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Tancrède

US Army: le facteur humain

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On verra ainsi beaucoup de termes et concepts: carriérisme, conformisme, parochialisme, entrisme, bureacratisation, élitisme, pantouflage, à-plat-ventrisme devant le discours ambiant (politiquement correct et autres épouvantails, réels ou non), absence de critique, absence de responsabilisation, sanctions inexistantes, technocratie, autoritarisme sans comptabilité, technicisation (en remplacement de l'esprit martial, de la pensée stratégique ou tactique), recrutement de plus en plus centré sur les familles militaires (ou régions militarisées), image plutôt que substance/apparence plus que consistance.... 

Comme un air de déja vu (quelqu'un a soufflé armée de l'Union pour la première partie  quelque part et armée confédérée pour la seconde ....) ?

Sinon ils sont très partisans dans leur approche, surtout en comparaison des armées européennes, bien plus rigides sur tout ces points de vue. Ou alors ils nous rattrapent dans nos errements

La première ligne de mon post est une blague mais ça ressemble beaucoup à l'état de déliquescence post VietNam vu dans l'USArmy dans les années 70-80 (avec en plus les problèmes de drogue) au point d'impacter les capacités opérationnelles.

Une armée qui perd politiquement une guerre en y ayant mis des moyens importants a semble -t-il toujours ce passage a vide pendant les années qui suivent.

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Moi je pense que l'Army s'est verrouillez naturellement au vu de son format et de son côté nombriliste , mais qui avec le côté technologique a vu encore plus d'officiers arrivé tout simplement pour cause de responsabilité vis à vis de X matériels ou systèmes d'armes .

Donc quelques choses qui ce rapproche de ce que l'on peu connaître dans l'armée de Terre .

Mais pourtant l'armée de Terre française est de la taille de l'USMC .

Et la on peut ce demander est-ce que la taille est au fond le problème ?

Oui dans le contexte cité en début de post avec plus d'officiers mais avec un point qui me semble primordial , l'ambiguïté entre "Arme" et "spécialité" .

En fait un contexte de chapelles qui voit des Armes vouloir ce tiré la couverture , avec une prépondérance pour certaines qui reste de facto de mise vu leur emploi régulier pour les affaires courantes en terme d'opérationnel .

Si l'on observe le contexte Army , Armée de Terre vous avez un tas de chapelle qui ne ce voit pas comme des spécialités mais bien comme une Arme . 

Dans un contexte qui voit le monde militaire ressemblé a ces grosses entreprises avec un copié collé , du genre RH and co ,DRH ,etc ...de facto le comportement des officiers s'en ressent , avec encore plus de cloisonnement .

Si je prend l'USMC , on a une Arme mais tout le reste devient une spécialité , et cela d'une manière très large puisque cela part du simple fusilier , et allé jusqu'à des jobs de pilote d'avion etc ... Donc que le pilote de chasseur bombardier ,de facto un officier malgré son grade reste un élément "presse bouton" sans pour autant ce sentir réduit à une spécialité , ce qui compte s'est servir le Corps , bien évidemment on reste un officier et personne ne remet pas en cause cela . 

Dans l'Army on a des officiers qui gèrent des matos sophistiqué en tant que responsable , ou qui vont piloter un hélico mais cela les positionne dans une caste du fait de la fonction ,mais aussi du grade ,d'une Arme , ou de tel brigade ou division , donc une forme d'élitisme qui ce greffe à d'autres formes d'élitisme .

En fait s'est un cloisonnement dans des cases , puis encore dans d'autres cases à l'intérieur de ces propres cases qui amène à cette évolution des officiers , augmentant encore plus les types de comportement que tu expliques ici :

Citation

carriérisme, conformisme, parochialisme, entrisme, bureacratisation, élitisme, pantouflage, à-plat-ventrisme devant le discours ambiant (politiquement correct et autres épouvantails, réels ou non), absence de critique, absence de responsabilisation, sanctions inexistantes, technocratie, autoritarisme sans comptabilité, technicisation (en remplacement de l'esprit martial, de la pensée stratégique ou tactique), recrutement de plus en plus centré sur les familles militaires (ou régions militarisées), image plutôt que substance/apparence plus que consistance.... 

Et puis je pense que l'on a plus ce sentiment de prendre un grand risque dans les opérations militaires engagées , faute d'adversaire ayant une capacité importante .

Je pense que la dernière fois qu'un général de l'Army a eu un gros doute ou qu'il s'est fait disons peur, ou simplement a du gérer une retraite de ces forces face à la puissance et capacité tactique ,stratégique de l'ennemi sa doit remonté à la Corée .

Pour le Vietnam , même si il y a eu de la casse un général ne risquait pas de perdre une division entière ,encore moins une brigade ou même un bataillon ou un régiment du fait d'avoir des capacités moderne et donc une supériorité sur l'ennemi ,mais supériorité relative au vue de la manière la guerre côté Viet .

Quand les US ce retrouvait face à des gros coups , que l'ennemi tenté une grosse opération on pouvait employé à fond toute les capacités ,mais on en arrivait à des phases de la guerre qui ne rendait au final plus aucune "gloire" et concrètement aucun sentiment dans un rapprochement d'une victoire totale , ce qui est pas vraiment le rêve pour un général .

Donc la fin du chef héroïque qui mène une guerre jusqu'à son terme .

Le mec devient un gestionnaire de crise qui navigue à vue , même si il y a une violence dans le déclenchement d'une opération , de toute façon cela mène à 10 ans de guerre sans hautes intensités ( mine de rien ,depuis le match nul en Corée ,on a pas vu une guerre ce finir en moins de 10 ans , sauf bien évidemment les opérations courante , Panama ,Grenade , etc ...) .

Les marines ,donc leurs officiers ont sorti un leitmotiv très intéressant : Marines don't fight war , Marines fight battles .

Une manière de faire abstraction des buts de guerre pour s'attacher à une réalité en ce qui concerne les nouvelles guerres , nous gagnons les batailles mais le Corps n'est pas là pour gagner la guerre , cela étant le rôle de tous , et pas que du monde militaire .

Bien évidemment , cela n'impose pas de ne pas avoir de réflexions sur le futur et peut-être que demain cet adage ne sera plus de mise , une autre vision prendra le pas .

En fait , n'est-ce pas le fond de pas mal de monde ,celui de devoirs gérer des opérations de stabilisation qui ont aussi modelé l'état d'esprit des officiers dans l'Army , à l'identique de leurs homologues français , même si bien évidemment on pourrait percevoir la vision différemment dans l'emploi , la ou la France envoyé du monde faire de l'interposition , puis après une phase de stabilisation ,et de l'autre les US ce retrouvé belligérant direct mais avec une autre forme de stabilisation ( plus violente ) dans la durée .

La ou on l'on raillé ces opérations de paix chez les US , la donne fut bien différente car eux mêmes n'échappaient pas à cette phase de stabilisation , sauf que celle-ci étaient bien plus violente , mais limité à des petites unités .

Donc une ambiance de gestionnaire de crise même quand on a soit même déclenché cette crise et sans avoir vaincu .

Il est la pour moi le fond , de longue guerre sans victoire par chaos .

Au fond l'USMC de part sa taille reste toujours dans la réflexion , les officiers de facto mènent leur barque tout en pouvant offrir des capacités , ce mettant en avant sans au fond avoir le poids de devoir être celui qui devra le porter , vu que l'Army a le rôle principal , les marines ayant une mission spécifique avec l'amphibie .

Quand j'observe cela , quand les marines ont vu que sa ne pouvait pas être bon pour le moral de rester en mode stabilisation , tout était bon pour avoir de l'action offensive en Irak , et dès qu'il fut possible les marines poussèrent pour ce redéployer en Afghanistan de manière importante .

Au fond , le côté gestionnaire de l'Army 

 

En fait la première du golfe bien qu'étant une victoire et d'une certaines manière qui mettra les généraux en avant ( voir le retour victorieux de schwarpskorf à New York ) , mais on avait quand même présentait l'armée irakienne comme l'une des plus grande du monde , ce qui laissera aussi un drôle de sentiment , ce n'était pas une guerre jusqu'à la victoire totale .

Quand on observe celle de 2003 , on ce retrouve dans une offensive , violente avec un paquet de tués de part et d'autres , et pas aussi facile que la première ( bien évidemment on avait pas les mêmes objectifs ) .

Donc au fond ce qui pourrait-être innovant avec l'expérience cumulée dans ces longues guerres n'aboutit au final qu'à resté sur un sentiment d'avoir un outil important  ( même si on râle à juste titre sur les baisses d'effectifs ,ce qui s'entend bien évidemment ) dans lequel on pioche  mais que de toute façon on a plus la capacité de pouvoir régler une guerre sur le court terme , tout en ce voyant envahir par un système basé sur le management optique civil n'a t'il pas au fond de facto amené à  une situation d'état de simples fonctionnaires ?

De la on en arrive à ces travers .

Enfin voilà ,mon post va sûrement être illisible mais je crois que le phénomène de mettre dans une case l'officier , puis ensuite de créer d'autres cases au sein de cette même case ou l'on ira encore mettre un officier et peut-être ce syndrome qui agite les officiers de l'Army , tout en ce retrouvant des des guerres longue et sans victoire totale . 

A l'inverse les officiers des marines mènent leur  barque , en faisant régulièrement évoluer leur concept sans jamais perdre de vue leur propre rôle .

moins de technologie aussi dit sûrement beaucoup aider les officiers de l'USMC .

