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AFRIQUE : politiques internes et relations internationales


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Et je commence avec la chine :

http://www.slate.fr/story/8129/sale-temps-pour-les-chinois-dafrique

"Une fois encore, Al-Qaïda fait preuve d'un sens certain de la communication. En menaçant de s'attaquer aux intérêts chinois en Afrique du Nord, la branche maghrébine d'Al Qaïda a touché dans le mille. Succès médiatique garanti. Car si la cause des Ouïghours est assez méconnue sur ce continent, l'influence croissante de Pékin en Afrique étonne et inquiète.

A la fin des années 1990, quand les Chinois ont commencé à venir massivement en Afrique, le sentiment dominant fut d'abord une certaine fierté. L'Afrique avait donc cessé d'être un continent oublié. Celui qui ne suscitait plus la convoitise depuis la fin de la guerre froide. Il y avait désormais des opportunités économiques majeures sur ce continent. Et la Chine et son dynamisme allaient aider l'Afrique à se relever. Mais aujourd'hui, près d'un million de Chinois vivent et travaillent en Afrique. En Algérie, les Chinois sont plus de 50 000. Impossible de ne pas les croiser à Alger. Avec leurs casques de chantier, ils arpentent la ville. Ils lui donnent un nouveau visage. Plus au Sud, ils transforment Luanda, la capitale de l'Angola, allant jusqu'à construire une ville nouvelle. A Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, ils refont les routes. Ils dominent aussi la Zambie. En Afrique du Sud, ils sont plus de 300 000.

D'Alger à Luanda, la colère monte. Car les Chinois travaillent entre Chinois. La main d'œuvre est «importée» de Chine, vit dans des campements et n'a, le plus souvent, aucun contact avec les populations locales. Seuls les cadres sortent plus régulièrement des campements. Ce mode d'organisation incite les Africains à penser que les Chinois travaillant sur leur continent sont des «forçats».

D'autre part, les Chinois sont accusés de ne pas respecter le droit du travail. Selon The Financial Times, «En République démocratique du Congo (RDC), plus de 40 fonderies sont désaffectées, leurs propriétaires chinois ayant fui le pays dès la fin du boom des matières premières sans acquitter leurs impôts ni dédommager leur personnel. Les chefs d'entreprise ont abandonné en quelques jours à peine leurs fonderies au moment où les cours du cuivre se sont effondrés».

Dans le pays voisin, la Zambie, les chefs d'entreprise chinois sont accusés d'avoir fait agresser physiquement des syndicalistes qui refusaient de se laisser corrompre. La multiplication de ces affaires a durablement terni l'image des entrepreneurs chinois.

Le ressentiment populaire se nourrit aussi de la particularité de cette immigration. D'Alger au Cap, les Chinois ouvrent des commerces petits et grands. «Ils cassent les prix pour tuer la concurrence» affirme une commerçante congolaise, qui approuve les mouvements de colère des marchandes kinoises. A Kinshasa, des Chinois sont régulièrement molestés ou pris à parti. Car plus aucun métier n'est à l'abri de cette «compétition». «Même les vendeuses de beignets sont concurrencées par les Chinoises. Et les prostituées ne sont plus à l'abri» se lamente une fonctionnaire Camerounaise. Chaque année, leurs commerces gagnent du terrain. A Dakar, «de grandes avenues ont été colonisées», note Le Quotidien. Interrogé par ce journal sénégalais, un habitant du quartier où ils se sont installés en masse déclare : «On ne sait rien d'eux. Au début, il y a eu un ou deux magasins, mais, en un temps record, ils ont colonisé les deux côtés de l'allée. Ils sont très fermés et froids. Ils ne parlent qu'entre eux».

De Dakar à Kinshasa, les sentiments antichinois s'affichent ouvertement. Un jeune magistrat sénégalais m'a ainsi confessé sa «haine des Chinois». «On ne peut pas les supporter. Ils n'ont aucun contact avec les populations locales. Ils sont incroyablement racistes. Ils ne nous aiment pas. Ils n'aiment pas les noirs. Et on le leur rend bien».

