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Twitter fait le ménage dans les comptes QAnon et ruddy perd nombre de ses followers

Trump n'a définitivement  plus de compte twitter (chacun jugera)

 

Edited by Phacochère
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3 hours ago, Phacochère said:

Trump n'a définitivement  plus de compte twitter (chacun jugera)

C'est officiel, le détenteur des codes de lancement nucléaire américains est officiellement trop dangereux pour avoir un compte Twitter. C'est pas une phrase que je pensais dire un jour mais nous y voilà...

Cependant, il va falloir établir la légalité de ceci. Je crois que les archives de la communication du président doivent être préservées selon le Presidential Records Act et ça pourrait inclure Twitter. Il se pourrait que le compte soit verrouillé mais restauré en mode public (comprendre, impossible d’interagir avec le compte ou de poster dessus mais néanmoins accessible au public). Mais au pire, il y a Wayback Machine qui archive le compte du Président avec parfois une cinquantaine de snapshot prises par jour (et jamais moins d'une dizaine) au cours de ce 4 ans.

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Il y a 10 heures, Ciders a dit :

Je n'y connais pas grand chose au-delà des douilles qui me servent de porte-parapluie. Qu'est-ce que c'est cette chose ? C'est militairement viable ?

Pipe bomb, une forme d'IED popularisée dans les années 1970 (et dont Piroton s'est inspiré dans le tome 10 de la BD Jess Long : "La bête").

PlancheA_3915.jpg

Dans la BD, le "minuteur" est chimique alors qu'à Washington, c'est un timer de cuisine.

Pour autant, pour l'efficacité militaire, ce qui compte, c'est la quantité et la qualité d'explosif présents dans le tube. Après, l'efficacité "civile" est avérée, même en l'absence de victime, par la menace terroriste que cela fait planer.

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Il y a 10 heures, Phacochère a dit :

Trump n'a définitivement  plus de compte twitter (chacun jugera)

 

Cela pose tout de même pas mal de questions quand à l'importance prise par des entreprises/organisations privées sur la vie médiatique... surtout si l'on considère que ces lieux représentent une composante non négligeable de l'espace public contemporain. Cela vaut certes pour le Président des USA, mais également pour la politique mise en place par ces entreprises à l'adresse de tous les lambda.

Edited by Skw
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il y a 15 minutes, cracou a dit :

Ben..... Justement non. Cela pose des questions sur son incapacité à comprendre les règles. Le fait est qu'il a choisi de s'exprimer HORS des média, délibérément, sur un site privé, où on ne peut suivre les conversations qu'après une inscription. C'est à la base lui qui a délibérément décidé de ne pas rendre ses paroles lisibles par le plus grand nombre (et non twitter c'est pas la majorité, très très loin de là). T

 

Là dessus je suis d'accord, il est vrai qu'il a fait ce choix, et que Twitter est en droit de le bannir.

 

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Ce qui est problématique à mon sens n'est pas l'outil. C'est l'usage qui en est fait.

En ce sens, Trump a poussé la machine très loin allant jusqu'à refuser de communiquer sur autre chose que les RS, troublant au passage la distinction on/off, expression publique/expression privée. Il n'est pas le seul bien sur mais il a largement contribué à cette situation actuelle où des gens crient à la censure alors que Twitter n'est pas un canal officiel.

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A noter que le compte twitter POTUS est toujours actif.

La question de la censure est toujours compliqué à trancher. Cela rappel que les medias classique presse et surtout TV qui au nom du journalisme diffusaient toutes les interventions de  Trump, relayant par la même ses âneries, ne savaient plus comment se positionner face à un homme qui connaissait très bien la mécanique des medias -homme de TV-.

A la fin ses interventions étaient coupées et ignorées. J'attends aussi du journaliste un rappel des faits factuels et le filtre journalistique au-delà de son analyse qui selon la ligne éditoriale peut-être différente.

Je rejoins effectivement @Skw sur l'ambiguïté de RS qui sont des médias.

