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Ouah, je ne savais même pas que la série n'avait pas été tournée au Mexique !

Je n'en suis qu'à la première saison, je n'ai pas encore vu grand chose, mais j'y ai cru.

:huh:

Il y a aussi Qui a tué Sara ? comme série mexicaine. Mais je n'ai pas du tout accroché...

Est-ce qu'il y a de bonnes séries mexicaines, excepté Tijuana ?

Edited by Kiriyama
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Bon la forme, je ne sais pas, mais quand je pense au fond, je repense aux dernières adaptations live d'amine et manga sur Netflix (arf death note)... Donc aucune info sur la bande son, qui est tout de même un sacré monument dans la série ; aucune idée sur le scénario qui devrait être original (dans la mouvance du film plus que de la série vu que le syndicat aura une grande place) ; et aucune idée de ce qu'est une adaptation où "les acteurs n'incarnent pas les personnages mais se laissent incarner par la série". On sait toutefois que Faye changera de costume pour être respectueux de la femme et non sexualisée (avec une actrice dont les comptes photos persos jouent tout de même sur le sexy très sexy)

Citation

Malgré une longue pause due à la pandémie de Covid 19 et la blessure de l’acteur star John Cho, le tournage de la série live-action Cowboy Bebop s’est enfin terminé en Nouvelle-Zélande. [...] Si Netflix peut légitimement se réjouir de la fin du tournage, les fans de l‘anime restent plus que jamais dans l’expectative. Cowboy Bebop est en effet considéré (à juste titre) comme un monument de l’animé japonais, avec ses dialogues punchy, ses scènes d’action superbement mises en scène, ses héroïnes sexy, sans oublier le charisme de son héros principal ainsi qu’une patine politiquement incorrecte qui disparaitra forcément de la version « woke-compatible » de Netflix. On sait déjà par exemple que le costume sexy de Faye Valentine (qui a du sens dans l’anime) laissera la place à un look totalement « non sexualisé ».

Bref, on a toujours autant de mal à voir comment notre époque si puritaine (mais au nom de la défense de la dignité des femmes… comme au 19ème siècle en somme) peut s’attaquer sans casse à une œuvre aussi libre, et qui doit ses grandes qualités à cette totale liberté de ton et d’approche. Cowboy Bebop, la série Netflix, n’a pas encore de date de sortie, mais après tout, cela laisse du temps pour redécouvrir le chef d’oeuvre de Shin’ichirō Watanabe (mais pas sur Netflix pour le coup, puisque le service a retiré l’anime de son catalogue).

https://kulturegeek.fr/news-220776/cowboy-bebop-fin-tournage-ladaptation-live-action-netflix   -   16 Mar. 2021 • 13:20

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Edited by rendbo
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  • 2 weeks later...

Hippocrate : bien plus qu'une série médicale… Entretien avec Thomas Lilti (partie 1)

La série médicale Hippocrate, est de retour le 5 avril sur Canal +.

Dans cette deuxième saison, le créateur Thomas Lilti continue sa plongée au cœur d’un hôpital public sous tension. En pleine pandémie mondiale, comment la série a intégré la crise du système hospitalier ? Comment Thomas Lilti dirige-t-il ses comédiens ? De quelles séries médicales s’inspire-t-il ? Au micro d’Eva Roque, il se confie sur les coulisses de la saison 2 d'Hippocrate.

A écouter ici.

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Je viens de finir la saison 2 de For The All Mankind...

 

Révélation

 

Et c'est une grosse déception...

 

 

Les plus gros défauts selon moi:

- ça n'a plus la cohérence technique de la 1er saison dont s'était le point fort. Pour sur, ça en jette à l'écran, il n'y a pas à dire, mais ça n'a ni queue ni tête ! Sérieux ?! utiliser des navettes pour aller sur la Lune ?!! Superficiellement, pour quelqu'un qui n'y connaît pas grand chose ça peu passer, mais je vous le dis.............non je vais rien vous dire pour rester poli..........

- Les antagonistes, les russes, sont d'affreux Jojo, cons et vaniteux.

- Coté personnages c'est une horreur. Surtout du coté de "Gordo" déjà bien amoché dans la 1er saison est carrément massacré dans son rôle de poivrot en pleine rédemption ; sans parler de la muchacha ingénieur- caractérielle dont les traits sont tellement forcés qu'elle en devient unidimensionnel  et particulièrement antipathique au point de détrôner Margo - Il y a du mieux par contre de son coté. étonnamment elle a presque l'air humaine... - on arrive pas a entrer en empathie avec elle même en sachant qu'elle en a bavé dans sa vie faite de clandestinité et de vagabondage. Et je ne cite que les cas les plus sévères.  

- Etre astronaute ou travailler pour le secteur spatial semble être juste un passe temps à coté de leur vie personnel qui est la vraie affaire !

- Les différents arcs narratifs sont inutilement nombreux et se connectent laborieusement vers la fin dans un dernier épisode confus qui gèrent très mal le climax, et surtout c'est du grand n'importe quoi scénaristiquement parlant presque de bout en bout, même si la matière 1er de base faite de véritables événements historiques était bonne. Dommage.