L'Afrique fait de plus en plus de business avec la Chine. Mais il s'agit d'un mariage de raison. Certainement pas d'un mariage d'amour. L'inquiétude africaine est d'autant plus vive que Pékin ne cache pas son appétit pour les terres. Les Chinois en achètent de plus en plus. Pour se livrer à des cultures destinées à ... la Chine. Ce qui agace dans un continent qui ne connaît pas l'autosuffisance alimentaire. Loin s'en faut.

Des officiels chinois ont récemment incité leurs paysans sans terre à s'installer en Afrique. Une politique qui irrite d'autant plus que ce continent compte près d'un milliard d'habitants. Et que la pression démographique est forte. A lui seul le Nigeria compte 150 millions d'habitants. Et sa population pourrait doubler en 25 ans.

Les sentiments antichinois sont aussi alimentés par la venue massive des produits made in China. «C'est vrai que grâce à eux les Africains accèdent à des produits qui étaient jusqu'à présent hors de portée de leur bourse. Ainsi, les dentifrices vendus au bord des routes font le bonheur des nouvelles classes moyennes. Mais les faux médicaments ou les médicaments mal dosés tuent» souligne Michel, un enseignant togolais. La plupart des médicaments contrefaits sont conditionnés au Nigeria, mais fabriqués en Asie.

Ainsi en menaçant de s'en prendre aux Chinois, Al Qaïda Maghreb surfe sur un sentiment populaire. Autre avantage de cette nouvelle stratégie. La facilité de sa mise à exécution. Il ne sera guère difficile d'enlever des Chinois. Dès lors qu'ils travaillent très souvent dans des campagnes ou des zones isolées. Près d'un million de cibles potentielles. Al Qaïda disposera d'un «vivier de choix pour faire son marché» à peu de frais.

Dans les années soixante-dix, en Afrique de l'Est, l'influence de la communauté indo-pakistanaise avait crû, au point d'irriter les populations locales, à Kampala, la capitale de l'Ouganda. Lorsque le dictateur Idi Amin Dada avait décidé d'expulser du jour au lendemain tous les indo-pakistanais, il s'était trouvé peu d'Ougandais pour les défendre. Même si, à long terme, cette décision s'est révélée catastrophique. D'un point de vue économique.

Dans un avenir proche, les Chinois pourraient susciter de pareils sentiments de rejet. Et rien n'indique que la société civile viendra à leur secours."

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Près d'un million de cibles potentielles. Al Qaïda disposera d'un «vivier de choix pour faire son marché» à peu de frais.

a voir

pas sur que les services secrets chinois soient aussi "tendres" que la CIA (et c'est pas peu dire)

si jamais l'enlevement et la decapitation de chinois (notamment des cadres) devait arriver  le retour de flamme version retour à l'envoyeur sous forme de chop suey en coliposte pourrait bien être à l'ordre du jour

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Voir la gestion de la prise d'otages russes au Liban par les spetsnaz dans le documentaire posté par zamorana...

Par contre à terme le mécontentement croissant dégénérant en soulèvements populaires plus ou moins coordonnés par des Al Quada, CIA et autres pourrait faire mal. Un motif bien réel et présent (pas le colonisateur passé qui termine de s'en aller) pour que l'UA devienne une réalité ?

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certe les chinois sont pas fin ,mais ils passent pas inaperçus (physiquement ),et à mon avis si il y a menace sur des citoyens chinois vivant en afrique par alquaida ,sa sera pas facile de faire le coup du liban comme les russes l'ont fait en riposte (et s'était plus facile pour les russes de se fondre dans la population libanaise ,avec des agents issu des région du caucase par exemple ) .hormis s'en prendre à al quaida en dehors du continent africain .

par contre ,une exaspération des populations en afrique noire ,s'est bien plausible ,déjà que la majorité des africains vivotent avec l'économie locale,si s'est pour leur prendre le peu qu'ils ont ,les chinois vont pas être à la noce .

on voit se que sa a donné en côte d'ivoire lors des émeutes anti-française ,par une population qui trouvé qu'elle se faisait exploitée et en avait marre de "l'ingérence française" ,les expatriés français ont morflé (alors qu'il y avait des relations relativement correct par le passé entre français expatrié  et ivoiriens)...

alors les chinois qui n'entretiennent pas des relations avec les populations  et se servent sur le pays  ...

si sa péte ,sa va pas être facile pour les chinois d'évacuer leurs ressortissants vue le nombre installé en afrique  :lol:.

petite anecdote ,je livre 4 palettes de camelotes à un magazin du style "tout à un euro" tenue par des chinois ,aprés avoir déchargé la marchandise ,la patronne qui cause moyennement le français regarde les palettes restants dans mon camion et s'aperçoit que s'est le même type de marchandises que je vient de lui livré .

elle commence à posé des questions du style :

-s'est pour magazin des africains?