Edited by Phacochère
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il y a 14 minutes, Skw a dit :

Twitter est un média...

euhhh.... non. Selon la définition de "média"

C'est un lieu de discussion entre personnes privées. C'est comme si les gens discutaient entre eux. Le fait qu'il y ait du monde ne change rien à cette structure. Ce n'est pas média dans le sens journalistique du terme avec synthèse et présentation des informations. Ce n'est pas une rédio, un journal, une TV, un site de news,... 

il y a 14 minutes, Skw a dit :

Est-ce dire qu'il conviendra de développer des équivalents publics ?

Cela existe déjà. ce sont les conférences de presse et toutes les annonces réalisées sur les sites officiels (Elysée, maison blanche)... Libre à chacun de le lire.

C'est lui qui a délibérément choisi de se mettre en dehors.

il y a 14 minutes, Skw a dit :

Par ailleurs, on peut s’étonner du fait que Twitter et Facebook soient si prompts à rappeler qu'ils ne sont pas responsables des contenus postés sur leurs réseaux sociaux tout en estimant devoir réguler/policer.

Tu mélanges deux choses:

- avoir une responsabilité légale

- désirer ne pas voir des trucs chez soi.

C'est ce que tu fais dans ta maison. Si tu as un invité, tu ne peux pas l'empêcher de faire une connerie en tirant depuis chez toi. Donc pas de responsabilité légale. Mais tu le mettras dehors s'il commence à pisser sur le saumon. Ben c'est pareil ici. 

il y a 14 minutes, Skw a dit :

Il y a une ambivalence, et qui n'est pas seulement du fait de ces sociétés privés mais aussi d'un cadre trop ambigu,  que je trouve problématique. Pour moi, s'ils souhaitent pouvoir réguler/policer, ils doivent alors également assumer la responsabilité légale de manière partagée. 

Donc si quelqu'un fait le con depuis ton jardin, tu es aussi coupable car c'était ton jardin? Et même si tu n'avais pas vu entrer? C'est absurde.

à l’instant, Snapcoke a dit :

Bon mon beauf arrive ( un américain du Dakota du Nord )

Je lui pose quoi comme questions qui peut vous intéresser ?

euhhh.... Il comprend les questions? (bon ok, c'est faciiiiiiiiiiiile). :)

 

 

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il y a 13 minutes, cracou a dit :

euhhh.... non. Selon la définition de "média". C'est un lieu de discussion entre personnes privées. C'est comme si les gens discutaient entre eux. Le fait qu'il y ait du monde ne change rien à cette structure. Ce n'est pas média dans le sens journalistique du terme avec synthèse et présentation des informations. Ce n'est pas une rédio, un journal, une TV, un site de news,... 

Dans la littérature académique, Twitter est presque invariablement catégorisé comme média social ("social media" en anglais). Un média n'implique pas la présence de journalistes. D'ailleurs, la plupart des médias ou programmes que l'on trouve sur ces médias ne reposent pas sur une activité journalistique. M'enfin... Je pense que je vais m'en arrêter là.

Edited by Skw
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2 minutes ago, cracou said:

euhhh.... non. Selon la définition de "média"

C'est un lieu de discussion entre personnes privées. C'est comme si les gens discutaient entre eux. Le fait qu'il y ait du monde ne change rien à cette structure. Ce n'est pas média dans le sens journalistique du terme avec synthèse et présentation des informations. Ce n'est pas une rédio, un journal, une TV, un site de news,... 

Exactement, Twitter est un forum, avec ses propres règles, dont la modération, tout comme celui sur lequel nous discutons en ce moment même. Si je me mets à encourager la violence, promouvoir des théories du complot et en général me comporter de façon complètement irresponsable, je vais aussi recevoir un petit message de la part de la modération.

Et si je persiste, je vais aussi me faire virer du forum.

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il y a 8 minutes, mehari a dit :

Exactement, Twitter est un forum, avec ses propres règles, dont la modération, tout comme celui sur lequel nous discutons en ce moment même. Si je me mets à encourager la violence, promouvoir des théories du complot et en général me comporter de façon complètement irresponsable, je vais aussi recevoir un petit message de la part de la modération.

