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AIR-DEFENSE.NET

judi

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  1. C'est bien cool toutes ces propositions qui sont techniquement très sympas et attrayantes mais il y a le terrain. Un drone terrestre nécessite d'être maintenu, d'être ravitaillé, etc. comme n'importe quel autre véhicule ou engin. Avec 3h par Leclerc sur le terrain on est à la limite concrète pour la maintenance. En plus, ils devraient gérer des robots ? Vous savez qu'ils sont censés dormir, gérer leur propre véhicule, etc ? C'est pas des drones aériens qui reviennent à leur base une fois la mission terminée. Ou alors on augmente démesurément les fonctions de support et cela devient encore plus complexe à gérer. Ou alors ils ne sont employés que dans un contexte contre-insurrectionnel, et n'ont rien à faire avec les chars si on se fie aux tactiques françaises de ces dernières décennies.
  2. Je pense pas que tu postes sur le bon sujet. Et ensuite, pour dire qu'il se trompe, il faudrait a minima une source, non ?
  3. En lisant un thread twitter, j'ai repensé à ce sujet (qui m'avait beaucoup intéressé sur de nombreux points). Voici le lien du tweet concerné dans le thread :
  4. Heu,... avant l'hypothétique char franco-allemand (à l'heure qui l'est), les Polonais doivent d'abord se préoccuper de leur propre flotte de chars. Parce que bon, M1A2 Abrams, c'est pas vraiment un char approchant les 50 tonnes. Et les Abrams vont arriver bien avant ce char franco-allemand qui n'en est même pas à la planche à dessin (ou très légèrement).
  5. Sur le grossissement des régiments, il y a deux raisons très terre-à-terre : 1) En 2015-2016, on manquait de casernes aptes à héberger de nouveaux régiments. C'est toujours le cas. Donc passer à deux bataillons par régiment, hormis foutre tout le monde dans les logements de la ville de garnison (et donc faire exploser les prix de l'immobilier, ce qui est rarement une bonne idée), c'est impossible. 2) Même si on avait eu les casernes, dès 2015, il n'y avait tout simplement plus assez de cadres au sein de l'Armée de Terre pour réellement permettre la formation de nouveaux régiments. Les deux seuls qui ont pu l'être sont la 13e DBLE et le 5e régiment de dragons (qui sert aussi la FORAD de mémoire). Ce sont les seules exceptions. Et c'était vraiment le max. Je rappelle que jusqu'à l'été 2015, on a continué à dissoudre des régiments. Et je rappelle que l'ensemble des armées devait perdre 60 000 postes entre 2014 et 2019. Et jusqu'en 2015, de très nombreux officiers supérieurs ont été poussé à partir, principalement pour économiser des postes. Donc on n'avait plus les capacités pour remonter réellement en puissance dans tous les cas.
  6. Pour compléter, l'ACR est un concept de la Guerre Froide pure où il s'agissait pour les corps US du CENTAG de freiner autant que possible les divisions soviétiques dès le début de l'engagement. Il ne faut pas oublier que s'ils avaient deux corps d'armée en Allemagne, une division sur les trois pour chacun d'entre eux restait stationnée aux USA. D'ailleurs, cela se retrouvait bien sur l'emplacement du 11e ACR, situé littéralement au niveau de la trouée de Fulda. Donc je pense que la diversité des matériels quand l'unité avait une espérance de vie de quelques jours tout au plus, c'était clairement le cadet de leurs soucis. Tout dépend de ce que l'on veut faire dès le temps de paix, ce qui nécessite une vraie réflexion sur le niveau d'engagement de la France en cas de conflit en Europe. Car il ne faut pas oublier que si on constitue des unités de marche, c'est systématiquement au détriment de la puissance du gros des unités, qui se retrouvent affaiblies. C'est d'ailleurs pour ça que dès qu'un pays peut réellement se le permettre, il constitue des unités de reconnaissance au niveau du corps d'armée (de la taille d'un bataillon ou d'une brigade, peu importe). Parce que ça évite d'affaiblir les gros. N'y aurait-il pas plus simple ? Prendre une brigade médiane dont ça pourrait être le rôle. J'avais lu quelque part (mais je ne le retrouve plus) que cela pourrait être d'ailleurs une de ses missions. Sinon, je m'inscris en faux concernant les moyens de Guerre Electronique de l'avant. On en a. On a même un régiment, le 54e régiment de transmissions avec quatre compagnies de guerre électroniques multirôles, chacune disposant d'une section GE d'appui de zone (avec station LINX), une section GE d'appui contact (avec VAB SAEC et VAB CATIZ) et deux sections légères d'appui électronique (avec PVP GE). En revanche, je suis d'accord sur le fait qu'il y en a trop peu (mais c'est comme la quasi-totalité des moyens de l'Armée de Terre).
