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La production d'hydrocarbures


nemo
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2 hours ago, Phacochère said:

Il n'est même pas foutu de comprendre qu'un prix élevé favorise le gaz de schiste US dont les puits rouvrent quand les courts sont hauts et patientent le reste du temps... L'offre et la demande, on l'aborde en 1ere ES ! 

Le pétrole cher c'est aussi un frein à la croissance ... notamment US.

Or toute la politique de Trump est basé sur cette croissance. Le souci c'est qu'il a réussi a la maintenir en début de mandat grace a pas mal de largesse permettant de rapatrié des capitaux de paradis fiscaux etc. c'est largesse ont désormais fini de doper la croissance ... et donc il faut qui agite d'autre levier. Le pétrole bon marché en est un.

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Il y a 15 heures, Phacochère a dit :

 

 

Il y a 12 heures, g4lly a dit :

Le pétrole cher c'est aussi un frein à la croissance ... notamment US.

Or toute la politique de Trump est basé sur cette croissance. Le souci c'est qu'il a réussi a la maintenir en début de mandat grace a pas mal de largesse permettant de rapatrié des capitaux de paradis fiscaux etc. c'est largesse ont désormais fini de doper la croissance ... et donc il faut qui agite d'autre levier. Le pétrole bon marché en est un.

Je te suis mais je n'ai pas l'impression que les prix soient vraiment délirants en comparaisont des dernières années. Il y'a des aspects conjoncturels comme la Libye et le Venezuela et les sanctions... contre l'Iran. Le production de gaz de schistes génère pas mal d'emploi (plein de petit puits) dès que les cours permettent cette rentabilité et elle n'est pas anodine en volume et se structure, celle ci-baisse la pression US sur les cours. les US sur le pétrole c'est le pompier pyromane. 

[cela dit sur FInter à l'instant et pour être honnête , on parle d'une remontée des prix à la pompe]

Edited by Phacochère
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J'ai déjà posté ça dans une autre discussion, alors que ça aurait plutôt sa place ici.
Les diesels maritimes brûlent un abominable mazout chargé de soufre, en fait le résidu du raffinage, et ce sera interdit à partir du 1er janvier de l'année prochaine, la teneur autorisée en soufre passera de 3.5% à 0.5%, ce qui peut alimenter une hausse des carburants de substitution, en particulier le gazole, dont la production deviendra insuffisante, au moins le temps que l'industrie réagisse pour adapter les raffineries.

https://energieetenvironnement.com/2018/08/31/le-nouveau-mazout-maritime-entrainera-une-hausse-du-prix-du-diesel/

https://energieetenvironnement.com/2018/11/28/comprendre-la-crise-des-carburants-maritimes/

 

 

 

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  • 2 weeks later...

Ce n'est pas exactement de la production pétrolière qu'il s'agit mais de l'investissement dans celle ci.

https://www.sudouest.fr/2019/03/08/la-norvege-tourne-le-dos-a-l-industrie-petroliere-et-cree-une-onde-de-choc-5881381-705.php

Le plus gros fonds souverain au monde, celui de la Norvège, lui-même alimenté par des pétrodollars, va se désengager des compagnies pétrolières afin de réduire l’exposition du pays scandinave à l’or noir, a annoncé le gouvernement norvégien vendredi.

Cette proposition porte sur les seules "compagnies d’exploration et production", c’est-à-dire l’amont du secteur pétrolier contrairement à l’aval (distribution, raffinage, …). Elle devrait, sauf coup de théâtre, être adoptée par le Parlement, et fait suite à une recommandation en ce sens de la Banque de Norvège. 

Chargée de gérer l’énorme bas de laine communément appelé… "fonds pétrolier", celle-ci avait fait sensation en novembre 2017 en prônant une sortie des valeurs du secteur afin de réduire l’exposition des finances publiques à une chute prononcée des cours comme celle observée en 2014. 