Tout dépend de la modération. Et le droit, dans la plupart des pays, ne prévoit pas grand chose en matière de responsabilité légale pour les administrateurs des forums de discussion. Dans le cas français, on a une certaine évolution https://www.murielle-cahen.com/publications/p_forum.asp

Edited by Skw
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il y a 12 minutes, Snapcoke a dit :

 

Je lui pose quoi comme questions qui peut vous intéresser ?

Comment se passe la crise covid sur l'économie? (chômage, resto au cœur, saisit de maison....) les gens sont-ils à l'agonie ou ça peut encore aller? si le frigo est vide, dans le contexte politique actuel seront-ils déprimé ou vraiment énervé?
Dans son bled, La prise du capitol pour ou contre?

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il y a 15 minutes, Snapcoke a dit :

Bon mon beauf arrive ( un américain du Dakota du Nord )

Je lui pose quoi comme questions qui peut vous intéresser ?

Demande lui tout simplement comment il voit la situation évoluée sa vision des choses, son témoignage.

Dis lui, que si ça part en nouille on l'accueille mais qu'il devra d'abord se taper une douzaine d'escargots.

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https://www.la-croix.com/Debats/reseaux-sociaux-sont-ils-legitimes-censurer-elu-2021-01-08-1201133876

Arnaud Mercier, professeur en Information Communication à l’université Paris 2 Panthéon-Assas

Prendre la responsabilité de fermer un compte peut donc être assimilé à un acte antidémocratique, puisqu’on coupe le lien qu’un politique a pu créer avec ses abonnés.

 

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il y a 50 minutes, Ciders a dit :

Ce qui est problématique à mon sens n'est pas l'outil. C'est l'usage qui en est fait.

C'est n'est jamais aussi tranché que ça, ni innocent. L'usage créé l'outil mais l'inverse peut être tout aussi vrai.

 "Le message, c'est le médium"

"en réalité et en pratique, le vrai message, c'est le médium lui-même, c'est-à-dire, tout simplement, que les effets d'un médium sur l'individu ou sur la société dépendent du changement d'échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie"

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Il y a 11 heures, kmltt a dit :

> au passage, même Qwant ne renvoit que de la propagande trumpiste quand on cherche "sydney powell dominion" : l'effort de "référencement" de la galaxie complotiste est prodigieux.

C'est un réel phénomène d'addiction, autrefois la religion était utilisé comme antalgique auprès des masses laborieuses, aujourd'hui elle sont droguées aux amphétamines de la propagande...

En ce moment on est en plein shoot

Et il est même certain que les dealers d'information font tout pour générer l'addiction et surtout retenir les "clients" dans leur clientèle, dans leur propre bulle informationnelle. Mais ce qui me semble remarquable dans les résultats de cette recherche, c'est ce qui ressort des résultats.

Précisions d'abord : la recherche était "neutre", à deux titres :

  • elle demandait ce qui avait été écrit sur "Sydney Powell" et "Dominion", sans préjuger du bord politique, du parti pris, de la langue même, etc ;
  • faite depuis un poste neutre (cache vide, pas d'authentification sur rien à travers le navigateur) et sur un moteur de recherche français, neutre aussi, et non-susceptible d'avoir été pris en compte spécifiquement dans l'optimisation du référencement (part de marché de la recherche nul aux USA). Au pire ce qui est reconnaissable c'est mon pays et mon fournisseur d'accès, et l'IP que je pourrais avoir depuis qques temps (elle n'est pas fixe), car je passe sans VPN. Qwant ne fait rien de tout ça normalement.

Et les résultats sont remarquables : ce qui ressort sur la première page, c'est ultra-majoritairement pro-Trump, alors même qu'il y a eu de très nombreux articles critiques des déclarations de la dame sur ce sujet. C'est aussi une floppée de domaines que je n'ai jamais vus, une galaxie complète de sites de m...e qui se soutiennent tous, établissent tous des liens entre eux, qui se renforcent dans le référencement en dépit des âneries proférées (les juges ont tranché : des élucubrations).
La conséquence c'est que même pour quelqu'un d'un peu scrupuleux, qui veille à faire une recherche neutre sur ce sujet, va se voir d'abord présenter exclusivement des fadaises. Ca n'est pas courant : il y a eu je pense un effort technique important pour aboutir à ce genre de résultat.
 

