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Bonjour à tous, j'ouvre ce sujet pour pallier à une lacune majeure et inadmissible, l'absence d'informations et/ou de couverture médiatique francophone sur les Philippines, ce qui est une grave injustice considérant 1) la francophilie évidente de nombreux philippins 2) le rôle stratégique de l'archipel 3) sa diversité linguistique et ethnique 4) son Histoire pas de tout repos et qui annonce un rôle croissant des Philippines sur la scène internationale.

 

https://www.h2-view.com/story/the-philippines-further-explores-green-hydrogen-as-a-fuel-source-in-new-mou/

 

Les Philippines continuent d'explorer l'utilisation de l'hydrogène vert comme source de carburant, annonçant la signature d'un nouvel accord avec Hydrogen Technology (HTI), basée à Tokyo. Le protocole d'accord (MoU) permettra aux Philippines d'accélérer les activités de recherche et développement (R&D) autour de l'hydrogène, a confirmé le ministère de l'Énergie des Philippines (DOE) dans un communiqué publié mercredi 7 avril. La nouvelle survient quelques mois seulement après que les Philippines ont signé un accord avec la société australienne de recherche et de développement sur l'hydrogène Star Scientific, qui cherche à faire de la nation entière une nation verte.

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https://globalnation.inquirer.net/195132/ph-steps-up-patrols-in-wps-as-china-thrashes-protests-vs-incursions

 

Les Philippines ont déployé des navires de la marine et des garde-côtes dans la mer des Philippines occidentale alors que la Chine refuse de respecter la zone économique exclusive du pays en y retirant les navires de la milice chinoise.

Le BRP Apolinario Mabini (PS-36), chargé de sécuriser la frontière entre les Philippines et l'Indonésie, a été retiré de la région orientale de Mindanao et redéployé à Palawan, la province la plus proche des  îles Spratly dans l'ouest de la mer des Philippines. Le navire est arrivé à Palawan lundi pour renforcer les efforts en cours du commandement occidental de l'armée pour protéger la souveraineté des Philippines.

 

"Tous (les navires) sont et seront continuellement déployées dans différentes zones dans l'Est de la Mer des Philippines pour effectuer des patrouilles maritimes afin de garantir la souveraineté des Philippines", a déclaré Maurice Philip Alexis Albayda, porte-parole de la zone opérationnelle ouest, qui est chargée de la protection de la souveraineté dans la zone. Albayda a déclaré que les zones couvertes par des patrouilles accrues comprenaient Julian Felipe (Whitsun) Reef, Pag-asa (Thitu) Cay, Recto (Reed) Bank et d'autres parties du groupe d'îles de Kalayaan. Les autres navires de la Marine actuellement à Palawan sont le BRP Dagupan City (LS-551), le BRP Magat Salamat (PS-20) et le BRP Miguel Malvar (PS-19). Des sources indiquent que les navires les plus grands et les plus modernes de la marine philippine, les deux nouveaux navires de classe Rizal et les trois navires de patrouille de classe Del Pilar, sont actuellement soit en maintenance, soit effectuant une campagne de test.  La Garde côtière philippine a quant a elle déployé le  BRP Cabra (MRRV-4409) et deux autres navires du Bureau des pêches et des ressources aquatiques.

Les Philippines ont protesté contre la présence de plus de 200 navires chinois en mars dans le récif "Julian Felipe" et ont exigé le retrait complet des navires. La Chine, cependant, a continué d’ignorer la manifestation et est allée plus loin en revendiquant la propriété de la zone à l’intérieur de la ZEE des Philippines. Dans un tweet mardi 13 avril, le secrétaire aux Affaires étrangères, Teodoro Locsin Jr., a déclaré qu'il restait neuf navires dans la région, citant le dernier rapport au sol. La Chine prétend que le récif "Julian Felipe"  fait partie de son territoire et que les navires chinois s'y sont installés afin d'être à l'abri des intempéries, ce que les responsables philippins ont décrit comme un mensonge éhonté. Les autorités philippines ont déclaré que le temps était clément dans la région et que le récif n'appartenait pas à la Chine.

Edited by Lieutenant Neptunium
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https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/la-reprise-des-projets-miniers-aux-philippines-met-le-nickel-sous-pression-1308025

 

Un revirement qui pèse sur les cours du nickel. Le gouvernement de Rodrigo Duterte aux Philippines a décidé de lever l'interdiction de tout nouveau projet minier. Le moratoire, qui avait été instauré à la suite d'une série d'accidents, remonte à 2012. Mais, éprouvées par la pandémie, les Philippines sont aux abois financièrement et le gouvernement doit trouver de nouvelles sources de revenus.

Le sous-sol des Philippines est riche en cuivre et en or, mais surtout en nickel au point d'en faire le deuxième producteur au monde, derrière l'Indonésie. Les Philippines fournissent par exemple la moitié du minerai importé par la Chine.

 

https://www.reuters.com/business/energy/philippines-lifts-nine-year-old-ban-new-mines-boost-revenues-2021-04-15/

Le président philippin Rodrigo Duterte a levé un moratoire sur les nouveaux accords miniers imposé en 2012, rouvrant la porte aux investissements dans un mouvement qui stimulera les caisses de l'État mais a alerté les militants écologistes.

Les Philippines, premier fournisseur de minerai de nickel de la Chine et grand producteur de cuivre et d'or, ont imposé le moratoire pendant que le gouvernement travaillait sur une législation visant à augmenter la part de l'État dans les revenus miniers. Depuis 2018, la taxe d'accise sur les minéraux a doublé pour atteindre 4%.

Le nouvel ordre exécutif de Duterte permet de nouvelles transactions minières et la révision des contrats existants en vue d'une éventuelle renégociation. Il charge également le ministère de l'Environnement de formuler des termes et conditions et d'appliquer strictement les règles sur la sécurité dans les mines et les politiques environnementales.

