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Les grandes manoeuvres ont commencé: le patron du DLR essaie de tuer Ariane 6 en exigeant un changement de formule (1e étage hydrogène liquide+boosters, 2e étage hydrogène liquide) pour accepter de financer sa part dans le programme:

http://www.spacenews.com/article/civil-space/39918woerner-urges-esa-to-scrap-favored-ariane-6-design?utm_content=buffercb788&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

 

Woerner conceded that Germany’s support for a cryogenic first stage is not only for cost and performance reasons, but also to bolster Germany’s industrial base. He said this long ESA practice — government support in return for guaranteed national work shares, also known as geographic return — is likely the only way to move forward on Ariane 6.

 

Ca consiste juste à jeter totalement à la poubelle l'option retenue par l'ESA et à repartir de zéro pour que l'Allemagne récupère plus de boulot. Ils sont pas croyable le gouvernement fédéral allemand, ils font ça partout ou ils le peuvent...

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  Peut on leur donner seulement tord quand de l'autre coté manifestement Le Gall manoeuvre pour faire abandonner A5ME dès les premiers vols d'A6 ...

 

 

 "Ou en gros selon lui c'est très bien qu'on mette 600 millions d'euros sur le développement du nouvel étage final d'A5ME :  Car cet étage sera repris sur A6, ce qui veut dire "de la dépense en moins pour mon futur bébé garanti par un autre projet" : Mais on abandonne A5ME dès que mon bébé vol hein ..."

 

   De la, je pense rien d'étonnant que les allemands du coup tentent d'envoyer du lourd pour faire capoter A6, Le Gall a déclenché les hostilités avec sa provoc ...

 

 

   Sur ce coup, je suis quasi prêt a soutenir le point de vu allemand, eux au moins nous garantissent la survie d'un lanceur lourd > 2025 A6 ou pas ... Lanceur dont on aura besoin pour participer a l'exploration spatiale de manière diverse quand tout les autres auront eux opté pour des lanceurs super lourds : USA & Japon ...

 

    A6 n'a pas a être un cheval de troie pour revenir a la situation de la fin des années 90 ou l'arrivée d'un nouveau lanceur décapite toute nos autres capacités ! Surtout quand en + on veut absolument décapiter le lanceur qui nous a permis de conquérir 50% du marché et ce juste a cause de la pression d'un lanceur privé US qui est loin d'avoir démontré ses tarifs en question ... Le Gall est en train de jouer a la course a l'échalotte avec Space X sur le futur prix du marché, mais + le temps passe et + j'ai l'impression qu'on aurait surtout mordu a l'hameçon d'un piège stratégique ...

 

   Car pour l'instant on a vu aucun lanceur a 70 millions le tir ... Seulement du blabla et de l'extrapolation autour d'un tarif ultra agressif envisagé grace aux subventions US pour le marché des capsules & cargos émis par la NASA mais qui n'en fait pas pour autant un tarif garanti de manière aussi basse :

 

   Et Le Gall mise TOUT sur cette menace, et est près pour cela a faire le même sacrifice stupide que l'ESA a fait fin des années 90 pour mettre sur des roulettes un nouveau lanceur tout en refusant de voir qu'on se piège nous même sur un segment de marché peu souple ...

 

   Alors que merde a la fin, l'ESA avait décidé d'en finir avec cette stratégie du lanceur unique et qu'on avait besoin de pouvoir faire de l'offre sur tout les segments, raison pour laquelle on a financé VEGA pour les petits & micro sats, qu'on a financé Soyuz Fregat pour du tir économique a 3t environ ou du tir de constellations de sats le moins cher possible, et A5 ME pour redonner de la souplesse sur le marché a notre capacité de tir double ou les charges utiles étaient de + en + difficile a marier ...

 

   Puis est venu le projet A6 qui au départ devait simplement apporter une capacité toute neuve de segment occupée pour l'instant par Soyuz Fregat ...

 

   Et  la maintenant parce que monsieur se sent sous pression avec Space X il veut a tout pris décapiter A5 pour faire voler uniquement A6 dès que cette dernière sera en mesure de voler car monsieur n'a uniquement en tête que sa foutu stratégie commerciale ... Le tout sous la pression d'un tarif qui pour l'instant : N'existe pas dans les faits

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   Qu'est ce que ca change fondamentalement quand on sait qu'au niveau main d'oeuvre ils ont des couts bien + élevés que chez nous ? La réalité étant que l'euro cher a probablement peu de chance d'effacer la réalité US ou les ingénieurs sont très fortement payés et son sujet a une volatilité de l'offre si non satisfaits et il faut leur donner des primes assez élevée si les entreprises technologiques US veulent conserver leurs équipes ... Quand on se rend compte de la très forte concurrence d'offre avec les startup se multipliant comme des petits pains, un ingénieur expérimenté dans les hautes technologies c'est vite vu, si l'entreprise n'allonge pas des dizaines de milliers de $ en primes diverses selon résultats financiers : Ils se cassent ...

