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[British Army]


Philippe Top-Force
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Encore plus ridicule que le Flyboard.  Un simple drone peut mieux faire la logistique d'appoint. (plus facile a operer, plus de cargo car pas de pilote, et pas d'accident mortel)

Militairement je ne vois que des inconvenients majeurs, aucune discretion car tres bruyant et aucune protection, impossibilite d'utiliser son fusil, limititation d'emporter de l'equipement, prise en main plutot complex, et une maintenance non negligeable pour un gadget.

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2 hours ago, gustave said:

Intérêt pour des éléments légers: abordage d'immeubles ou de navires par le haut, franchissement de coupures, saisie de points haut...

En theorie oui, mais faut il pouvoir trimballer tout ce bazaar avec les bidons de fuel, et puis une fois arriver faut retirer tout cela. 

Bien plus facile de franchir les obstacles que tu cites par helico sans sacrifier ce qu'un soldat peut emporter comme equipement (gilet pare balle, fusil, grenade, etc...)

Edited by Lordtemplar
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Une des belles unités de l'armée Britannique, les Gurkhas ! 

J'ai toujours aimé cette troupe recrutée dans des ethnies du Népal depuis le 19ème siècle, fidèle et de magnifique combattant, et qui ont toujours le Khukuri, plus connu sous le nom de Kukri. 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Khukuri

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Gurkha

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Brigade_of_Gurkhas

 

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Le 24/10/2020 à 08:54, Gibbs le Cajun a dit :

Une des belles unités de l'armée Britannique, les Gurkhas ! 

J'ai toujours aimé cette troupe recrutée dans des ethnies du Népal depuis le 19ème siècle, fidèle et de magnifique combattant, et qui ont toujours le Khukuri, plus connu sous le nom de Kukri. 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Khukuri

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Gurkha

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Brigade_of_Gurkhas

 

 

Il y a un musée des Gurkhas en GB, il est magnifique si je me base rien que sur cette vidéo ! 

Des manequins en tenue d'époque dans des scènes de chaque période, sympa celles sur les premières guerres Anglo-afghane ! On voit les armes prises aux afghans, des armes à feu rustique made in Afghanistan, des couteaux etc... Un moment où la personne qui filme ( tout comme moi) en se rapprochant d'une scène avec des manequins représentant un Gurkha et un Afghan on entend gueulait un "allah akbar" et des paroles en afghan, et ben petit sursaut de surprise à son niveau ( et le mien) ! 

Franchement c'est carré ! 

 

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J'espère que ça ne gêne pas que je focalise sur les Gurkhas depuis quelque temps déjà, mais c'est une des unités de l'armée Britannique qui je pense a de grande qualité, et qui ayant aussi subi les variables d'ajustement avec des réductions comme d'autres unités britannique à une époque, avec la problématique de recrutement en GB on a vu que les britanniques ont vite compris que les Gurkhas pouvaient aisément fournir de la qualité et du nombre au niveau recrutement au Népal, quand on voit la sélection sévère à la base au Népal ou il y a toujours trop de volontaires, tout en ayant des quotas sur le nombre a recruter chaque année, je pense que si les britanniques qui pensait même à mettre fin de l'emploi des Gurkhas au lendemain de la cession de Hong-Kong à la Chine ou transité les jeunes recrues, avec l'idée qu'avec des armes plus technologique dans l'infanterie et où les jeunes népalais venant de leurs villages isolés seraient pas à l'aise pour les nouvelles technologies, ben on observe que non ils ce sont très bien adapté, d'ailleurs j'ai vu qu'une unité de transmission avait était activé il y a quelques années, et vu l'évolution de la technologie dans la communication, ben gérer ces nouvelles technologie n'est pas un problème, et n'oublions pas que la technologie à évoluer pour plus de simplicité d'emploi, donc quand je vois que je me suis adapté, des jeunes peu importe d'où ils viennent savent maîtriser rapidement. 