L'exploitation minière est une question très controversée aux Philippines après que des cas passés de mauvaise gestion de l'environnement ont alimenté un puissant lobby contre l'industrie dirigé par les gouvernements locaux, les législateurs, les groupes de défense et l'Église catholique.

Peu de temps après son arrivée au pouvoir en 2016, Duterte a averti les mineurs de suivre des règles environnementales plus strictes ou d'être fermés toutefois le nouveau décret n'annule pas l'interdiction des nouvelles mines à ciel ouvert.

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https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2021-04/philippines-eglise-moratoire-extraction-miniere-environnement.html

 

Signée en 2012 par le président Benigno Aquino, cette disposition empêchait la destruction de l'environnement. Avec sa levée et l'attribution de licences pour les compagnies minières, les évêques philippins dénoncent un effet «dévastateur sur la population», en particulier les plus vulnérables.

L'Église catholique des Philippines déplore que le gouvernement ait levé un moratoire de neuf ans sur l'exploitation minière. Signée en 2012 par Benigno Aquino, alors président de l'archipel, cette suspension visait à mettre un terme aux opérations destructrices pour l'environnement en permettant à l'État de revoir et de renégocier les contrats avec les compagnies minières en cas d'abus environnementaux.

L'actuel gouvernement philippin a mis un terme à ce moratoire, une décision qui provoque la colère et l'inquiétude des évêques. Selon eux en effet, les licences accordées aux compagnies minières finiront par avoir «un effet dévastateur sur la population», surtout pour «les communautés les plus pauvres et les plus marginalisées». La levée du moratoire, explique Mgr Jose Colin Bagaforo, président de la Commission pour l'action sociale, la justice et la paix de la Conférence épiscopale des Philippines, ne fera que favoriser les grands intérêts commerciaux, et non la population.

Selon le porte-parole du gouvernement philippin, cette levée du moratoire devrait permettre 4 milliards de dollars d'investissements dans trois grands projets miniers. Pour l'Église philippine, le gouvernement a choisi le profit, plutôt que la souffrance et la protection de la création, guidé «par des intérêts égoïstes, plutôt que par le bien commun». Mgr Jose Colin Bagaforo a ainsi lancé un appel à l'exécutif philippin pour qu'il reconsidère la levée du moratoire sur l'exploitation minière.

Le nord de l'archipel est particulièrement concerné par l'extraction minière. A Tuguegarao, l'archevêque Mgr Ricardo Baccay, a déclaré que dans son diocèse, les opérations minières en mer ont entraîné de nombreuses inondations, chaque fois qu'un typhon a frappé la région. «L'exploitation minière, souligne-t-il à l'agence Ucanews, ne peut qu'exacerber les inondations et provoquer une érosion massive des zones côtières, entraînant des pertes de vies humaines».

Un discours également porté par Mgrr Arturo Bastes, évêque émérite de Sorsogon, diocèse plus au sud, pour qui «les effets négatifs de l'exploitation minière sont indéniables. Et ce que la population en retire est une somme dérisoire par rapport à ce qui va dans les poches de certains fonctionnaires corrompus».

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  • 2 weeks later...

 

https://cnnphilippines.com/news/2021/4/29/UAE-plans-Sinopharm-vaccine-donation.html

 

Les Émirats arabes unis ont exprimé leur intention de faire don d'un demi-million de doses de vaccin Sinopharm aux Philippines, a déclaré jeudi le conseiller spécial de l'administration Duterte,  Carlito Galvez Jr (ex-géénral d'armée dont le haut-fait d'armes est la lutte contre les insurrections islamistes/Moro à Marawi et dans le sud de l'archipel).

Une entreprise doit d'abord recevoir une autorisation d'utilisation d'urgence de la FDA avant que son vaccin puisse être administré dans le pays. Cependant, depuis l’année dernière, des rapports font état d'une contrebande illégale de doses de Sinopharm au sein même de l'administration: cela a été confirmé par le président Rodrigo Duterte lui-même en décembre dernier, lorsqu'il a dévoilé que des militaires avaient déjà été vaccinés avec le vaccin non autorisé. La FDA, le Bureau des douanes et le Bureau national d'enquête ont lancé des enquêtes distinctes sur la question. Deux mois plus tard, la FDA a accordé au Presidential Security Group (groupement de protection de la présidence des Philippines, dépendante de l'armée) un «permis spécial de compassion» pour accéder à 10 000 doses de Sinopharm - une décision critiquée par les principaux médecins du pays. Cependant, ledit permis n'est pas rétroactif, ce qui signifie que l'enquête sur l'utilisation illégale est en cours.

L'envoyé spécial en Chine e chroniqueur Ramon Tulfo a admis avoir reçu le vaccin l'année dernière et a révélé que des «milliers» de fonctionnaires du gouvernement avaient été vaccinés avec le Sinopharm. Outre les membres du PSG, Tulfo a affirmé que des secrétaires d'états ainsi que des hauts fonctionnaires avaient bénéficié des mêmes traitements de faveur. 

Edited by Lieutenant Neptunium
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https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/biodiversite-saisie-record-de-200-tonnes-de-coquillages-geants-aux-philippines_4375841.html

 

"Les autorités philippines ont annoncé samedi 17 avril la saisie record de 200 tonnes de coquillages géants, notamment des bénitiers, des espèces menacées. Pour une telle quantité, la valeur de cette saisie serait de près de 25 millions de dollars sur le marché noir. Ces immenses mollusques bivalves, parmi les plus grands du monde, sont recherchés pour remplacer l'ivoire maintenant interdit.