-possible voir bon de commande ?

effectivement ,la marchandise était pour des africains tenant un magazin type "tout à un euro" 2 rues plus loin .

je l'ai gentiment envoyé paître  because ,s'est des clients ,mais bon me prendre pour un lapin de six semaines en voulant prendre des informations sur le concurrent (d'ailleurs les chinois ont fini par racheter le magazin aux africains) ...

les chinois cassent les prix et tout les moyens son bon ,alors s'ils se comportent comme un nuage de criquets en afrique ...

les gouvernements africains qui restent fragile ne pourront gérer un mécontentement de la population sur du long terme avec la maniére de faire des chinois même si ceux-ci les arrosent avec beaucoup d'argents ...

 

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la chine est frontaliere de l'afgha et du pakistan ??? Il doiv ent bien avoir des agent "locaux"

gibbs

certes pour des opérations en afgha ou au pakistan ,par le biais d'agent locaux ,mais pour l'afrique s'est alquaida de la branche maghrébine  ;)qui reste indépendant d'alquaida et agit de façon autonome en se qui concerne le magrehb .

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gibbs

certes pour des opérations en afgha ou au pakistan ,par le biais d'agent locaux ,mais pour l'afrique s'est alquaida de la branche maghrébine  ;)qui reste indépendant d'alquaida et agit de façon autonome en se qui concerne le magrehb .

Mais il semble qu'il y ai pas mal de combattant étrangers en somalie par exemple ... la chine doit pouvoir y infiltrer des agents et mener des actions de rétorsions, dont je ne doute pas de la virulence :)

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Mais il semble qu'il y ai pas mal de combattant étrangers en somalie par exemple ... la chine doit pouvoir y infiltrer des agents et mener des actions de rétorsions, dont je ne doute pas de la virulence :)

gibbs

j'avais zappé le côté infiltration par le biais de la présence de combattant étranger pour la somalie  ,+1 G4lly  ;)

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Je ne sais pas si les chinois sont comme les soviétiques à l'époque, ils avaient un excellent renseignement concernant les groupes armés au moyen orient, de très nombreux contact auprès d'eux, ils en avait formé pas mal.

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Je ne sais pas si les chinois sont comme les soviétiques à l'époque, ils avaient un excellent renseignement concernant les groupes armés au moyen orient, de très nombreux contact auprès d'eux, ils en avait formé pas mal.

C'est bien tout le problème: si les services de sécurité israélien avaient les noms, signalement et adresses des gens qu'ils recherchent, ils feraient pas tout un patacaisse guerrier à taper à tort et à travers, ils ne se gêneraient pas pour la jouer façon spetsnaz, avec envoi des parties intimes de certains individus à leur copain via colis fedex.

Pareil pour les ricains, nous ou les Chinois; mais le problème est que personne n'a de relations aussi poussées que les popovs en avaient avec nombre de groupes terroristes (irlandais, palestiniens, allemands, africains et même certains islamistes dans les années 80). On peut pas refaire un coup pareil (y'a personne qui le peut; ce sont des conditions non reproductibles sauf changement majeur).

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Justement, quand on parle des russes, il ne faut pas oublier le voyage historique de Medvedev en afrique il y a 3 semaines, et il n'est pas repartit les mains vides !

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2009/06/26/la-russie-renforce-ses-positions

Les USA avec l'Africom, les chinois, les russes... l'afrique est un nouvel eldorado économique, mais pour que ça marche il faut la paix, car obtenir des concessions pétrolières et minières et arroser les dirigeants ne sert à rien si le pays est instable et l'exploitation impossible.

C'est paradoxal mais la cupidité des grandes nations va peut être apporter la paix et le développement dans toute l'afrique. On peut faire le parralèle avec les pirates somaliens, quand ils ont commencés à exiger des rançons et nuire à l'économie lié au trafic maritime le monde entier a envoyé des navires, avec un message : "touche pas au grisbi !"     