Je me demande se qu'il en aurait été si le corps des Gurkhas aurait était dissous, vu la problématique actuelle dans le recrutement en GB, ben c'est pas négligeable cet apport qui peut aisement être augmenter ou réduit, il y aura toujours des volontaires pour les Gurkhas . 

 

Ici Challenge, the Gurkhas Junior leadership cadre. 

Très intéressant, et quel niveau en combat en zone urbaine, une fluidité impressionnante ! 

 

Exercice :

 

 

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il y a 4 minutes, Gibbs le Cajun a dit :

Je me demande se qu'il en aurait été si le corps des Gurkhas aurait était dissous

je suis toujours gêne quand un pays recourt à des mercenaires pour sa défense...  Je n'ai rien contre les Gurkhas, la Légion, ou autres, des troupes remarquables sans aucun doute. Mais, ça questionne sur le pays qui les emploie.  

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il y a 9 minutes, Fusilier a dit :

je suis toujours gêne quand un pays recourt à des mercenaires pour sa défense...  Je n'ai rien contre les Gurkhas, la Légion, ou autres, des troupes remarquables sans aucun doute. Mais, ça questionne sur le pays qui les emploie.  

Il y a une grosse différence je pense à avoir sur le sujet entre les mercenaires tels qu'on en a vu au 13ème siècles ( mais pas seulement) et des systèmes issus d'un recrutement dans le cadre du service dans le cadre de l'époque coloniale ou il y avait une sélection et un cadre bien défini en étant dans le modèle d'armée du pays recrutant ces étrangers, que ce soit via les populations locales, ou comme avec la Légion Étrangère, ou l'on observe que le vrai fond est cette forme de pacte de la parole donnée là où avec des mercenaires qui vendaient leur savoir faire contre de l'argent, là où l'on voit des étrangers s'engager sans avoir d'expérience militaire et cela dans un contexte d'époque coloniale, se qui est vraiment une particularité en comparaison des mercenaires qui agissait hors cadres, tel les Gaulois qui exporté leur qualité guerrière loin de la Gaule avec des salaires. 

De plus pour les unités type coloniale, si on regarde par exemple les Tirailleurs sénégalais, au départ ce sont des anciens esclaves racheté, qui seront fidèle à la France pour la chance que leur offrait le service dans les Tirailleurs sénégalais, vu que pour nombres d'africains ayant subi les razzias et les marchands d'esclaves, marchands africain noir ou arabes, l'arrivée des français n'était pas perçue comme négative pour ces populations, offrant aussi le moyen de combattre les marchands d'esclaves et aussi avoir leur vengeance, créant une fidélité naturelle qui perdura jusqu'à la fin du système Tirailleurs sénégalais à la décolonisation. 

Les Gurkhas eux après avoir affronté les britanniques qui ont put connaître la valeur de ces derniers, un respect mutuel c'est installé, créant une fidélité qui ne sera jamais remise en cause, et qui malgré la fin de l'empire britannique perdure, même si bien évidement il y a du confort via le salaire qui aide à faire vivre des familles au Népal, mais au vu de se que les Gurkhas ont montré au combat, l'argent n'est pas l'élément moteur dans cette relation, il en fait parti car tout le monde doit bien manger, mais il y a une forme de lien qui transcende, idem à la Légion. 

Pour la Légion, le recrutement offre bien plus que de l'argent, il offre une nouvelle vie pour un nouveaux départ, tout en côtoyant des individus de nombreux pays différents, là on est dans une optique qui n'a rien à voir avec le mercenariat. 

D'ailleurs si on regarde l'histoire, les mercenaires avaient des salaires bien supérieur à celui des soldats régulier d'un pays, alors que le rapport à l'argent via la Légion ou les Gurkhas qui n'a jamais était mirobolant au niveau solde, là ou des mercenaires pouvaient imposer le salaire qu' ils voulaient, qu'ils soient en mode troupe venant de même région d'Europe ou en mode individuel . 