Fin 2018, le fonds possédait pour environ 37 milliards de dollars d’actions dans le secteur pétrolier, avec des participations de poids dans Shell, BP, Total et ExxonMobil notamment. La proposition du gouvernement porte sur 7,5 milliards de ces actifs, a précisé Siv Jensen.

 Bref, c'est surtout symbolique mais cela pour les organisations de défense de l’environnement et les acteurs de la lutte contre le changement climatique, il s’agit cependant d’un succès incontestable et bienvenu à l’heure où la planète semble mal engagée pour tenir les objectifs de l’Accord de Paris. 

"Si cela passe au Parlement, cela produira une onde de choc sur le marché, portant le plus grand coup à ce jour à l’illusion que le secteur des énergies fossiles a encore des décennies d’activité comme si de rien n’était", a réagi Yossi Cadan, un responsable de l'ONG 350.org. 

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  • 4 weeks later...

https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/le-plus-grand-gisement-de-petrole-au-monde-nest-plus-saoudien-1006034?fbclid=IwAR0f7Npt2T0MEYgIf1Wvjlm-OuDB4pCThg3M0t2Ngyqfol8TJSn2ijOXMMg

 

Saudi Aramco vient de dévoiler ses comptes, pour la première fois en 40 ans. Si la compagnie pétrolière contrôlée par Riyad est la société la plus rentable de la planète, son gisement de Ghawar produit beaucoup moins de barils que prévu (3,8 millions par jour).

C'était un secret de polichinelle, mais c'est désormais officiel : l'Arabie saoudite ne dispose plus du gisement de pétrole le plus important de la planète. L'information a été révélée lundi après la publication, pour la première fois depuis plus de quarante ans,  des chiffres financiers de la Saudi Aramco.

Selon Bloomberg, qui a déniché l'information dans les 470 pages de documentation, les capacités actuelles du champ de Ghawar contrôlé par la compagnie saoudienne sont « beaucoup moins importantes que prévu ». Elles ne sont « que » de 3,8 millions de barils par jour, souligne l'agence de presse.

Plus de 5 millions de barils par jour

Le champ pétrolifère de Ghawar, situé dans l'est du pays, était considéré depuis des décennies comme le plus important de la planète. En 2017 encore, les Etats-Unis avaient évalué à 5,8 millions de barils par jour les capacités du champ exploité depuis 1951.

De son côté, Riyad, qui vient de perdre sa place de  premier producteur de pétrole au profit des Etats-Unis, affirmait régulièrement que son champ pouvait sortir plus de 10 millions de barils par jour. Encore récemment, comme le souligne Bloomberg, Riyad avait laissé entendre que Ghawar pouvait produire plus de 5 millions de barils par jour.

Mais la vérité est tout autre lorsque l'on se penche sur les comptes de l'Aramco, valorisé aux alentours de 2.000 milliards de dollars. Les documents de la compagnie, qui pourrait  s'introduire en Bourse à l'horizon 2021 , n'expliquent d'ailleurs pas l'écart d'au moins 20 % entre les chiffres annoncés et la réalité de la production du site.

Quoi qu'il arrive, le champ de Ghawar est désormais dépassé par un autre champ, celui du permien situé au Texas. Ce bassin pétrolifère dans l'ouest de l'Etat américain est capable de produire 4,1 millions de barils de pétrole par jour à partir de schiste. Une première dans l'histoire.

Raphaël Bloch

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  • 4 weeks later...

Le prix a la pompe ne va pas baissé en Europe.