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il y a 13 minutes, Boule75 a dit :

La conséquence c'est que même pour quelqu'un d'un peu scrupuleux, qui veille à faire une recherche neutre sur ce sujet, va se voir d'abord présenter exclusivement des fadaises. Ca n'est pas courant : il y a eu je pense un effort technique important pour aboutir à ce genre de résultat.

 

Citation

Les résultats affichés sont neutres et ne sont pas personnalisés d'après un historique de recherche comme pour Google, Qwant n'en possédant pas, mais dépendent uniquement des tendances du moment, en partie d'après les réseaux sociaux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Qwant

Si je comprend bien, qwant ne fait que recracher ce qu'il y a de majoritaire dans les tuyaux...les gens un peu scrupuleux, qui veille à faire une recherche neutre sont donc bien minoritaire par rapport au masse en plein trip maga.

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Il y a 3 heures, Skw a dit :

Par ailleurs, on peut s’étonner du fait que Twitter et Facebook soient si prompts à rappeler qu'ils ne sont pas responsables des contenus postés sur leurs réseaux sociaux tout en estimant devoir réguler/policer. Il y a une ambivalence, et qui n'est pas seulement du fait de ces sociétés privés mais aussi d'un cadre trop ambigu,  que je trouve problématique. Pour moi, s'ils souhaitent pouvoir réguler/policer, ils doivent alors également assumer la responsabilité légale de manière partagée. 


Je l’ai déjà dit une fois ici, mais on est vraiment schizophrène envers ces outils.


D’un côté, n’importe quel avocat, association, gouvernement est prêt à dégainer un procès ou des sanctions et à les désigner à la vindicte populaire si le contenu ne leur plaît pas (et je ne m’arrête pas là uniquement à ce qui est répréhensible par la loi), parce que l’on considère qu’ils sont responsables du contenu diffusé via leur plateforme, de l’autre on leur reproche d’appliquer les règles d’usage qu’ils ont justement mis en place comme garde-fous quand le contenu visé plait à d’autres franges, et là on considère que ce n’est pas leur rôle de limiter la visibilité ou la diffusion de contenu via leur plateforme.

 

Il faut quand même revenir à la base : twitter, facebook et autres sont des solutions mises en place par des entreprises, dont l’accès est gratuit. Elles s’accompagnent d’une charte d’utilisation qui s’applique à tous, par principe et donc arbitrairement.
Dès lors, et tant qu’ils respectent les lois du pays dans lesquels ils sont accessibles, ils peuvent appliquer ces règles comme bon leur semble.

 

Maintenant, la question de la « censure » de la parole publique : à quel moment Twitter est un outil de communication gouvernemental ? Il ne s’agit pas d’un service public, cela n’appartient pas à l’État, et l’État lui-même possède ses propres canaux de communication officiels.

 

Détourner un outil à son profit et exiger d’en avoir le plein usage abusif au motif qu’en tant que POTUS, on peut à tout moment causer énormément de tort à l’économie de l’éditeur de l’outil s’il n’obtempère pas, c’est du chantage et de la prise d’otage, absolument pas une question de liberté d’expression ou de censure.

 

Est-ce que parallèlement un éditeur comme FB peut s’en servir comme outil de propagande en ne filtrant que les sujets qui vont dans son sens ? Bien sûr, comme n’importe quel médium lu, consulté et favorisant les échanges. En avoir conscience suffit dès lors aux utilisateurs à se positionner, dans leur grande majorité, et dans tous les cas ce n’est pas sanctionnable (sauf à mettre en place une démarche anti-trust, les bannir de son pays comme le fait la Chine, etc).

 

 

Il y a 1 heure, Boule75 a dit :

Le combo Facebook (dont Instagramm) + Twitter + Google assure-t-il une mission de service public ? Oui si l'on considère la part de marché (écrasante).