  7. Je rejoins totalement @olivier lsb et je précise mon propos pour les autres messages : 1) Tout le monde n'a pas le temps ni l'envie de passer son temps à compiler les sources OSINT pour essayer de se faire une idée de la situation sur le terrain et n'a pas de connaissance précise de la chose militaire (il reste un colonel avec une carrière plus qu'honorable). 2) Tout le monde ne peut pas passer son temps libre sur Air-Défense pour comprendre la guerre qui se déroule en Ukraine et n'en a tout simplement pas envie, si tant est qu'il connait le forum (où il y a parfois aussi de belles conneries qui sont dites, soyons honnêtes entre nous deux minutes). 3) Il vulgarise quand même plutôt bien et c'est, à mon avis, plus destiné à un public qui ne suit pas heure par heure ou jour par jour (contrairement à un certain nombre de gens ici) les combats. 4) Il interprète également les données et ne se contente pas de les présenter. 5) Il dit infiniment moins de conneries sur les plateaux télés que certains généraux en 2e section que j'ai vu passer au même moment (mention spéciale à celui qui agitait le spectre de la guerre nucléaire). 6) Faut arrêter de penser (et ça ne concerne pas que toi mais d'autres aussi sur d'autres messages) que c'est parce que vous trouvez qu'il dit des trucs que vous savez et que beaucoup savent sur le Air-Défense qu'il dit des choses communes. Le français moyen qui regarde BFM TV (puisqu'il est généralement là ces dernières semaines) ne connaît rien ou presque à la chose militaire et je ne l'ai pas encore entendu dire de grosses conneries. Perso, je l'écoute régulièrement (genre tous les 2/3 jours) et lis son point de situation sur Twitter à chaque fois qu'il y en a un parce que j'ai un peu la flemme de me taper les 10 pages quotidiennes d'AD dans lesquelles il y a beaucoup de blabla inutile si on veut juste un point d'étape quotidien ou quelques fois dans la semaine. Ce qui est d'ailleurs inexistant sur le forum. Donc bon, il faut prendre ses interventions pour ce qu'elles sont et arrêter de croire qu'elles s'adressent uniquement à un public de connaisseurs.
  8. Est-ce que tout ça ne serait pas lié au secret entourant l'opération ? On sait que les soldats et officiers ne l'ont appris que très peu de temps avant l'opération. Les groupements tactiques n'étaient pas constitués, les stocks non plus, etc. Or, leur envoyer des surblindages alors qu'ils ne sont censés être qu'en exercices aurait pu compromettre le secret de l'opération (dans la tête des grands chefs).
  9. Je les attends aussi avec impatience, même si les RETEX publics seront seulement partiels par rapport à ceux établis au sein des différentes armées. Ah mais c'est certain. Même s'il est perfectible (il manque surtout des appuis tels que de l'artillerie, mais ça fait 10 ans que c'est dit, c'est pas nouveau), il est quand même plutôt bon et adapté aux besoins de la France (ce qui est le plus important). Je rappelais surtout à ceux qui faisaient déjà des projections détaillées sur l'organisation de régiments et de brigades sans prendre en compte que l'Ukraine n'a été jusque-là que sur la défensive et n'a pas mené la moindre attaque d'envergure (il y a eu des contre-attaques mais au niveau local et au max au niveau de la brigade). Et que les retours que l'on a sont essentiellement du fait des Ukrainiens qui sont plus que partiaux dans l'histoire (ce qui est évident, mais c'est toujours bien de le rappeler).
  10. Un RETEX très très très partiel. A mon avis (et ce n'est que mon avis personnel qui n'engage que moi), ils ont refusé un tel combat car ils n'avaient aucune chance de le gagner. C'est le principe de base de la guerre qu'ils ont simplement appliqué. Si c'est ça le RETEX, pas besoin du conflit en Ukraine pour le tirer. Suffit de voir tous les conflits depuis une grosse vingtaine d'années, c'est exactement le même principe. Donc y'a pas grand-chose de neuf. On a le même RETEX en Irak, en Syrie, en Afghanistan, au Liban (pour ceux dont je me souviens).
