Selon les experts, l'Arabie saoudite devrait définir son budget pour 2015 sur la base d'un baril à 80 dollars alors que la Russie a besoin d'un baril à 89,70 dollars au moins pour être en mesure d'équilibrer son budget pour l'année prochaine. Une fourchette des prix qui doit aussi convenir à l'Algérie. Comment redresser la barre? Les prix du pétrole ont perdu 50% de leur valeur depuis le mois de juin. Passant de 115 dollars le baril à quelque 60 dollars sur le marché londonien en ce concerne le brut de la mer du Nord. Moscou n'y va apparemment pas par quatre chemins. Vladimir Poutine opte pour la réaction la plus radicale. «La Russie réduira sa production de pétrole en raison du faible cours mondial du pétrole et du manque d'investissements dans l'industrie énergétique du pays», a annoncé jeudi son vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch dans une dépêche répercutée le 26 décembre par l'agence de presse chinoise Xinhua. Un traitement de choc pour essayer de mettre fin à l'effondrement des prix du brut. La plupart des pays producteurs dont l'Algérie ont pris des mesures ou sont en voie de les prendre pour tenter de limiter les dégâts que doit occasionner la dégringolade des cours de l'or noir sur leurs économies. Des signaux envoyés au marché pétrolier qui pour l'instant semble ignorer ce type de message. Le dernier en date est celui de l'Arabie saoudite chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole qui a pris en compte la dégringolade des cours du brut en prévoyant gros un déficit pour son budget 2015. Le marché pétrolier n'y a vu que du feu. Le baril de pétrole a poursuivi son plongeon. Le prix du baril de Light Sweet Crude (WTI) pour livraison en février a cédé 1,11 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) vendredi dernier pour clôturer la semaine à 54,73 dollars. «Le marché reste sous pression après les chiffres publiés mercredi par le département de l'Energie, qui montraient une hausse globale des stocks de brut et de produits à base de pétrole aux Etats-Unis», a expliqué Andy Lipow de Lipow Oil Associates. Pas d'embellie en vue donc? «Comme les investisseurs ne s'attendent pas à ce que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) prenne une décision quelconque pour réduire sa production, et que l'offre américaine devrait continuer à augmenter l'an prochain, même si des compagnies réduisent leurs budgets, le marché va continuer à s'orienter à la baisse», a pronostiqué Andy Lipow. Le Royaume wahhabite qui s'est fait le porte-parole de l'Opep a en effet engagé un bras de fer avec les pays producteurs de pétrole non-Opep en décidant pratiquement de manière unilatérale de ne pas diminuer la production du cartel pour effacer le surplus de pétrole qui a tiré les prix vers le bas. «Il n'est pas dans l'intérêt des producteurs de l'Opep de réduire leur production, quel que soit le prix (...). Que ça descende à 20, 40, 50 ou à 60 dollars, il n'est pas pertinent de réduire l'offre», a déclaré le ministre saoudien du Pétrole dans un entretien au Middle East Economic Survey (Mees), paru lundi dernier. Que chacun prenne ses responsabilités semble dire Ali al-Nouaïmi. En décidant de réduire considérablement sa production, la Russie assume les siennes. «Compte tenu des perspectives moroses, la production de pétrole russe pourrait baisser de 10% dans les deux à trois prochaines années, ce qui n'aura pas de conséquences graves sur les marchés du pétrole mondiaux», a indiqué M. Dvorkovitch à la chaîne de télévision russe Rossiya 24. Quel impact espère-t-il sur la chute des prix? Le Premier ministre russe compte voir le baril rebondir à 80 dollars mais pas avant quelques mois. «Le cours du pétrole sera à terme rétabli par des facteurs fondamentaux et la limite des instruments de spéculation», a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Interfax. L'Algérie n'a plus qu'à patienter. Comme bien souvent l'auteur semble manquer les informations importantes: - Si la russie diminue sa production ce n'est pas forcément à cause de la baisse des prix (même s'ils semblent le mettre en avant) mais à cause du manque de financement et d'investissement. Dit plus simplement: on est à sec dans les puits actuel, on devrait en faire d'autre mais rien ne dit qu'il y en a encore - La stratégie de l'OPEP est assez claire a) un peu d'aide des USA pour inciter à baisser les prix ce qui aura la peau des économies russes (l'opep s'en fout un peu) mais aussi Iraniennes et Vénézuéliennes (ce qui les fera bien rire) b) avantage à long terme l'opep si les concurrents doivent produire encore plus pour compenser c) avantage à long terme l'opep si les concurrents décident de baisser leur production maintenant Gagnant-gagnant, non?