Je pense que la création d'unités type coloniale via les Tirailleurs, légionnaire, Gurkhas au 19ème siècle en étant surtout employé dans les colonies n'a pas les mêmes gènes, ni les racines permettant d'avoir une forme de transcendance dans la fidélité et la valeur mise en avant au travers d'une volonté d'avoir un lien permanent avec des traditions enraciné dans l'histoire là où les mercenaires n'ont jamais eu que de la vision animée par l'argent et aucune volonté de créée un lien qui les fusionné à celle d'un pays, la seule chose qui compte était de vendre de qu'il savait faire et en vivre. 

La différence est quand même énorme importante quand on se penche sur l'histoire du mercenariat et celui des unités spécifique tel la Légion ou les Gurkhas. 

Si j'observe l'histoire, les Gurkhas sont restait fidèle aux anglais lors de la révolte d'une partie de l'armée des Indes, idem pour nos tirailleurs sénégalais toujours fidèle lors de pb de révolte. Pour la Légion ben hormis l'affaire en Algérie qui n'avait rien de spécifique à la Légion mais du mal être d'une armée française, même si Pierre Mesmer avait parlait de dissoudre la Légion, si il ne l'a pas fait c'est que la majorité des unités de légion a l'instar de l'armée française n'ont pas suivi les putschistes. 

Enfin voilà, moi ça me parle car la capacité à avoir créer des unités de se type dans des cadres définis est bien une volonté du pays qui emploi, et non comme avec les mercenaires dans un rapport de proposition ou l'on vend sa connaissance du métier des armes et de la guerre via un prix en monnaie sonnante et trébuchante, pouvant se payer aussi durant les campagnes en pillant et cela en complément du salaire. 

Je pense que le 19ème siècle est l'élément moteur dans cette nouvelle vision d'emploi d'étranger dans des armées comme l'armée Française et britannique, et qui perdure encore aujourd'hui. 

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il y a 10 minutes, Fusilier a dit :

 Il n'y a pas de différence qui tienne. La définition d'un mercenaire est simple :  nom masculin, "Soldat à la solde d'un gouvernement étranger"  

Mais là vie et le réel, le contexte d'époque ne sont pas régi par une définition. Ma démonstration se base sur l'histoire et le concret, donc pour moi il y a une grosse différence qui ne se tient pas à une définition d'un mot, si tout serait réguler par le dictionnaire sans avoir l'espace d'évolution du réel et du contexte, pour moi c'est comme lire l'évangile de manière littérale là où l'évangile est vivant en faît sur le réel du temps présent et qui passe et non fixer sur le papier, résultat si on prend le mot du dictionnaire sans prendre en compte que c'est juste un moyen de statuer sur un mot qui ne changera plus dans son expression dans sa plus simple explication, mais qui ne reste pas concret car figer dans le temps alors que l'humain lui change via les sociétés ou il vit et comment il le vit , le monde tel qu'il bouge vers le futur sans jamais s'arrêter est bien plus complexe qu'une simple définition du dictionnaire qui est là pour faire simple et court mais n'est pas l'alpha et l'oméga. 

Dans ces cas là, ben il y a paquet de mots si on se tiendrait juste à sa définition il serait très difficile via les réalités toujours plus en mode évolution dans le temps pour expliquer, comprendre le monde et les sociétés. 

La Légion étrangère ou les Gurkhas ne posent aucun pb au niveau droit international, c'est donc qu'il y a bien plus que la limitation pour faire au plus simple de la définition donnait par le dictionnaire. 

Enfin voilà mon avis sur le sujet. 

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il y a 4 minutes, Gibbs le Cajun a dit :

La Légion étrangère ou les Gurkhas ne posent aucun pb au niveau droit international,

Quel rapport?  Certains pays interdissent à leurs ressortissants de servir un autre Etat, je crois que c'est le cas des USA.  Mais ça n'a rien à voir avec le droit international. 