Bien évidement ils doivent avoir des failles , mais ils ce démerde pour les cacher .

Enfin voilà , la perte de prise de distance est peut-être la aussi le problème des officiers de  l'Army ,résultant un blocage mental et donc une fixette sur l'ordre établi , on est des gestionnaires .

 

 

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Il y a 22 heures, Tancrède a dit :

On verra ainsi beaucoup de termes et concepts: carriérisme, conformisme, parochialisme, entrisme, bureacratisation, élitisme, pantouflage, à-plat-ventrisme devant le discours ambiant (politiquement correct et autres épouvantails, réels ou non), absence de critique, absence de responsabilisation, sanctions inexistantes, technocratie, autoritarisme sans comptabilité, technicisation (en remplacement de l'esprit martial, de la pensée stratégique ou tactique), recrutement de plus en plus centré sur les familles militaires (ou régions militarisées), image plutôt que substance/apparence plus que consistance.... 

Pour adresser certains des points, des parallèles peuvent être fait avec les grandes entreprises ou les autres administrations publiques. La bureaucratisation, le carriérisme, l'étouffement des "gens du terrain" par des cadres "plus politiques" dans la hiérarchie, le cloisonnement par métier par exemple sont des problèmes assez fréquents dans les grandes structures. Pour la remise en cause de West Point, on peut faire le parallèle avec la remise en cause du rôle des énarques ou des grands corps d'ingénieurs par exemple...

La bonne nouvelle, c'est que, au moins sur certains points, il y a des recettes éprouvées dans le civil dont on peut s'inspirer. La généralisation des équipes projet permet de casser les silos de manière efficace et offre une vraie souplesse d'adaptation (dans le monde militaire, c'est ce que l'on fait avec les GTIA en OPEX par exemple). La responsabilisation à un niveau assez bas de la structure sur les résultats permet d'éviter la paralysie bureaucratique (dans le domaine militaire, on peut penser au niveau de d'autonomie réel donné au commandement niveau groupe/section sur le terrain ou à ce que l'officier marinier est autorisé à faire de son propre chef devant sa console). La généralisation d'une culture "du résultat" dans la rémunération et la progression de carrière (ces deux points étant liés dans la fonction publique) permet de valoriser les bosseurs qui mouillent la chemise sur le terrain et d'éviter les phénomènes de cour.

Aucun de ses concepts ne sont vraiment nouveau pour les armées. En cherchant bien, on trouve toujours des cas d'unités qui performent bien et que l'on peut prendre en exemple (et à chaque fois on retrouve les même "ingrédients" de performance quand on sait quoi chercher). Dans mon boulot actuel, cela m'arrive d'ailleurs de les utiliser pour expliquer à des civils comment cela pourrait mieux marcher dans leur équipe. L'exemplarité par exemple est une valeur militaire. Le rôle donnés aux sous-officiers dans les unités d'élite est aussi très instructif. L'amélioration permanente est à la base de toutes les théories managériales récentes (ex : Lean), on peut l'illustrer avec l'utilisation des RETEX. De manière générale, le pragmatisme des militaires quand ils font la guerre est souvent remarquable.

C'est quand les militaires ne font plus la guerre que cela se gâte... La motivation flanche, les structures se fossilisent, il devient difficile de distinguer les bons des mauvais, le recrutement se biaise (cela devient un job de fonctionnaire comme un autre), on arrive plus à attirer les meilleurs candidats, on perd la boussole pour choisir les bons investissements à faire. Cela m'arrive aussi d'utiliser ce contre-exemple... Vu de loin, j'ai l'impression que c'est le mal qui ronge l'US Army en ce moment...

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Un petit article résumant beaucoup du sujet, avec des liens plus extensifs. 

https://fabiusmaximus.com/defence-appartatus/army-breaking/

Quelques points marquants:

- de John Boyd, simple, efficace: "People, Ideas, and Hardware. In that order!"

- des conclusions d'un groupe d'officiers en 2007: 

Quote

 

Most of today’s youth are not eligible for military service because they are too fat, too weak, not smart enough and prone to drug-use and criminal behavior, according to a panel of senior military officers.

“We are all victims of our own past success.  We all have a conscript mentality that there’s a never-ending supply of perfect high school graduates that are over the horizon coming at us to fill every job we have,” said Vice Adm. John Cotton, commander of the Navy Reserve.  “I’ll tell you what, we’re about to be shocked, because they are not there.”

Cotton spoke on a panel on recruiting and retention with officers from the Marines, Army and Air Force at a conference on “transformation warfare” hosted by the U.S. Naval Institute and the Armed Forces Communications and Electronics Association in Virginia Beach.  72% of American youth between 17 and 24 years of age are not eligible for military service for fitness, academic and law enforcement deficiencies, Cotton said, citing national statistics that some 30% of male youths drop out of high school.

Stephen Duncan, a Naval Academy graduate and former assistant defense secretary for manpower and reserve affairs, moderated the panel discussion on recruiting and retention.  “You can talk about acquisition and technology and all that is important but, as John Paul Jones said, ‘Men mean more than guns in the rating of a ship,’ ” Duncan said.  “A lot of other general officers have said the same thing. We win or lose based on our people

 

 

 

Un article de 2007 sur les généraux:

http://www.nytimes.com/2007/08/26/magazine/26military-t.html?_r=0

Quelques passages: 

Quote

 

Before and just after America’s entry into World War II, Gen. George Marshall, the Army’s chief of staff, purged 31 of his 42 division and corps commanders, all of them generals, and 162 colonels on the grounds that they were unsuited for battle. Over the course of the war, he rid the Army of 500 colonels. He reached deep into the lower ranks to find talented men to replace them. For example, Gen. James Gavin, the highly decorated commander of the 82nd Airborne Division, was a mere major in December 1941 when the Japanese bombed Pearl Harbor. Today, President Bush maintains that the nation is in a war against terrorism — what Pentagon officials call “the long war” — in which civilization itself is at stake. Yet six years into this war, the armed forces — not just the Army, but also the Air Force, Navy and Marines — have changed almost nothing about the way their promotional systems and their entire bureaucracies operate.

On the lower end of the scale, things have changed — but for the worse.West Point cadets are obligated to stay in the Army for five years after graduating. In a typical year, about a quarter to a third of them decide not to sign on for another term. In 2003, when the class of 1998 faced that decision, only 18 percent quit the force: memories of 9/11 were still vivid; the war in Afghanistan seemed a success; and war in Iraq was under way. Duty called, and it seemed a good time to be an Army officer. But last year, when the 905 officers from the class of 2001 had to make their choice to stay or leave, 44 percent quit the Army. It was the service’s highest loss rate in three decades.

Col. Don Snider, a longtime professor at West Point, sees a “trust gap” between junior and senior officers. There has always been a gap, to some degree. What’s different now is that many of the juniors have more combat experience than the seniors. They have come to trust their own instincts more than they trust orders. They look at the hand they’ve been dealt by their superiors’ decisions, and they feel let down.

 

 

 

L'article est à propos d'un article de protestation d'un officier hautement critique du haut commandement. Il signalait par exemple: 

It is unreasonable to expect that an officer who spends 25 years conforming to institutional expectations will emerge as an innovator in his late 40s.”

Et pointait avant tout la rupture de confiance entre officiers (bas et médians) et généraux, qui impliquait notamment un exode des meilleurs bien avant le grade de major, dans des proportions assez dramatiques, pointant entre autres choses l'à-plat-ventrisme politique et/ou carriériste des généraux (qui entraîne notamment leur silence face au pouvoir), non seulement avant la prise de décision d'entrer dans un conflit, mais aussi pendant la conduite du dit conflit, de même que leur corporatisme absolu (personne n'est responsable, personne n'est critiqué, personne n'est sanctionné). Le conformisme, la déresponsabilisation et l'hostilité au changement qui en résultent sont massifs, même chez les compétents et/ou clairvoyants. Et la culture d'exécutant qui a ses mérites et raisons d'exister pour les rangs plus bas n'est non seulement pas suffisante (loin de là) pour excuser cela, mais, dans les proportions dans lesquelles elle est pratiquée aux USA (et ailleurs), en devient nuisible, tout en étant vendue sous le terme plus glorieux de "can do attitude" (censément une vertu dans l'armée.... Si on n'abuse pas du principe). 

A propos d'un officier saqué pour sa critique (en 1997) de la conduite du commandement au Vietnam:

Quote

 

McMaster’s nonpromotion has not been widely reported, yet every officer I spoke with knew about it and had pondered its implications. One colonel, who asked not to be identified because he didn’t want to risk his own ambitions, said: “Everyone studies the brigadier-general promotion list like tarot cards — who makes it, who doesn’t. It communicates what qualities are valued and not valued.” A retired Army two-star general, who requested anonymity because he didn’t want to anger his friends on the promotion boards, agreed. “When you turn down a guy like McMaster,” he told me, “that sends a potent message to everybody down the chain. I don’t know, maybe there were good reasons not to promote him. But the message everybody gets is: ‘We’re not interested in rewarding people like him. We’re not interested in rewarding agents of change.’ ”

Members of the board, he said, want to promote officers whose careers look like their own. Today’s generals rose through the officer corps of the peacetime Army. Many of them fought in the last years of Vietnam, and some fought in the gulf war. But to the extent they have combat experience, it has been mainly tactical, not strategic. They know how to secure an objective on a battlefield, how to coordinate firepower and maneuver. But they don’t necessarily know how to deal with an enemy that’s flexible, with a scenario that has not been rehearsed.