Jusqu'à cinq millions de tonnes de pétrole russe ont été contaminés la semaine dernière , 10 % des importations, et black out de la part de l'entreprise russe de pipelines :

https://www.reuters.com/article/us-russia-oil-insight/how-russia-contaminated-2-7-billion-of-oil-exports-to-europe-idUSKCN1S61YM

 

Edited by collectionneur
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https://energieetenvironnement.com/2019/05/01/chute-de-95-de-lexploration-petroliere-americaine/?fbclid=IwAR1AQvvZfes1UApWLFPzq4QJ2OZ629bILvEtJF9-LEwy70-VmzJUbL3hHc4

Chute de 95 % de l’exploration pétrolière américaine

On sait déjà depuis un moment qu’à l’échelle mondiale, les découvertes de pétrole sont en déclin continu en dépit d’investissements toujours plus élevés. Mais ce qu’on sait moins, ce que l’exploration est en chute libre aux États-Unis. Le nombre de forages d’exploration diminue chaque année et ne représente plus que 5 % du sommet atteint en 1981. Autrement dit, une fois le pétrole de schiste épuisé, il y ne restera pas grand-chose pour prendre la relève.

Selon des données compilées par le géologue pétrolier Jean Laherrère à partir des statistiques de l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), l’exploration pétrolière a connu deux pics aux États-Unis. Le premier a eu lieu au milieu des années 1950, avec un peu plus de 16 000 forages. Le second, le plus important, date de 1981, année où l’on a foré 17 573 puits d’exploration. Ce nombre n’était plus que de 847 en 2017.

Autre chiffre encore plus révélateur : la diminution des NFW. Ces new field wildcats sont des puits d’exploration forés dans des zones n’ayant encore jamais produit de pétrole, en opposition aux puits d’exploration forés simplement pour aider à mieux délimiter les secteurs pétroliers déjà connus (lignes rouge et verte du graphique). Les NFW sont eux aussi en baisse de 95 %, passant de 9 151 en 1981 à seulement 450 en 2017. « Cela signifie que les États-Unis ont été explorés pratiquement au complet depuis 1859, explique Laherrère. Il ne reste que quelques zones offshore. »

À titre de comparaison, le nombre de puits d’exploitation (utilisés pour pomper du pétrole dans des champs déjà connus) était de 646 626 en 1985, de 597 281 en 2014, et de 560 996 en 2017. Près de 400 000 de ces puits sont toutefois très anciens et produisent à un rythme marginal – moins de 15 barils par jour et parfois aussi peu qu’un seul. C’est ce qu’on appelle un puits marginal dans le graphique ci-dessus.

On constate que le nombre de puits en exploitation, une statistique parfois utilisée pour suggérer que l’industrie pétrolière se maintient à un niveau élevé, ne rend pas compte de la chute brutale de l’activité d’exploration. Une fois que la production de pétrole de schiste entrera en déclin à son tour, il n’y aura plus beaucoup de réserves pour soutenir la production américaine.

Source :

Jean Laherrère, Updated US primary energy in quad (30 avril 2019)

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  • 5 weeks later...
  • 3 months later...

Pétrole : l'Opep appelle à la "responsabilité partagée" des pays producteurs

L'Opep en a appelé mercredi à la "responsabilité partagée" de tous les pays producteurs de pétrole pour assurer la stabilité du marché, alors que les pays extérieurs au cartel comme les Etats-Unis pompent toujours plus.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/petrole-l-opep-appelle-a-la-responsabilite-partagee-des-pays-producteurs-827765.html

Les US semblent manger le fromage.

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11 hours ago, collectionneur said:

... mais on annonce la fin du pactole en 2025 avec l'épuisement des réserves

Ca fait 100 ans qu'on annonce la fin du pétrole ...

... de toute façon rien qu'avec la production de matières plastiques, d'engrais, de produits chimiques non carburant, et autres pesticides etc. on risque d'avoir encore très longtemps besoin de pétrole quelqu’un soit le prix ou presque.

Certes ça ne représente aujourd'hui que 20% de la conso d'hydrocarbure mais c'est toujours en forte croissance.

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Il y a 2 heures, g4lly a dit :

Ca fait 100 ans qu'on annonce la fin du pétrole ...

... de toute façon rien qu'avec la production de matières plastiques, d'engrais, de produits chimiques non carburant, et autres pesticides etc. on risque d'avoir encore très longtemps besoin de pétrole quelqu’un soit le prix ou presque.