La question est pourtant simple : les Gurkha et les Légionnaires sont oui ou non des "Soldats à la solde d'un gouvernement étranger"  (c'est à dire autre que leur nationalité) 

 

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Il y a 1 heure, Fusilier a dit :

Quel rapport?  Certains pays interdissent à leurs ressortissants de servir un autre Etat, je crois que c'est le cas des USA.  Mais ça n'a rien à voir avec le droit international. 

La question est pourtant simple : les Gurkha et les Légionnaires sont oui ou non des "Soldats à la solde d'un gouvernement étranger"  (c'est à dire autre que leur nationalité) 

C'est un éternel sujet, dont le flou juridique est patent, l'art.47 du Protocole I de la Convention de Genève pouvant en effet paraitre lacunaire du fait de l'ignorance des personnels militaires étrangers intégrés aux forces armées d'un autre Etat. J'ajouterais à la définition que tu proposes une dimension de conflit armé spécifique et ponctuel, ne relevant ainsi pas d'un engagement de long terme.
Avancer, comme le font certains US fascinés par notre Légion, que leurs Blackwater/Academi & consorts sont un équivalent, revient à comparer l'incomparable.

Tercinet Josiane. Les mercenaires et le Droit international. In: Annuaire français de droit international, volume 23, 1977. pp. 269-293 :

Citation


(....)

Une telle assertion protège particulièrement les étrangers qui s'engagent dans les forces armées d'un Etat en grande partie en raison de l'attrait qu'exerce sur eux la perspective d'une rémunération assurée, sinon confortable : ainsi les membres de la Légion étrangère française (45) .

La distinction entre les membres des forces armées régulières et les mercenaires est assez aisée. Les mercenaires n'adhèrent pas à un statut mais sont recrutés par contrat, souvent de manière officieuse, par des agents recruteurs ne se réclamant pas d'un Etat ou d'une Partie à un conflit nommément désignés. Ils n'obéissent pas à une règle disciplinaire stricte, ne portent pas l'uniforme officiel (46) . Cependant le souci de distinguer les mercenaires des membres des forces armées dans la formulation d'une définition peut s'avérer dangereux ainsi que l'ont relevé plusieurs participants à la C.D.D.H., il offre une échappatoire commode aux Etats recruteurs de mercenaires, qu'il suffit d'intégrer dans les forces armées pour les sauver de leur condition (47).

(45) Bien que la littérature et la presse les assimilent volontiers à des mercenaires, cette qualification parait abusive. Recruté tout à fait officiellement par l'Etat, le légionnaire est engagé pour une durée relativement longue (5 ans) , et non pour prendre part à un combat déterminé, mais pour servir dans l'armée française. Il est soumis à un statut établi par l'Etat, et en particulier aux règles de la discipline militaire, renforcées dans son cas par une annexe (du 25 août 1975) au règlement de discipline appliqué dans les armées. Cependant l'existence de la Légion n'est pas sans poser des problèmes au plan interne (incidents en Corse en septembre 1976) et au plan international (l'Allemagne, la Suisse, la Belgique se sont irritées de l'engagement de leurs nationaux) (Le Monde, 6 octobre 1976). 

(...)

Il résulte ainsi de la législation américaine que s'il est interdit à un citoyen américain (comme à tout autre individu) de s'enrôler sur le sol américain en vue d'un service militaire à l'étranger (89) , il n'est en rien illégal de quitter le sol américain dans cette intention.

Comme le soulignait le rapport du député Marc Joulaud portant sur la répression de l'activité de mercenaire (en 2003)

Citation

I. -  L'ENGAGEMENT INDIVIDUEL À L'ÉTRANGER, UNE RÉALITÉ ANCIENNE ET ADMISE

A. UNE PRATIQUE ÉTABLIE

Le mercenariat est une donnée ancienne. On trouve dans la littérature française une définition du mercenaire dès 1495 : « étranger qui sert dans une armée pour de l'argent » ; ou encore, « militaire à la solde d'un gouvernement étranger ». L'expression est alors d'une grande neutralité morale : un mercenaire, c'est un combattant de nationalité étrangère payé pour son travail. Rien ne permet de lui dénier a priori les valeurs morales du combattant. Au fil du temps, s'imposera l'image du soldat cupide, cruel, sans fidélité ni morale. L'acception ancienne se devait cependant d'être rappelée : elle n'a pas été remplacée, et la confusion entre les deux notions, traditionnelle et nouvelle, pèse négativement sur la clarté des débats relatifs à la lutte contre le mercenariat.