“Those rewarded are the can-do, go-to people,” the retired two-star general told me. “Their skill is making the trains run on time. So why are we surprised that, when the enemy becomes adaptive, we get caught off guard? If you raise a group of plumbers, you shouldn’t be upset if they can’t do theoretical physics.”

 

Du traitement de l'appel au changement:

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In October 2006, seven months before his essay on the failure of generalship appeared, Yingling and Lt. Col. John Nagl, another innovative officer, wrote an article for Armed Forces Journal called “New Rules for New Enemies,” in which they wrote: “The best way to change the organizational culture of the Army is to change the pathways for professional advancement within the officer corps. The Army will become more adaptive only when being adaptive offers the surest path to promotion.”

In late June, Yingling took command of an artillery battalion. This means he will most likely be promoted to full colonel. This assignment, however, was in the works nearly a year ago, long before he wrote his critique of the generals. His move and probable promotion say nothing about whether he’ll be promoted further — or whether, as some of his admirers fear, his career will now grind to a halt.

Nagl — the author of an acclaimed book about counterinsurgency (“Learning to Eat Soup With a Knife”), a former operations officer in Iraq and the subject of a New York Times Magazine article a few years ago — has since taken command of a unit at Fort Riley, Kan., that trains United States soldiers to be advisers to Iraqi security forces. Pentagon officials have said that these advisers are crucial to America’s future military policy. Yet Nagl has written that soldiers have been posted to this unit “on an ad hoc basis” and that few of the officers selected to train them have ever been advisers themselves.

 

 

Edited by Tancrède
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Ca va reposer la question déjà lancinante dans les forces US du niveau réel actuel et de la "battle readiness"..... Mais en fait même pas: imposé du "haut", ce sera passé sous silence, et l'impact ne se constatera que quand il y aura des problèmes trop visibles pour être ignorés, ce qui prendra du temps, et, pour ceux qui regarderont attentivement sous cet angle précis (donc certainement pas la presse), dans les coûts moyens par soldat. S'il faut plus de temps pour mettre une recrue au standard, s'il faut plus fréquemment, et pour de plus longues périodes, procéder à des "remises en forme" de soldats se laissant aller.... A partir de quand cela devient-il prohibitif de procéder ainsi? Je suis le premier à dire que pour plus recruter (et potentiellement mieux), une armée d'aujourd'hui doit arrêter de se penser encore au temps de la conscription, où il y avait d'office un vivier inépuisable de recrues (volontaires ou non, ce n'est pas le propos ici) parmi lesquelles ont pourrait faire le tri et sélectionner celles qu'on veut pour chaque type de poste. On est dans un univers de ressource très contrainte, auquel il faut s'adapter. Mais les ricains, surtout dans la mentalité actuelle qui fait des armées un champ d'expérimentation sociale ainsi qu'un joujou budgétaire, et dont la bureaucratie fuit la responsabilté et la clarté, ont tendance à noyer les problèmes sous l'argent et pas trop se préoccuper du tableau après coup, du moins pas avant longtemps. 

Edited by Tancrède
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Une critique amusante et anecdotique de la mentalité des officiers généraux américains, ici de l'USMC, à travers l'une des lectures recommandées par le Corps à ses officiers: Ender's Game, de Orson Scott Card. 

https://fabiusmaximus.com/2010/09/07/21211/

Où l'on retrouve les délires encore bien vivaces de cette "mentalité RMA", de la guerre fantasmée, du général-démiurge voyant tout et contrôlant tout, loin de la certitude de façade qu'ont les officiers américains de "déléguer" aux échelons inférieurs, alors qu'en fait préside chez eux une conception très "mécaniste" des forces, réduisant le soldat à une machine-outil semi-qualifiée, et la tactique à des recettes toutes faites limitées en nombre et assimilables à des espérances d'équation (si on fait A+B, on obtient C). 

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@Tancrède .

J'ai vu le documentaire sur une unité de Garde nationaux , citizen soldier .

Très intéressant ,  on observe quand même une sacrée évolution du concept , faut dire que les déploiements over-sea a de facto pousser à plus de professionnalisme . Bon ce n'est pas le fait que les garde nationaux étaient des buses ( mon discours n'est pas la du tout ) mais de facto vu les déploiements on ce devait de pousser la préparation de ces soldats citoyens qui font un super boulot .

Mais depuis le 11 septembre 2001 , les pertes sont quand même conséquente , à la fin de ce documentaire on le chiffre des tués , et sa monte à 803 tués ,et chose intéressante on a par état la liste des noms des tués ( âge etc ... ,sur ce point s'est très intéressant à observer , les âges des tués )  .

S'est assez impressionnant les écarts entre état .

Bon tout dépend aussi des périodes ou les unités tournées , les zones ( Irak et Afghanistan ) .

Bon a pas le détail des blessés mais sa doit chiffrer à mon avis .

Non franchement , si tu ne l'as pas vu s'est très bien fait ,et le titre est bien troué .

L'évacuation d'un soldat tué dans une zone montagneuse , est très émouvante ( bon point au niveau de la musique qui met en valeur ce moment tragique ) .

Je trouve que le documentaire mais bien en valeur ces soldats citoyens , et qu'au fond malgré une différence de statut ben il y a bien l'idée de mettre en avant leur volonté d'être des soldats .

Sa permet de changer pas mal l'image , au Vietnam la Garde Nationale était perçue comme un moyen de s'éviter d'allé au Vietnam .

La , bien au delà des avantages , il y a l'engagement avec les risques qui vont avec .

Je te le conseil .

J'ai eu l'occase de me faire un rayon documentaire , entre la section Anderson , Hell and back Again ( on suit des marines ) , Restrepo ( on suit des paras de la 173°Airborne ) , et le documentaire Armadillo ( la s'est des danois , très intéressant ) .

Ben si j'ai l'occase de me le trouver en DVD , Citizen soldiers sera un bon complément dans mon "rayon" .

Oui , on a une source de documentation pour le futur , et s'est cela qui est incroyable , la technologie permet d'avoir une vision de la guerre tel qu'on ne l'a jamais eu .

Une sacrée évolution depuis les premiers films documentaire .

 

Enfin bref , très intéressant de découvrir ces garde nationaux .

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Un bon article de la Marine Corps Gazette par un capitaine de l'USMC nommé Joshua Waddell, qui veut forcer la reconnaissance de quelques faits bruts, notamment qu'Irak et Afghanistan peuvent être appelés "défaites", et le système qui y a mené, du moins pour ce qui concerne le corps des Marines. 

https://www.mca-marines.org/gazette/2017/02/innovation
 

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I now thoroughly convinced there is something deeply wrong with the part of the Marine Corps occupying the I-95 corridor leading to the Pentagon. What has become painfully apparent to me is the drastic difference between the mindset of the Operating Forces and the Supporting Establishment. While I grant that, in the case of the former, the prospects of being shot, blown up, or otherwise extinguished tend to be wonderful motivators to constantly improve and perform, the Marine Corps Supporting Establishment is filled with senior officers whose backgrounds include extensive experience in combat within the Operating Forces. Why then is there such a divide between the organizational energy and innovative agility of our Marines and the depressive stagnation found within the Supporting Establishment?

I believe I know a big part of the answer: self-delusion. Let us first begin with the fundamental underpinnings of this delusion: our measures of performance and effectiveness in recent wars. It is time that we, as professional military officers, accept the fact that we lost the wars in Iraq and Afghanistan. Objective analysis of the U.S. military’s effectiveness in these wars can only conclude that we were unable to translate tactical victory into operational and strategic success. 

"We Fail Better" Should Not Be the Motto of the U.S. Military

As military professionals, it is not sufficient to offload the responsibility for these failures, at least in their entirety, to decision makers in Washington or in perceived lack of support from other governmental agencies. We must divorce ourselves from the notion that criticism of our performance is an indictment or devaluation of the sacrifices our Marines made on the battlefield.

 

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We allow ourselves to look at our impressive defense budget and expensive systems and throw around hyperbole about the United States having the greatest military in the world. How, then, have we been bested by malnourished and undereducated men with antiquated and improvised weaponry whilst spending trillions of dollars in national treasure and costing the lives of thousands of servicemen and hundreds of thousands of civilians?

Judging military capability by the metric of defense expenditures is a false equivalency. All that matters are raw, quantifiable capabilities and measures of effectiveness. For example: a multi-billion dollar aircraft carrier that can be bested by a few million dollars in the form of a swarming missile barrage or a small unmanned aircraft system (UAS) capable of rendering its flight deck unusable does not retain its dollar value in real terms. Neither does the M1A1 tank, which is defeated by $20 worth of household items and scrap metal rendered into an explosively-formed projectile.

 

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In our quest for fair competition and misguided desires to preserve a Cold War-era industrial base, we have created a Byzantine acquisitions system that privileges insiders (an objective affront to our Nation’s capitalist philosophy) and degrades institutional agility.