- L'issus des intrigues se voient de trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès très loin et dont la technique narrative de base est ennuyeusement répétitive : le personnage va faire un geste au demeurant prévisible, puis fait l'exact contraire à la dernière minute. Les figures de style sont très classiques sans êtres bien faites. C'est aussi plein de faux dilemmes et de faux enjeux qui font très pièces rapportées. Bref, tout est très convenu.

 

Au final, très très déçu par cette saison. Gageons qu'ils vont se reprendre pour la prochaine. L'espoir fait vivre...

Edited by Shorr kan
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Il y a 11 heures, Shorr kan a dit :

- Les antagonistes, les russes, sont d'affreux Jojo, cons et vaniteux.

Ça ne parait pas différent de la 1er saison, ça. Une des raisons pour lesquelles je ne suis pas allé loin dans celle-ci, le manichéisme crasseux sans la moindre once de subtilité réussissant toujours à m’user prématurément.

 

Edited by TarpTent
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19 hours ago, Shorr kan said:

 

- Les différents arcs narratifs sont inutilement nombreux et se connectent laborieusement vers la fin dans un dernier épisode confus qui gèrent très mal le climax, et surtout c'est du grand n'importe quoi scénaristiquement parlant presque de bout en bout, même si la matière 1er de base faite de véritables événements historiques était bonne. Dommage.

Tu décris les dernières saisons de Game of Thrones (en remplaçant "véritables événements historiques" par "trame du roman") :tongue:?? 

En fait tu décris tellement d'adaptations de ces dernières années, que ce soit de l'Histoire ou de romans et comics. Le jeu de massacre de franchises, existantes ou potentiellement bonnes, continue. 

Quote

- Etre astronaute ou travailler pour le secteur spatial semble être juste un passe temps à coté de leur vie personnel qui est la vraie affaire !

Succédané de la focalisation exclusive sur la femme-consommateur, aujourd'hui catégorie reine du marketing, avec une emphase particulière sur la CSP+ urbaine célibataire entre 15 et 35 ans (et blanche :rolleyes:), dont on favorise à outrance les biais (naturels et appris), l'ego et l'immaturité émotionnelle. Tout devient un mélange de soap opera et de validation émotionnelle de niveau fanfiction. Quand on parle de franchises à tendance Scifi, aventure, action, guerre, où la clientèle moyenne n'a PAS changé d'un iota depuis 60 ans (les études de marché le montrent) malgré les doctrines en vogue dans l'enseignement (toujours moins nuancées) et ailleurs depuis 2-3 décennies, on mélange les genres en espérant joindre un nouveau public à l'ancien.... Et on se retrouve souvent sans aucun des deux. En attendant, ça donne ça: des soap operas dégoulinants et immatures, imbriqués avec les apparences du genre évoqué, mais mutilé par le besoin d'absence de risque et d'enjeux, et de survalidation émotionnelle des persos féminins, dignes d'un "Hallmark movie" (ces films et séries d'après-midi et de Noël que regardent beaucoup les nanas, dont Hallmark est le principal producteur). 

Il semble que dans ces genres vedettes, les films ciblant plus les hommes (selon les critères qu'ils préfèrent) tendent à historiquement mieux réussir le rôle de rassembleurs, en termes d'audience (avec environs un mix 2/3 hommes, 1/3 femmes, au grand max, sauf exceptions). 

Le soap opera "validant" comme centre dominant de l'attention, imbriqué dans les apparences d'un genre spécifique, marche mieux avec d'autres trucs; cf les séries hospitalières/paramédicales, celles sur les avocats... 

Mais aujourd'hui, on est sur un marché plus vaste via le streaming, avec plus beaucoup d'espoirs ou d'essai de faire "rassembleur"/universel: c'est l'ère de chacun sa niche. 

Edited by Tancrède
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55 minutes ago, Kiriyama said:

En général, la plupart des séries américaines oublient que les personnages ont un métier, à côté de leurs affaires personnelles.

Mais elles ne les montrent pas, sauf pour quelques moments très "validants" pour l'ego (extrêmes cas de souffrance, d'injustice ou de flatterie pour la qualité exceptionnelle du protagoniste), ce qui souligne que même les métiers les plus "sexy" dans l'imagerie générale... Sont très très chiants, fastidieux et demandeurs, donc très peu télégéniques, 99% du temps. 

 

 

Edited by Tancrède
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Une série mexicaine très sympa, El Club.

Deux start-uppers lancent une application de rencontre mais, en l'absence de succès, ils se lancent dans le trafic de MDMA. Ce n'est pas une série réaliste, loin de là, mais c'est vraiment agréable. On y voit un peu la vie de la jeunesse dorée mexicaine (et il y a l'air d'avoir du pognon au Mexique, l'air de rien...), entre désœuvrement, absence de vrais objectifs et cynisme.

 

Edited by Kiriyama
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Une autre série mexicaine, Les envolées (Desenfrenadas en espagnol).