Les souverains et les Etats européens ont eu longtemps recours à des troupes soldées composées d'étrangers. Cette tradition s'est perpétuée sans heurts : la Légion étrangère française ou les Gurkhas britanniques, par exemple, sont des unités composées d'étrangers. Dans le cas de la Légion étrangère, ces étrangers sont même admis, s'ils le souhaitent, sous un nom d'emprunt. La qualité de ces forces est reconnue et estimée ; la réputation militaire de la Légion, celle des Gurkhas, ne sont plus à faire. Les services de ces étrangers leur ouvrent des droits auprès de l'Etat qu'ils servent. Après cinq ans de service sous la devise Legio patria nostra (« notre patrie, c'est la Légion »), un légionnaire peut acquérir la nationalité française, devenant ainsi Français, selon l'expression traditionnelle, non par le sang reçu, mais par le sang versé.

À l'inverse, il était traditionnellement admis par les Etats que leurs ressortissants puissent aller faire la guerre de leur propre initiative à l'étranger, non seulement pour de l'argent, motif utilitaire et mercantile, mais aussi, motif plus noblement considéré, pour une cause chère à leur cœur ou justifiant, selon eux, leur engagement.

On sait comment, dans les années 1820, la cause de l'indépendance de la Grèce et de son affranchissement de l'Empire ottoman suscita nombre d'engagements en Europe, symbolisés notamment par la mort en 1824 du poète Byron à Missolonghi, à l'entrée du golfe de Corinthe, et rappelés ici ou là dans la Grèce actuelle par les dédicaces reconnaissantes aux « philhellènes ».

La guerre civile en Espagne, de 1936 à 1939, est un exemple classique de ces engagements. Plus de 100 000 Européens s'y affrontèrent au sein de l'un ou l'autre camp. Malraux, dans son livre L'Espoir, a immortalisé les combattants des brigades internationales du camp républicain.

Les Etats ont même parfois utilisé cette reconnaissance internationale du droit de chacun à combattre pour la cause de son choix en organisant eux-mêmes l'envoi de forces qui, qualifiées de volontaires, leur permettaient et, sans doute, pourraient continuer de leur permettre, d'appuyer militairement une partie à un conflit sans s'engager nommément dans celui-ci. Ainsi, le caractère limité du conflit est conservé, alors qu'un engagement officiel en transformerait la nature. L'exemple récent le plus significatif est sans doute celui des 500 000 « volontaires chinois » déferlant sur la Corée du Sud en 1950, l'absence d'entrée officielle de la Chine dans le conflit permettant de prévenir l'ouverture d'un affrontement direct sino-américain.

B. UN DROIT RECONNU PAR LES ETATS

L'étude des législations relatives à l'action militaire privée à l'étranger montre un grand libéralisme, qui ne se dément qu'au fur et à mesure que l'action du combattant entre en contradiction avec la politique étrangère de l'Etat auquel il ressortit, qu'il combatte pour l'argent ou par idéal.

Ainsi, pas plus que la législation pénale française, la législation britannique ne définit ni ne punit l'engagement militaire à l'étranger, mercantile ou non. Le seul texte en vigueur, le Foreign enlistment Act de 1870, incrimine seulement les personnes qui s'engagent dans une action militaire contre un Etat en paix avec le Royaume-Uni, sans l'autorisation du gouvernement britannique. Il sanctionne aussi le recrutement à cette fin, sur le sol britannique et à l'étranger. Il n'a pour autant jamais été appliqué, et est d'ailleurs considéré comme inapplicable. Une enquête faite en 1976 après l'exécution par les autorités angolaises de trois mercenaires britanniques et d'un américain combattant dans ce pays énonça même que toute tentative d'interdiction faite à des citoyens britanniques de travailler à l'étranger en tant que mercenaires serait une limitation injustifiée de leur liberté individuelle. Il était néanmoins proposé que le Gouvernement établisse et tienne à jour une liste d'Etats où cet engagement serait interdit.