Despite variations of the word “innovation” occurring 18 times within the newest Force Development Strategic Plan, these well-meaning policies are hollow without the corporate environment in which they can be successful. Our current structure calls for innovation, then bludgeons those initiatives with the full weight of the Program Objective Memorandum (POM) cycle combined with institutional lethargy and reactionary resistance to change

 

 

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As an isolated example, it is shameful that our company commanders are buying Android tablets with their own money for their units to use with Special Operations Command(SOCOM) open-source software to conduct enroute C2 in our Special Purpose Marine Air-Ground Task Force – Crisis Response (SPMAGTF-CR) units while HQMC hides behind a log-jammed and unnecessarily restrictive certification process. Here, I would invite critics of this particular effort to explain how they foresee tactical adversaries breaking advanced encryption standard 256 encryption and other commercially available cybersecurity measures on a protected, yet unclassified, network as being a risk more unacceptable than our infantrymen being shot or our Ospreys being downed.

However, if the U.S. Army’s 82d Airborne and 75th Rangers have outpaced our capacity for expeditionary communications (which they have), then the Marine Corps should be rethinking its role as the Nation’s first choice as its crisis response force. 

 

 

Pour relativiser le facteur budgétaire (et rappeler quelques audits conduits récemment, dont un trouvait que le DoD dépensait 125 milliards de dollars dans le fonctionnement de l'administration militaire, donc hors des salaires des forces opérationnelles, et hors des budgets d'acquisition, d 'entraînement et de MCO):

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Taking an external view of our so-called “fiscally constrained environment,” it is illustrative to put our budget in comparative terms. The President’s budget for the Department of the Navy in FY16 was $161 billion, with an additional $7 billion in funding for overseas contingency operations. This year, the budget for the entire Russian military, the one that embarrassed our national policies in Ukraine and Syria, was 3.1 trillion Russian rubles, which comes out to roughly $42 billion by the exchange rate at the time of this writing (“Russia’s Military Spending to Increase Modestly in 2016“, Nov 2015). Even adjusting for the collapse of the ruble (ironically giving the United States, a nation with strategic cash reserves in the international exchange currency, more buying power), their previous modernization budgets roughly meet less than half of the Department of the Navy’s corresponding yearly budgets.

This is the same Russian military whom the RAND Corporation has estimated would be unstoppable in an initial conventional conflict in the Baltic States, even against the combined might of the NATO forces stationed there (ibid, RAND, 2016). Given the generous funding the American people have bequeathed us to provide for the common defense, is it so unreasonable to seek an efficient frontier of that resource’s utility?

 

 

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These steps are an absolute minimum to begin to earn back the good faith and confidence of the American taxpayers. It amazes me that the same Marine Corps that will summarily fire a company commander because an attachment fell off the rifle of one of his 183 Marines and was lost will then treat the systematic fraud waste and abuse inherent in our headquarters and acquisitions establishments as the cost of doing business and “just the way things are.”

 

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Immediate reform in the government civilian positions within HQMC is needed to ensure all general schedule (GS) employees are required to follow a diversified career path rather than allow civilians to attain de facto tenure within the existing structure. Commands must be required to both recompete and review/update 20% of position descriptions for civilian employees, staggered annually, in order to prevent stagnation. This will allow existing employees to serve at least four years in their designated position with the option to recompete for their current position should that position description remain generally the same. Likewise, it would allow those employees to compete for another lateral or higher position as they come available. This will ensure the retention of corporate knowledge beyond the typical PCS timeline of their uniformed counterparts while providing a mechanism for organizational evolution. This should be done in such a manner as to allow qualified defense civilians the opportunity for true career advancement while ensuring all allotted structure serves in the best interest of the Marine Corps.

While it is critical to maintain faith with our defense civilians, the greater imperatives of national security require the Marine Corps to ensure it always maintains the most highly qualified workforce possible. As such, efforts should be made to recruit STEM and managerial talent from the entry to executive levels. While prior military service can be an asset, it can also be a hindrance to organizational change. Our civilian headquarters billets should not be, as one analyst recently described it to me, akin to a “no colonel left behind” program.

Quote

 

Reform of the manpower model to recruit the necessary talent for 21st century warfare. It is unreasonable to expect to recruit and retain highly qualified individuals while offering compensation at conscript/poverty levels.8 While current education benefits are generous, the overall compensation for enlisted ranks is insufficient to ensure the maintenance of a professional NCO corps in the 21st century. Cuts to overhead in military medicine, continuing reform to pension programs, and reductions in non-critical structure would fund these increases to more competitive levels. Marines will continue to reflect all that is best in soldierly virtue due to the ethos of the Corps.

However, with continued deployments to conflicts without end and with competitive employment options for skilled labor in the civilian force, to include private military firms, we can’t expect our most highly talented Marines to stay with the Corps simply for the love of the game. Nor should we expect that the Marines whom we have incentivized with a time horizon in the form of a lifetime pension rather than meaningful career goals be inclined to take risks that are in the best interests of the institution. This is instead incentivizing “playing it safe and making it to 20.”

 

 

Quote

Here’s the reality: we have a headquarters establishment that has grown too comfortable. When I watch entrenched civilians treat orders from Marine Corps generals as minor annoyances as they wait out that officer’s PCS timeframe, or observe officers deferring executive action to loosely organized integrated planning teams which spend their first year simply attempting to agree on their own charter, I begin to doubt the objective effectiveness of our headquarters. 

 

C'est à la fois très intéressant et ça tape juste sur pas mal de sujets, tout en étant très corporate dans sa vision, et très "mécaniste" dans sa pensée; j'ai mis l'article dans le sujet sur le "facteur humain", en ce qu'il traite des structures qui produisent les décideurs et organismes incriminés dans la critique de la culture et de l'état d'esprit (et des profils qu'ils forment et recrutent), mais aussi en ce que le dit facteur humain en est drastiquement absent dans les recommandations faites par l'auteur, qui ne prend pas assez en compte le changement culturel arrivé à une armée professionnelle, où les maux souvent incriminés (carriérisme, pensée corporate, baisse de l'esprit martial, individualisme, esprit de caste et guerres de chapelles, vision top-down....) ne seront pas résolus par des préconisations pour le coup très "business oriented" et un tantinet technocratiques. 

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J'avais lu ce billet sur FM hier et j'ai eu la même conclusion que toi, le type fait un constat... et propose des explications complètement à côté de la plaque. C'est particulièrement frappant sur sa vision des guerres d'Afghanistan et d'Irak où l'on voit bien qu'il n'a toujours pas compris que c'était des guerres culturelles avant d'être des guerres militaire... Il est clair que sa réflexion s'arrêter au bout de son canon.

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53 minutes ago, Conan le Barbare said:

J'avais lu ce billet sur FM hier et j'ai eu la même conclusion que toi, le type fait un constat... et propose des explications complètement à côté de la plaque. C'est particulièrement frappant sur sa vision des guerres d'Afghanistan et d'Irak où l'on voit bien qu'il n'a toujours pas compris que c'était des guerres culturelles avant d'être des guerres militaire... Il est clair que sa réflexion s'arrêter au bout de son canon.

C'est ça, ou il profite juste de l'occasion pour lancer une charge spécifique sur la bureaucratie militaire, en tout cas celle de l'USMC qui régit la gestion des ressources, la recherche (tactique et technique), la doctrine et les processus d'acquisition, mettant de côté sciemment les aspects plus fondamentaux.... Même si j'en doute: plus je lis des textes américains, plus cette tendance automatique à tout réduire au purement tactico-technique, à cette conception fondamentalement mécaniste de la guerre, s'affirme clairement. Ils ont l'air de présenter tous les problèmes et nécessités d'adaptations comme réductibles à la gestion des changements nécessaires dans l'entraînement, la tactique des unités ou les processus de design et d'acquisition des matériels. Ces guerres ont montré l'ineptitude, ou plutôt le gaspillage d'un modèle occidental sans stratégie ou compréhension des conflits auxquels ils faisaient face (ou plutôt, sans volonté de les comprendre, voire même de les résoudre), compensant par l'empilement de dépenses (et de programmes chiffrant en dizaines ou centaines de millions de dollars contre des "programmes" insurgés comptant en milliers ou centaines de milliers), mais apparemment, ceux qui veulent reconnaître qu'il y a problème, surtout aux USA, sont encore majoritairement pour avancer des explications avant tout techniques. Jusqu'à preuve du contraire, la tactique n'a pas été un problème majeur; plutôt le contraire, non? Il est cependant très vrai que le processus d'adaptation eut pu être bien moins cher, et surtout beaucoup plus efficacement géré, et donc plus cher, plus rapide et plus pertinent.... Mais ça n'aurait rien changé aux résultats d'ensemble, sinon que la facture, humaine, matérielle et financière, aurait été moins lourde. 