Non, aucune « mission de service public », justement. l’expression service public désigne deux éléments différents : une mission, qui est une activité d’intérêt général, et un mode d’organisation consistant, de façon directe ou indirecte, à faire prendre en charge ces activités d’intérêt général par des personnes, soit publiques (État, collectivités territoriales, établissements publics) soit privées, mais sous le contrôle d’une personne publique.
 

Là, ce n’est jamais le cas.

 

Il y a 1 heure, Boule75 a dit :

irresponsabilité quasi-complète de l'hébergeur (et du "hiérarchiseur" surtout).

Justement non, là encore. Pédo-pornographie, appels à la violence, et j’en passe, tout ça leur est interdit et ils sont soumis à la loi.
Ils sont justement en tant qu’hébergeurs directement tenus pour responsable du contenu diffusé, et dès lors qu’ils ont été notifiés par la justice si certains sujets sont passés aux travers des mailles, ils doivent les effacer.

C’est leur lenteur dans l’application de ces mesures dictées par la justice qui fait parfois l’objet des tensions actuelles à l’internationale, et certains pays ont purement et simplement coupé leurs accès.

 

 

Il y a 1 heure, Boule75 a dit :

Je trouve qu'on a collectivement ce qu'on mérite : on a rien imposé aux Gafas ? Eh bien eux nous imposent plein de trucs.

Ils ont le pouvoir qu’on leur donne, et le choix appartient à chacun d’utiliser ou non ces outils à titre privé ou professionnel.

Si dans certaines sphères cela semble aujourd’hui incontournable (quelle entreprise n’a pas sa page FB et ses tweets débiles qui n’apportent rien mais donnent une sensation de visibilité...), il existe cependant bien d’autres canaux (dont LinkedIn pour reprendre l’exemple avec tout autant de contenu débile et d’avis juste pour se pousser du col, sans aucun fond mais tout en hypocrisie).

Mais a contrario, chacun est libre de mettre en place ces propres moyens de communication - site web privé, achat d’encart publicitaire, invitation de journalistes, forums et séminaires, etc -

 

Bref, encore une fois, nous sommes loin d’être des canards que l’on gave de force, et on a même le droit et la possibilité de refuser ledit gavage pour se tourner vers une alimentation plus saine, aux États-Unis comme (presque*) partout ailleurs.

 


De fait : Trump éjecté de Twitter ou FB ? Totalement normal. Et si je me faisais éjecté parce que j’avais enfreint les règles, même si ça ne me faisait pas plaisir, ça ne souffrirait pas plus de discussion.

 

 

* non parce que la Corée du Nord ne rentre pas du tout dans ce scope.... vraiment pas du tout.

Edited by TarpTent
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Il y a 5 heures, Boule75 a dit :

Que ça pose des questions : oui, mais lesquelles précisément, et peut-on y répondre ?

Le combo Facebook (dont Instagramm) + Twitter + Google assure-t-il une mission de service public ? Oui si l'on considère la part de marché (écrasante).
Mais l'essentiel de la presse est privée depuis longtemps ! En quoi la situation est-elle originale ?

  • originale :
    • position d'oligopole,
    • le rôle de ces plates-formes n'est pas de produire du contenu, mais de hiérarchiser la présentation de contenus produits par d'autres (et de l'héberger techniquement) ;
    • (non-)règles US imposées à l'étranger
  • pas originale :
    • irresponsabilité quasi-complète de l'hébergeur (et du "hiérarchiseur" surtout). Aux USA en tout cas, la presse n'avait déjà plus d'obligation de neutralité imposée par la loi, et le premier amendement garantissait la liberté de raconter n'importe quoi. La nouveauté est que cette "liberté" est désormais peu ou prou imposée aux autres pays qui tolèrent encore l'usage de ces outils.
    • toute latitude décisionnelle et n'est même pas soumis à la justice ou à une autorité "indépendante" démocratique.
      Libé n'est pas tenue de s'entretenir avec MLP et de relayer sa prose, pas plus que Valeur Actuelle n'est tenu d'ouvrir ses pages à Mélenchon.
    • le service rendu est gratuit : ils virent qui ils veulent quand ils veulent.