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C'est paradoxal mais la cupidité des grandes nations va peut être apporter la paix et le développement dans toute l'afrique.

Encore heureux qu'il y ait un peut-être... Au mieux les africains bénéficieront de retombées tertiaires et presque involontaires et à en croire tes propres informations ça ne sera pas du fait de la cupidité chinoise, américaine j'en doute (ya qu'à voir comment ils ont contrôlé le reste du continent américain avec des républiques à bananes), russe ça m'étonnerais. Européenne, les européens s'en vont lentement mais surement.

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http://www.lalibre.be/actu/international/article/517223/g8-g14-ou-g20-l-afrique-aura-du-mal-a-se-faire-entendre.html

Economie

G8, G14 ou G20, l'Afrique aura du mal à se faire entendre

AFP

Mis en ligne le 19/07/2009

Les pays du continent seraient contraints de trouver une position commune, ce qui est loin d'être gagné.

G8, G14, G20? Quelle que soit l'issue du débat sur la gouvernance économique mondiale, les pays africains auront du mal à faire davantage entendre leur voix sur la scène internationale, jugent plusieurs experts interrogés par l'AFP. Si les jours du G8, club fermé des nations les plus industrialisées, semblent comptés, le G14 qui pourrait lui succéder s'ouvrira aux grands émergents (Chine, Inde...) mais ne devrait accueillir qu'un seul pays du continent noir, l'Afrique du Sud, déjà membre du G20.

"L'Afrique du Sud ne peut représenter à elle seule un continent" où vit un sixième de la population mondiale, commente Tiberius Barasa, de l'Institute of Policy Analysis and Research, à Nairobi. "C'est un pays très différent du reste du continent, par son histoire et sa croissance économique".

Dans leur ensemble, "les pays africains sont tenus à l'écart du débat" sur la gouvernance mondiale et ils "le resteront tant que leurs économies ne pèseront pas davantage", déplore Stephen Gelb, directeur du Edge Institute, un centre d'études de Johannesbourg. A l'heure où la crise devrait amputer de moitié la croissance du continent cette année, les pays africains seraient pourtant en mesure de porter une voix plus pertinente, assurent plusieurs experts.

Au G8 comme au G20, "les discussions sur l'Afrique se limitent à la question d'augmenter ou de baisser les aides. Mais la pauvreté n'est qu'une partie de la réalité africaine", souligne Leonard Wantchekon, directeur de l'Institut de recherche empirique en économie politique de Cotonou et enseignant à New York. Les promesses du G8, réitérées lors de son récent sommet en Italie, d'augmenter de plus de 20 milliards de dollars par an son aide à l'Afrique d'ici 2010 suscitent d'ailleurs un large scepticisme.

"Depuis le sommet de Gleneagles (en 2005, ndlr), les pays riches promettent de soutenir l'Afrique mais n'ont jamais honoré leurs engagements", rappelle Assefa Admassie, de l'Ethiopian Economic Association. "Aucun pays ne sera évincé du G8 pour ne pas avoir respecté ses promesses", souligne Stephen Gelb.

Selon ces experts, les débats sur l'aide ont en outre éclipsé la question cruciale de l'accès des produits africains aux marchés européens et américains, même si le G8 a appelé à la conclusion en 2010 du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce mondial. Celui-ci, lancé en 2001, doit en principe profiter avant tout aux pays en développement. "Il n'y aura pas de sécurité alimentaire sans une réforme du commerce mondial", soutient Philip Osafo-Kwaako, du Center for the Study of the Economies of Africa, à Abuja.

Pour faire entendre davantage les priorités du continent (volatilité des matières premières, changement climatique...), ces experts plaident tous pour une représentation accrue de l'Afrique dans les instances multilatérales. Selon Leonard Wantchekon, l'Union africaine (UA) devrait ainsi se voir attribuer une place permanente dans les forums mondiaux, à l'image de l'Union européenne, membre à part entière du G20.

Les pays du continent seraient toutefois contraints de trouver une position commune, ce qui est loin d'être gagné. "Les pays africains sont obnubilés par les préoccupations de court terme. Lors de la crise alimentaire (en 2007-2008) ils étaient présents mais il y a désormais un certain désintérêt" concernant le débat économique mondial, déplore Abdoulaye Diagne, directeur du Consortium pour la recherche économique et sociale, à Dakar. "Nous ne devons pas simplement blâmer le G8 ou les organisations internationales. Les Africains doivent prendre leur sort en mains", renchérit Assefa Admassie, faisant écho au récent discours du président américain Barack Obama au Ghana appelant les Africains à "assumer" leurs responsabilités.