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Le 16/02/2017 à 02:31, Tancrède a dit :

C'est ça, ou il profite juste de l'occasion pour lancer une charge spécifique sur la bureaucratie militaire, en tout cas celle de l'USMC qui régit la gestion des ressources, la recherche (tactique et technique), la doctrine et les processus d'acquisition, mettant de côté sciemment les aspects plus fondamentaux.... Même si j'en doute: plus je lis des textes américains, plus cette tendance automatique à tout réduire au purement tactico-technique, à cette conception fondamentalement mécaniste de la guerre, s'affirme clairement. Ils ont l'air de présenter tous les problèmes et nécessités d'adaptations comme réductibles à la gestion des changements nécessaires dans l'entraînement, la tactique des unités ou les processus de design et d'acquisition des matériels. Ces guerres ont montré l'ineptitude, ou plutôt le gaspillage d'un modèle occidental sans stratégie ou compréhension des conflits auxquels ils faisaient face (ou plutôt, sans volonté de les comprendre, voire même de les résoudre), compensant par l'empilement de dépenses (et de programmes chiffrant en dizaines ou centaines de millions de dollars contre des "programmes" insurgés comptant en milliers ou centaines de milliers), mais apparemment, ceux qui veulent reconnaître qu'il y a problème, surtout aux USA, sont encore majoritairement pour avancer des explications avant tout techniques. Jusqu'à preuve du contraire, la tactique n'a pas été un problème majeur; plutôt le contraire, non? Il est cependant très vrai que le processus d'adaptation eut pu être bien moins cher, et surtout beaucoup plus efficacement géré, et donc plus cher, plus rapide et plus pertinent.... Mais ça n'aurait rien changé aux résultats d'ensemble, sinon que la facture, humaine, matérielle et financière, aurait été moins lourde. 

En fait j'ai disons une vision concernant l'USMC et les guerres de l'Amérique. 

Certes , on pourrait ce baser sur l'image qui est vendu par l'USMC en direction de l'opinion américaine mais aussi en direction de l'étranger, cette image de professionnels de la guerre , des techniciens de l'art de la guerre sachant s'adapté aux missions que lui confie le pays , un Corps toujours prêt, le premier au feu .

Une machine qui a su surfer tout en ayant la capacité de voler la vedette alors que parfois ce fut un travail d'équipe, comme à bois Belleau en 1918 .

Si on observe bien tout cela , on aurait l'impression que le Corps des marines traverse l'histoire sans jamais avoir perdu une guerre , sachant laisser entendre sans viser les politiques tout en jetant la faute sur l'Army sans le dire sciemment .

En Irak les marines ont commis des boulettes , en sabotant le travail de l'Army , tout simplement parce qu'ils ne savent et surtout n'ont aucune envie de gérer des missions de stabilisation .

En fait ils ne sont pas "dresser" pour ce type de mission .

Si on observe l'histoire récente , on sent très bien que les marines ne veulent pas ce retrouver en position de faiblesse avec des missions de contrôle de zone. 

Prenons la bataille de Khe San , si on observe celle-ci , on voit une base de marines encerclée , avec une division Viet encerclant celle-ci. 

Bien évidemment les positions ont tenus , avec des batailles dans la bataille , mais sans jamais ce retrouver dans la situation de Dien Bien Phu .

Mais s'est l'Air force a gagner la bataille de Khe San ...

Pour Hué on oubli souvent que l'Air Cav à aussi perdu beaucoup de monde avec des combats violent,  voir perdre plus de monde que les marines ,et que l'Army à résistée à Saïgon et repousser les viets. 

Bien qu'ayant lancer des offensives limitées, le reste du temps au Vietnam s'étaient surtout allé crapahuter et faire de la recherche destruction .

Avec rarement de grosses bataille mais souvent des embuscades, sans jamais obtenir la décision et une fin à cette guerre .

Si on regarde Fallujah , il y a plusieurs batailles ou la les marines ont eu de la casse mais étaient dans leur élément. 

On sent quelques part que même le Hit and run fut pesant avant ces batailles pour l'USMC .

Tout simplement parce que comme expliqué plus haut, ils n'aiment pas ce travail fastidieux de stabilisation , qui les amènent à subir sans pouvoir rendre les coups de manière décisifs. 

De facto le moral en prenait un coup tout en ne  pouvant avoir une image de troupe de choc auprès de l'opinion , juste celle d'une force subissant un adversaire qui avec peu causer de la casse .

De facto les grosses batailles ou les marines avaient réglé le problème n'avaient strictement rien changé et on retourner à la situation antérieur en subissant le hit and run. 

Pour les patrons de l'USMC, il fallait retrouver ce rôle  de troupe d'assaut de facto l'Afghanistan , était une possibilité pour ce refaire une santé et éviter de voir le moral de la troupe en prendre un coup .

Si vous observez , il y avait eu une première phase avec le retour des marines dans le Helmand, l'optique offensif .Les combats furent très violent et les talibans optèrent pour une défense ferme et dans la profondeur. A l'identique de ce qu'ils avaient appliqué face aux canadiens (opération Medusa ).

Les Marines ont eu peu de casse tout tout en manoeuvrant et en détruisant les différentes positions talibanes. 

Mais ce n'était qu'une phase qui voyait les marines retrouvaient un rôle de stabilisation avec un secteur pour faire du contrôle de zone. 

Donc même situation , on sortaient de la FOB , on patrouille, embuscade, IED , retour à la FOB, avec comme résultat une situation usante moralement. 

Quand Obama a décidé de passé à l'offensive pour obtenir une action décisive, pour permettre de quitter l'Afghanistan sans perdre la face , on a vu L'USMC redéployer de nombreux effectifs , dans l'immense base britannique de Camp Bastion , le camp Leatherneck à était créé. 

Alors on pourrait pensé que ce n'était qu'une base principale , point de départ de la grande offensive .

Oui ce fut le cas , et la première phase offensive fut lancée, mais on a pas eu la même réaction de l'ennemi lors du premier déploiement des marines  ( pas celui du début de la guerre , celui que je cite plus haut  ). 

Donc la grande offensive n'eu pas le résultat escompté, peu de résistance des talibans qui préféré harcelé , à coup de IED ou de résistance isolée. 

De facto , on ce dirigeait encore sur du contrôle de zone .

L'USMC opta pour une autre solution. 

Au lieu de contrôler avec des postes isolés le terrain , on opta pour une multitude d'opérations lancée depuis camps Leatherneck , avec déploiement de compagnie , ne laissant ainsi pas l'opportunité à l'ennemi de faire face à une troupe qui depuis une FOB rayonnerait autour mais de manière limitée,  et de manière prévisible.  

De facto on offrait un mode plus adapté à la mentalité des marines, avec des offensives limité certes dans le temps mais régulière, ne laissant pas les marines dans un rôle de contrôle de zone permanent. 

De plus avec Camps Leatherneck , on offrait une remise en condition largement plus confortable que celle des petites FOB ravitaillée par les corbeaux. 

De facto ce type de gestion éviter à l'USMC de ce retrouver dans une situation usant le moral de la troupe tout en étant vu auprès de l'opinion comme une force offensive .

Le problème s'est que cette façon de faire n'apportait pas de victoire décisive. 

Ce qui va mettre à mal l'USMC s'est cette attaque contre camps Bastion, enfin plus précisément camp Leatherneck, les talibans censé être contenu et neutralisé  dans des zones parviennent à lancer un raid suicide , leurrant la sécurité, pratiquant des brèches dans le périmètre, les commandos talibans portant des uniformes US attaque par surprise différents points de camp Leatherneck, détruisant plusieurs AV8 Harrier, tuant plusieurs marines dont l'officier des marines commandant la base aérienne de l'USMC .

Au final, les talibans ont avec une seule opération ont  cassé toute cette dynamique ou les marines ont mit en avant le côté décisif de leur action en Afghanistan. 

Tout les membres du commando ont étaient tués , mais ils sont morts dans une action offensive contre la base des marines tout en détruisant plusieurs appareils de l'USMC .

Cela met à mal cette formule ( les marines sont très fort pour les formules et l'art de la communication ) :

" Les marines gagnent les batailles mais pas les guerres " .

Cela sous-entend qu'ils savaient déjà que les guerres en Irak et en Afghanistan  que l'Amérique menée étaient déjà perdue , minimisant ainsi là part de responsabilité du Corps en direction de l'opinion US .

Ce type de discours permet aussi d'avoir de l'écho auprès de la troupe en lui offrant cela , de la bagarre parce que s'est ce que cherche le gars qui rejoint l'USMC , tout en évitant le phénomène qui amène des gus à ce poser des questions sur le bien fondé d'une guerre .

Donc l'USMC donne l'impression de surfer en permanence et de vite réadapter la mise en avant dont il ce fait fort d'agiter .

D'une certaine manière j'ai parfois le sentiment que l'USMC mène sa barque en mode "franc tireur" afin d'être toujours présent et hors cadre amphibie ou il excelle , mais si il ne mise que sur ce domaine, il ce retrouverait condamné à devoir justifier sa place faute d'opérations amphibies. 

S'est pour cela que ceux-ci rappelaient durant l'Afghanistan le fait qu'il ne devait pas oublier que leur première rôle reste l'amphibie et que le type d'opération mené en Afghanistan ne devait pas faire oublier au Corps ses prérogatives de force amphibie. 

Mais je ne pense pas que cela soit oublié. 

Au fond ma conclusion va paraître brut de décoffrage mais l'USMC à l'art et la manière de s'éviter la "corvée de chiotte "

 

 

 

 

 

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Une armée reste le reflet de sa population... 

Citation

 

Face aux trafics de photos intimes, l'embarras du chef des Marines

Le commandant du prestigieux corps américain des Marines, le général Neller, a exprimé vendredi son embarras face aux trafics de photos intimes de femmes Marines, diffusées sans leur consentement par des collègues masculins.

"J'ai un problème de génération ici. (...) Je ne vais pas sur les réseaux sociaux, peut-être que c'est une erreur", a expliqué sur un ton bougon le général quatre étoiles.

Le corps des Marines est secoué par la révélation le week-end dernier d'un trafic de photos osées, voire pornographiques, sur une page Facebook nommée "Marines United", désormais fermée.