 

   En France c'est très différent même si chez nous aussi on a quelques startup a Paris et dans les Alpes maritimes qui sont toujours a la recherche d'ingénieurs, la réalité c'est que le marché national français reste incapable globalement d'absorber le nombre de jeunes ingénieurs formés en France dans les écoles et ça implique une politique salariale en conséquence même si évidemment ça n'en fait pas d'eux des crèves la faim sociaux non plus, mais bon un jeune ingénieur tout frais embauché en France s'il parvient a négocier 2500 euros en début de carrière c'est déja le Pérou ... + certes des charges, mais ces charges sont négligeables a l'échelle du nombre d'emplois consommés par les entreprises

 

   Aux USA 3200$ environ (équivalent a environ 2500 euros) c'est ce qu'un jeune ingénieur peu espérer gratter a la semaine a cause d'une concurrence forte entre les myriades de startup qui se créent et ou souvent tout est a faire chez elles (pas de séniors qui vont chercher a vous modeler a une méthodologie maison et qui dans la réalité vont réduire la réalité de votre poste a un simple technicien sup' pendant des années ...)

 

  Au final la non parité euro/$$ au meilleur des cas, leur permet simplement de lisser les fortes différences de couts qu'ils ont par rapport a nous en France ou les ingénieurs sont contraints d'être pas trop  gourmands et d'être patients aussi pour exprimer un talent a cause des séniors qui savent leur limiter les responsabilités ... Pour le reste, notamment ce qu'on pourrait nommer les matières premiers : Soit de l'électronique et équipements high tech de petites séries, tout sort des mêmes équipementiers ...

 

   Quand par exemple il faut acheter des processeurs a 100 000$ pièce chez Intel (les pentium pro durci dont la lignes de prod est maintenue juste pour la demande dans le spatial) on achète facturé en $ ... Et pas mal de pièce d'équipement viennent aussi des USA ... Ou donc on a les mêmes couts qu'eux et d'autres qui viennent d'Europe facturés en Euro mais que les concurrents US sont suceptibles de consommer eux aussi et facturé en Euro (ça leur coute + cher a eux ...)

 

   Résultat des courses, on probablement tout aussi compétitifs qu'eux a trois poils de derrière de mamouth près ... Par contre eux sont avantagés par une forte disponibilité de jeunes talents qui viendront pas forcément postuler a Cannes ou a Toulouse (pour les sites principaux) la ou en France près d'un jeune ingénieur formé sur 2 se casse d'emblée aux USA sans même avoir essayé de frapper aux portes en France pour soit des ambitions salariales claires, soit parce qu'ils n'ont pas envie de se faire embaucher et devoir s'insérer dans une équipe sénior qui va les limiter en moyen d'exprimer des compétences ...

 

    La vraie différence est la, le vivier humain beaucoup + riche aux USA et des pratiques au niveau des jeunes talents beaucoup + ouvertes, d'ailleurs si aujourd'hui aux USA il y a de fortes tolérances vestimentaires dans les startup, labo & entreprises technologiques c'est parce qu'ils ont bien compris ou était l'avenir, la ou en France même dans les milieux ou la représentation n'a pas une importance capitale pour l'entreprise au moindre bermudas on vous fait les gros yeux même dans les teams d'ingénieur que les clients voient jamais ... Notre vrai problème c'est l'attractivité aux nouveaux talents, nouvelles méthodes ect ... On est un pays trop rigide a ce niveau, mais on se maintient car les métiers technologique et notre marché de l'emploi fait que la main d'oeuvre technologique reste a cout raisonnable la ou aux USA les salaires s'envolent et ça les plombent un peu, malgré pourtant le fait qu'ils sont très dominants ...

 

 

Au final quelle est la meilleure stratégie ?

 

Proposer des salaires hyper attractifs permettant de siphonner les talents des autres pays du monde et compenser le surcout par une devise bon marché

ou avoir une monnaie sur-évaluée et devoir payer chichement des ingénieurs formés au frais de la nation et qui ne pensent qu'à s'expatrier à la première occasion ?