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Le fait est que malgré une mondialisation et une hausse des cours des matiéres premiéres, le % du commerce mondiale tenue par l'Afrique ne cesse de baisser; Copiez coller d'une phrase que j'ai mit dans le wiki il y a quelques jours :

L'exploitation des matières premières est de loin la première exportation de l'Afrique mais la part de l'Afrique dans les exportations mondiales a chuté de 4,5% en 1990 à 1,1% en 2008 et celle des investissements étrangers directs de 5,8% en 1990 à 1% en 2008, selon un communiqué de la FAO

Ce continent à vu sa population multiplié par plus de 4 en moins de 60 ans et l'infrastructure n'a pas suivie....

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Évidemment, la seul solution pour qu'ils se développent serait un protectionnisme très fort pour lutter contre l'invasion de produits bon marché y compris agricoles qui ruinent leur production locale, ils feraient mieux de s'inspirer de la France de 1946, ou de la Yougoslavie titiste plutôt que d'ouvrir leurs fragiles marché à l'impitoyable concurrence mondiale.

On devrait faire de même d'ailleurs, jeter à la poubelle le libéralisme (et les libéraux avec), reconstruire un secteur étatique et mixte sous contrôle national ferme, qui se plie avant tout aux objectifs à long terme et non à la rentabilité boursière à court terme.

Quand aux imbéciles qui vous disent que le protectionnisme c'est la guerre, qu'ils soient sérieux un peu et laissent la gestion à des VRAIS économistes et non pas à des idéologues lobbyistes de grandes multinationales qui infestent la commission européenne comme des cancrelats.

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Le protectionnisme africain au niveau de sous ensembles régionaux pourrait effectivement servire.

Quand à la France, ce serait plutôt au niveau européen qu'il faudrait parler de protectionnisme.

Et un excès de politique protectionniste n'arrange pas toujours les bidons de l'économie (car tu en fais les frais de la part de l'étranger aussi) et peut effectivement mener au conflit si on l'associe à du mercantilisme nécessaire pour écouler l'excédent de production (s'il y en a) à l'étranger.

Et ils sont où les vrais économistes ?

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Un vrai économiste, c'est qqun qui considère tout d'abord que l'économie n'est pas une science exacte qui se suffit à elle même, contenant une vérité indépassable (ce n'est même pas une attitude scientifique, ça c'est une attitude de grand prêtre occulte), l'économie est indissociable de la politique et de la société, quand on fait des choix économiques, on fait des choix politiques, qu'on le veuille ou non.

L'économie n'est pas une fin en elle même, c'est un moyen pour arriver à des objectifs sociaux et politiques.

Ors quels sont nos objectifs actuels selon les intégristes du libre marché ?

Désolé d'employer des termes marxistes, mais ils sont les seuls à définir clairement la politique économique actuelle (et pas qu'actuelle d'ailleurs), les prix les plus hauts possible, les salaires les plus bas possible, le moins d'impôts et de charges possible, et le plus d'avantages possible de la part des états, avec bien sur la réglementation la plus laxiste possible.

Pour résumer, les marges les plus importantes possible pour ceux qui détiennent l'outil de production et d'échange, les autres on se passe de leurs avis.

Et ça abouti à quoi tout ça ?

A ce à quoi ça à TOUJOURS abouti, la concentration du capital et l'accroissement des écarts, entente des prix les plus hauts, monopoles et oligopoles privés.

En gros, de moins en moins de riches, de plus en plus riche, et de plus en plus de pauvres, de plus en plus pauvre.

Et au bout TOUJOURS la même chose, une crise systémique inévitable, car ce système repose sur des contradictions indépassables, quand on baisse sans arrêt la part qui va au travail/salaire, on perd sa clientèle, vu qu'elle n'a plus les moyens d'acheter, le palliatif alors est l'endettement, les crédits à la consommation, mais ils ne font que retarder la crise, et quand elle frappe, elle frappe encore plus durement.