  10. Bonjour à tous Je vous propose de commencer un sujet sur un thème que je n'ai pas encore vu explicitement ici: je vois de nombreux messages parlant de tactique (les matériels...), d'opérationnel (beaucoup moins) et un peu de stratégie (essentiellement militaire) mais très peu de messages "grand-stratégiques" (entre guillemets puisque le sens dépend de la définition choisie). Auriez vous une idée sur la cause de ce manque de recul presque systématique (de la part de tout le monde, moi y compris). Exemple: j 'aimerais que l'on m'explique donc quelques petites choses: pourquoi des milliers de messages pour comparer les mérites respectifs des missiles chinois et des avions américains.... Cela revient à poser un paradigme: le conflit se résume à leur opposition. Cela revient à nier quelques "petites" évidences stratégiques comme - un seul SM dans le détroit de Mallaca suffirait à faire tomber la chine (sans pétrole c'est moins drôle) - sans les importations chinoises (en particulier en terres rares), l'économie US s'effondre. Exemple: pourquoi l'immense majorité des débats sur le gaz de schiste en France oublie quelques éléments importants: - en laissant les autres exploiter avant la France peut utiliser plus tard la meilleur des technologies - En exploitant plus tard, le France aurait des réserves après tout le monde... quand justement le gaz devient rare, bien plus cher et stratégiquement fondamental. Si on suppose que 1/ le gaz est rare et c'est une ressource finie 2/ les fournisseurs ont un pouvoir important 3/ en cas de pénurie le fournisseur est le décideur Le fait de refuser l'exploitation actuelle est excellente puisqu'elle place le pays en bonne situation à long terme (et en tout cas bien meilleure que celle des USA ou d'autres pays qui auraient cramé leurs réserves pour acquérir un avantage à court terme).
  11. Avec des technologies du commerce c'est faisable mais en "militarisant" les choses (c'est à dire en rendant le bidule capable de résister à une EMP ou une autre connerie du genre) le prix sera multiplié par 100
  12. Perso je vois bien des drones légers: - drone type hélicoptère de quelques kg, alimentation électrique - charge militaire 1/ très légère (200-400g) de type grenade larguée par le drone 2/ genre grenade de 40mm tirée par le drone 3/ version suicide - guidage par opérateur / circuit TV (en gros un capteur CCD de téléphone, etc) pour avoir des coûts risiblement bas En tant que tel l'arme n'est pas ultime mais elle aurait un impact énorme dans les tactiques élémentaires - éclairer ou tout au moins pousser l'adversaire à prendre en compte la possibilité d'éclairage par drone - réagir à une embuscade - patrouiller de manière crédible un terrain difficilement franchissable inconvénients: les forêts, le brouillage, le hacking
  13. Je n'ai pas tout relu mais j'ai l'impression de voir l'approche très intelligente du F16/F15 totalement dévoyée: le concept de base est que plusieurs petits navires pas chers peuvent avantageusement remplacer un unique navire. La philosophie est - plusieurs coques valent mieux qu'un car en cas de perte d'un navire il reste les autres - le systèmes de réseau permet maintenant à ces navires de fonctionner comme un seul - petit et simple, chaque navire est bordable - chaque navire est multimission ce qui rentabilise les plate formes. Maintenant la réalité: - optimisé pour plusieurs mission = bon dans rien - deux classes pour des raisons politiques - totalement surdimensionné parce que chaque service veut le mieux (ou plutôt ce qu'il se fait refiler par un industriel) - totalement sous armé et incapables de missions littorales sans appui (ce qui est le comble car ils étaient conçu pour ça) - les modules de mission pas au point (mais alors vraiment pas) - construction déficiente et surcoûts halluciants N'importe quel ingénieur dans un autre pays aurait été exécuté sur place pour faire un exemple. Je me demande quel aurait été le montant des économies réalisées en faisant un achat sur étagère d'une corvette/frégate étrangère armée de même. Pas de torpilles, pas de missiles surface (ni mer/terre), pas de défense aérienne potable, pas de sonar de base. En clair il est utile quand il n'y a rien en face!