Trois amies de Mexico décident de partir en vacances à l’improviste au cœur du Mexique. Mais leur voyage va être chamboulé par l'arrivée de Marcela au passé chargé. Le voyage va vite se transformer en cavale, car elles se retrouvent prise en chasse par des truands locaux.

Probablement la meilleure série mexicaine que j'ai vue avec Tijuana. Les personnages sont bien plus travaillés et crédibles que dans les autres séries, les dialogues vraiment fouillés et, surtout, la série a vraiment été tournée au Mexique. On profite des magnifiques paysages du cœur du Mexique.

 

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Le 10/05/2021 à 17:03, Tancrède a dit :

Mais elles ne les montrent pas, sauf pour quelques moments très "validants" pour l'ego (extrêmes cas de souffrance, d'injustice ou de flatterie pour la qualité exceptionnelle du protagoniste), ce qui souligne que même les métiers les plus "sexy" dans l'imagerie générale... Sont très très chiants, fastidieux et demandeurs, donc très peu télégéniques, 99% du temps.

A ce sujet, je me souviens de Band of Brothers, qui a eu l'inconscience pardon l'audace de consacrer un épisode entier (10% de la série) à 99% de la routine du troufion de base : à savoir l'attente de l'ennemi, l'ennui des patrouilles, le froid et les privations ...
En d'autres termes, la complainte de Frodo et Sam le Seigneur des anneaux.

C'était bien, réaliste, mais on est bien content de voir d'autres choses.

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Je rebondis sur ce qui a été souvent dit dans ce fil, alors que j'ai terminé hier Les Envolées : on sent finalement bien les valeurs et le message progressistes. Ca ne m'avait pas immédiatement sauté aux yeux, mais c'est en visionnant le dernier épisode que j'ai remarqué un truc : tous les hommes de la série sont "mauvais".

Entre le voyou qui maltraite sa petite amie, le fiancé d'une des héroine qui est jugé comme étouffant, le petit-ami d'une autre héroine qui au fond est égoiste, l'autre qui balance les vidéos coquines de sa petite-amie virtuelle, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Certes, il y en a de temps à autre un qui est sympa, mais en général ils ne font vraiment que passer et n'ont aucun vrai rôle dans l'intrigue. Que les héroines sont uniquement des femmes ne me pose aucun problème, mais effectivement, la lecture du rapport homme/femme est très binaire finalement. Toutes les femmes ou presque sont sympas, et les hommes ne pensent qu'à eux, n'ont aucune empathie ou dans le meilleur des cas font quasi partie du décor.

C'est assez manichéen, mais plus "subtil" que ça en a l'air au premier visionnage, d'où le fait que ça ne m'a pas sauté aux yeux immédiatement. 

Edited by Kiriyama
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1 hour ago, Kiriyama said:

 

C'est assez manichéen, mais plus "subtil" que ça en a l'air au premier visionnage, d'où le fait que ça ne m'a pas sauté aux yeux immédiatement. 

A se demander dans quelle mesure c'est de la militance intentionnelle ou pleinement "subconscientisée", ou le reflet de scénaristes/productrices qui ont un goût de chiottes en matière d'hommes dans leur vie sentimentale (si bien qu'elles n'ont croisé que des mecs comme ça parce que ce sont les seuls qui les branchent)... Ce qui en dit plus sur elles que sur les mecs, au final. 

Mais la prévalence de cette caractérisation systématique est réellement la "zeitgeist" du monde de la production audiovisuelle; y'a même pas photo. Bon ou mauvais film, ou série, c'est là-dedans qu'on va encore baigner pour un bon moment. Il est douteux qu'on voit de bons personnages masculins (en tout cas hétéros, et, encore plus, blancs) à la fois "positifs" (y'a encore des chances d'avoir de bons vilains/psychopathes) et qui puissent trancher dans le décor, avant longtemps. Assez marrant à voir, anthropologiquement parlant.

Assez marrant aussi est de voir le ou les archétypes audiovisuels féminins (tous genres et formats confondus) ainsi promus: ils forment un portrait assez peu sympathique (je m'attache ici à la production US/nord américaine, surtout) d'un être qui ne "fonctionne" pas réellement, voulant se faire trop parangon et, dans le même temps, auto-indulgent à des cascades de traits aussi contradictoires que franchement asociaux, sous des dehors superficiellement flatteurs/attachants au nom du "tout pour la consommatrice CSP+ nord américaine (surtout blanche, mais pas que). Une vidéo intéressante sur l'une des dernières séries-coqueluches exemplifiant la chose à particulièrement gros traits, par un youtubeur plutot fin dans l'analyse (il a une 2ème vidéo sur la même série, notamment son histoire douteuse aux Golden Globes, qui a aidé à faire exploser le scandale autout de l'institution, qui a fait arrêter la remise de ces prix pour au moins un an):

 

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De fait, les personnages féminins, les héroines en tout cas, ne sont globalement pas très sympathiques. Au départ elles sont attachantes et drôles, mais finalement on se rend compte, comme tu dis, que leur personnalité éternellement insatisfaite et capricieuse est davantage le reflet de problèmes relationnels/psychologiques.