La seule solution, une hausse massive des salaires, et la fin du dumping social en instaurant un fort protectionnisme, les seuls à souffrir alors vont être ceux qui se sont gavé sur le dos des autres, mais personne ne pleurera sur leur sort.

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Il faut trouver le juste milieu, un régime ultra-libéral comme aux USA ou ultra-étatique et protectionniste comme en corée du nord sont tous les deux cauchemardesques.

L’Afrique a testée ces différents régimes avec des états inexistants ou des régimes communistes : tous ont été des échecs sanglants avec massacres à la fin.

Le protectionnisme (surtout en Afrique) est une absurdité dans un monde globalisé : aucun pays ne peut exploiter ses ressources ni ne peut vivre sans échanges commerciaux. Le protectionnisme consiste à gaspiller des moyens utiles ailleurs à soutenir une production/activité obsolète ou réalisée ailleurs pour moins cher. Avec ce système on serait encore à produire en France des sabots en bois, du charbon ou des fers pour les chevaux, au final le protectionnisme a toujours aboutit à l’immobilisme et dans un monde en perpétuel évolution ça conduit à la pauvreté.   

Chaque pays d’Afrique a besoin d’entreprises, de PME, de commerces… bref d’un système capitaliste en partie libéral mais aussi d’un état fort pour mettre en place un système d’éducation, de santé, de police, de justice et d’armée au service de la population, dans la paix civile. Après la décolonisation, les systèmes mis en place ont été balayés par des « révolutionnaires » aussi compétents en économie et en gestion que moi en physique nucléaire. Regardez l’angola, l’algérie, le zimbabwe….

Forcement il ya des disparités entre les personnes en fonction de leur responsabilités (un médecin ne peut pas être payé comme un employé de bureau). C’est une utopie de croire que l’on peut supprimer totalement la pauvreté ou pratiquer l’égalitarisme salarial. D’ailleurs 100% des français sont d’affreux capitalistes à travers l’intéressement, la participation, le PEL, le livret A, le recours aux crédits, etc… tout le monde participe au système parce qu’il est globalement positif, le niveau de vie ne cesse d’augmenter (la vie d'un ouvrier aujourd'hui n'a rien à voir avec celle d'un ouvrier au XIXème siècle) et les investissements, tout comme la recherche, construisent l’avenir. Au milieu quelques personnes en profitent grassement mais espérer supprimer la cupidité est aussi une utopie. On ne supprime pas les voitures parce qu’il y a des chauffards.

Ce qu’il faut à l’Afrique c’est des états forts financés par une économie capitaliste. C’est le seul système qui marche dans le monde, aucun autre système n’a fonctionné et c’est pas faute d’avoir essayé depuis 2000 ans.   

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Zarorama n'a rien comprit de la situation  >:( C'est le fait que les états d'Afrique se sont polarisé sur les  ''grosses structures'' et le secteur primaire sans penser à développer les PME locales qui fait qu'aujourd'hui, même les ouvriers du BTP est ''importé'' de Chine.

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Le principal problèmes des ressources naturelles. Quand on a en beaucoup on finit par croire que c'est suffisant pour alimenter l'économie et rien d'autre n'est fait ce qui en plus encouragé par les pays clients afin d'enferrer l'Etat en question le plus possible et ça l'Afrique le connait depuis pas mal de temps avec ses "amis" de la France, l'Angleterre, des Etats-Unis et les grands socialistes de Moscou. Une politique trop axée sur les matières premières est aussi un des problèmes de la Russie.

Sinon je suis désolé pour certains mais l'analyse marxiste est de plus en plus pertinente depuis le début des années 80. Un excès de protectionnisme n'amène rien d'autre qu'une bureaucratie lourde, impériale et ingérable par contre. Un certain protectionnisme européen et des aides d'Etats dans certains secteurs (au niveau européen aussi) seraient par contre urgents et très pertinents. Même le monde ultralibéral US le fait...

Concrètement un système vraiment socialiste n'a vraiment marché qu'une seule fois. Lors du partage noire des  paysans russes et encore. Ça a été cassé trop tôt pour qu'on puisse voir un résultat à long terme.

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Zarorama n'a rien comprit de la situation >:( C'est le fait que les états d'Afrique se sont polarisé sur les ''grosses structures'' et le secteur primaire sans penser à développer les PME locales qui fait qu'aujourd'hui, même les ouvriers du BTP est ''importé'' de Chine.