  14. Le plus pathétique dans tout ça c'est que ce virus fait parti de la catégorie des "très gentils" en terme de contagiosité. Ne pas être capable de l'éradiquer rapidement est un bon indice de l'état de délabrement des systèmes de santé et d'information des pays concernés. Plus le temps passe plus la probabilité d'une mutation augmente, mais on ne peut évidemment pas prévoir ce que ça donnerait.
  15. Hypothèse 1: c'est un mytho qui s'est inventé une histoire et on l'a cru (c'est pas rare!). Danger zéro Hypothèse 2: c'est un mec mouillé dans des trucs pas clairs "retourné" par la dgse pour l'utiliser comme chèvre ou autre. Danger proche de zéro Hypothèse 3: un "vrai" agent de terrain qui passe aux djihadistes.... Vous y croyez vraiment, hein?
  16. Une 12.7 sur un semi rigide non piloté...et ils pensent toucher quelque chose?
  17. Par ce que je suis cynique et que j'attends de voir ce qu'il y aura réellement sur le terrain Daigné? Avec quoi? On est au Mali, en Centrafrique, ici et là... Ce n'est pas une urgence militaire mais humanitaire. Les hôpitaux c'est une bonne idée, les pax je vois pas l'intérêt. Pour tirer sur des mecs pas éduqués qui veulent enterrer la mamie à leur manière? (j'exagère!) Sinon j'attends encore de voir au hasard TOUS les pays européens l'Allemagne en tête dans ces différentes opérations. La France aime bien exister avec des opérations militaires. Les autres nous laissent faire et dépensent ailleurs, au hasard dans leur économie...
  18. Si si, c'est texto ce qui est écrit sur la page du CDC Published today in MMWR, CDC used the Ebola Response modeling tool to calculate Ebola cases through mid- January in Sierra Leone and Liberia, providing an example of how this tool can be used. The MMWR estimates a range of between 550,000 and 1.4 million cases by January 20, 2015. The top range of the case estimate, 1.4 million, is explained by the model’s assumption that cases are significantly underreported by a factor of 2.5. It is essential to note that these numbers reflect a moment in time based on scientific and epidemiological data available in August, which did not account for the ongoing U.S. government Ebola relief effort. The numbers do not reflect current conditions. Modeling suggests that extensive, immediate actions – such as those already started – can bring the epidemic to a tipping point to start a rapid decline in cases. Si tu lis bien le texte on a dans le paragraphe deux choses très différentes - un modèle estime le nombre de cas dans une situation donnée (avec une hypothèse de travail extrême d'une sous estimation d'un facteur 2.5) - le modèle suggère qu'une action immédiate aurait un effet (sans blague). Les deux affirmations ne sont pas liées et il n'est pas écrit "il y aura 1400000 cas si on n'intervient pas rapidement". Ca c'est ce que les journalistes disent. Soit dit en passant le CDC est toujours alarmiste pour plein de raisons (budgets, justification, couverture si ça va mal...) Approche cynique: 3000 soldats ça veut dire 1500 sur des navires bien au chaud, 1000 dans des base vie logistique pour assurer le fonctionnement des hôpitaux, 500 effectifs sur le terrain probablement en train de former des aide soignants. Bref personne ou presque au contact direct de la population. "The new initiatives include training as many as 500 health care workers a week; erecting 17 heath care facilities with approximately 100 beds each; setting up a joint command headquartered in Monrovia, Liberia, to coordinate between U.S. and international relief efforts; providing home health care kits to hundreds of thousands of households, including 50,000 that the U.S. Agency for International Development (USAID) will deliver to Liberia this week; and carrying out a home- and community-based campaign to train local populations on how to handle exposed patients."
  19. Attention au sensationnalisme des journalistes. Ce genre de calcul de mortalité fait pas les épidémiologistes est très courant en recherche scientifique et sert surtout à valider une modélisation. L'idée est de considérer le modèle en choisissant des niveaux extrêmes pour les variables (durée de la contagiosité, nombre de contacts...). Comme ces modèles sont basés sur des calculs différentiels (ou des suites/série) toute variation mineure peut provoquer une explosion du nombre de cas potentiel. Dans le cas de la "vache folle " les modèles prédisaient de 11 à 500.000 malades (!!!). Un peu de lecture sur le sujet: http://www.math.univ-metz.fr/~sallet/expo_epidemio_mathJean.pdf Pour aller plus loin: Kretzschmar M., « Infectious disease modeling », International encyclopedia of public health, Kris Heggenhougen, p. 569-576, 2008. Il est par contre très vrai que c'est avant tout le comportement local qui provoque les contaminations.