Des Marines, actuels et anciens, utilisaient la page pour s'échanger des photos intimes de leurs consoeurs, sans le consentement de celles-ci.

Les photos s'accompagnaient souvent du nom et des unités des femmes concernées, et de commentaires salaces ou orduriers.

Beaucoup d'images avaient apparemment été prises de façon consentie, mais ont été diffusées ensuite sans l'accord des femmes concernées, par exemple par d'anciens compagnons désireux de se venger, selon l'enquête de l'ancien des Marines Thomas Brennan qui a mis le feu aux poudres.

Dans un cas au moins, les photos avaient été prises à l'insu de la victime, selon la même source.

D'après le général Neller, "moins d'une dizaine" de femmes Marines ainsi exposées ont pour l'instant dénoncé ces faits auprès de la hiérarchie militaire.

Thomas Brennan avait rapporté pour sa part au moins "deux dizaines" de cas.

Le scandale ne serait pas limité à cette seule page Facebook, sur laquelle enquête désormais le service d'enquête criminelle de la marine (NCIS), ni aux seuls Marines.

Le site Business Insider a révélé jeudi l'existence d'une autre plateforme de partage, dépassant cette fois le cadre des Marines pour s'étendre à d'autres services de l'armée américaine.

Les contributeurs s'encourageaient à chercher des clichés, y compris en désignant des femmes à prendre pour cible, et à les publier. Des centaines de photos auraient été partagées sur le site.

Le Pentagone a appelé vendredi tous les militaires américains à dénoncer de tels faits s'ils viennent à en être témoins.

MSN.com

 

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Le 16/02/2017 à 02:31, Tancrède a dit :

[...] Même si j'en doute: plus je lis des textes américains, plus cette tendance automatique à tout réduire au purement tactico-technique, à cette conception fondamentalement mécaniste de la guerre, s'affirme clairement. Ils ont l'air de présenter tous les problèmes et nécessités d'adaptations comme réductibles à la gestion des changements nécessaires dans l'entraînement, la tactique des unités ou les processus de design et d'acquisition des matériels. Ces guerres ont montré l'ineptitude, ou plutôt le gaspillage d'un modèle occidental sans stratégie ou compréhension des conflits auxquels ils faisaient face (ou plutôt, sans volonté de les comprendre, voire même de les résoudre), compensant par l'empilement de dépenses (et de programmes chiffrant en dizaines ou centaines de millions de dollars contre des "programmes" insurgés comptant en milliers ou centaines de milliers), mais apparemment, ceux qui veulent reconnaître qu'il y a problème, surtout aux USA, sont encore majoritairement pour avancer des explications avant tout techniques. [...]

Ce que tu décris n'est il pas finalement une vision pragmatique de la guerre vs une vision au services du complexe militaro industriel ?

 

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23 minutes ago, rendbo said:

Ce que tu décris n'est il pas finalement une vision pragmatique de la guerre vs une vision au services du complexe militaro industriel ?

 

Il y a de ça, mais j'essaie de décrire un peu plus que ça: les intérêts des fabricants d'armements sont clairement une puissante et constante motivation pour imposer cette façon de penser à tous les étages, du plus haut niveau politique aux écoles de formation et centres d'élaboration de doctrine, en passant évidemment par les hautes instances du Pentagone et le corps des officiers généraux, qui est littéralement acheté, préempté bien avant de quitter l'institution au points qu'on caricature souvent désormais le parcours d'un officier en le présentant comme une longue préparation pour un emploi chez un industriel de l'armement (ou dans une boîte de lobbying pour l'armement), dès l'école militaire. Ce qui est très loin d'être purement caricatural, étant donné les échos qu'on entend, par exemple, sur la mentalité moyenne qu'on trouve désormais à West Point, plus carriériste qu'avant, et pas juste au sens d'un carriérisme militaire (un phénomène déjà problématique). Il y a dans l'ensemble une incitation gigantesque, permanente et omniprésente à tous les niveaux pour penser avant tout en termes d'argent et de moyens jetés sur chaque nouveau problème (réel ou présenté comme tel) isolément (et pour tout faire pour segmenter tout obstacle en multiples problèmes à traiter de façon séparée.... Ca rapporte plus si chaque truc devient un projet à gérer, et s'il y a beaucoup de projets), aux dépends de toute autre façon d'analyser. 

Non, j'essaie aussi de souligner que "de l'autre côté", chez les militaires, existe aussi à la base une mentalité très prompte à envisager la guerre sous cet angle purement mécaniste, réducteur de tout et son contraire au pur domaine tactico-technique le plus basique: c'est décrit moultement par nombre de spécialiste, et je n'ai évidemment pas le bagage suffisant pour faire une analyse philosophico-culturelle précise et illustrée d'exemples multiples sur le sujet. Je ne peux que percevoir cet état d'esprit dans les textes que je lis, dans le type de décisions prises, dans la façon d'aborder certains problèmes quand je peux lire en détail dessus.... Certains invoquent la mentalité "jominienne" des forces US (surtout l'armée de terre), d'autres le manichéisme profond hérité de la guerre de Sécession et favorisé par l'ère des guerres industrielles, qui aurait trop forgé la culture militaire américaine à l'exclusion de toute autre option (mentalité complètement axée sur la victoire décisive, claire et nette, au point du fantasme, sur le conflit court et frontal, sur la mobilisation massive des moyens pendant peu de temps, sur l'organisation absolue et rigoureuse qui va avec....), d'autres encore le contexte historique dans lequel les forces US ont grandi et le moule culturel que cela a créé (XIXème siècle, donc mentalité positiviste, mécaniste).... Il y a sans doute du vrai et de l'exagéré dans ces visions, mais le résultat, lui, est certain, et on peut aussi souligner le "problème" de la taille et de l'importance fondamentale des forces US: leur rôle capital (et perçu comme tel), le besoin et la sollicitation constante, l'enjeu politique qu'elles représentent, et la dimension de l'outil, ont créé un monstre monolithique et bureaucratique qui a une vie propre et ne peut être aisément réformé, s'il peut même l'être (à moins d'un choc brutal), aucune majorité politique n'ayant assez de jus politique pour s'y attaquer réellement. 

 

 

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Intéressant ton point de vue Tancrède, as-tu déjà lu le bouquin du Gén.Desportes "le piège américain"  ?

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On 4/26/2017 at 0:34 AM, kalligator said:

Intéressant ton point de vue Tancrède, as-tu déjà lu le bouquin du Gén.Desportes "le piège américain"  ?

Nope, mais j'ai lu pas mal de publications de lui, notamment où il donnait la teneur de son propos dans le livre.

 

Quelques articles amusants (relayés par le blog de FM):

- un par William S Lind (donc à prendre avec quelques pincettes, vu le personnage), qui vaut malgré tout la lecture: https://fabiusmaximus.com/2015/02/05/william-lind-us-military-generals-incompetence-78183/

- une autre façon de chiffrer le coût des généraux, avec d'intéressantes comparaison historiques (ratio officiers/hommes du rang....): https://fabiusmaximus.com/2015/02/04/us-military-officer-corps-bloat-78079/

- la façon dont les forces américaines décident des baisses d'effectifs et de ce qui est touché: apparemment, l'adéquation des moyens aux tâches n'est pas à l'ordre du jour, ce qui permet à l'administration de croître sans cesse (plus de culs derrières des bureaux que de "boots on the ground"); https://fabiusmaximus.com/2015/01/31/us-marine-corps-manpower-budget-cuts-77548/

- une vision intéressante des problèmes fondamentaux d'adaptation des forces US (et par extension des armées modernes, surtout occidentales) et de ce qui motive cette résistance au changement (circonstances politiques, mécanismes économiques, formation des cadres); https://fabiusmaximus.com/2015/01/19/donald-vandergriff-us-military-reform-76757/

Un des commentaires récurrents que j'ai vu, par divers auteurs, est qu'au-dessus du rang de capitaine (ou major au mieux), la compétence militaire est à peine, voire pas du tout, un facteur de promotion. Exagération par des officiers frustrés ou jaloux? Dégoût exacerbé des défauts de l'institution? Evidemment difficile à dire, mais l'importance des problèmes soulignés (effectifs "du haut", ratio de généraux par rapport à la troupe, taille de l'administration, types de décisions prises....) tend à donner à cette vision un certain fond de vérité. 

20120910-pogo-111.jpg

Un article parlant ("Abolish West Point") du WaPo sur le sujet:

https://www.washingtonpost.com/opinions/why-we-dont-need-west-point/2015/01/23/fa1e1488-a1ef-11e4-9f89-561284a573f8_story.html?utm_term=.f3ecc8c00b33

Où un vétéran s'insurge du coût et du ratio coût-efficacité des officiers issus des grandes académies militaires, notamment quand on les compare à leurs équivalents issus du ROTC (programmes militaire pour des étudiants d'Université, qui inclue aussi les universités militaires/militarisées comme la "Citadel") et des Officer Candidate Schools (promotion interne par formation d'hommes du rang et "warrant officers"), qui coûtent 4 fois moins cher, représentent 80% des officiers, et ne semblent pas être moins efficaces (voire le sont plus). Par ailleurs, les grandes académies militaires semblent le terrain le plus aptes à produire un esprit de caste orienté vers l'entrisme et la carrière. 