Quatre suspects ont été arrêtés lors de cette saisie qui dépasse très largement les 80 tonnes de celle du mois dernier dans la même région, déjà l'une des plus importantes effectuées. Si leur rôle dans cette affaire est confirmé, ils encourent jusqu'à huit ans de prison et des amendes s'élevant à 50 000 euros."

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  • 4 weeks later...

https://lecourrier.vn/defense-le-vietnam-renforce-la-cooperation-avec-singapour-et-les-philippines/922126.html

 

 

https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/les-philippines-veulent-une-plus-grosse-part-du-marche-du-nickel-1015555.html

 

Les Philippines, premier exportateur de minerai vers la Chine, ont pour objectif d'approuver ce mois-ci les nouvelles règles qui permettront d’autoriser, sans restriction, l'exploitation minière à ciel ouvert, selon l’agence Bloomberg News.

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  • 1 month later...

https://www.ouest-france.fr/monde/philippines/crash-d-un-avion-militaire-aux-philippines-le-bilan-s-alourdit-au-moins-cinquante-morts-c8664b1b-df38-4c5c-825c-a56199105ba7


Les forces de sécurité philippines recherchaient lundi 5 juillet 2021 dans une plantation de cocotiers l'enregistreur de vol de l'avion de transport militaire qui s'est écrasé la veille dans le sud-ouest de l'archipel, faisant 50 morts selon un nouveau bilan.

Il s'agit d'un des plus graves accidents aériens de l'histoire de l'armée philippine.

Le Hercules C-130 transportait 96 personnes, pour la plupart des jeunes récemment diplômés allant prêter main forte à la lutte contre l'insurrection islamiste de Jolo, quand il a raté la piste d'atterrissage sur cette île, alors que la météo était bonne.

Cinquante personnes, dont 47 militaires et trois civils, ont péri quand l'avion a dérapé et pris feu, a expliqué le porte-parole de l'armée philippine, le général Edgard Arevalo. Un précédent bilan faisait état de 45 morts.

Au total, 53 personnes ont été blessées, pour la plupart des militaires. On ignore si les pilotes ont survécu.

À la recherche d'indices
Les trois personnes tuées au sol travaillaient dans une carrière proche du lieu de l'accident, a déclaré Tanda Hailid, un responsable local.

Sur des photos du lieu du crash diffusées par l'armée, on aperçoit la dérive de l'appareil et une partie de son fuselage détruit au milieu de cocotiers.

« Nous avons des personnes au sol pour nous assurer de l'intégrité des indices qui vont être récupérés, en particulier de l'enregistreur de vol », a précisé M. Arevalo.

« En plus des récits des témoins oculaires, nous cherchons aussi à récupérer tout enregistrement, notamment des conversations radio entre le pilote et la tour de contrôle. »

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/06/24/l-ex-president-des-philippines-benigno-aquino-est-mort_6085481_3210.html

 

Benigno « Noynoy » Aquino, président de 2010 à 2016, était le fils de l’ancienne présidente Corazon Aquino et de son mari, Benigno « Ninoy » Aquino, assassiné en 1983 à son retour d’exil.

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  • 3 weeks later...

https://www.eurosport.fr/halterophilie/tokyo-2020/2021/tokyo-2020-diaz-offre-aux-philippines-le-premier-titre-olympique-de-leur-histoire_sto8443102/story.shtml

 

Les Philippines entrent dans l'histoire des Jeux. L'haltérophile Hidilyn Diaz est devenue ce lundi la toute première championne olympique de l'histoire de son paus après sa victoire dans la catégorie des moins de 55 kg, devant la Chinoise Liao Qiuyun et la Kazakhe Zulfiya Chinshanlo.

https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/philippines-duterte-defend-son-bilan-dans-son-dernier-discours-sur-letat-de-la-nation-1334719

 

Le président philippin contesté Rodrigo Duterte a, ce lundi, délivré pour la dernière fois de son mandat, qui s'arrête en 2022, son discours sur l'état de la Nation. L'occasion de revenir sur les actions qu'il a menées et aussi sur certains de ses regrets.

https://www.igen.fr/android/2021/07/le-sismographe-integre-android-fait-ses-preuves-aux-philippines-124063

 

Les alertes annonçant les tremblements de terre imminents fonctionnent sur Android, et Google a pu le prouver samedi dernier aux Philippines. Ce système de détection se base sur l'accéléromètre du téléphone pour détecter les signes avant-coureurs d'un tremblement de terre.

Les données collectées par les smartphones Android sont transmises aux serveurs de Google. Si de nombreux signalements similaires sont observés dans une zone, une alerte est envoyée à tous les smartphones. La fonctionnalité est basée sur les Services Google Play et est disponible à partir d'Android 5.0 : autrement dit, une majorité des appareils peuvent prendre part à ce réseau de sismographe.

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  • 1 month later...

https://www.thedrive.com/the-war-zone/42261/mystery-flying-wing-aircraft-photographed-over-the-philippines

 

Les Philippines se situent entre la mer de Chine méridionale et la mer des Philippines, deux étendues d'eau controversées et hautement surveillées qui voient régulièrement de grandes quantités d'activités militaires, en particulier chinoises et américaines. Tous les types d'avions militaires fréquentent constamment le ciel au-dessus des deux mers, des bombardiers aux drones, mais le 2 septembre, vers 6 h 15, heure locale, le photographe paysagiste Michael Fugnit a capturé quelque chose de très unique dans son objectif : ce qui semble être un avion à voilure volante avec un fuselage en forme de losange et des ailes élancées, un échappement centralisé, comportant potentiellement des moteurs jumelés, et un renflement ventral du fuselage.