  20. Un expert dans un domaine sait ne pas prétendre en être un dans un domaine qui n'est pas le sien. Production énergétique je sais modéliser. La question de la rentabilité d'une culture bio n'est pas ma spécialité. Ta réponse disqualifie donc ton affirmation qui est, jusqu'à preuve du contraire, infondée (même si elle est vraie par ailleurs). Fort probablement, mais avec un léger soucis: on ne sait pas faire vraiment fonctionner le bidule hors labo
  21. Sur exploitée, si l"on en croit la FAO (la référence mondiale sur le sujet)... Un rapport sur base de ses publications: La désertification est particulièrement grave en Afrique. Les terres arides occupent les deux tiers du continent africain et les trois quarts des terres sèches qui sont utilisées à des fins agricoles ont déjà commencé à devenir moins productives. D'après la 2e Evaluation démographique des régions sèches du Programme des Nations Unies pour le développement, au total 45 % de la population africaine vit dans des régions de terres sèches qui sont prédisposées à la désertification. Au Kenya, une période de sécheresse de trois ans a fait dépérir les cultures et décimé le bétail, laissant des milliers de personnes sans ressources alimentaires suffisantes. D'après le Projet de gestion des ressources en régions arides qui est une initiative de l'Etat du Kenya, les deux tiers des terres du pays ont été gravement touchés par la sécheresse et plus de 40 % des bovins et jusqu'à 20 % des moutons et des caprins de ce pays ont péri. En Tanzanie, pays voisin du Kenya, la déforestation généralisée menace de transformer la majorité des forêts du pays en désert. Au début du mois de janvier, le vice-président Omar Ali Juma a attiré l'attention sur l'intensification du problème en soulignant que, chaque année, le pays perd entre 130 000 et 490 000 hectares de terrains forestiers à cause de l'expansion des terrains agricoles et de l'accroissement de la demande en matière de bois de chauffage. Les bergers ont une part de responsabilité dans la détérioration des forêts tanzaniennes car ils déplacent leurs troupeaux des zones arides du nord vers les forêts du sud, riches en végétation et en eau. Quelques liens: http://www.slateafrique.com/88527/paysans-africains-economie-verte-agriculture-ecologie http://www.fao.org/news/story/fr/item/218322/icode/ Je disais "sans parler des forêts dont les terres ne sont pas exploitables à plus de quelques années tout en ayant foutu en l'air l'écosystème local et en faisant raviner les terres". Tu me donnes justement cet exemple et sans répondre à la question centrale: avec quelle énergie l'exploiter?
  22. preuve? preuve? Je n'ai pas d'avis sur la question, vous dites exactement le contraire donc l'un des deux a tort. Pouvez vous appuyer vos affirmations sur des sources pour que je puisse me faire une idée?
  23. Faux, elle est sur exploitée. Pour développer la production il faudrait adopter des méthodes plus intensives encore donc avoir plus d'engrais etc (et comment le trouve t on? avec quelle énergie?) Exemple? (sans parler des terres très fragiles de la grande forêt) oui mais pas tant que ça j'aimerais que ça marche mais on en parle depuis 50 ans et ça marche pas produit avec des terres rares dont la quantité est non seulement finie mais encore déjà épuisée pour certains d'entre eux. Sauf que ce que tu dis est très partiel. La phrase exacte est "si on fait partout de l'agriculture intensive et qu'on arrive à hausse les pires champs au niveau des meilleurs par le biais d'un amendage intensif alors oui on peut produire pour 15 milliards. Cette phrase ne répond pas aux questions centrales: où trouver les engrais (au hasard le phosphore), les composés azotés (car sans gaz naturel, tu peux toujours te brosser pour l'avoir, en tout cas en quantité industrielle) et surtout l'énergie pour les fabriquer (la seule fabrication des engrais azotés demande 2 à 3% de la production mondiale de gaz). Mon grand, on ne sait pas faire le premier, on essaye le deuxième depuis en gros 60 ans sans résultats. Le manque de matières premières c'est pas dans 200 ans, c'est dans 20 à 40 selon le métal ou le composé... Exemple: l'antimoine pourtant super courant (on en a mis encore il y a pas si longtemps dans les figurines en métal) Cette technologie on en parle depuis longtemps et on ne l'a pas encore... On en a besoin dans 20 ans, pas dans 100. on ne sait pas faire. Développer une filière de ce type c'est 30 ans. On en a besoin dans 20 à 40 ans... un peu tendu (et en espérant qu'on arrive à trouver un truc qui marche, pas comme dans les 60 dernières années). pour l'instant le manque d'énergie est TRES relatif. Il arrive mais lentement. Pour l'instant les nouvelles technologies c'est ... ben pas grand chose. On en parle mais cite moi des matériaux utilisé en 2012 dans les maisons qui n'existait pas en 1985.