 

L’innovation se fait inévitablement là ou les talents peuvent s'exprimer.

Nos impôts finances la formation d'ingénieurs et de chercheurs de très haut niveau qui effectivement s'expatrient aux USA pour de bonnes raisons. C'est triste.

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Les grandes manoeuvres ont commencé: le patron du DLR essaie de tuer Ariane 6 en exigeant un changement de formule (1e étage hydrogène liquide+boosters, 2e étage hydrogène liquide) pour accepter de financer sa part dans le programme:

http://www.spacenews.com/article/civil-space/39918woerner-urges-esa-to-scrap-favored-ariane-6-design?utm_content=buffercb788&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

 

Ca consiste juste à jeter totalement à la poubelle l'option retenue par l'ESA et à repartir de zéro pour que l'Allemagne récupère plus de boulot. Ils sont pas croyable le gouvernement fédéral allemand, ils font ça partout ou ils le peuvent...

 

Le même patron du DLR qui tentait de nous faire croire que non, HiROS n'est pas un projet porté contre la France il y a quelques années lorsque Wikileaks avait dévoilé la posture assez hardcore d'OHB et de la BND envers tout projet français. Ils nous prennent vraiment pour des cons ces allemands.

 

http://www.dlr.de/blogs/en/desktopdefault.aspx/tabid-5896/9578_read-340/

Edited by Chimera
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  Tant mieux, ça apprendra a Le Gall a se taire et a se comporter comme ce doit un directeur du CNES ...

 

 Il n'y a aucun hasard la dedans ... Si Le Gall n'avait pas évoqué un avis fort de sa part pour la fin d'A5 ME dès que son bébé a lui entrerait en exploitation on en serait pas la ... Car les articles faisant savoir les avis français puis allemands se tirant dans les pattes a quelques jours près :  Aucun hasard possible ...

 

   C'est une riposte claire & nette a l'attaque qu'il a émis sur A5ME alors qu'on avait un consensus assez solide, il a pris la responsabilité de le briser ...

 

  On veut leur sucrer A5ME et leur retombée industrielle liée a ce lanceur, rien d'étonnant qu'ils soient contraints a sortir l'artillerie lourde pour dézinguer A6

 

    Le Gall est un irresponsable, point ...

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    Le Gall est un irresponsable, point ...

 

Si la filière spatiale se restructurait ne pourrait on pas conserver A5 sous leadership Allemand et faire A6 sous leadership Français vu la forte communalité du troisiéme étage?

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  • 2 weeks later...

Si Ariane 6 arrive à faire du lancement double, elle devient vraiment l'arme fatale" (Stéphane Israël, Arianespace)

 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140414trib000825295/si-ariane-6-arrive-a-faire-du-lancement-double-elle-devient-vraiment-l-arme-fatale-stephane-israel-arianespace.html

 

 

Il y a un an Stéphane Israël était nommé à la tête d'Arianespace en pleine tourmente avec l'arrivée fracassante d'un rival américain SpaceX. L'opérateur européen a su déjà évoluer et va continuer à le faire pour conserver son leadership face au lanceur Falcon 9. C'est ce qu'explique Stéphane Israël dans une interview exclusive à "La Tribune"

Edited by zx
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 Y a pas de raison a partir du moment que le dernier étage est commun a A5 le lancement double DOIT être possible et même fortement envisagé ...

 

  Reste après que les marges et les plages de masse seront beaucoup + restreintes !

 

 Car caler 2 sats de 3t environ dans un lanceur qui au meilleur de sa forme devra pouvoir lancer 8t (il est fort probable que les premières versions ne pourront guère aller + de 6t au début) ça pourrait vite devenir un casse tête ...

 

   Le + dur c'est pas tant le défi technique après, c'est la perspective pour avoir l'occasion d'exploiter des possibilités ...

 

  Par exemple avec A5 on pourrait si on le voulait déployer des constellations de sat de masse moyenne (1,5 a 2t)  et les envoyer par 4 voir 5   Mais avec quelle perspective de tir au niveau clientèle ? Personne a 4 ou 5 sats a envoyer en même temps ...

 

    Même Galiléo une telle possibilité n'y servirait pas (les sats prévus sont sur des angles orbitaux très différents les uns des autres)

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Si la filière spatiale se restructurait ne pourrait on pas conserver A5 sous leadership Allemand et faire A6 sous leadership Français vu la forte communalité du troisiéme étage?