Fugnit dit à The War Zone qu'il s'était levé tôt à Santa Magdalena pour observer le lever du soleil parfait lorsqu'il a remarqué qu'un avion au-dessus de lui se déplaçait à un bon rythme. La seule image qu'il a prise a montré quelque chose qui ne ressemble à aucun avion commercial ou militaire qui sillonne habituellement le ciel de la région quotidiennement.

 

À première vue, l'avion représenté ressemble beaucoup à l'image supposée d'un drone US RQ-180 Sentinel (drone furtif de reco à haute altitude), ce drone peu connu et quasiment clandestin pourrait avoir été déployé au dessus de la Mer des Philippines.

https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/coronavirus-les-philippines-levent-le-confinement-a-manille-en-depit-d-une-flambee-des-cas-de-covid-19-5724891.php

 

Malgré une recrudescence des cas de Covid-19, le confinement de Manille va être levé pour laisser place à des mesures localisées

Les Philippines ont décidé de lever le confinement de Manille, ont annoncé lundi les autorités qui tentent de maîtriser une flambée des cas.

Plus de 20 000 cas quotidiens

Depuis un mois, plus de 13 millions d’habitants de la région de la capitale Manille sont confinés pour tenter de contenir un nombre record de cas liés au variant Delta. La décision de lever à compter de mercredi les restrictions intervient alors que l’archipel a enregistré plus de 20 000 cas quotidiens au cours des trois derniers jours, soit le double du nombre de contaminations enregistré au début du confinement. Face à l’afflux de malades et à une pénurie d’infirmiers, les hôpitaux sont submergés. « Des confinements localisés seront décidés à Matro Manila » la région de la capitale, a déclaré le porte-parole de la présidence Harry Roque. Dans ce cas-là, les habitants auront l’interdiction de sortir de chez eux et « la nourriture leur sera livrée », a-t-il souligné. Aucune information n’a été donnée sur la manière dont ces mesures seront mises en œuvre.

 

https://www.ouest-france.fr/monde/philippines/aux-philippines-le-president-sanguinaire-duterte-a-trouve-une-ruse-pour-rester-au-pouvoir-a843a782-05ba-11ec-b2a0-6221a0205df8

Refusant de lâcher le pouvoir, l’autocrate de 76 ans prépare un tour de passe-passe à la russe : en 2022, il postulera comme vice-président au côté de l’un de ses hommes de main.

 

https://www.air-cosmos.com/article/feu-vert-la-vente-de-f-16-block-70-72-aux-philippines-25085

Le département d’État (ministère américain des Affaires étrangères ) vient d’approuver la vente de 10 Lockheed Martin F-16C Block 70/72 et de deux F-16D Block 70/72 aux Philippines. Le montant total du contrat, auquel s’ajoutent de nombreux équipements, est de 2,43 milliards de dollars. La Defense Security Cooperation Agency (DSCA) a transmis la notification au Congrès, qui doit approuver la vente. 

F-16C/D et équipements.

Le F-16C est une version améliorée du F-16, qui comprend le radar multimode AN/APG-68(V) doté de la capacité BVR (Beyond Visual Range), qui permet de tirer hors de portée visuelle. Il est en service depuis 1986. Le F-16D a plutôt été conçu pour la formation des élèves pilotes. Les achats approuvés en plus des appareils incluent 24 missiles AIM-9 Sidewinder Block II (missiles air-air à courte portée qui peuvent être dirigés après leur lancement) ; des radars AN/APG-83, qui sont adaptables sur les F-16 ; des bombes Mk-82 500lb ; des munitions KMU-572 ; et des radios AN/ARC-238, également adaptables sur F-16.

Capacités face au voisin chinois.

Ces achats, qui paraissent s’inscrire dans le cadre du programme de modernisation de l’armée « Horizon-2 » , arrivent alors que, selon les autorités américaines, le nombre de navires chinois naviguant dans les mers de l’Ouest des Philippines (« West Philippine Sea ») serait passé de 129 à 238 ! Le terme de mer de l’Ouest des Philippines est utilisé par les autorités de Manille pour désigner la partie Est de la mer de Chine méridionale. 

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Pour le drone, la localisation du photographe est pile sur la droite entre Guam et les iles Spratleys.

Difficile de déduire sa direction sans cette information mais j'imagine qu'il revenait vers Guam après une mission de nuit au dessus des Spratleys. Il y a plus de 3000 km à faire aller et retour.

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  • 2 weeks later...

Duterte a commencé sa carrière en tant que maire de Davao en 1986 (tout de suite après la chute de Marcos).

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/21/aux-philippines-le-boxeur-manny-pacquiao-defie-rodrigo-duterte_6095436_3210.html

 

La campagne pour l’élection présidentielle de mai 2022 aux Philippines s’est accélérée, dimanche 19 septembre, avec l’annonce de la candidature du champion de boxe philippin Manny Pacquiao, 42 ans. « Pac-Man », comme il est connu aux Philippines, est le seul boxeur à avoir décroché l’or dans huit catégories de poids différentes. Extrêmement populaire dans l’archipel, entré en politique en 2010 comme député, élu sénateur en 2016, puis devenu en 2020 président du parti de M. Duterte, le PDP-Laban (centre gauche), il continuait à monter sur le ring. Jusqu’à son dernier combat professionnel, selon ses propres mots, perdu le 21 août à Las Vegas, contre un boxeur cubain.

Allié déçu de l’actuel président sortant, Rodrigo Duterte, 76 ans, Manny Pacquiao a pris ses distances avec le leader populiste au printemps 2021, en critiquant le « manque de substance » de sa posture face à la Chine : au pouvoir depuis 2016, M. Duterte a toujours prêché le rapprochement avec Pékin et mis de côté la décision de la cour d’arbitrage de La Haye adoptée cette même année pourtant en faveur de Manille, puisqu’elle rejetait les prétentions chinoises sur la mer de Chine du Sud. Or, la présence, en mars, de près de 200 navires des milices maritimes chinoises dans la zone économique exclusive des Philippines a de nouveau posé la question des incursions chinoises, mais le dirigeant philippin a préféré louvoyer.