  24. En fait je pensais plutôt comme toi. Cet auteur a l'avantage de ne parler que d'énergie et de physique. Même avec de meilleures connaissances on ne pourra pas dépasser certaines contraintes comme "la fusion apporte au plus autant de KeV" ou "pour produire de l'antimatière il faut autant de KeV" Tout à fait d'accord: en chimique c'est impossible. Malheureusement on n'a pas encore de technologie (ni même de concept validé) permettant de comprendre comment faire vraiment mieux. C'est pour ça que 99% de la SF contemporaine est bonne pour la poubelle (mais reste très distrayante). La série militaire Honor Harringon est un excellent exemple: c'est dans son genre TRES bien fait, cohérent et logique mais évidemment avec des bases physiques totalement délirantes .
  25. J'aimerais bien, malheureusement je suis assez compétent dans le domaine considéré (en tout cas assez pour l'enseigner dans le supérieur). Vous mélangez des notions très différentes comme le "niveau de vie" et l'utilisation de l'énergie. Dans ta propre phrase tu dis que 2/3 de l'humanité vit avec moins de moyens qu'un français (bon en fait le % est plus élevé mais bon) . Ce n'est pas ce dont je parle: j'évoque l'utilisation quotidienne de l'énergie. Sauf que... c'est totalement faux. Petit exemple simple: tu as environ 480 voitures pour 1000 habitants en France. Tu en as environ 20 par habitant en Afrique (et en tirant large car c'est 2/1000 en Ouganda. L'Afrique du nord tire fortement le moyenne vers le haut). En exagérant (vraiment), on peut dire que l'écart est de 400 pour 1000 entre la France et l'Afrique. Considérant la population en Afrique (en gros 1.11 milliard), il y manque 400 millions (!) de voitures pour arriver au niveau de la France. Cela représente 5 ans de la production mondiale de voitures.... Pour les produire il faudrait des infrastructures, des usines, des matières premières... qui représentent largement plus d'un "doublement" de la demande énergétique: on ne parle pas simplement de la production mais aussi de l'investissement nécessaire pour réaliser cette production. On ne se rend pas compte que les pays occidentaux sont assis sur des générations d'investissements à ce niveau là. Électricité, eau, gaz, route etc nous semblent aller de soi. Dans l'immense majorité des pays du monde consommer l'eau du robinet (quand il y en a un) est suicidaire. Je suis bien d'accord sur la première phrase. J'aimerais bien croire en la deuxième partie. Malheureusement le nucléaire (type classique Uranium) est foireux à moyen terme (40 ans) car il n'y en a tout simplement pas assez sur terre (en fait il y en a mais après il faut dépenser trop d'énergie pour l'exploiter). A moins de disposer d'alternatives (tohrium...) qui n'existent pas actuellement il faut diminuer la demande. Sauf que c'est vrai et faux: transition oui ce qui veut dire "moins croitre" mais ce n'est pas la même chose que "décroitre". Je parle bien de l'électricité. En terme de Tep la différence est plus faible mais je maintiens que l'acquisition d'un niveau de vie équivalent représente largement plus de deux fois plus de production énergétique (on peut calculer le montant à la louche avec une matrice de Léontief mais je n'ai pas les données sous la main) et avec quelles matières premières? Le problème c'est pas la place, c'est la nourriture et l'énergie.