  11. Ce que je constate en parcouru lu tout le fil, c'est que ça parle énormément de matériels et d'organisations au niveau de la brigade ou du régiment/bataillon/GTIA. Alors tout ça est très intéressant, il n'y a pas à dire. Mais déjà, ce n'est pas vraiment un RETEX, puisque le RETEX est l'analyse des combats. Or, là, on saute directement cette étape pour passer à l'organisation des forces derrière. Or, avant de déterminer une organisation et ensuite le matériel (oui, c'est censé être dans cet ordre-là, pas l'inverse), il faut déterminer les missions de l'Armée de Terre dans un engagement à l'est. Il faut aussi prendre la mesure des différences abyssales entre l'armée ukrainienne dans sa moyenne et les armées de l'OTAN, en particulier baltes, américaines, françaises, etc (bref, les plus actives, grosses et celles concernées par un conflit potentiel sur le flanc est au plus proche de la Russie). Et ne pas oublier que l'armée russe (soviétique et impériale avant) est, généralement, une armée qui apprend. Dans la douleur certes, mais qui apprend. Et en cas de conflit contre l'OTAN, elle n'agirait pas forcément de la même manière qu'en Ukraine. Je propose donc qu'on se concentre plus sur l'analyse des engagements et des rares vidéos qu'on en a (on n'a presque rien sur le Donbass par exemple et on voit ce que les deux camps veulent bien nous montrer). Et qu'on en tire des conséquences mesurées. Parce qu'il faut arrêter de vouloir changer de A à Z toute l'armée de terre pour un adversaire qui sortira considérablement affaibli sur le plan matériel, le plan humain et le plan moral. C'est quelque chose qui sera à prendre en compte. Certes, l'Armée Russe tirera des leçons. Mais il faudra justement voir quelles leçons elle tirera et comment elle s'adaptera. Et c'est face à cela qu'il faudra hypothétiquement se battre et donc se préparer.
  12. C'est justement impossible, à moins de passer par l'OTAN ou en traversant de part en part le territoire ukrainien. Donc : soit une erreur de traduction de la part des français, soit une erreur de transcription par les Ukrainiens, soit les Ukrainiens veulent faire peur.
  13. Heu, ils ont déjà frappé une ou plusieurs fois une base aérienne en Russie (je ne sais plus si c'est une ou deux fois). Aux dernières nouvelles, il n'y a pas eu d'attaques nucléaires ou chimiques par l'Armée Russe suite à ça. Et ils vont avoir du mal à justifier que deux ou trois missiles représentent une atteinte existentielle à leur sécurité. Même la Chine risquerait de les lâcher à ce moment (et là ce ne serait plus seulement catastrophique pour la Russie mais cataclysmique). Si maintenant on dénie le droit à un état de riposter sur le territoire de celui qui l'agresse pour détruire des installations pouvant aider directement l'effort de guerre ou autre, on peut aller très loin comme ça et c'est rejoindre très vite la position pro-russe disant que les ukrainiens devraient arrêter de se battre parce que c'est mieux pour eux et que de toute façon c'est de leur faute.
  14. J'avoue être aussi très intéressé par toutes les réflexions qui seront présentes. J'avais trouvé il y a quelques temps sur le net les standards de consommation d'un groupement tactique artillerie français en fonction de la mission et quelques indications de calcul pour aller avec. Les données théoriques étaient de 100 obus par jour pour chaque Caesar (155mm/52 cal. donc) et chaque mortier de 120mm et 6 roquettes par jour pour un LRU. Mais c'est pas le truc le plus fiable qui soit, soyons réalistes. Surtout qu'on n'a pas du tout la même doctrine que l'armée Russe pour l'emploi de l'artillerie. Pour alimenter la réflexion, il y a déjà plusieurs paramètres à prendre en compte : attaque ou défense, nature de l'ennemi (si c'est un ennemi blindé type Armored Brigade Combat Team, c'est pas la même qu'affronter l'armée ukrainienne qui agit visiblement par petites unités), taille de la batterie et du bataillon (une batterie à 6 ou 8, c'est pas la même, de même qu'un bataillon à 18 tubes ou 32), les tubes concernés (surtout pour la Russie où tu as du 122 et du 152 hors calibres plus rares genre 203mm) sans même parler de la capacité de la logistique à suivre la demande. Or, là, c'est très variable. Je rejoins @Salverius sur les différents éléments qu'il avance. C'est, presque toujours classifié (ou sinon pas vraiment disponible sur le net, quelque soit le pays dans le monde. Personne ne va vouloir indiquer quelles sont ses tactiques précises. Sans parler de, encore plus stratégique, l'état de son stock de munitions (quelque soit le calibre). Surtout que cela peut recouvrir beaucoup de choses différentes. En revanche, ce qui est certain, c'est que quelque soit le stock de munitions concernées, ils sont relativement bas. Je me souviens qu'en 2011 (ou à partir de 2015 ? je ne sais plus), on avait dû se faire livrer des corps de bombe Mk82 des Etats-Unis. Heureusement que c'est dans les Bulletins Officiels des Marchés Publics. D'ailleurs, tous les contrats d'armements y seraient ? Je ne pense pas. Pour l'analyser un peu, on remarque 13000 (grosso modo) obus "de guerre" (dans le sens, pas d'exercice) pour 120 mortiers. Soit 110 obus par mortiers. C'est vraiment très peu. Il serait donc légitime qu'il y ait d'autres commandes ultérieures. Et ce serait même assez évident.