Certes ça ne représente aujourd'hui que 20% de la conso d'hydrocarbure mais c'est toujours en forte croissance.

C'est pas la fin du pétrole qui est en vue. ça on en produira encore longtemps.

C'est la fin de la croissance de la production de pétrole et donc la fin de la croissance tout court vu que celle-ci est directement fonction du flux d’énergie disponible. 

Et on dépassera probablement pas les 100-120 millions de barils extraits par jours.

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Le 13/09/2019 à 04:39, g4lly a dit :

... de toute façon rien qu'avec la production de matières plastiques, d'engrais, de produits chimiques non carburant, et autres pesticides etc. on risque d'avoir encore très longtemps besoin de pétrole quelqu’un soit le prix ou presque.

Non ça c'est un poncif. Pour la production de plastique on peut facilement se passer du pétrole. 1/3 de la production mondiale de plastique  c'est du polyétylène. L'éthylène c'est la molécule la plus produite par l'industrie chimique en fait on l'obtient pas à partir du pétrole mais du gaz de pétrole issus du raffinage. C'est une molécule de méthane avec un atome de carbone supplémentaire ou une molécule d'éthanol déshydraté ou une molécule d'éthane dont on enlève par pyrolyse deux atome d'hydrogène. Ça s'obtient aussi par pyrolyse du propane. Tous ces gaz on peut les obtenir à partir de biomasse ou directement avec le gaz naturel. De plus il existe des cyanobactéries qui produisent l'étylène directement par photosynthèse.

Tu remplaces un des atomes de d'éthylène par un atome de clore tu as du chlorure de vinyle donc du PVC.

Par pyrolyse du propane tu obtient aussi le propylène puis le polypropylène.

Là tu as déjà les 2/3 de la production mondiale de plastique

tu as aussi  les polyuréthanes. Uréthane _ urée   urée _ urine  L'uréthane étant l'esthère éthylique de l'urée, tu peux fabriquer du polyuréthane avec ta bière et ton pipi.

Je vais arrêter là mais la plus par des monomères son constitués de chaines de carbone courte 2 ou 3 atomes,  parfois additionné d'un cycle aromatique. On peut les obtenir facilement a partir de gaz bio ou l'alcool éthylique sans charger fondamentalement les processus industrielle actuels.

Quand il n'y aura plus de pétrole on continuera a produire du plastique et de la chimie à partir de résidus de végétaux comme on l'a en faits toujours fait, le pétrole étant aussi un résidu de végétaux.

 

 

 

Edited by Gaspardm
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https://www.lemonde.fr/blog/petrole/2019/09/13/la-production-americaine-de-petrole-a-cesse-de-croitre/

LA production de pétrole de shiste des US a cesser de croître. Pas moyen de savoir pour le moment si c'est durable. La question des investissements est clé et donc les prix (prix trop bas = pas ou peu d'investissement) et aussi la santé de la sphère financière (prête à continuer de financer des compagnies dont 90% ne gagnent pas d'argent?). A terme le potentiel de croissance seriat encore important pour au moins 10 ans. 

A suivre...

Le 13/09/2019 à 07:30, Shorr kan a dit :

C'est pas la fin du pétrole qui est en vue. ça on en produira encore longtemps.

C'est la fin de la croissance de la production de pétrole et donc la fin de la croissance tout court vu que celle-ci est directement fonction du flux d’énergie disponible. 

Et on dépassera probablement pas les 100-120 millions de barils extraits par jours.

La question c'est à quelle vitesse baisse cette production? dans quelle mesure on peut la remplacer pour son usage principal le transport sans trop diminuer le nombre de véhicule (continuer de l'augmenter devenant alors hors de question vu les coûts d'investissement nécessaire pour les solutions alternatives...)? Et bien sur l'impact  sur notre capacité à gérer les changements climatiques qui s'annoncent.

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  • 1 month later...