Ce modele a été imposé par la Banque Mondiale et la BEARD ... les joie de la spécialisation industrielle dans un monde globalisé sauce libérale. Soit tu fais comme je te dis ... soit tu n'as pas de sous ... forcément.

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Les barrages et les grosses mines, l'Afrique se les fait construire depuis les années 50, et les ex communistes n'ont pas fait autre chose en prônant l'industrialisation  >:(

Lire ce bouquin de 1960 sur les bienfaits de l'aide économique de l'URSS à la pointe de la science aux pays sous développés (formant 3 x plus d'ingénieurs que les USA et dont le revenu à était multiplié par 25 entre 1917 et 1959 ) :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/tiers_0040-7356_1960_num_1_4_1233

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Evitons tout même de refaire le duel entre Bastiat et Marx ...

Oui, le protectionnisme ... Il faut encore bien spécifier les problèmes. Or globalement, c’est le couple libre-échange et liberté des capitaux, soit le couple entre la liberté de faire circuler les produits et celle de faire circuler les moyens de les produire qui est en cause. Pour ma part, seul le recours aux taxes douanières ou autres, peuvent mettre fin à cette dilapidation du tissu économique et social d'un pays. 

Concernant le continent Africain,

Comme il a été dit à de nombreuse reprise dans ce forum, pour que l'Afrique puisse connaître le développement : il faut d'abord des Etat stables. Nous pouvons  retourner la question comme on voudra, mais tant qu'il n'y aura pas une réelle volonté de bâtir une Nation ; pas de perspective de développement.

Et la création d'une forme de protectionnisme en Afrique n'est pas aussi absurde que d'apporter la démocratie en un claquement de doigt dans un pays non initié ou encore occidentaliser une population diametralement opposé aux notre ... Tandis, que s'arranger de soutenir le développement du pays en sauvegarde et créer des emplois sont parfaitement possible si on se donne les moyens pour le faire. D'autant, que le protectionnisme peut prendre toute sorte de forme comme norme de qualité, taxe et sous-traitance.

Même le monde ultralibéral US le fait...

Les Etats-Unis est loin d'être la Nation Ultra-libéral que certains libéraux européens laissent entendre ... si tenté qu’il existe des ultra-libéraux. :P

Ce n'est certes pas un Etat interventionniste comme le fut la France. Mais aux Etats-Unis ont une approche différent de l’action de l’Etat, comme on peut le constater avec la loi "Buy American Act". Cette loi assure notamment la promotion des produits nationaux, et elle est extensible aussi sur les projets de type constructions autoroutière, et on trouve la même chose dans le secteur du transport grâce à la loi "Buy America Act ". Parlons même pas du "Samll Business Act" avec ses Hubzone et AbilityOne procurements, favorisant les entreprises locaux ou la sous-traitance avec eux.

Et tout ceci est chapoté et géré par l’administration du pays, s’assurant de la bonne application de ses lois sur le territoire états-uniens avec zèle. D’ailleurs, si on veut s’implanter là bas il faut forcément passer par ses administrations, sinon on connaît les mêmes déboires que Bull. Bref, voilà comment préserver la concurrence libre sans pour autant détruire l’industrie du pays.

Quand à la France, ce serait plutôt au niveau européen qu'il faudrait parler de protectionnisme.

Je conviens à signaler ici que l’Union Européenne a été une des institutions les plus efficaces pour la mise en œuvre de politiques d’ouverture. Au nom de la fameuse "concurrence dite libre et non faussée" elle a introduit toute une série de clauses et de réglementations qui vont au-delà des mesures exigées dans l’OMC. Et tout ceci a eu un coût sur nos économies, obligeant les Etats a subventionner les emplois ou encore a contribué à une hausse du stress au travail.

En plus, l'UE a supprimé les quelques règles qui servaient d'outil protectionniste comme on peut le voir l'accord sur la multifibre, qui a engendré la hausse des importations textiles d'origine chinoise ou encore le refus d’accorder des subventions aux entreprises (encore heureux que personne ne les écoutes). D’autant, il faudrait voir cela avec les autres membres de la communauté comme l'Angleterre, l'Espagne et autre pays avec une structure économique différente de la notre ... (déjà qu’ils veulent pas entendre parler d’un Small Business Act européen)

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