 

 

   Non, car même si A5 est fortement allemande au niveau industriel ... Ca n'est qu'industriel ...

 

 Au niveau surveillance technique & developpement en continu A5 a toujours été sous responsabilité française :  A5 au niveau ingeneering a toujours été un bébé du CNES

 

  Moins maintenant depuis que le contrat d'évolution a été signé avec Astrium pour réaliser A5ME > Le CNES devient juste bureau sénior de surveillance dans cette opération (Astrium prend le lead de développement pour cette évolution et l'ESA par le biais du CNES ne fait que surveiller & conseiller)

 

    Un peu a la manière du développement de Vega en fait :

 

   Le CNES y a été dans ce programme que bureau consultant sénior de surveillance, pendant que l'agence spatiale italienne et Thalès AS développaient & réalisaient ... (bien que bon le CNES s'est quand même pas mal impliqué malgré tout ...)

 

 

    Cela poserait un problème si A5 passerait intégralement sous leadership allemand car il y a un nombre considérable de maitrise techno sur la fusée de base que seul le CNES a la totale maitrise dessus (en termes d'ingeneering, dev et recherche de solutions)

 

   Même si par la meilleure volonté ils passeraient outre et prendraient le leadership :  Le téléphone du CNES ne ferait que sonner en continu en tant que support technique & technologique ... C'est comme pour les missiles M51 astrium sait les faire c'est sur, mais il ne saurait probablement pas les faire sans l'appui & support technique du CNES

 

    Il faut bien comprendre qu'au niveau lanceur en Europe tu fais quasi rien sans le CNES qui est officieusement le bureau lanceur (dev & suivi) de l'ESA !

 

  Pourquoi ? Parce qu'en Europe seule la France a eu la volonté de payer et maintenir de la compétence dans les lanceurs, du fait de la dissuasion nucléaire ou la France a été contrainte de développer elle même ses missiles (CNES & aerospatiale) aucun autre pays en Europe n'a eu de tel bureau compétent dans ce domaine :

 

   Pas même les britanniques qui eux ont fait reposer leur dissuasion nuke sur des vecteurs déja développés US : Ils se sont juste un peu impliqué dedans

 

 

   Je ne pense pas que les allemands pourraient être en mesure de prendre réellement le lead sur A5, sauf au niveau industriel bien entendu ... Mais comme il s'agit d'engins ou le développement se fait en continu (ne serait ce que l'étude en continu des éceuils constatés) et ce même si le produit n'évolue pas !  Sans le bureau père fondateur de l'engin :  Tu ne fais rien ... Ou alors tu développes un autre lanceur et ne reprends que des parties que tu maitrises seuls (pour le cas allemand)

Edited by alpacks
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  • 3 weeks later...

ca date du 28/04

 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/air-defense/actu/0203456334983-espace-la-configuration-d-ariane-6-fait-debat-667182.php

 

 

Espace : la configuration d'Ariane 6 fait débat

 

 

L'Agence spatiale européenne et le CNES ne sont pas sur la même orbite que les opérateurs de satellites et Arianespace.

L'enjeu : la compétitivité du futur lanceur face à l'épouvantail SpaceX .

 

Huit mois. C'est le temps qu'il reste pour que la France arrête sa position sur Ariane 6. C'est en décembre en effet que se tiendra le prochain conseil ministériel de l'Agence spatiale européenne, l'ESA, avec pour les Etats membres une décision historique à prendre : signer ou non un chèque de 3 milliards pour lancer la future génération du lanceur européen. Ce n'est pas gagné, car une ligne de fracture sépare actuellement ESA et Centre national d'études spatiales (CNES) d'un côté, opérateurs de satellites et Arianespace de l'autre. Au milieu, le groupe Airbus, qui fabrique Ariane, penche pour les seconds mais doit ménager les premiers, qui le financent.

 

L'enjeu porte sur la configuration technique, et donc la compétitivité, d'Ariane 6. Il est fondamental : en quelques mois, les succès de l'américain SpaceX ont ébranlé l'assurance des Européens. Avec ses prix cassés (merci la Nasa), la société du flamboyant Elon Musk est au centre de toutes les préoccupations. C'est elle désormais qui donne le la, forçant la filière Ariane à se remettre en cause. Et au plus vite !