Découverte d'une réserve qui pourrait durer quelques années en Chine :

http://french.china.org.cn/china/txt/2019-10/29/content_75351186.htm

Le champ pétrolier de Qingcheng, dans la province nord-ouest du Gansu, contient un milliard de tonnes de réserves géologiques, ce qui contribuera à réduire considérablement la dépendance de la Chine vis-à-vis des importations de pétrole afin de garantir la sécurité énergétique du pays, ont déclaré des experts du secteur. 

La société PetroChina Changqing Oilfield, une filiale régionale du principal producteur chinois de pétrole et de gaz PetroChina, a annoncé plus tôt ce mois-ci avoir découvert de nouvelles réserves géologiques d'un milliard de tonnes de pétrole provenant de ressources en schiste bitumineux sur son gisement de Qingcheng, dans le bassin d’Ordos, dont 358 millions sont déjà prouvées.

L’année dernière, la production de pétrole brut de la Chine était de 189 millions de tonnes, soit une baisse de 1,3 % par rapport à la même période de 2017, selon un rapport annuel de l'Institut de planification et d'ingénierie de l'énergie électrique de Chine. La consommation nationale de pétrole raffiné a atteint 325 millions de tonnes, soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente, selon la Commission nationale du développement et de la réforme.

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  • 2 weeks later...
  • 2 months later...
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L'alliance Riyad-Moscou menacée, le pétrole s'effondre

La Russie a rejeté la réduction de production de pétrole proposée par l'Opep pour contrer l'impact du coronavirus sur la demande mondiale. Le brent a chuté de plus de 9 % vendredi, retombant à son niveau de la fin 2016. L'axe Moscou-Riyad, en place depuis près de quatre ans, menace de voler en éclats. Une guerre des prix s'annonce, menaçant aussi les producteurs de schiste aux Etats-Unis.

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/lopep-et-la-russie-ne-parviennent-pas-a-sentendre-le-petrole-seffondre-1182734

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Il y a 15 heures, zx a dit :

 

L'alliance Riyad-Moscou menacée, le pétrole s'effondre

La Russie a rejeté la réduction de production de pétrole proposée par l'Opep pour contrer l'impact du coronavirus sur la demande mondiale. Le brent a chuté de plus de 9 % vendredi, retombant à son niveau de la fin 2016. L'axe Moscou-Riyad, en place depuis près de quatre ans, menace de voler en éclats. Une guerre des prix s'annonce, menaçant aussi les producteurs de schiste aux Etats-Unis.

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/lopep-et-la-russie-ne-parviennent-pas-a-sentendre-le-petrole-seffondre-1182734

 

https://www.zerohedge.com/energy/putin-dumps-mbs-breaks-opec-oil-alliance-initiates-war-us-shale?fbclid=IwAR2SXV3BGcY1w1WgjYlF-_IxEMG8Qwfso-Gc8BEo3StfEEcQMuUDFRjRWN8

Et la traduction :

Poutine lance la "guerre contre le schiste américain" après avoir lâché MbS et la dissolution de l'OPEP

L'OPEP+* n'existe plus, après 24 heures torrides au cours desquelles la Russie a renversé l'équilibre des pouvoirs dans le monde pétrolier, laissant les membres de l'OPEP+ hébétés et confus, choquant les Saoudiens qui sont maintenant confrontés à des troubles sociaux avec le prix du pétrole bien en dessous du budget de Riyad, et - dans une répétition du massacre de l'OPEP de Thanksgiving 2014 - faisant chuter les prix du pétrole au plus haut depuis la crise financière.

(*L'alliance OPEP+ (ou OPEC+ dans sa forme anglophone) également appelée "Groupe de Vienne" est formée de 24 pays producteurs de pétrole dans le but d'apporter une relative stabilité au marché pétrolier au travers d'accords communs sur la production de pétrole.

Elle est composée des 14 pays de L’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) ainsi que 10 autres pays producteurs dont la Russie, le Mexique et le Kazakhstan.