 

A son tour critiqué par le chef de l’Etat, le boxeur a perdu la présidence du PDP-Laban en juillet et pris la tête d’une faction rivale. C’est celle-ci qui l’a désigné, dimanche, comme son candidat. S’il se veut plus ferme que Duterte sur le dossier chinois, Manny Pacquiao entend surtout défendre un programme anticorruption de lutte contre la misère : « L’heure est venue pour les opprimés de gagner. Il est maintenant temps pour notre nation de sortir de la pauvreté. C’est le moment d’avoir un gouvernement propre où chaque centavo va aux Philippins », a-t-il déclaré lors de sa nomination. La profession de foi de cet enfant de la rue résonne dans ce pays pauvre de 110 millions d’habitants, dont l’économie est lourdement frappée par l’épidémie, et où l’élite politique est faite de clans familiaux souvent fortunés.

M. Duterte, qui ne peut prétendre qu’à un seul mandat de six ans, a, lui, été nommé le 24 août candidat à la vice-présidence par l’autre faction du PDP-Laban. Son coéquipier pour la présidence est un proche allié, le sénateur Christopher Bong Go, qui, à ce stade, a décliné sa propre désignation. Or, la particularité des Philippines est que le vice-président est lui aussi élu au suffrage universel – ce qui ouvre d’amples possibilités de victoire à M. Duterte : sa cote de popularité reste élevée, malgré son ambivalence vis-à-vis de la Chine et les exactions de sa « guerre contre la drogue ».

Dans un scénario à la Poutine, M. Duterte pourrait soit être élu vice-président au côté d’un allié – comme le sénateur Bong Go, ou encore sa propre fille, Sara Duterte, maire de Davao, la grande ville du Sud, et affiliée à un parti local –, soit occuper le poste au côté d’un président « rival », comme Manny Pacquiao. Ou bien encore s’allier avec l’une des deux figures de l’opposition libérale et progressiste, telle l’actuelle vice-présidente Leni Robredo, ou le fringant maire de Manille, Isko Moreno. Les partis ont jusqu’à la première semaine d’octobre pour présenter des candidats, mais des substitutions sont possibles jusqu’au 15 novembre.

L’actuel occupant du palais de Malacañang a de bonnes raisons de briguer la vice-présidence : il cherche l’immunité contre les poursuites légales que promet l’opposition si elle arrive au pouvoir, et contre celles de la Cour pénale internationale (CPI), qui, saisie par des victimes et des activistes, a autorisé, le 15 septembre, l’ouverture d’une enquête officielle pour crime contre l’humanité entre 2011 et 2019. La CPI a précisé que la « campagne dite de “guerre contre la drogue” ne peut être considérée comme une opération légitime de maintien de l’ordre, et les meurtres ne peuvent être considérés ni comme légitimes, ni comme de simples excès dans le cadre d’une opération par ailleurs légitime ».

Le dirigeant philippin a d’ores et déjà annoncé qu’il ne coopérera pas avec la CPI – et qu’il « mourra avant » [l’enquête]. Les enquêteurs de la Cour internationale, a prévenu son principal conseiller juridique, ne seront pas autorisés à entrer sur le territoire. M. Duterte avait retiré les Philippines de la CPI en 2019, mais cette dernière a toujours juridiction sur les actes commis avant cette date.

Selon les chiffres du gouvernement philippin, les forces de l’ordre auraient tué environ 6 100 dealeurs présumés, entre 2016 et 2021. Or, les procureurs de la CPI estiment qu’entre 12 000 et 30 000 personnes ont été tuées. Au-delà de la « guerre de la drogue », la CPI va également se pencher sur une série d’exécutions sommaires commises par des policiers et des miliciens à Davao, entre 2011 et 2016. A l’époque, Rodrigo Duterte en était le maire et encourageait déjà la liquidation des « criminels » dans ses discours. C’est aujourd’hui sa fille qui occupe la mairie, secondée par son frère au poste de vice-maire.

Créditée du plus grand nombre d’intentions de vote si elle se présentait à la présidentielle, Sara Duterte a déclaré, le 16 septembre, qu’elle solliciterait un troisième mandat à la tête de Davao et ne briguerait pas la présidence. Les Duterte, toutefois, sont familiers des permutations de postes : elle fut élue maire de Davao en 2010 et son père vice-maire, car celui-ci, à l’époque, avait atteint la limite des trois mandats consécutifs.

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  • 3 months later...

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/29/aux-philippines-levee-d-un-moratoire-sur-les-mines-a-ciel-ouvert_6107575_3244.html

 

La mesure avait été imposée en 2017 par le gouvernement précédent, qui accusait le secteur minier de provoquer de graves dommages à l’environnement.

Le gouvernement des Philippines a aboli un moratoire sur les nouvelles mines à ciel ouvert imposé il y a quatre ans, dans l’espoir de revitaliser l’économie du pays sinistrée par la pandémie de Covid-19, a annoncé mercredi 29 décembre un haut responsable. Cette décision a été critiquée par des défenseurs de l’environnement, qui l’ont jugée « à courte vue ».

Le moratoire avait été imposé en 2017 par le gouvernement précédent, qui accusait le secteur minier de provoquer de graves dommages à l’environnement. Manille a depuis changé de politique et encourage les investissements miniers pour tenter de redynamiser l’économie nationale. En avril, le président philippin, Rodrigo Duterte, a ainsi levé un moratoire de neuf ans sur les nouveaux contrats miniers imposé par son prédécesseur.