 

L'autre élément déstabilisant, c'est l'arrivée de la propulsion électrique à bord des satellites. Cette technologie, qui permet de gagner de la masse, est censée prendre une part importante sur le marché dans les années à venir. Là encore, l'Europe spatiale se réveille avec la gueule de bois, même s'il n'est pas trop tard. « SpaceX et propulsion électrique ont injecté une dose d'incertitude », résume d'un euphémisme un spécialiste du spatial. D'où l'absolue nécessité de concevoir une Ariane 6 à même de répondre au mieux à ces deux défis.

 

Lors du dernier conseil ministériel de l'ESA, fin 2012 à Naples, un compromis avait été trouvé. Les Etats membres ont convenu de poursuivre le développement d'Ariane 5 ME, une version plus puissante que celle actuellement en service, mais qui coûtera le même prix. Sa mise en service est prévue en 2018. En parallèle, décision a été prise de mettre à l'étude Ariane 6, pour un premier tir en 2021, avec un impératif : pas plus de 70 millions d'euros par lancement, soit 30 % de moins que le lanceur actuel. Comme l'argent se faisait rare, un maximum de technologie d'Ariane 5 ME servira aussi pour Ariane 6.

 

Gagner en modularité

 

Depuis, les ingénieurs de l'ESA et du CNES ont étudié des dizaines de schémas différents pour Ariane 6, associant les opérateurs de satellites aux réflexions, même si ces derniers n'ont visiblement pas le sentiment d'avoir été écoutés (lire ci-dessous). Le tout a abouti en juillet dernier sur une configuration optimisée pour le lancement simple d'un satellite de 6,5 tonnes. Le souci, clament les opérateurs de télécoms, c'est qu'avec la propulsion électrique, nombre de satellites pèseront à l'avenir 3,5 tonnes, voire un peu plus. En mettre un seul dans Ariane 6 et payer le même prix que pour un satellite de 6,5 tonnes n'a pas de sens. Il faut donc qu'Ariane 6 gagne en modularité, le grand mot à la mode.

 

Comment ? En augmentant sa puissance pour pouvoir embarquer deux satellites électriques. Autrement dit, en réintroduisant le lancement double comme c'est le cas avec Ariane 5, malgré ses contraintes inhérentes (il faut que les deux passagers du tir soient prêts au même moment).Attention toutefois : augmenter la puissance est possible, mais coûtera forcément plus cher. Il y a donc une limite budgétaire à l'exercice.

 

Les défenseurs de la configuration arrêtée en juillet rétorquent qu'il ne faut plus raisonner au prix à la tonne. C'est bien ce que fait SpaceX ! Avec Ariane 6, un opérateur payera sa place pour monter à bord, quel que soit le poids de son satellite. La force du futur lanceur sera d'abord un marché institutionnel garanti, qui permettra d'équilibrer la filière. Les tirs commerciaux apporteront plus de marge. Bref, on continue sur le compromis de Naples.

 

On en est là du débat qui agite le milieu des lanceurs. En charge de l'Espace au sein du gouvernement, Geneviève Fioraso a pris l'habitude d'inviter à souper le gratin du secteur. Le prochain carton n'est pas encore parti, mais nul doute qu'elle n'aura pas assez de son sens pratique pour faire convenir tous ces messieurs d'une position commune. Au moins deux points font consensus. Personne n'est capable de prédire avec certitude le portrait robot du satellite de télécommunication standard dans dix ans. Et le lanceur « attrape-tout » n'existe pas.

 

 

Edited by zx
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   Faire fixation sur Space X est ce qu'il les perdra et va les pousser a des erreurs stratégiques lourdes ...

 

 

 Se mettre autant la pression a cause de la concurrence a prix faussé de Space X, un de ses 4 va les pousser a des choix qualitatifs de matériaux ou de technologies ou ils voudront faire des petites économies de bout de chandelle pour gratter quelques % de couts et ça finira pas des tirs echecs en série quand la fusée sortira pour ses premiers tirs institutionnels ou commerciaux ...

 

 

   Je le sens gros comme une maison cette histoire ...  Cette concurrence est en train de potentiellement pousser l'industrie spatiale européenne a la bourde difficile a réparer en termes d'images et de qualité perçue

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bête question mais avec ce principe de modularité? pourquoi pas alors pousser encore plus A5ME et faire des lancements triple?, avec Vinci qui peut se rallumer et les moteurs électriques on doit bien gagner en flexibilité d'orbite non?

parce que si on lance 3 sat avec une fusée de 140m €, ca revient a 47m € le lancement par satellite et la on explose spaceX

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Ariane V ne fera pas le poids contre spaceX, surtout quand il va se lancer à l'attaque du marché 

des satellites. A moins de réduire significativement les coûts en dessous de 90 ME.