Les 14 membres de l'OPEP contrôlent 35% des approvisionnements mondiaux en pétrole et 82% des réserves prouvées. Avec la greffe des 10 pays non membres de l’OPEP, ces parts augmentent respectivement à 55% et 90%. Cela confère à l'OPEP+ un niveau d'influence sur l'économie mondiale jamais atteint auparavant.)

Et maintenant, Bloomberg présente l'histoire étonnante derrière l'annonce de vendredi que la Russie abandonne son accord de production avec l'OPEP et ses alliés, après que le sommet de Vienne de la semaine dernière destiné à soutenir une proposition des producteurs de pétrole de réduire la production se soit effondré, provoquant une chute de 10% des prix du pétrole, certains marchés ayant connu leur plus forte chute en une journée depuis la crise financière.

Le ministre russe de l'énergie, Alexander Novak, a déclaré que "compte tenu de la décision prise aujourd'hui, à partir du 1er avril de cette année, ni nous, ni aucun pays membre ou non membre de l'OPEP n'est tenu de réduire sa production (de pétrole)".

Alors que les craintes mondiales concernant le coronavirus ont déjà gravement affecté le marché du pétrole (en baisse de 30 % depuis le début de l'année), et que les Russes ont surpris les ministres du pétrole réunis au siège de l'OPEP en abandonnant soudainement un plan destiné à maintenir les prix du pétrole à un niveau stable, le plus grand choc a été ressenti par les Saoudiens, car comme le dit Bloomberg, Poutine vient de lâcher le prince héritier MbS pour déclencher une guerre contre l'industrie américaine du pétrole de schiste :

Alexander Novak a déclaré à son homologue saoudien, le prince Abdulaziz bin Salman, que la Russie n'était pas disposée à réduire davantage sa production de pétrole. Le Kremlin avait décidé qu'un soutien des prix à mesure que le coronavirus ravageait la demande énergétique serait un cadeau à l'industrie américaine du schiste. Les frackers avaient ajouté des millions de barils de pétrole sur le marché mondial alors que les compagnies russes laissaient les puits inutilisés. Il était maintenant temps de presser les Américains.

Après cinq heures de négociations polies mais infructueuses, au cours desquelles la Russie a clairement exposé sa stratégie, les pourparlers ont échoué. Le prix du pétrole a chuté de plus de 10 %. Les négociants n'ont pas été les seuls à être pris au dépourvu : Les ministres étaient tellement choqués qu'ils ne savaient pas quoi dire, selon une personne présente dans la salle. L'assemblée a soudainement eu l'atmosphère d'une veillée funèbre, a déclaré une autre personne.

A l'approche de la session critique de vendredi, l'OPEP avait demandé une réduction supplémentaire de 1,5 million de barils par jour, réduisant ainsi la production de 3,6 % de l'offre mondiale totale, ce qui aurait nécessité que la Russie et d'autres Etats non membres de l'OPEP (mais surtout la Russie) contribuent à hauteur de 500 000 bpj à cette réduction supplémentaire.

Bloomberg cite le président du groupe de réflexion de l'État russe, l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales, Alexandre Dynkin, qui a déclaré : "Le Kremlin a décidé de sacrifier l'OPEP+ pour arrêter les producteurs de schiste américains et punir les États-Unis pour avoir déconné avec Nord Stream 2".

"Bien sûr, bouleverser l'Arabie Saoudite pourrait être une chose risquée, mais c'est la stratégie de la Russie en ce moment - une géométrie flexible des intérêts", a ajouté Dynkin, mais ce qu'il voulait vraiment dire, ce sont des budgets flexibles, car contrairement au reste de l'OPEP+, "le budget de la Russie est mieux préparé pour un pétrole plus bas qu'il y a six ans". Ainsi, le Kremlin peut maintenant se contenter d'attendre que l'un après l'autre les pays de l'OPEP soient "vénézualisés" et que leur production soit définitivement arrêtée en raison de l'agitation sociale, ce qui se traduira par une production à long terme bien plus faible.