L’industrie minière est « un contributeur potentiel au rétablissement de l’économie », a déclaré à l’Agence France-Presse mercredi le directeur du bureau des mines et des sciences géologiques (MGB), Wilfredo Moncano, indiquant que la levée du moratoire avait été signée par le ministre de l’environnement, Roy Cimatu. Les mines « nous aideront à rembourser nos prêts pour combattre la pandémie », a-t-il affirmé.

Jusqu’à 1,6 milliard de dollars
Selon M. Moncano, neuf nouveaux projets de mines à ciel ouvert sont à l’étude, et pourraient rapporter au gouvernement jusqu’à 1,6 milliard de dollars (1,41 milliard d’euros) par an lorsque leur exploitation commerciale commencera.

Les Philippines sont un des plus gros producteurs mondiaux de nickel, et le sous-sol du pays est également riche en or et en cuivre, mais le gouvernement estime que 95 % des réserves sont inexploitées. Selon les chiffres officiels, le secteur minier a représenté l’an passé moins de 1 % de l’économie nationale.

La chambre minière des Philippines a salué la décision du gouvernement, estimant qu’elle « permettra à l’industrie de contribuer davantage à notre reprise économique ».

A l’inverse, l’Alliance pour la fin des mines, une organisation de défense de l’environnement, a estimé que la levée du moratoire constituait « une priorité de développement à courte vue et déplacée ». « Une fois encore, le régime Duterte renforce son programme économique erroné qui qualifie les mines destructrices d’industrie essentielle pour se rétablir de la pandémie », a-t-elle déploré dans un communiqué.

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/12/25/philippines-noel-precaire-pour-les-survivants-du-typhon-rai_6107284_3210.html

 

Plus d’une semaine après le passage du typhon qui a fait près de 400 morts et des centaines de milliers de sans-abri, les survivants s’accrochent à leur famille et à leur foi après que leurs maisons ont été balayées et les festivités prévues, annulées.

Après le passage du typhon Rai, qui a ravagé l’archipel le 16 décembre, des centaines de milliers de personnes aux Philippines ont passé le réveillon de Noël dans des conditions plus que précaires : sans toit, sans nourriture, ni eau potable, sans électricité et sans réseau téléphonique ou Internet. Les îles de Mindanao, Siargao, Dinagat et Bohol comptent parmi les plus dévastées par cette tempête qui a fait près de 400 morts et des centaines de milliers de sans-abri.

Aux Philippines, pays à majorité catholique, les familles se réunissent généralement pour partager un repas pour Noël. Mais les destructions étendues causées par Rai ont limité les célébrations. Debout dans une flaque d’eau, dans son église San Isidro Labrador dans la ville d’Alegria, à l’extrémité nord de l’île de Mindanao, ravagée par le typhon, le père Ricardo Virtudazo a célébré la messe devant quelques dizaines de fidèles qui, cette année pour Noël, souhaiteraient recevoir un toit, de la nourriture et du beau temps.

« L’important, c’est que nous soyons tous en sécurité », déclare Joy Parera, venue assister à la messe de Noël avec son mari à l’église San Isidro Labrador. Une pluie fine a détrempé les bancs et le carrelage blanc de l’église endommagée, dont le plafond est percé d’un trou béant depuis le passage du typhon. Les fidèles rassemblés à l’intérieur, portant des masques, ont prié pour une année meilleure. « Nous avons encore de l’espoir », assure le père Virtudazo à l’Agence France-Presse (AFP). « Malgré les calamités qu’ils subissent, [les Philippins] ont toujours foi en Dieu », dit-il.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Aux Philippines, la violence du typhon Rai
Appel à l’aide internationale
L’ampleur des dégâts, l’absence de signal téléphonique et de réseau Internet dans de nombreuses régions ainsi que l’épuisement des caisses de l’Etat dû à la pandémie ont entravé l’arrivée de l’aide. Arthur Yap, gouverneur de la province de Bohol, durement touchée – où plus de 100 personnes ont péri dans le typhon et où environ 150 000 maisons ont été endommagées ou détruites –, a demandé, samedi 25 décembre, aux agences d’aide étrangères d’aider à fournir des abris temporaires et des systèmes de filtration d’eau pour compléter l’aide du gouvernement philippin.

Pour Noël cette année, tout ce que Nardel Vicente voudrait serait de l’aide pour acheter un nouveau toit pour sa maison d’Alegria, détruite par le typhon. Sans emploi et avec peu d’argent, M. Vicente reconnaît que sa famille ne peut pas se permettre un repas de fête. « Les années précédentes, nous avions des spaghettis, du porc, du poulet, tout ce que nous pouvions nous permettre », raconte cet homme de 38 ans. Mais, ajoute-t-il, « ce n’est pas grave, nous sommes en vie. »

Marites Sotis sert habituellement de la viande, des rouleaux de printemps et de la salade à sa famille. Mais pas cette année. « Nous n’en aurons pas parce que ça coûte très cher », explique à l’AFP cette femme de 53 ans, qui vit dans la commune côtière de Placer où la tempête a abattu la plupart des cocotiers de la famille. « Nous nous contenterons de spaghettis », dit-elle.