Attirance pour des hommes "tordus", incapacité à se décider ou à accepter que les choix que l'on fait peuvent avoir des contreparties, incapacité à se fixer des buts et objectifs, incapacité à accepter les "inconvénients" et difficulté de la vie... On dirait plus des petites filles qui vivent dans un monde magique que des jeunes femmes devenues adultes.

Le seul personnage finalement dont je garde un bon souvenir est celui de Marcela, le mieux écrit et le plus cohérent et qui lui, échappe quand même à ces clichés. A se demander si elle ne venait pas d'une autre série...

Et c'est dommage, parce que pour le reste la série est sympa : superbes décors (réellement tournés au Mexique), des dialogues parfois vraiment très pertinents, des scènes parfois vraiment drôles ou émouvantes... Le résultat final laisse un goût amer, mi-figue mi-raisin, alors qu'on avait tous les ingrédients d'une très bonne série.

P.-S. Pour Emily à Paris, j'adore la manière dont est représenté Paris ! Est-ce que les producteurs y ont réellement déjà mis les pieds ?

Pour Emily in Paris, j'ai pensé à quelques titres d'épisodes pour davantage de réalisme : Emily contre les dealers de la cité Reverdy ; La Bataille du quartier de Stalingrad ; Opération "prendre le RER à 22 heures" ; L'invasion des rats ; Un semestre complet (de cours) à la fac Paris VIII...

 

Edited by Kiriyama
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3 hours ago, Kiriyama said:

De fait, les personnages féminins, les héroines en tout cas, ne sont globalement pas très sympathiques. Au départ elles sont attachantes et drôles, mais finalement on se rend compte, comme tu dis, que leur personnalité éternellement insatisfaite et capricieuse est davantage le reflet de problèmes relationnels/psychologiques

 

Insécurité massive masquée par des scénaris glorifiants/validants avec tous les artifices narratifs possibles, souvent au-delà de l'extrême contradiction et de l'absurde, si et seulement si on prend 1 à 2 secondes de recul pour réfléchir.... Et parfois même pas ça, tant l'écriture est souvent grossière. 

Parce que c'est la seule chose qui permet de vendre cet archétype ciblant le public voulu: l'armure narrative, et l'univers entier d'une série ou d'un film (personnages, réalité, lois de la physique....) qui est tordu systématiquement dans un sens ET dans un autre à chaque seconde pour fournir la justification nécessaire au personnage en toute circonstance, et s'arranger pour la voir triompher malgré des décisions débiles, un comportement immature et égoïste, de clairs manques de capacités.... Une narration plus ou moins subtilement "deus ex machina", dans les petites et les grandes choses, compense à chaque seconde les impérities, contradictions, conneries, saloperies.... Du personnage mis en valeur. 

Quote

 

On dirait plus des petites filles qui vivent dans un monde magique que des jeunes femmes devenues adultes.

 

 

 

Yup, c'est le but.... Et c'est aussi le profil de la majorité des scénaristes de ces trucs. C'est l'acheteur principal qu'on veut avoir, donc faut la flatter comme telle. 

 

Dans les années 60 à 80-90 (avec un peu de revival dans les années 2000, pendant le moment jingoiste post invasion de l'Irak), l'archétype américain pour l'étranger était un type prétentieux et grossier, se comportant partout comme chez lui, en maître de maison où qu'il soit, et ce personnage type était le "ugly American". Aujourd'hui, les mêmes tropes et codes sont repris pour ce ou ces archétypes féminins: le "ugly American" actuel est une femme..... Surtout blanche, mais pas que. A ceci près que la qualité d'écriture et la subtilité des codes narratifs a beaucoup, beaucoup baissé, en partie à cause de l'incitation aux grosses ficelles induites par des productions souvent plus influencées par les départements marketing qu'avant, en partie à cause de claires baisses de standards dans les universités US (idéologisation massive et monoculturelle, baisse effective de standards d'exigence...), en partie à cause de l'infantilisation généralisée dans les dernières générations (la mienne, Gen X, incluse, même si j'ose croire, à un moindre degré), en partie à cause de l'hallucinante massification de la production audiovisuelle des 20 dernières années (avec le big bang du streaming depuis quelques années) qui a accéléré les cycles de prod et favorisé à la fois le recrutement massif à vil prix de gens pas/peu qualifiés, la promotion à l'idéologie (connivence/copinage excluant, pouvoir de nuisance....) et le suremploi de la main d'oeuvre déjà existante, le tout dans des équipes de travail instables et pressurées d'en haut tout en étant censurées d'en bas (réseaux sociaux) et par leurs pairs (ambiance de dénonciation permanente pour non conformisme). 