L'objectif ultime, bien sûr, est le schiste américain - faire baisser le prix du pétrole assez longtemps, et la Russie pourrait bien réussir là où l'Arabie saoudite a échoué en 2014, après que le schiste - généreusement financé par des obligations de pacotille - ait non seulement survécu au grand crash pétrolier de 2014/2015, mais ait depuis atteint une production record. Mais de nouveaux nuages de tempête apparaissent...

En attendant, on ne sait pas ce que seront les prochaines étapes des relations diplomatiques de la Russie avec l'Arabie saoudite : L'engagement profond de Poutine dans la coalition OPEP+ au cours des trois dernières années a contribué à cimenter un lien avec le leader saoudien MbS.

Mais il semble maintenant que l'allié le plus puissant de Riyad, les États-Unis, pousse la Russie à se considérer comme "forcée" de réagir à un moment opportun de sensibilité extrêmement accrue du marché, étant donné les récentes sanctions paralysantes de Washington contre Nord Stream 2 et les mesures prises contre le géant pétrolier russe Rosneft.

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il y a 30 minutes, vincenzo a dit :

 

https://www.zerohedge.com/energy/putin-dumps-mbs-breaks-opec-oil-alliance-initiates-war-us-shale?fbclid=IwAR2SXV3BGcY1w1WgjYlF-_IxEMG8Qwfso-Gc8BEo3StfEEcQMuUDFRjRWN8

Et la traduction :

Poutine lance la "guerre contre le schiste américain" après avoir lâché MbS et la dissolution de l'OPEP

L'OPEP+* n'existe plus, après 24 heures torrides au cours desquelles la Russie a renversé l'équilibre des pouvoirs dans le monde pétrolier, laissant les membres de l'OPEP+ hébétés et confus, choquant les Saoudiens qui sont maintenant confrontés à des troubles sociaux avec le prix du pétrole bien en dessous du budget de Riyad, et - dans une répétition du massacre de l'OPEP de Thanksgiving 2014 - faisant chuter les prix du pétrole au plus haut depuis la crise financière.

(*L'alliance OPEP+ (ou OPEC+ dans sa forme anglophone) également appelée "Groupe de Vienne" est formée de 24 pays producteurs de pétrole dans le but d'apporter une relative stabilité au marché pétrolier au travers d'accords communs sur la production de pétrole.

Elle est composée des 14 pays de L’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) ainsi que 10 autres pays producteurs dont la Russie, le Mexique et le Kazakhstan.

Les 14 membres de l'OPEP contrôlent 35% des approvisionnements mondiaux en pétrole et 82% des réserves prouvées. Avec la greffe des 10 pays non membres de l’OPEP, ces parts augmentent respectivement à 55% et 90%. Cela confère à l'OPEP+ un niveau d'influence sur l'économie mondiale jamais atteint auparavant.)

Et maintenant, Bloomberg présente l'histoire étonnante derrière l'annonce de vendredi que la Russie abandonne son accord de production avec l'OPEP et ses alliés, après que le sommet de Vienne de la semaine dernière destiné à soutenir une proposition des producteurs de pétrole de réduire la production se soit effondré, provoquant une chute de 10% des prix du pétrole, certains marchés ayant connu leur plus forte chute en une journée depuis la crise financière.

Le ministre russe de l'énergie, Alexander Novak, a déclaré que "compte tenu de la décision prise aujourd'hui, à partir du 1er avril de cette année, ni nous, ni aucun pays membre ou non membre de l'OPEP n'est tenu de réduire sa production (de pétrole)".