Certains survivants de la ville voisine de Surigao City se tiennent sur les routes depuis des jours, mendiant de l’argent et de la nourriture aux automobilistes de passage. Ils n’ont pas reçu la moindre aide du gouvernement. Inaga Edulzura, 41 ans, espère seulement obtenir un paquet de spaghettis pour cuisiner pour sa famille. Sinon, ils « se contenteront de tranches de pain ». « Notre seul souhait est qu’il y ait du beau temps le jour de Noël pour nous donner un peu de joie. Ça et de la nourriture. »

 

https://www.pna.gov.ph/articles/1164486

(Pénurie de paracétamol aux Philippines) 

MANILLE - Le secrétaire du Département du commerce et de l'industrie (DTI), Ramon Lopez, a déclaré qu'il n'y avait pas de pénurie de paracétamol sur le marché local et que son approvisionnement était limité en raison de problèmes de livraison. « Il pourrait y avoir une offre temporairement limitée pour certaines marques. Mais cela est dû au calendrier des livraisons pour reconstituer les stocks dans les succursales de ces pharmacies », a déclaré Lopez aux journalistes dans un SMS mardi. Il a cité que des marques telles que Biogesic et Decolgen, qui appartiennent à la société pharmaceutique Unilab, "pourraient avoir des ruptures de stock temporaires" dans les pharmacies alors que le fabricant a interrompu les livraisons en décembre dernier. La livraison des fournitures de ces marques de paracétamol et d'analgésiques commencera cette semaine, a déclaré Lopez. Il a ajouté que d'autres marques de paracétamol ont un approvisionnement suffisant et qu'il existe également des produits génériques sur le marché. "Il existe d'autres marques de paracétamol sur le marché, il n'y a donc pas de pénurie", a déclaré le chef du DTI. Évitez les achats de panique Pour éviter les achats de panique, Lopez a déclaré que le DTI ordonnerait aux pharmacies de limiter l'achat de paracétamol. L'agence est encore en train de finaliser le plafond d'achat de paracétamol par client. Mis à part l'offre restreinte pour certaines marques, Lopez a déclaré qu'il ne devrait y avoir aucun problème avec les prix du paracétamol. Lopez a également enjoint aux consommateurs de signaler au DTI ceux qui profitent du problème d'approvisionnement temporaire de certaines marques de paracétamol. "(Nous avons exhorté) les consommateurs à déposer une plainte dès que possible et à donner des détails (sur) ces profiteurs et nous les facturerons", a-t-il déclaré. "Et notre conseil aux consommateurs, ils achètent dans des pharmacies réputées pour garantir un prix équitable selon le SRP (prix de détail suggéré)."

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https://www.lemonde.fr/culture/article/2022/01/06/francisco-sionil-jose-grande-voix-des-philippines-est-mort_6108475_3246.html

 

L’écrivain philippin Francisco Sionil Jose est mort jeudi, à l’âge de 97 ans, dans un hôpital de Manille, juste avant de subir une opération, a indiqué la branche philippine du PEN Club International sur sa page Facebook.

Né à Rosales, petite ville de la province de Pangasinan, le 3 décembre 1924, lauréat du prix Pablo Neruda (2004) et chevalier des Arts et Lettres, (2000), il fut l’auteur philippin le plus lu de sa génération. Ecrivant en anglais, il a été traduit en vingt-huit langues dont le français.

Homme tout en rondeurs, chaleureux, à l’ironie mordante et aux éclats de rires sonores, il traversa le siècle écoulé en épousant les espoirs et les désenchantements de son pays : de la résistance à l’occupation japonaise avec la guérilla des Huks (abrégé de Hukbalahap, Armée populaire contre les Japonais formée en mars 1942 par des paysans du centre de l’île de Luçon), à la dictature de Ferdinand Marcos (1972-1986). Puis, ce furent les volées d’espoir du people power revolution qui porta au pouvoir Cory Aquino en 1986 et les amères déceptions qui suivirent.

Toute l’œuvre de Francisco Sionil Jose est consacrée à la reconquête de l’identité d’un peuple colonisé par les Espagnols puis par les Américains et, pour finir, trahi par son élite. Un peuple dont la force – et la faiblesse – est d’avoir toujours su rire de lui-même… mais qui est « habité aussi par une endurance chevillée au corps, une grande générosité et un indéfectible donquichottisme » précisait-il.

Son enfance avait été difficile. Sa famille, de l’ethnie des Ilocanos, (nord de Luçon), dépouillée de ses terres par des grands propriétaires, migra dans différentes régions de la principale île de l’archipel philippin. Cette adolescence ballottée lui fit découvrir ce qu’étaient la misère et les injustices. Dévorant les écrits de José Rizal, romancier et poète, militant pour l’indépendance du joug espagnol, fusillé en 1896 à l’âge de 35 ans, le jeune Francisco se passionna aussi pour Faulkner et Steinbeck. Après l’université, il commença une carrière de journaliste à Manille et fonda une petite maison d’édition.

Romancier, journaliste, homme engagé… Francisco Sionil Jose fut une figure incontournable pour tous ceux qui, artistes, écrivains ou journalistes s’intéressèrent aux Philippines au cours du demi-siècle écoulé. Frankie, comme l’appelaient ses amis, était intarissable sur l’histoire et la culture de son pays. Il recevait dans un minuscule bureau perché en haut d’un escalier en colimaçon au-dessus de la petite librairie, Solidaridad, qu’il avait ouverte en 1965, dans le quartier d’Ermita, au cœur du vieux Manille. Au cours de la dictature des Marcos, Solidaridad était devenue le point de rendez-vous des intellectuels et des politiciens qui y échangeaient des idées autour de la table ronde au premier étage. Tout naturellement, la librairie fut le premier siège du PEN Club philippin, association de défense des auteurs menacés du fait de leurs idées et écrits.

Son œuvre majeure, la saga Rosales en cinq tomes (Po-on, A l’ombre de Balete ; Mon frère mon bourreau ; les Prétendants ; Jose Samson, éditions Fayard), est une fresque historico-romanesque qui s’étend sur un siècle : de la lutte contre les colonisateurs espagnols à la fin du XIXe à la proclamation de la loi martiale par Ferdinand Marcos en 1972.