  15. Il est déjà exporté, en Hongrie, de mémoire. Et cela aurait fait un deuxième véhicule très similaire au premier dans son rôle, mais peut-être très différent d'un point de vue technique. C'est pas parce que leur budget augmente sensiblement qu'ils vont faire n'importe quoi non plus.
  16. Elle n'est pas détruite certes. Mais pour rappel, il faut déjà plusieurs jours pour détruire une armée de l'air (pour l'OTAN, il faut bombarder une base aérienne tous les trois jours). Ensuite, c'est pas parce que quelques avions/drones/hélico prennent l'air que ça change le rapport de force global. Ensuite, il faut arrêter de penser que si on ne voit pas quelque chose, c'est qu'il n'existe pas. Les avions peuvent voler jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de pieds d'altitude. Je crois qu'un avion à 10 000m, on a du mal à le voir même avec un bon smartphone. Et c'est de smartphones que viennent essentiellement les vidéos sur le conflit. Donc oui, c'est plus facile de filmer un hélico en vol tactique qu'un avion à X milliers de pieds d'altitude. C'est pour ça que je pense à un usage contenu des avions de combat par la Russie. Et en cas de passage à l'échelle supérieure, avec donc également un usage massif de l'artillerie, elle risque de bien plus sortir. Idem s'il y a une large poche qui se forme dans l'est (ce que je n'espère pas pour l'armée ukrainienne).
  17. Il vaut mieux éviter de dire que ça tourne mal. C'est juste une colonne et on sait que le gros des forces n'est pas encore arrivé. A l'ouest, tu as deux armées qui attendent l'arme au pied en Biélorussie et si elles parviennent à franchir les marais, pourraient aisément couper les voies d'approvisionnement depuis la plupart des pays de l'OTAN qui ont une frontière avec l'Ukraine. Et une telle offensive lancerait une plus grande panique dans la population civile. On n'a qu'une idée très faible du nombre de pertes ukrainiennes. Elles peuvent tout aussi bien morfler que les russes voire plus. Pour rappel, elles n'ont pratiquement plus de forces aériennes et tout regroupement massif de forces est probablement impossible du fait de la supériorité aérienne russe. Et c'est pas parce qu'un ou deux avions ou drones peuvent parfois prendre l'air que c'est faux. Cela ne se passe pas aussi bien que prévu. Mais c'est loin d'être un échec. On n'en est qu'au quatrième jour de guerre. C'est peu. Extrêmement peu. Oui, le premier choc n'a que partiellement réussi : Kiev n'est pas tombée mais les forces sorties de Crimée ont franchi le Dniepr d'un côté et poussent vers Marioupol de l'autre. Et dans les jours/semaines à venir, tu peux avoir une immense poche se formant dans le Donbass si des forces descendant de Kharkiv font leur jonctions avec celles venant de Crimée. Cela, c'est un claim ukrainien. Donc à prendre avec de grosses pincettes. Ils ont aussi, pour l'exemple, claim 706 APC. On est en droit d'en douter. Les chiffres seront visibles dans les mois et années suivant le conflit avec des estimations de plus en plus précises au fil du temps. Donc il vaut mieux prendre les claim ukrainiens (comme russes) avec mesure. Surtout qu'ils peuvent n'avoir aucun impact sur le conflit dans sa globalité.