Elle a  baissée ses coûts à 120ME, mais on en est encore loin.

 

Le lancement double est complexe, il faut mettre d'accord les clients (la grosse difficultée), mais il faut aussi 

livrer les sat  à leur points de rendez-vous. un triple semble encore moins évident.

 

Je pense qu'on pourrait progressivement spécialiser Ariane 5 en Man Rated et pour les lancements lourd (super télescope, gros satellite)?

 

il ne faut pas oublier que les allemands sont intéressés avec DLR sur une version habité.

 

une version orbiter permettrait d'intervenir sur la maintenance des gros sat/telescopes particulièrement coûteux. En y allant lentement mais surement. Ariane est jeune par rapport à soyouz.

 

Ariane 6 serait spécialisé pour le business des sat 6-8t. 

 

Spacex a une falcon 9  et aura une falcon heavy  .  il ne faut pas négliger cela.

Edited by zx
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bête question mais avec ce principe de modularité? pourquoi pas alors pousser encore plus A5ME et faire des lancements triple?, avec Vinci qui peut se rallumer et les moteurs électriques on doit bien gagner en flexibilité d'orbite non?

parce que si on lance 3 sat avec une fusée de 140m €, ca revient a 47m € le lancement par satellite et la on explose spaceX

 

Au risque de dire une bêtise, il me semble que c'est possible techniquement avec une sorte de nouveau Sylda un peu plus compliqué et lourd, et peut-être une nouvelle coiffe, mais avec 1€ pour 1.3-1.4$, on explose malheureusement  pas spacex même avec 3 sats moyens par lancement. Or à tarif égal ou proche, il sera toujours moins contraignant et plus flexible de lancer un seul  satellite que 3 à la fois. Donc spacex aura toujours l'avantage, donc il sera très dur de trouver 3 sats moyens compatibles à lancer en même temps, sachant qu'ils semblent déjà un peu compliqués à trouver en ce moment pour accompagner les gros sats.

Edited by Carl
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Ariane V ne fera pas le poids contre spaceX, surtout quand il va se lancer à l'attaque du marché 

des satellites. A moins de réduire significativement les coûts en dessous de 90 ME.

Elle a  baissée ses coûts à 120ME, mais on en est encore loin.

 

Le lancement double est complexe, il faut mettre d'accord les clients, mais il faut aussi 

livrer les sat  à leur points de rendez-vous. un triple semble encore moins évident.

 

Je pense qu'on pourrait progressivement spécialiser Ariane 5 en Man Rated et pour les lancements lourd (super télescope, gros satellite)?

 

il ne faut pas oublier que les allemands sont intéressés avec DLR sur une version habité.

 

une version orbiter permettrait d'intervenir sur la maintenance des gros sat/telescopes particulièrement coûteux. En y allant lentement mais surement. Ariane est jeune par rapport à soyouz.

 

Ariane 6 serait spécialisé pour le business des sat 6-8t. 

 

Spacex a une falcon 9  et aura une falcon heavy  .  il ne faut pas négliger cela.

 

 

 

   N'oublies pas une chose, quand la version ME pourra voler dans 3 ans environ, il y aura des sat-coms commerciaux beaucoup + faciles a marier avec le moteur réallumable tant qu'il reste du carburant !!! Evidemment même avec cela il y aura probablement des mariages de charges utiles qui resterons quasi impossible mais il deviendra alors beaucoup + facile de vendre des "demi-tirs" (une place a bord quoi)

 

 

    Et ça ce n'est pas négligeable

 

 

  Et du lancement triple est envisageable si les sats font environ 3t de moyenne ... (pas mal de sat com ne dépassent pas ce poids) ceci dit il me semble que l'étage porteur n'est pas tellement adapté pour en avoir 3 mais c'est probablement faisable par une transformation mineure

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Sauf que trouver au même moment 3 satcoms qui ont les bonnes caractéristiques de poids et volume bonjour la galère. Déjà qu'avec 2 Ariane 5 a beaucoup de mal a gérer avec 3 je pense qu'ils arriveraient même pas à faire 1 tir par trimestre. 

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j'ai juste lu ca dans un AC je crois, ils étaient tellement près de l'empoignade qu'on les a virés de la salle...

Et à ce moment l'argument utilisé par le teuton était juste le... "juste retour" et les emplois en allemagne.

Le naufrage de la prod allemande de satellites Galileo n'a pas du aider non plus à ce moment là (/smirk)

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