Je me demande beaucoup si ce qui est arrivé aux comics américains depuis 10 ans n'est pas en train d'arriver, en plus grand, à l'audiovisuel: contamination par wokesters (chasse aux sorcières, copinage, "failure upwards"...), pressions marketing, directions sans comptes à rendre, monoculture, dégradation des relations avec l'audience existante.... Aujourd'hui, les ventes sont quasi inexistantes: les mangas ont pris toute la place et se portent très bien (pour ceux qui pensent que la concurrence d'internet a chassé la lecture), notamment parce qu'ils ne s'embarrassent pas de la "révolution culturelle" woke, tant et si bien que maintenant, les auteurs de comics US, et les boîtes de prod et diffusion culturelle US, essaient de pressurer les compagnies japonaises pour qu'elles se conforment aux codes culturels en vigueur (forcée) aux USA: ça va jusqu'à censurer certains mangas (Amazon, Ebay, divers sites spécialisés mangas....) ou menacer de le faire pour s'arroger le contrôle éditorial, notamment dans les adaptations anime (Netflix, Sony, Amazon, Apple... Essaient de le faire, et réussissent parfois). 

Il y a une vraie guerre sur les codes culturels et la liberté narrative, qui a atteint un degré réellement inquiétant, et repose sur l'alliance de fait entre des métiers créatifs contrôlés/écrasés par ces gardes rouges fanatisés d'un côté (le goupillon), et des multinationales contrôlant les financements, choix éditoriaux, choix de projets et moyens de diffusion (le sabre) de l'autre: l'essentiel se passe en coulisse, avec peu de commentateurs de grande audience, mais l'effet est réel et sur nos écrans et dans nos pages. Les comics US ont été torpillés en tant que secteur économique par cette évolution (et d'autres trucs), avec le succès et la prospérité du modèle japonais en contre exemple (moins jouissif pour la majorité des mangakas en revanche, mais les petites mains des comics US ne vivent pas mieux, et en fait souvent moins bien), malgré un marché domestique nettement plus petit. Et les mêmes mécanismes sont à l'oeuvre maintenant dans la production audiovisuelle, d'une toute autre importance économique: révoltes de fans/consommateurs, hostilité ouverte des "créatifs" à l'encontre des fans et de la moindre objection ou critique, aussi mineure soit-elle, captation interne des processus de production par des coteries idéologisées.... 

 

Edited by Tancrède
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Il y a 17 heures, Shorr kan a dit :
Le 10/05/2021 à 15:18, Tancrède a dit :

CSP+ urbaine célibataire entre 15 et 35 ans (et blanche :rolleyes:), ...

C'est mon cœur de cible à moi aussi :ph34r:

 

Il y a 1 heure, Tancrède a dit :

Je me demande beaucoup si ce qui est arrivé aux comics américains depuis 10 ans n'est pas en train d'arriver, en plus grand, à l'audiovisuel: contamination par wokesters

En train de te demander? C'est le cas depuis un bail. Idem que pour les jeux vidéos et les jeux de rôle, ou les univers afférents, tous médias confondus.

Edited by Patrick
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Oups. Toujours pas à l'aise avec le changement d'emplacement de la fonction "edit" :tongue:

11 minutes ago, Patrick said:
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En train de te demander? C'est le cas depuis un bail. Idem que pour les jeux vidéos et les jeux de rôle, ou les univers afférents, tous médias confondus.

Je me suis mal exprimé: je ne parle pas des mécanismes à l'oeuvre dans le secteur et ses entreprises. Ca, c'est acquis, et j'en ai parlé abondamment ici. Je parle des résultats à attendre sur le plan des audiences par produit et des retours financiers: est-ce que la vague woke dans la prod américaine va induire des chutes d'audience et des échecs commerciaux de même ampleur (relativement aux tailles des deux secteurs, bien sûr) que dans les comics? Perso, j'espère un peu, parce que rien d'autre ne pourrait induire une reprise en main satisfaisante de la production narrative dans "l'usine à rêves". Déjà plusieurs franchises ont subi des effets néfastes (Star Trek, Star Wars, Terminator, Doctor Who, avec James Bond et le Seigneur des Anneaux dans le futur proche, plus potentiellement Indiana Jones), et ça ne semble pas avoir dissuadé de grand-chose. De telles franchises sont des actifs industriels, avec un capital de popularité dur à bâtir, et rapide à perdre. Et elles ont été mal gérées, récemment. Ca ne se remplace pas sur commande. Si Marvel commence à boire la tasse sur trop de produits, surtout dans une période post Thanos (qui, pour beaucoup, a "conclu" ce qui faisait l'attrait, la tension fondamentale de l'univers Marvel), ce pourrait être un signal fort. 

Edited by Tancrède
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Il y a 3 heures, Tancrède a dit :

A se demander dans quelle mesure c'est de la militance intentionnelle ou pleinement "subconscientisée", ou le reflet de scénaristes/productrices qui ont un goût de chiottes en matière d'hommes dans leur vie sentimentale (si bien qu'elles n'ont croisé que des mecs comme ça parce que ce sont les seuls qui les branchent)... Ce qui en dit plus sur elles que sur les mecs, au final. 