  18. Je penche pour une manoeuvre délibérée de ne pas paraître trop agressif auprès de la population. Ils ont normalement largement les moyens d'opérer plus d'avions et hélicoptères. Et peut-être qu'ils en emploient bien plus mais qu'on ne les voient pas. Les avions peuvent voler à plusieurs milliers de mètres d'altitude, hors d'atteinte des caméras de smartphone des passants/militaires filmant les engins abandonnés ou les explosions. Donc je penche plus pour une manoeuvre délibérée. Après, peut-être aussi qu'ils réservent justement le gros de l'aviation pour porter un coup plus violent en cas de formation de poches ou s'ils le jugent nécessaire. Parce que jusque-là, ça ne marche pas trop mal non plus, même si l'armée ukrainienne résiste bien en de nombreux points. Et ce sans parler du fait que ça leur fait économiser du potentiel.
  19. Par exemple. Cela peut être la hausse du niveau de préparation d'unités conventionnelles pour envahir l'ouest de l'Ukraine depuis la Biélorussie (où il y a toujours deux armées l'arme au pied), des attaques aériennes réellement massives sur plusieurs points du pays, etc. On ne rappellera probablement jamais assez que la dissuasion n'est pas que nucléaire, elle doit être aussi conventionnelle. Maintenant, ce n'était qu'une question pour essayer de trouver une logique à tout ça. Parce que s'il parle effectivement exclusivement des forces nucléaires, cela signifierait qu'il serait prêt à atomiser l'Europe pour simplement prendre Kiev. Ce qui serait plus qu'hasardeux. J'ai aussi noté que le MINDEF et le CEMA ont des expressions qui donnent l'impression qu'ils ne sont pas totalement pour. C'est juste une impression, mais la tête de celui à droite exactement la même que beaucoup de gens quand ils disent "heu, t'es sûr de ce que tu fais, là ? Tu serais pas en train de faire une connerie ?". Que ça finirait en coup d'état ou tentative de coup d'état ne me surprendrait même pas. Bref, la déclaration en elle-même est difficile à analyser en l'état, surtout dans un régime pareil et dans les conditions actuelles, sans parler du fait que nous sommes extrêmement loin d'avoir tous les intrants.
  20. Une question toutefois (je ne suis pas russophone). Dans la doctrine russe, les forces de dissuasion (sans le qualificatif nucléaire) peuvent aussi concerner des forces conventionnelles et éventuellement avoir une composante nucléaire ? Ou est-ce que cela ne concerne que les forces nucléaires ? Je pose la question car cela peut aussi concerner des forces conventionnelles bien plus importantes que celles engagées actuellement en Ukraine. Et il jouerait alors sur l'ambiguïté de la déclaration (la dissuasion est forcément nucléaire en Occident) pour faire flipper les occidentaux et les inciter à lâcher à Kiev en jouant la stratégie du fou.
  21. Pour compléter @Yorys et rappeler les explications, c'est surtout lié au fait que la zone d'exclusion de Chernobyl est sur la route la plus proche entre la Biélorussie et Kiev et sur la partie à l'ouest du Dniepr. L'autre branche, par l'est, passe par Tchernihiv. Pour encercler Kiev et tenter de faire tomber le pouvoir, à moins d'avoir une force suffisamment nombreuse et puissante remontant de Crimée avec plus de 500 kilomètres à faire, tu n'as pas d'autre choix que de passer par là. C'est plus le fait que ce soit la centrale de Chernobyl qui soit à côté et le fait que ce soit symbolique en occident comme le dit @MoX
  22. Certes. Et surtout ses justifications sont plus qu'étonnantes. Ils disaient eux-mêmes qu'ils répliqueraient de manière asymétrique ou symétrique aux sanctions occidentales (ce qui est, en tout honnêteté, relativement logique). Mais de là à considérer le nucléaire comme tel,... En tout cas, à ce rythme, il ferait presque passer Trump pour quelqu'un de rationnel. Je dis "presque", hein
  23. Il faut quand même relativiser un peu la mise en alerte des forces nucléaires. Les forces nucléaires des USA et de l'URSS étaient à de très hauts niveaux d'alerte toute la Guerre Froide avec des pics. Pour rappel, en 1962, les forces stratégiques américaines étaient passées en DEFCON 2 au moment de la crise des missiles de Cuba. Et le seul seuil au-dessus c'était la guerre ouverte à tout moment. Par contre, s'il est prêt à détruire Washington, Paris et Berlin tout en se faisant anéantir Moscou et Saint-Pétersbourg pour le seul avantage hypothétique (à ce moment) de gagner l'Ukraine, c'est qu'il a vraiment perdu une case. A mon avis, le téléphone rouge va bientôt chauffer et il va lui être rappelé que trois pays de l'OTAN ont l'arme nucléaire et ont une dissuasion eux-aussi, sans même parler des armes sous double-clef.
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