A top-heavy military undermines military effectiveness because it slows decision-making, impairs adaptability, and funnels resources from the warfighter to administrative personnel. Troops on the battlefield succeed despite these layers, not because of them. (Robert Gates)

 

 

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Sur le niveau de confiance des troupes dans leur encadrement, et son évolution.... Et les explications. 

https://fabiusmaximus.com/2015/02/12/military-scandals-ethics-reform-78687/

Des explications parmi d'autres sur le paradoxe des grandes puissances modernes qui ne sont pas foutues de gagner des guerres contre des adversaires sous-développés, par James Fallows dans The Atlantic:

La faute des citoyens et du système d'une armée pro, qui devient aujourd'hui peu sensible au feedback des opérations, empêchant d'en faire un sujet politique correctement abordé (s'il l'est même un peu), et donc empêchant la démocratie de faire son boulot?

Quote

 

Citizens notice when crime is going up, or school quality is going down, or the water is unsafe to drink, or when other public functions are not working as they should. Not enough citizens are made to notice when things go wrong, or right, with the military. The country thinks too rarely, and too highly, of the 1% under fire in our name.

America’s distance from the military makes the country too willing to go to war, and too callous about the damage warfare inflicts. This distance also means that we spend too much money on the military and we spend it stupidly, thereby short-changing many of the functions that make the most difference to the welfare of the troops and their success in combat. We buy weapons that have less to do with battlefield realities than with our unending faith that advanced technology will ensure victory, and with the economic interests and political influence of contractors. This leaves us with expensive and delicate high-tech white elephants, while unglamorous but essential tools, from infantry rifles to armored personnel carriers, too often fail our troops…

The difference now, I contend, is that these modern distortions all flow in one way or another from the chickenhawk basis of today’s defense strategy. At enormous cost, both financial and human, the nation supports the world’s most powerful armed force. But because so small a sliver of the population has a direct stake in the consequences of military action, the normal democratic feedbacks do not work.

 

Une rapide synthèse condensant plusieurs analystes (GI Wilson, Martin Van Creveld):

Quote

 

We consider the US military the finest soldiers in the world because we judge them by the criteria important to us.

Once pointed in the right direction, the rest was easy. They look good: tall, strong, good teeth, healthy. They are well-educated: most enlisted men have high school degrees, many of the NCOs have some college, almost all the officers have undergraduate degrees (and many have advanced degrees). Most have a long list of certificates showing completion of training courses; many of the officers have written papers on highly theoretical aspects of the military or social sciences.

Our troops wield weapons that Buck Rogers would envy, fighting small wars backed up with a supply train more capable than that supplying the entire Wehrmacht in WWII. Contrast that with the people we fight. Often poorly educated, lightly trained, in poor health, wielding simple weapons.  We’re better, QED.

Unfortunately War has its own calculus, not ours. The only relevant measure is an army’s ability to win in a specific time and place. And we don’t, and to believe that we are the best has ill effects.

Our soldiers are brave, but they fight people with literally suicidal bravery and determination. We Were Soldiers Once describes the first major combat by American troops in Vietnam at Ia Drang. That 34 day campaign saw a kill ratio of 12 North Vietnamese soldiers for every American. General Westmoreland and his staff in Saigon saw this as a success, showing that we could win. So did his counterpart in Hanoi. Time proved who was correct.

Our officers write academic papers about military theory, but the Darwinian ratchetguarantees that our foes’ leaders understand 4GW. Our officers have MBAs but our foes ruthless employ the most brutally effective management methods through lethal trial and error. As a result they develop new methods faster, and so maintain an edge in performance. For more about this see this analysis by GI Wilson (Colonel, USMC, retired): The strengths of our 4GW foes; above all they learn faster.

So it has gone in most of our wars since then, except for Saddam’s mad conventional war with the US in the first Gulf War. Perhaps this will change in the future.

Nowadays the medium and senior personnel of all modern armed forces undergo extensive school education. Nevertheless, even in today’s technological world the view that war is the best teacher of war still holds much truth. … Over the last 40 years in particular, professional militaries have suffered any number of defeats at the hands of guerrillas and other practitioners of low-intensity conflict — who do not in the ordinary course of things undergo staff- and war-college training but have instead the authentic daily experience of combat.

 

 

Une citation que j'ai vue passer plusieurs fois pour qualifier le comportement du haut commandement américain (ironique, quand on sait qu'elle vient d'un écrivain et politicien américain des années 30 décrivant le système auquel il s'attaquait):

““It is difficult to get a man to understand something, when his salary depends upon his not understanding it!”

 

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Je ne savais pas ou mettre cette info , je pense que la tradition fait aussi parti du facteur humain .

Bon la sa sort du contexte purement militaire , mais le travail de mémoire effectué par cette adolescent a été mis en avant par les militaires .

http://m.20min.ch/ro/news/suisse/story/31018577

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L'article vient de RT (donc à prendre avec précaution, par principe), mais il en recoupe bien d'autres, et renvoie à de multiples commentaires par des connaisseurs du sujet, souvent dans les institutions elles-mêmes (les écoles militaires):

https://www.rt.com/usa/407045-military-academy-investigations-criticism/

Suite à un scandale autour d'un diplômé de West point qui avait posté des photos de lui en uniforme avec des messages pro-communistes:

Quote

In response, retired Lieutenant Colonel Robert Heffington, a former professor at West Point, wrote an open letter to the Academy’s graduates, blaming the cadet’s behavior on a “culture of permissiveness and apathy” at the Academy.

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He blamed the Academy’s senior leadership for turning West Point into “a third-rate civilian liberal arts college.”

The Superintendent refuses to enforce admissions standards or the cadet Honor Code, the Dean refuses to enforce academic standards, and the Commandant refuses to enforce standards of conduct and discipline. The end result is a sort of malaise that pervades the entire institution. Nothing matters anymore,” Heffington wrote. “Cadets know this, and it has given rise to a level of cadet arrogance and entitlement the likes of which West Point has never seen in its history.”

 

Même genre de trucs ailleurs. Ici à Annapolis (Ecole Navale), aussi par un professeur:

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Fleming said there are few reasons to attend a military academy when cadets can receive an education from an Officer Candidate School, or the Reserve Officers’ Training Corps (ROTC) programs, where cadets are allowed to party, have sex and major in what they want.

He also refuted the idea that cadets at military academies are the “best and the brightest,” claiming that while he served on the Admissions Board, they considered about 4,500 applications for about 1,800 admittances and those admitted had SAT scores about 100 points lower than students at Ivy-level schools.

 

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“The vast majority are going through the motions, sleeping in class, memorizing, then mind-dumping largely technical material they forget anyway and whose utility has never been shown," Fleming wrote. 

In the end, Fleming compared military academies to Disneyland, saying they are “run for the benefit of the brass and the tourists, not the taxpayers who pay their way and want better-than-average officers.”

The service academies are now the vanity projects of the military brass, not viable contributions to US defense. They’re like all those military jets the current cabinet members love to use: flashy, expensive, and lots of fun,” Fleming wrote.

 

 

Un autre angle d'attaque.... L'intelligence comme critère d'analyse:

https://www.brookings.edu/blog/brookings-now/2015/07/24/understanding-the-steady-and-troubling-decline-in-the-average-intelligence-of-marine-corps-officers/

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the quality of the force as a whole actually increased over time. In 1977, 27.1 percent of new enlisted recruits met the military’s standard for being “high quality,” meaning that they possessed a high school diploma and above-average intelligence relative to the U.S. population as a whole. Decades later, at the height of the conflicts in Iraq and Afghanistan, 60 percent of new enlisted recruits met the high quality standard. 

But what about military officers?

 

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After analyzing test scores of 46,000 officers who took the Marine Corps’ required General Classification Test (GCT), Klein and Cancian find that the quality of officers in the Marines, as measured by those test scores, has steadily and significantly declined over the last 34 years.

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The GCT dates back to World War II, when it was developed to help classify incoming servicemen. Designed to have a mean score of 100, with a standard deviation of 20, 120 was used as the bar for entry into Marine Officer Candidate School (OCS).

(Note: les autres services ont abandonné ce test GCT, mais les Marines le gardent, le jugeant un bon indicateur de succès. Et voir son évolution sur le temps long est utile, étant donné que l'USMC tend à attirer de meilleures recrues en moyenne que l'Army: si ça baisse côté Marines, ça doit être plutôt pire côté Army)

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After analyzing the data, the authors uncovered a startling trend: A statistically significant decline in scores over the past 34 years, the magnitude of which, the authors say, “is relevant given the distribution of the scores.”

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Other key findings include:

Eighty-five percent of those taking the test in 1980 exceeded a score of 120, which was the cut-off score for officers in World War II. In 2014, only 59 percent exceeded that score.

At the upper end of the distribution, 4.9 percent of those taking the test scored above 150 in 1980 compared to 0.7 percent in 2014.

Over 34 years, the average score decreased by 6.6 percent, from 130.9 to 122.1.

Taken together, the 8.2-point drop in average score represents 80 percent of an entire standard deviation’s decline (from 10.5 in 1980 to 9.6 in 2014). In other words, today’s Marine officers scored nearly an entire standard deviation worse, on average, than their predecessors 34 years ago.

 

 

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The authors note that the decrease of GCT scores over time correlates to an increase in the college participation rate during that same period.

A four-year degree is required to become an officer. Therefore, the authors posit, as more people who may not have obtained four-year degrees in the past receive them, more people who would otherwise not be eligible for commissions become viable applicants. 