Je trouve qu'on a collectivement ce qu'on mérite : on a rien imposé aux Gafas ? Eh bien eux nous imposent plein de trucs.
L'état de nature, c'est la jungle. [...]

Je ne sais pas s'il faut imposer au GAFA ou s'assurer que des alternatives puissent émerger, ce qui n'est d'ailleurs pas forcément très simple à faire, mais largement en accord sur ces différents points. Pour moi, le problème n'est pas seulement la situation d'oligopole, que l'on pourrait peut-être même qualifier de monopole dans certains cas tant les médias sociaux peuvent se différencier entre eux. Ce sont des différences qui peuvent paraître assez mineures, mais qui peuvent induire de grandes différences en terme d'efficacité médiatique. Les compagnies privées développant leurs politiques de communication/publicité sur les réseaux sociaux ont d'ailleurs très bien compris quel média social cibler plutôt qu'un autre pour obtenir tel ou tel résultat.

Le problème réside finalement dans la difficulté à trouver des alternatives aussi efficaces pour faire sa communication, qu'elle soit politique ou non, alors que ces vecteurs deviennent très largement essentiels. Car l'inégal accès ou arbitraire traitement de tel individu/organisation à/par à ces boîtes tenant les média sociaux peut induire de profondes inégalités... politiques, commerciales, ou autres. On se prend la tête dans un certain nombre de pays pour assurer un minimum, avec toutes les limites/travers que cela comporte, les temps d'antenne et d'exposition médiatique, afin d'assurer une certaine équité entre les candidats aux élections. Evoquer ce point dans le contexte américain où l'on se moque assez largement de l'influence des financements de campagne peut paraître incongru.  En fait, l'equal-time rule interdit à une chaîne radio/tv de bloquer une publicité pour tel ou tel candidat... mais cela n'empêche strictement les inégalités de moyens pour se payer ses publicités. Par ailleurs, je ne pleurerai pas sur le sort de Trump qui a travers sa vision de l'apport/place des sociétés privées dans la vie publique américaine a d'une certaine manière ce qu'il mérite. Mais si l'on observe dans une optique plus large, je trouve cela problématique.

Par ailleurs, c'est bien beau de protester contre l'influence russe, chinoise ou autre... quand on laisse liberté aux sociétés privées d'influencer le résultat d'une élection. Ensuite, on s'étonnera que les populations aient peu confiance en leurs institutions, adhérant à l'idée que le système ne permet par l'émergence de figures alternatives/différentes. M'enfin, si on met en place les ingrédients pour...

 

Il y a 5 heures, TarpTent a dit :

Il faut quand même revenir à la base : twitter, facebook et autres sont des solutions mises en place par des entreprises, dont l’accès est gratuit. Elles s’accompagnent d’une charte d’utilisation qui s’applique à tous, par principe et donc arbitrairement. Dès lors, et tant qu’ils respectent les lois du pays dans lesquels ils sont accessibles, ils peuvent appliquer ces règles comme bon leur semble. Maintenant, la question de la « censure » de la parole publique : à quel moment Twitter est ou outil de communication gouvernemental ? Il ne s’agit pas d’un service public, cela n’appartient pas à l’État, et l’État lui-même possède ses propres canaux de communication officiels.

La plupart des acteurs privés opérant dans le champ des médias plus traditionnels (journaux, télévisions, radios) se sont vus imposés certains cadres. On peut considérer que Twitter et Facebook sont de simples hébergeurs et intermédiaires entre acteurs privés. On peut aussi estimer, et bravo à ces sociétés, qu'elles ont réussi à faire de leurs plateformes des lieux où se façonne l'opinion publique, peut-être parfois même plus qu'au travers des médias traditionnels. Par ailleurs, heureusement que la parole politique ne se voit pas portée qu'au travers des seuls services de communication publics/officiels/gouvernementaux.

 

Edited by Skw
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