Mais la prévalence de cette caractérisation systématique est réellement la "zeitgeist" du monde de la production audiovisuelle; y'a même pas photo. Bon ou mauvais film, ou série, c'est là-dedans qu'on va encore baigner pour un bon moment. Il est douteux qu'on voit de bons personnages masculins (en tout cas hétéros, et, encore plus, blancs) à la fois "positifs" (y'a encore des chances d'avoir de bons vilains/psychopathes) et qui puissent trancher dans le décor, avant longtemps. Assez marrant à voir, anthropologiquement parlant.

Assez marrant aussi est de voir le ou les archétypes audiovisuels féminins (tous genres et formats confondus) ainsi promus: ils forment un portrait assez peu sympathique (je m'attache ici à la production US/nord américaine, surtout) d'un être qui ne "fonctionne" pas réellement, voulant se faire trop parangon et, dans le même temps, auto-indulgent à des cascades de traits aussi contradictoires que franchement asociaux, sous des dehors superficiellement flatteurs/attachants au nom du "tout pour la consommatrice CSP+ nord américaine (surtout blanche, mais pas que). Une vidéo intéressante sur l'une des dernières séries-coqueluches exemplifiant la chose à particulièrement gros traits, par un youtubeur plutot fin dans l'analyse (il a une 2ème vidéo sur la même série, notamment son histoire douteuse aux Golden Globes, qui a aidé à faire exploser le scandale autout de l'institution, qui a fait arrêter la remise de ces prix pour au moins un an):

 

 

Il y a 2 heures, Tancrède a dit :

Insécurité massive masquée par des scénaris glorifiants/validants avec tous les artifices narratifs possibles, souvent au-delà de l'extrême contradiction et de l'absurde, si et seulement si on prend 1 à 2 secondes de recul pour réfléchir.... Et parfois même pas ça, tant l'écriture est souvent grossière. 

Parce que c'est la seule chose qui permet de vendre cet archétype ciblant le public voulu: l'armure narrative, et l'univers entier d'une série ou d'un film (personnages, réalité, lois de la physique....) qui est tordu systématiquement dans un sens ET dans un autre à chaque seconde pour fournir la justification nécessaire au personnage en toute circonstance, et s'arranger pour la voir triompher malgré des décisions débiles, un comportement immature et égoïste, de clairs manques de capacités.... Une narration plus ou moins subtilement "deus ex machina", dans les petites et les grandes choses, compense à chaque seconde les impérities, contradictions, conneries, saloperies.... Du personnage mis en valeur. 

Yup, c'est le but.... Et c'est aussi le profil de la majorité des scénaristes de ces trucs. C'est l'acheteur principal qu'on veut avoir, donc faut la flatter comme telle. 

 

Dans les années 60 à 80-90 (avec un peu de revival dans les années 2000, pendant le moment jingoiste post invasion de l'Irak), l'archétype américain pour l'étranger était un type prétentieux et grossier, se comportant partout comme chez lui, en maître de maison où qu'il soit, et ce personnage type était le "ugly American". Aujourd'hui, les mêmes tropes et codes sont repris pour ce ou ces archétypes féminins: le "ugly American" actuel est une femme..... Surtout blanche, mais pas que. A ceci près que la qualité d'écriture et la subtilité des codes narratifs a beaucoup, beaucoup baissé, en partie à cause de l'incitation aux grosses ficelles induites par des productions souvent plus influencées par les départements marketing qu'avant, en partie à cause de claires baisses de standards dans les universités US (idéologisation massive et monoculturelle, baisse effective de standards d'exigence...), en partie à cause de l'infantilisation généralisée dans les dernières générations (la mienne, Gen X, incluse, même si j'ose croire, à un moindre degré), en partie à cause de l'hallucinante massification de la production audiovisuelle des 20 dernières années (avec le big bang du streaming depuis quelques années) qui a accéléré les cycles de prod et favorisé à la fois le recrutement massif à vil prix de gens pas/peu qualifiés, la promotion à l'idéologie (connivence/copinage excluant, pouvoir de nuisance....) et le suremploi de la main d'oeuvre déjà existante, le tout dans des équipes de travail instables et pressurées d'en haut tout en étant censurées d'en bas (réseaux sociaux) et par leurs pairs (ambiance de dénonciation permanente pour non conformisme). 

Je me demande beaucoup si ce qui est arrivé aux comics américains depuis 10 ans n'est pas en train d'arriver, en plus grand, à l'audiovisuel: contamination par wokesters (chasse aux sorcières, copinage, "failure upwards"...), pressions marketing, directions sans comptes à rendre, monoculture, dégradation des relations avec l'audience existante.... Aujourd'hui, les ventes sont quasi inexistantes: les mangas ont pris toute la place et se portent très bien (pour ceux qui pensent que la concurrence d'internet a chassé la lecture), notamment parce qu'ils ne s'embarrassent pas de la "révolution culturelle" woke, tant et si bien que maintenant, les auteurs de comics US, et les boîtes de prod et diffusion culturelle US, essaient de pressurer les compagnies japonaises pour qu'elles se conforment aux codes culturels en vigueur (forcée) aux USA: ça va jusqu'à censurer certains mangas (Amazon, Ebay, divers sites spécialisés mangas....) ou menacer de le faire pour s'arroger le contrôle éditorial, notamment dans les adaptations anime (Netflix, Sony, Amazon, Apple... Essaient de le faire, et réussissent parfois). 