La législation américaine traditionnelle est proche dans son esprit de la législation britannique. Seuls sont interdits par l'US Neutrality Act de 1937 les recrutements effectués sur le sol américain et l'engagement par un double-national auprès de l'autre pays dont il relève pour combattre un Etat en paix avec les Etats-Unis. Le Canada ou encore l'Australie interdisent également les recrutements sur leur sol, mais pas l'engagement de leurs nationaux à l'étranger.

Quant aux pays européens, si leurs législations sont diverses, le plus grand nombre d'entre elles est assez indifférent à l'engagement militaire individuel à l'étranger.

Seule tranche dans cet ensemble la Suisse. Non seulement le code pénal suisse interdit aux ressortissants helvétiques de s'engager à l'étranger, à l'exception de la garde suisse du Vatican, mais des procès ont régulièrement lieu : entre 1994 et 2000, 17 personnes ont été condamnées pour avoir servi dans des forces armées étrangères, notamment notre légion étrangère. La législation suisse a une histoire particulière. Elle a été adoptée en 1859, pour en finir avec les répercussions sur la démographie de la Suisse des guerres entre les souverains de l'Europe, qui se combattaient les uns les autres au moyen de leurs troupes de mercenaires suisses, lesquels décimaient ainsi réciproquement leur pays d'origine au profit de ces souverains.

C. UNE LÉGISLATION FRANÇAISE COHÉRENTE

(...)

Il y a donc une logique à l'économie des dispositions actuelles sur le mercenariat dans les grands pays occidentaux. L'engagement individuel à l'étranger - dont le mercenariat, engagement pour l'argent, n'est qu'une composante - y est considéré comme un droit, pourvu qu'il n'entre pas en conflit avec la politique étrangère de l'Etat auquel ressortit l'engagé. Le droit positif traduit cette philosophie.

Enfin, une forme de synthèse du problème :

Citation

La Légion étrangère

La Légion étrangère française est-elle une force mercenaire? Difficile de répondre de façon nette. Tout dépend un peu de la définition que l’on donne du mercenariat.

D’un côté, plusieurs éléments tendent à faire penser que tel n’est pas le cas. Comme peu de gens le savent, plus de 50 % du recrutement est français (les candidats affirment alors être Belges, Suisses, Canadiens, voire Monégasques). Les régiments de la Légion sont une composante pleine et entière de l’armée française, et non pas une organisation de droit privé, comme les sociétés militaires privées américaines aujourd’hui si présentes en Irak et en Afghanistan, par exemple. L’uniforme et les drapeaux sont ceux de l’armée française, ainsi que l’organisation et la chaîne de commandement, sans même parler du fait que ces régiments sont pleinement intégrés dans l’organigramme et l’ordre de bataille des brigades de l’armée de terre. Enfin, la Légion a toujours mené une politique sociale très volontariste dans un sens intégrateur (apprentissage obligatoire et « à marche forcée » de la langue française, discours de propagande interne très patriote – «Français par le sang versé» – et obtention de la nationalité française à l’issue de cinq ans passés dans la Légion).

D’un autre côté, certains faits permettent de pondérer ce qui vient d’être dit. En interne, les régiments de la Légion sont traversés par une culture très particulière qui les distingue parfois subtilement du reste de l’armée. Si l’on suit à la lettre les principes républicains énoncés par un Marat, la Légion étrangère correspond alors parfaitement à une armée purement professionnelle, totalement détachée de la nation, et donc mercenaire… Aujourd’hui, et à l’exception des sociétés militaires privées déjà mentionnées, les unités qui pourraient être comparées à la Légion étrangère française, au moins du point de vue de leur histoire, sont les régiments de Gurkhas de l’armée britannique (encore recrutés chez les montagnards du Népal) et de l’armée indienne, et la Légion étrangère espagnole (le Tercio), qui est autorisée depuis 2008 à recruter dans les pays hispanophones. Seuls les Gurkhas sembleraient donc véritablement correspondre à l’appellation classique de mercenaires.