Alors que les craintes mondiales concernant le coronavirus ont déjà gravement affecté le marché du pétrole (en baisse de 30 % depuis le début de l'année), et que les Russes ont surpris les ministres du pétrole réunis au siège de l'OPEP en abandonnant soudainement un plan destiné à maintenir les prix du pétrole à un niveau stable, le plus grand choc a été ressenti par les Saoudiens, car comme le dit Bloomberg, Poutine vient de lâcher le prince héritier MbS pour déclencher une guerre contre l'industrie américaine du pétrole de schiste :

Alexander Novak a déclaré à son homologue saoudien, le prince Abdulaziz bin Salman, que la Russie n'était pas disposée à réduire davantage sa production de pétrole. Le Kremlin avait décidé qu'un soutien des prix à mesure que le coronavirus ravageait la demande énergétique serait un cadeau à l'industrie américaine du schiste. Les frackers avaient ajouté des millions de barils de pétrole sur le marché mondial alors que les compagnies russes laissaient les puits inutilisés. Il était maintenant temps de presser les Américains.

Après cinq heures de négociations polies mais infructueuses, au cours desquelles la Russie a clairement exposé sa stratégie, les pourparlers ont échoué. Le prix du pétrole a chuté de plus de 10 %. Les négociants n'ont pas été les seuls à être pris au dépourvu : Les ministres étaient tellement choqués qu'ils ne savaient pas quoi dire, selon une personne présente dans la salle. L'assemblée a soudainement eu l'atmosphère d'une veillée funèbre, a déclaré une autre personne.

A l'approche de la session critique de vendredi, l'OPEP avait demandé une réduction supplémentaire de 1,5 million de barils par jour, réduisant ainsi la production de 3,6 % de l'offre mondiale totale, ce qui aurait nécessité que la Russie et d'autres Etats non membres de l'OPEP (mais surtout la Russie) contribuent à hauteur de 500 000 bpj à cette réduction supplémentaire.

Bloomberg cite le président du groupe de réflexion de l'État russe, l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales, Alexandre Dynkin, qui a déclaré : "Le Kremlin a décidé de sacrifier l'OPEP+ pour arrêter les producteurs de schiste américains et punir les États-Unis pour avoir déconné avec Nord Stream 2".

"Bien sûr, bouleverser l'Arabie Saoudite pourrait être une chose risquée, mais c'est la stratégie de la Russie en ce moment - une géométrie flexible des intérêts", a ajouté Dynkin, mais ce qu'il voulait vraiment dire, ce sont des budgets flexibles, car contrairement au reste de l'OPEP+, "le budget de la Russie est mieux préparé pour un pétrole plus bas qu'il y a six ans". Ainsi, le Kremlin peut maintenant se contenter d'attendre que l'un après l'autre les pays de l'OPEP soient "vénézualisés" et que leur production soit définitivement arrêtée en raison de l'agitation sociale, ce qui se traduira par une production à long terme bien plus faible.

L'objectif ultime, bien sûr, est le schiste américain - faire baisser le prix du pétrole assez longtemps, et la Russie pourrait bien réussir là où l'Arabie saoudite a échoué en 2014, après que le schiste - généreusement financé par des obligations de pacotille - ait non seulement survécu au grand crash pétrolier de 2014/2015, mais ait depuis atteint une production record. Mais de nouveaux nuages de tempête apparaissent...

En attendant, on ne sait pas ce que seront les prochaines étapes des relations diplomatiques de la Russie avec l'Arabie saoudite : L'engagement profond de Poutine dans la coalition OPEP+ au cours des trois dernières années a contribué à cimenter un lien avec le leader saoudien MbS.

Mais il semble maintenant que l'allié le plus puissant de Riyad, les États-Unis, pousse la Russie à se considérer comme "forcée" de réagir à un moment opportun de sensibilité extrêmement accrue du marché, étant donné les récentes sanctions paralysantes de Washington contre Nord Stream 2 et les mesures prises contre le géant pétrolier russe Rosneft.

Ce que ne dit pas l'article c'est également que les producteurs de pétrole de schiste US sont déjà en difficulté financièrement parlant. Du coup ça me parait pas idiot que la Russie profite de la crise actuelle pour essayer de les enfoncer un peu plus.

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