Il y a une vraie guerre sur les codes culturels et la liberté narrative, qui a atteint un degré réellement inquiétant, et repose sur l'alliance de fait entre des métiers créatifs contrôlés/écrasés par ces gardes rouges fanatisés d'un côté (le goupillon), et des multinationales contrôlant les financements, choix éditoriaux, choix de projets et moyens de diffusion (le sabre) de l'autre: l'essentiel se passe en coulisse, avec peu de commentateurs de grande audience, mais l'effet est réel et sur nos écrans et dans nos pages. Les comics US ont été torpillés en tant que secteur économique par cette évolution (et d'autres trucs), avec le succès et la prospérité du modèle japonais en contre exemple (moins jouissif pour la majorité des mangakas en revanche, mais les petites mains des comics US ne vivent pas mieux, et en fait souvent moins bien), malgré un marché domestique nettement plus petit. Et les mêmes mécanismes sont à l'oeuvre maintenant dans la production audiovisuelle, d'une toute autre importance économique: révoltes de fans/consommateurs, hostilité ouverte des "créatifs" à l'encontre des fans et de la moindre objection ou critique, aussi mineure soit-elle, captation interne des processus de production par des coteries idéologisées.... 

 

 

il y a 20 minutes, Tancrède a dit :

Oups. Toujours pas à l'aise avec le changement d'emplacement de la fonction "edit" :tongue:

Je me suis mal exprimé: je ne parle pas des mécanismes à l'oeuvre dans le secteur et ses entreprises. Ca, c'est acquis, et j'en ai parlé abondamment ici. Je parle des résultats à attendre sur le plan des audiences par produit et des retours financiers: est-ce que la vague woke dans la prod américaine va induire des chutes d'audience et des échecs commerciaux de même ampleur (relativement aux tailles des deux secteurs, bien sûr) que dans les comics? Perso, j'espère un peu, parce que rien d'autre ne pourrait induire une reprise en main satisfaisante de la production narrative dans "l'usine à rêves". Déjà plusieurs franchises ont subi des effets néfastes (Star Trek, Star Wars, Terminator, Doctor Who, avec James Bond et le Seigneur des Anneaux dans le futur proche, plus potentiellement Indiana Jones), et ça ne semble pas avoir dissuadé de grand-chose. De telles franchises sont des actifs industriels, avec un capital de popularité dur à bâtir, et rapide à perdre. Et elles ont été mal gérées, récemment. Ca ne se remplace pas sur commande. Si Marvel commence à boire la tasse sur trop de produits, surtout dans une période post Thanos (qui, pour beaucoup, a "conclu" ce qui faisait l'attrait, la tension fondamentale de l'univers Marvel), ce pourrait être un signal fort. 

 

Pavé César, ceux qui t'ont lu, te saluent !

 

Révélation

 

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il y a 17 minutes, Tancrède a dit :

Je parle des résultats à attendre sur le plan des audiences par produit et des retours financiers: est-ce que la vague woke dans la prod américaine va induire des chutes d'audience et des échecs commerciaux de même ampleur (relativement aux tailles des deux secteurs, bien sûr) que dans les comics?

Certains youtubeurs genre Overlord DVD en parlent abondamment. Les chutes ont d'ailleurs déjà eu lieu. disney+ et netflix par exemple. Mais effectivement il est difficile de savoir si ça va continuer. Je pense que les rumeurs récentes de retour de Gina Carano dans The Mandalorian vont provoquer une remontée du nombre d'abonnés.

...Enfin s'ils n'ont pas découvert Bittorent entre-temps. Quelle belle invention.

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20 minutes ago, Patrick said:

Certains youtubeurs genre Overlord DVD en parlent abondamment. Les chutes ont d'ailleurs déjà eu lieu. disney+ et netflix par exemple. Mais effectivement il est difficile de savoir si ça va continuer. Je pense que les rumeurs récentes de retour de Gina Carano dans The Mandalorian vont provoquer une remontée du nombre d'abonnés.

...Enfin s'ils n'ont pas découvert Bittorent entre-temps. Quelle belle invention.