La Légion étrangère française pourrait donc être considérée comme une force historiquement d’origine mercenaire, mais dont la nature est considérablement contrebalancée par son étroite intégration et son étroit contrôle politique, pour aboutir à une situation de compromis à mi-chemin entre le mercenariat classique et l’armée nationale traditionnelle.

Source : IRSEM - Des gardes suisses à Blackwater

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il y a 22 minutes, Kerloas a dit :

la Légion étrangère espagnole (le Tercio), qui est autorisée depuis 2008 à recruter dans les pays hispanophones.

Petite précision. En 2008, ce n'est pas le Tercio qui est autorisé a recruter des étrangers, mais l'ensemble des forces armées. Avec la Constitution de 1978, le recrutement d'étrangers avait été interdit, la Légion devenant une unité régulière.    Par conséquent, dans les armées espagnoles il n'y a pas d'unités d'étrangers. 

Les latino-américains (et aussi les anciennes colonies d'Afrique) peuvent s'engager dans toutes les d'unités et y compris armée de l'air et la marine. Cependant, le candidat doit être résident légal en Espagne (titre de séjour et toussa) voir posséder une autorisation de son pays pour s'engager en Espagne, quand la législation de leur pays l'interdit (cas du Chili, par exemple)  C'est un peu le même processus que les armées US , on peut s'engager comme étranger à la condition d'être résident (carte verte)  

Je ne voulais pas non plus lancer un débat de fous :biggrin:   Ceci dit,  les textes qui tu cites me semblent des contorsions rhétoriques :rolleyes:

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il y a 1 minute, Gibbs le Cajun a dit :

Désolé, aux USA un étranger peu servir... 

http://www.cilsimmigration.com/citoyennete-americaine.html

Qui dit le contraire... Je me cite 

Il y a 2 heures, Fusilier a dit :

C'est un peu le même processus que les armées US , on peut s'engager comme étranger à la condition d'être résident (carte verte)  

 

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Il y a 6 heures, Fusilier a dit :

Quel rapport?  Certains pays interdissent à leurs ressortissants de servir un autre Etat, je crois que c'est le cas des USA.  Mais ça n'a rien à voir avec le droit international. 

La question est pourtant simple : les Gurkha et les Légionnaires sont oui ou non des "Soldats à la solde d'un gouvernement étranger"  (c'est à dire autre que leur nationalité) 

 

Ça change quoi au fond de mon propos puisque déjà je n'ai pas nié cela mais que ça reste une définition du dictionnaire, donc ce n'est pas l'alpha et l'oméga qui ne prend pas en compte  se que j'ai déjà expliqué. 

Les USA ont des étrangers dans leur armée. 

http://www.cilsimmigration.com/citoyennete-americaine.html

Je sais pas se que j'ai fichu, j'ai un doublon. 

Edited by Gibbs le Cajun
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Les unités de la Garde.  Ici les coldstream guard. 

Magnifiques unités qui sont representative de chaque zone de la Grande-Bretagne, Angleterre, Pays de Galle, Irlande du Nord, Écosse. 

C'est vrai que déjà très top gamin, ben j'ai toujours eu de l'intérêt pour l'armée Britannique, même si on a eu des litiges historique, mais qui au final ont amené à une réelle estime entre nos 2 armées, d'ailleurs avec les accords de Lancaster House nous avons put partager et atteindre un gros niveau de coopération. 

Nous avons à apprendre des britanniques, tout comme eux ont à apprendre avec les français. 