A travers l’histoire de sa petite ville natale, Francisco Sionil Jose brosse le tableau d’un pays marqué par les drames de la colonisation, puis de la décolonisation, et resté profondément divisé, ethniquement et socialement. « Les Philippines sont un pays éclaté en une poussière d’îles et fracturé en une trentaine d’ethnies. Seule la mer nous unit » disait-il. « Nous sommes situés en Asie sans y appartenir. Ses grandes religions asiatiques sont absentes : nous sommes catholiques et, pour une minorité, musulmans. Notre passé n’est pas le nôtre : c’est celui des colonisateurs. Les Américains ne furent pas de “mauvais maîtres” mais leur joug puis leur tutelle a perpétué l’ordre colonial et privé l’élite de tout sens des responsabilités ».

Dans un court roman, Sin (1994), qui suscita des controverses, il dresse le portrait amer d’une société partagée entre une élite descendant des mestizos de l’époque coloniale espagnole, catholique, arrogante et méprisante, et les indios à la peau basanée. Dans un autre, Ermita (1989), il fait de la révolution la métaphore du sursaut de dignité nationale qui n’est jamais venu et de la soumission aux dominants une forme de prostitution. « Ce roman reflète la décadence sociale et morale de mon pays. Comment avons-nous pu nous prostituer à ce point ? », disait-il. « La pauvreté, le poids des coteries, et, plus que tout sans doute, l’absence chez nos dirigeants du sens de la nation. Résultat : dans les années 1960 nous marchions la tête haute, les Philippines étaient le pays le plus envié d’Asie. Aujourd’hui, regardez ce que nous sommes devenus : notre image est celle d’un pays dont les femmes sont domestiques à l’étranger ou prostituées, un pays de corruption et de violence ».

Le radicalisme de Francisco Sionil Jose relevait moins d’un engagement politique marxisant que de la rage que suscitaient en lui l’humiliation et les injustices dont sont victimes les Philippins. « Nous avons été colonisés trop longtemps (quatre siècles par les Espagnols) puis trop dépendants des Américains et trop fascinés par l’american way of life pour apprécier notre propre culture. J’écris dans une langue qui n’est pas la mienne, l’anglais, car c’est la seule manière d’être lu. Déjà, il y a plus d’un siècle José Rizal écrivait en espagnol ».

Au soir de sa vie, il reconnaissait « avoir cru en beaucoup de causes perdues » mais « sans regret car j’ai toujours pensé qu’elles sont justes ». Les désillusions se sont accumulées : de Cory Aquino (élue présidente en 1986) à Rodrigo Duterte (2016), auquel pendant quelques mois il avait voulu croire : « au moins, il n’appartenait pas à l’élite » disait-il avant de le condamner sans détour.

Rebelle, Francisco Sionil Jose le fut jusqu’à la fin. Contrairement à beaucoup de ses héros, il ne transigea jamais sur les valeurs qu’il défendait, pas plus qu’il ne sombra dans un détachement désespéré. Il restera une grande voix philippine qui porta au-delà des mers.

Philippe Pons(Tokyo, correspondant)

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  • 4 weeks later...

https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/les-philippines-vont-rouvrir-les-frontieres-aux-touristes-vaccines_2166980.html

Cette mesure est destinée à apporter une bouffée d'oxygène au secteur du tourisme des Philippines, dévasté par près de deux ans de fermeture des frontières et une restriction de déplacements à l'intérieur du pays afin de lutter contre la pandémie de Covid-19. 

Les étrangers non vaccinés seront quant à eux interdits d'entrée sur le territoire à partir du 16 février, a précisé le porte-parole de la présidence, Karlo Nograles, lors d'un point de presse. 

La situation déjà précaire de l'industrie touristique a été aggravée par le passage en décembre d'un typhon qui a ravagé certains régions très pauvres, détruisant des restaurants, bars et établissements de certaines destinations prisées. 

 

https://lecourrier.vn/leconomie-des-philippines-rebondit-en-2021/947231.html

Le Produit intérieur brut (PIB) de ce pays a augmenté de 5,6%, selon les chiffres de l'agence en charge des statistiques, après une chute de 9,6% en 2020, du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cette performance est bien supérieure à celle attendue par les analystes interrogés par Bloomberg qui tablaient sur une croissance de 5,1%. Elle est due à une reprise des dépenses de consommation et du secteur de la construction au second semestre après un assouplissement des restrictions et une diminution des contaminations.

"La porte de notre reprise économique est désormais entièrement ouverte", a déclaré Karl Chua, secrétaire à la Planification socio-économique, lors d'un point presse. Il est optimiste quant au fait que son pays va non seulement retrouver le niveau pré-pandémie en 2022, mais aussi atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.

Un changement de la politique gouvernementale destinée à lutter contre le COVID-19, avec notamment des restrictions plus ciblées et un taux de vaccination en hausse, a permis de stimuler l'activité économique, a-t-il affirmé.

 

https://madame.lefigaro.fr/evasion/philippines-le-royaume-sans-pitie-des-concours-de-beaute-miss-110122-210221

Dans ce pays, les concours de beauté déchaînent les passions. Chaque île, chaque municipalité, chaque quartier possède son concours. Les gagnantes y changent de vie, échappent à la pauvreté, jouent un rôle quasi-politique. Mais tout est-il vraiment si beau pour ces si belles ?

 

https://www.latribune.fr/economie/international/philippines-le-president-menace-d-arreter-les-non-vaccinees-contre-le-covid-19-899737.html

Dans une allocution télévisée, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré jeudi que les personnes non vaccinées contre le Covid-19 seraient arrêtées si elles contreviennent aux règles d'isolement, alors que les infections atteignent un niveau record.

 

https://thediplomat.com/2022/01/can-the-philippines-brahmos-missiles-really-deter-china/

 

 

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