Je prends ces indications de "chiffres" avec beaucoup, beaucoup de pincettes ou, comme le signalent régulièrement ces commentateurs, "with a grain of salt": pour l'instant, on a très peu de moyens fiables de connaître même à la très grande louche la réalité des chiffres de tous types des services de streaming. Les audiences évidemment (non publiées pour l'essentiel, avec des services qui en plus comptent les "vues" de façon douteuse -genre 30 secondes sur une série = une "vue"- et un watchtime non publié qui est pour l'instant peu évaluable malgré la floraison de boîtes essayant de le faire), mais aussi les abonnements (combien réellement? Combien paient plein tarif? Combien l'ont gratuitement comme à côté d'un autre service/deal? Quelle fidélité d'un mois sur l'autre?). Quand Doomcock, Nerdrotic, Midnight's Edge et consorts parlent de "chutes", et malgré le fait qu'ils aient effectivement beaucoup d'échos internes et caftages très fiables venant de ces boîtes, faut quand même raison garder: les baisses d'abonnements, de vues, de watchtime.... Se chiffrent-elles en millions? Probablement pas: le monde des fans, aussi important et directeur soit-il dans une franchise, reste très minoritaire en termes absolus (ce sont cependant les hyperconsommateurs qui pèsent très lourd dans certains trucs comme les produits dérivés, comme dans tout commerce lié à une passion: 10-20% des consommateurs représentent 50-60% de la demande) dans des trucs comme les abonnements et le temps passé devant l'écran, surtout pour un truc désormais aussi "banalisé" qu'une série ou une franchise dans une chaîne streaming avec des milliers de produits. 

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1 hour ago, Kiriyama said:

Mais est-ce que cette baisse de la qualité des séries télévisées se reflète sur les audiences ? Je n'ai pas l'impression, hélas...

Ca dépend des produits. Le point est que, à l'ère du streaming, on n'en sait vraiment pas beaucoup, au moins pour l'instant, étant donné que ce qui compte avec le streaming est moins la réussite individuelle d'un produit que l'abonnement mensuel (ou plus, selon les formules) et son renouvellement, le tout joué non pas avec un nombre réduit de produits (films, séries...), comme c'était le cas pour une chaîne de télé ou même un studio ciné de grande taille (qui, au final, pour sa partie purement ciné, sortait rarement plus de quelques dizaines de films/an, dont une grosse dizaine à tout péter avaient un budget vraiment conséquent -dont 3-5 réels blockbusters), mais se joue maintenant sur des centaines de produits/an (des milliers en cumulé). Les concentrations qui existaient avant et définissaient le marché (un ou plusieurs studios ciné, adossés à une chaîne télé leader, plus un réseau câblé avec plusieurs grandes chaînes et des réseaux régionaux liés, des structures de prod télé multiples....), et comptent encore aujourd'hui, n'étaient qu'une prémisse limitée par rapport à ce qu'offre un gros service streaming actuel qui syntéthise tout cela en un format unique "central" autour duquel s'articuleront toujours plus les autres canaux de diffusion, complémentaires au mieux désormais, appelés à être toujours plus annexes. 

Le résultat est que le risque lié à un ou même une série d'échecs ne compte vraiment plus autant, étant donné les quantités de productions dont on parle et ce à quoi est liée la décision de s'abonner ou de renouveler son abonnement. Le fait est aussi que l'audience par produit sera de plus en plus homogène et, sans doute, réduite: on vivra tous dans des niches de goûts aux audiences plus ou moins mondialisées (on aura plus des trucs genres "ceux qui aiment les romances féministes anti mecs" non pas aux USA, mais mondialement, et pareil pour "ceux qui aiment la grosse baston macho bien crade et con"....), qui tendront pour beaucoup à être de plus en plus imperméables les unes aux autres... Flattant au passage nos instincts les plus égoïstes et infantiles et nous segmentant toujours plus en créneaux marketing au tribalisme quotidiennement amplifié et affiné (fidélité, dépendance et comportement d'achat sont à ce prix). Les productions réellement rassembleuses seront probablement de plus en plus rares hors de quelques-unes réellement phares, si tant est que le talent pour les faire se maintienne.... Ou renaisse. 

Dans la mesure où la qualité est subjective, relative, et n'est qu'une adaptation au goût (et aussi une adaptation du goût, cad son façonnement auprès d'un public donné et déjà acquis), ça va pas vraiment changer, ou ça va s'améliorer, du point de vue de chaque "tribu" ciblée par diverses "écoles" de production. Dans la mesure où la qualité peut être objective, et qu'on en vient à l'idée universaliste du vrai, du bien et du beau (et à tous les problèmes d'évaluer la chose de façon fiable.... Mais qu'on discute en commun), là, va y avoir de la chute, sans doute au-delà de ce qui peut être reconnaissable. On en vient presque au mythe de Babel: on croit qu'on fait un édifice commun, mais en fait, avec un tel processus, on ne parle même plus la même langue. On vit juste à côté les uns des autres, mais en pratique dans des univers différents, avec des références, codes et des mêmes mots  mais dont le sens est différent selon le groupe (ça sonnera comme la même langue que de l'extérieur). 

Edited by Tancrède
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Il y a 2 heures, Kiriyama a dit :

Mais est-ce que cette baisse de la qualité des séries télévisées se reflète sur les audiences ? Je n'ai pas l'impression, hélas...

Moi ce qui me choque et que je ne m'explique pas c'est que techniquement, les séries et les productions audiovisuelles en général sont pratiquement parfaites de nos jours, mais au niveau de l'écriture des scénarii c'est juste la chute libre...

Je trouve ça très perturbant sachant qu'il y a plus d'auteurs/scénaristes vivants qu' à toute autre époque.

 

Edited by Shorr kan
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