 

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@Tancrède

Je pensais que tu étais déjà au courant pour ce cadet de Westpoint et de son tee-shirt le Che. 

Très intéressant Les analyses que tu as partagé. 

Voici mon sentiment sur le sujet. 

Si on observe la période qui suit la guerre du Vietnam, et la décision de professionnaliser leurs forces armées dans le courant des années 70, il y a plusieurs facteurs qu'il faut prendre en compte :

Crise morale au sein des forces Armées US, avec divers sentiment, plus ou moins important du côté de l'Army, moins du côté des marines qui avaient surtout employé des engagés volontaire au Vietnam même si il y a eu une petite proportion de conscrits. Pour l'US Air Force mine de rien il y a sûrement eu aussi des tensions morales et aussi psychologique par rapport aux affrontements, mission de bombardement. Les pertes subies dans cette guerre du Vietnam étant pas un facteur rassurant alors que ce conflit était un conflit indirect périphérique à un risque de guerre directe. 

L'effet violent d'une guerre en directe a poussé aussi à évoluer vers une communication, et donc développement de services de communication, et donc de personnels plus proche de l'administratif, idem pour la gestion diverses en règle générale, comme la ressource humaine etc... 

L' évolution de la technologie au travers de nouveaux armement, matériels, nécessitant plus de spécialistes. 

Quand j'observe les pb de recrutement chez les marines après le Vietnam et au travers de la professionnalisation qui ce mettait en place dans les forces armées US, on peut voir que la masse de personnes à recruter à disons coopter des personnels réduisant ainsi la marge dans le vivier d' engagé potentiel qui apportait aux marines une capacité à faire le tri. 

Donc ils ont du dans cette phase subir cet effet, en ayant pas les meilleurs au niveau qualité et motivation. Cela couplé à une image négative via la guerre du Vietnam, oublions pas que l'image était Celle d'un Corps des marines prompte à faire tuer du monde sans compter, il y a donc eu aussi une réévaluation de la manière de revoir le combat d'une manière différente que celle qui était disons plus ou moins proche de ce qui se faisait depuis la 2ème guerre mondiale. Cette évolution a été aussi une mise en avant d'un corps des marines plus moderne, technique via l'arrivé de nouvelle technologie via les matos et armement. 

Donc cette phase de contexte et d'ambiance d'après Vietnam et de l'année du début de professionnalisation des forces Armées US est à mon avis le facteur principal sur la baisse progressive du niveau, et les choix de voir l'Army faire évoluer ses tests me laisse penser qu'avec les évolutions dans la société US, il devenait de plus en plus difficile d'avoir du monde pour garantir un format d'effectif et des qualités. 

De plus le système de garde nationale a amplifié le pb je pense. 

Donc je pense que la capacité en terme de taille fini toujours par apporté un pb de rapport qualité via les possibilités de recrutement. 

Pourtant on pourrait penser que dans un pays aussi grand que les USA il y aurait de la ressource pour avoir de la qualité, sauf que cela reste aléatoire via un format de volontariat dans une société qui évolue au travers d'aspiration différentes. 

Si on observe l'évolution des effectifs dans l'USMC, et celui de l'Army depuis la 2ème guerre mondiale via divers contexte d'époque, on peu penser que la qualité était forcément différent. 

Si on compare au niveau qualité, les Marines avaient 6 divisions durant la 2 ème guerre mondiale, et l'Army largement plus. Si on ferait le point on peut largement supposé que sur la masse de divisions de l'Army on devait avoir au moins le même nombre de divisions à qualités égales à celle de division de marines. Au départ et avant la 2ème guerre mondiale,  je pense que les unités de l'Army étaient aussi de très bon niveau via un système de volontaires , mais que cela a été moins visible par le fait que lorsque la 2ème guerre Mondiale est arrivé, l'effet d'armée de masse à noyé la visibilité de ces unités de très bon niveau. 

En prenant en compte qu'il y avait aussi un facteur d'emploi et d' expérience cumulé. En 1945 même pour les marines la masse de volontaire à eu aussi une baisse et les conscrits ont fini par arriver chez les marines, il fallait de l'effectif pour combler la casse. 

Comme quoi il y a des limites sur la qualité en temps de guerre, phase de réorganisation, temps de paix . Alors on peut penser que je m'éloigne du sujet, néanmoins je pense que la bascule après le Vietnam et la professionnalisation à finalement eu plus de répercussion dans le temps, et cela via les quelques explications plus haut dans mon post. 

 

 

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Il a certes de tout cela, mais l'article cité parle ici uniquement des officiers, et en fait presque exclusivement des officiers de carrière entrés dans le cursus pour être (hauts) officiers dès le début, c'est à dire même pas ceux (presque la majorité, je crois, en tout cas pour l'Army) passés par les cursus alternatifs (principalement les Officer Candidate Schools pour civils et militaires -essentiellement des sous-offs passant de l'autre côté-, et les ROTC pour les réservistes), qui représentent 80% des officiers mais presque rien au-delà du rang de major. On parle bien ici de la direction de l'armée et de sa qualité, de ce qui détermine les parcours de carrière, dont dépendent, au final, la gestion des forces, leurs orientations, leur emploi, leur équipement.... Et pour cela, l'essentiel revient aux grandes écoles militaires (1 par service). 

Après la Seconde GM, les forces US ont adopté un programme de massification de la formation d'officiers, pour ne pas être pris au dépourvu à l'avenir si besoin était d'une massive remontée en puissance. Allié à la bureaucratisation du Pentagone, les aléas politiques américains quand à la carte militaire (pork barrel politics des élus locaux), l'énormité sans cesse croissante des programmes d'armement et de leur gestion, ou encore le maintien pendant près de 30 ans d'une conscription aussi massive que viciée, ce facteur a largement concouru à créer la très lourde structure potentiellement irréformable à la tête des forces US, qui a de facto formé une caste de hauts officiers et hauts officiers en devenir qui fonctionnent selon des règles presque totalement détachées des impératifs liés à la mission première, faire la guerre (et la gagner). La gestion des carrières, surtout longues et haut de gamme, est un parcours où les impératifs impliquent la déresponsabilisation, la cooptation, le copinage, la bureaucratie, les liens politiques, et le vrai Saint Graal: le pantouflage vers le privé une fois gagné une ou plusieurs étoiles aux épaules. Réformer le système ne peut à aucun moment devenir un impératif, dans ce cadre; c'est même la dernière chose que ces gens souhaitent, et ils réagiront violemment, et en groupe, contre toute tentative en ce sens. A mon avis, au moins initialement, la création de l'USSOCOM comme service quasi indépendant a initialement été motivé en bonne partie par la lourdeur de ces dispositifs, avant d'en devenir un de plus. 

L'un des plus grands problèmes d'un tel système est qu'il finit assez rapidement par ne recruter et attirer que des gens qui lui correspondent, ou bien les moule à son image. Ceux qui ne cadrent pas (dont une bonne partie sont ceux dont une armée a le plus besoin) partent plus ou moins rapidement, ou au mieux végètent dans des voies de garage ou à de bas rangs. Si on ajoute l'éloignement croissant des valeur militaires de celles de la vie civile contemporaine, l'espérance du confort et les meilleurs salaires du privé pour ceux qui ont le niveau d'une formation universitaire, voire, ce qui est souvent évoqué, la baisse des standards, de l'exigence et de l'enseignement, on a cette effet de médiocrité croissante constaté dans les chiffres évoqués, de démotivation des bons et de cynisme carriériste des autres. 

Et la divinisation artificielle (et incapable d'examen critique) des forces armées ces dernières décennies n'aide pas: elle sacralise les communicants militaires et interdit toute critique des forces, immédiatement qualifiée comme anti-patriotique: les généraux, aboutissement de ce système essentiellement corrompu, sont intouchables et ont donc carte blanche pour continuer. Et c'est pas ce que pointe la troupe qui y changera quoique ce soit. Le général imposera toutes les mesures politiquement correctes du moment, dans le recrutement, l'entraînement et la gestion de carrière, tout en refusant toute responsabilité et en encourageant l'inflation des coûts et des budgets, sans être jamais mis en cause pour l'absence totale de résultats et les errements de politique étrangère. 

 

 

Un exemple amusant, et qui pourtant remonte à une époque où, censément, les choses fonctionnaient mieux, avec des gens plus intelligents (en moyenne) et plus motivés par de vrais impératifs: l'acquisition du M-16, vue sous l'angle bureaucratique/politique:

https://www.theatlantic.com/magazine/archive/1981/06/m-16-a-bureaucratic-horror-story/545153/

C'est long, très long, même, mais assez édfiant pour ceux qui aiment les histoires de processus. Si ce problème, à une époque où les choses fonctionnaient mieux, et pour un "petit" équipement, semble choquant.... Imaginons ce qu'il en est aujourd'hui pour le F-35 ou le remplacement de l'Abrams, avec les personnels et structures actuels. 

Edited by Tancrède
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@Tancrède

Effectivement, c'est incroyablement dingue se système qui s'auto alimente, et qui est intouchable :ohmy:

Mais est-ce que se système va un jour se gripper de manière grave, ou il va pouvoir perdurer éternellement ? 

Pour le M16, je savais qu'il y avait eu pb mais je ne m'imaginais pas un tel merdier :ohmy:

 

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