Par contre je suis surpris, cette vidéo qui date n'avait pas un seul " pouce en l'air " * malgré les 104 K de visionnage.

* Enfin si il y en a un de pouce en l'air, le mien. 

Oui, c'est des belles unités pleine de tradition tout en étant moderne. 

Mais ça vaut aussi pour les unités classiques. 

 

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20 hours ago, Fusilier said:

C'est un peu le même processus que les armées US , on peut s'engager comme étranger à la condition d'être résident (carte verte)  

En Belgique, tout citoyen européen, ressortissant d'un état membre de l'espace économique européen ou citoyen suisse peut s'engager. Je ne suis même pas sûr qu'il faille être résident (ce qui est de tout façon aisé à obtenir pour ces personnes.

Ça avait causé un problème au moment du Brexit parce que deux citoyens britanniques servaient chez nous et auraient pu ne plus répondre à ces exigences. Ils étaient cependant tous deux éligibles pour une déclaration de nationalité. Je crois que dans le cas contraire, ils auraient été éligibles pour une naturalisation (qui est une décision de la Chambre publiée au Moniteur Belge (journal officiel belge)).

Edited by mehari
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  • 4 months later...

Bon, intéressant même si comme l'indique l'auteur de l'article il faut garder du recul par rapport à l'auteur qui a une vision orientée, mais comme il le dit, il y a des éléments qui sont à prendre et analyser. 

Perso j'en était restait à l'image de généraux brits qui n'avaient pas appréciés les critiques US par rapport à l'Afghanistan. 

Apparemment c'était pas si injustifié les critiques US. 

Je pense que ça devrait t'intéresser @Tancrède 

https://www.newstatesman.com/simon-akam-changing-of-the-guard-review

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24 minutes ago, Gibbs le Cajun said:

Bon, intéressant même si comme l'indique l'auteur de l'article il faut garder du recul par rapport à l'auteur qui a une vision orientée, mais comme il le dit, il y a des éléments qui sont à prendre et analyser. 

Perso j'en était restait à l'image de généraux brits qui n'avaient pas appréciés les critiques US par rapport à l'Afghanistan. 

Apparemment c'était pas si injustifié les critiques US. 

Je pense que ça devrait t'intéresser @Tancrède 

https://www.newstatesman.com/simon-akam-changing-of-the-guard-review

Pour moi, le gros des problèmes est ce qu'on trouve aux hauts échelons de l'organisation militaire et dans la gestion des armées par les politiques de tous types de régimes, démocraties non exceptées: 
 

Quote

 

Frank Ledwidge in his 2011 work Losing Small Warswrote with angry eloquence of the strategic errors by service chiefs during the Iraq and Afghanistan campaigns: their underestimation of the threat and the number of forces required for the operations, as well as the “Yes minister” culture among senior officers that hid unpalatable facts from government. 


 

Sur ce plan, c'est pas que pour cacher des trucs aux gouvernements, c'est aussi et souvent surtout, pour leur dire ce qu'ils veulent entendre, et ce pourquoi les politiques choisissent certains sujets pour devenir généraux et avoir des commandements, et pas d'autres types de personnes. Le haut commandement, surtout en temps de paix prolongées (cad pas en temps de guerre existentielle pour une nation, ce qui tend souvent à évacuer beaucoup de dysfonctionnements et dysfonctionnants), est plus fait de carriéristes et de politiciens en uniformes que de ce qu'on pourrait réellement appeler des officiers, et tout ce petit monde est le plus souvent très étroitement encadré par des conventions et codes, dits et non dits, des obligations mutuelles, des ambitions (y compris pour l'après carrière politique ou militaire) et des rivalités (de caste, de groupes, d'armes, de services, de bureaux), qui impactent à ce point lourdement les choses que tout changement significatif est rarement plus que de surface, parfois juste limité au niveau du marketing, parfois juste pour mieux imposer un autre mix de dysfonctionnements, pas nécessairement plus efficace au global, mais juste patronné par une autre clique politique. 

 

 

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