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Le 04/10/2019 à 16:15, Teenytoon a dit :

Bon ben nickel, ils peuvent passer commande d’un batch de 114 direct, c’est pas dérangeant. 

:sleep:

Manifestement l'IAF a senti un piège et a mis fin à l'histoire du batch de 36 rafales. Je pense que le batch de 36 sentait comme une compensation afin de pouvoir sortir Dassault du MMRCA2.

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il y a 41 minutes, Salverius a dit :

Une pensée émue pour les Autrichiens.:sleep:

Oui les Allemands ont vraiment besoin de transfert de technologie. :laugh:

il y a 41 minutes, herciv a dit :

Manifestement l'IAF a senti un piège et a mis fin à l'histoire du batch de 36 rafales. Je pense que le batch de 36 sentait comme une compensation afin de pouvoir sortir Dassault du MMRCA2.

C'est le problème des deux bases déjà équipées: Si tu te procures 36 Rafale tu occupe les places restantes sur les deux bases qui ont été équipées au titre du premier batch et donc il n'y a plus cet avantage pour les 114.

Sinon pour 114 Rafale normalement il faut équiper 3 bases (38 par base) mais pour le Rafale deux suffisent car tu peux loger 38 Rafale sur les deux bases déjà équipées. Ça économise 1 milliard d'euros toutes choses égales par ailleurs. Donc la proposition Dassault devrait être la moins chère.

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Il y a 2 heures, Picdelamirand-oil a dit :

pour 114 Rafale normalement il faut équiper 3 bases (38 par base) mais pour le Rafale deux suffisent car tu peux loger 38 Rafale sur les deux bases déjà équipées. Ça économise 1 milliard d'euros toutes choses égales par ailleurs. Donc la proposition Dassault devrait être la moins chère.

38 / base c’est à dire 76 sur les deux déjà équipées ou 38 en tout pour les deux donc 19 / base ? :huh: 

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Je ne sais pas si je peux mettre l’article du Monde complet. Je peux créer un pdf si besoin par contre.

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Il y a 9 heures, seal33 a dit :

Je ne sais pas si je peux mettre l’article du Monde complet. Je peux créer un pdf si besoin par contre.

Tu crains le courroux de leur équipe de juristes?
À ta place je ne m'en ferais pas trop.
1) à moins que nous ne vivions dans une dystopie totale, ils ne savent pas qui tu es. Et s'ils cherchaient à le savoir à brève échéance, donc par des moyens nécessairement illégaux, ils commettraient nécessairement un crime.
2) prétendre couvrir des propos calomnieux et des fausses nouvelles par des droits d'auteurs ne tiendrait pas 2 secondes devant une cour de justice. Même s'ils ne sont pas dirigés à ton encontre.

Tu imagines?
"alors heu oui dans cet article protégé derrière un paywall on a effectivement sérieusement raconté que mère Theresa était une nazie du ku klux klan qui mangeait des petits enfants noirs à la broche et brûlait des villages africains au lance-flammes pour son plaisir personnel, mais le vrai scandale c'est que QUELQU'UN A REPRODUIT L'ARTICLE SANS AUTORISATION MONSIEUR LE JUGE!"

Voilà.

On est pas en Grande-Bretagne. Tu n'as pas besoin d'une licence pour acheter une petite cuillère.

Profite-en.

***

Il y a 13 heures, herciv a dit :

Manifestement l'IAF a senti un piège et a mis fin à l'histoire du batch de 36 rafales. Je pense que le batch de 36 sentait comme une compensation afin de pouvoir sortir Dassault du MMRCA2.

Tout à fait d'accord. J'ai toujours pensé que les concurrents de Dassault seraient tentés de rationnaliser l'achat de Rafale comme un moyen de couvrir l'urgence opérationnelle. Et qu'à ce titre ils voudraient revenir vers un status-quo dans la compétition pour le MMRCA (la première ayant été annulée) où une fois ce besoin couvert et le Rafale placé, ils pourraient vendre leur propre production en argumentant que eux n'ont pas eu leur part du gâteau et que c'est vraiment trop injuste ouin ouin.

 
Il y a 13 heures, Picdelamirand-oil a dit :

Oui les Allemands ont vraiment besoin de transfert de technologie. :laugh:

C'est le problème des deux bases déjà équipées: Si tu te procures 36 Rafale tu occupe les places restantes sur les deux bases qui ont été équipées au titre du premier batch et donc il n'y a plus cet avantage pour les 114.

Sinon pour 114 Rafale normalement il faut équiper 3 bases (38 par base) mais pour le Rafale deux suffisent car tu peux loger 38 Rafale sur les deux bases déjà équipées. Ça économise 1 milliard d'euros toutes choses égales par ailleurs. Donc la proposition Dassault devrait être la moins chère.

Merci pour ce rappel sur les places disponibles sur les bases en question. Le chiffre de 38 c'est en serrant bien ou c'est déjà prévu structurellement?

C'est également vrai qu'en vendant maintenant 36 Rafale de plus on se priverait d'un argument de négociation. Or si on cumule cet avantage d'un nombre d'infrastructures moins important et donc moins chères, et de production en Inde en passe d'être démontrée avec des infrastructures sortant de terre à Nagpur, on arrive avec deux arguments-massue au lieu d'un seul.

Si c'est la stratégie de Dassault ce n'est pas idiot.

Mais il y a aussi un proverbe qui dit "un tient vaut mieux que deux tu l'auras". Certes on en a pas tenu compte en stoppant la production du Mirage 2000 dont on était pourtants bien partis pour vendre 126 à l'Inde (et auquel cas le MMRCA n'aurait jamais eu lieu), mais c'était déjà très risqué, le feuilleton a été à rallonge, et on est pas passés loin de la catastrophe absolue.

C'est peut-être aussi pour ça que la stratégie de Trappier est passée de "j'ai besoin d'une commande de 100 Rafale de plus pour produire en Inde" à "quel que soit le montant commandé les prochains avions seront produits en Inde". À combien de % en valeur, nul ne le sait, mais la déclaration est là.

En tout cas j'attends avec impatience les propositions de nos concurrents basant leurs prix sur le fait qu'ils peuvent mettre leurs avions sur les bases construites et payées pour le Rafale... :rolleyes::laugh: Et ne me dites pas qu'ils n'oseront jamais, ils osent tout! :bloblaugh:

Edited by Patrick
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Il y a 2 heures, Patrick a dit :

Profite-en.

Il y aura du beau linge à Mérignac (Gironde), mardi 8 octobre. L’Inde célébrera, ce jour-là, Dussehra, la victoire du dieu Rama sur le démon Ravana. Mais, dans la banlieue de Bordeaux, Dassault Aviation fêtera d’abord la livraison à l’armée indienne du premier des 36 Rafale commandés, en septembre 2016, en présence de la ministre des armées, Florence Parly, et de son homologue indien, Rajnath Singh. Le maréchal Rakesh Kumar Singh Bhadauria, qui avait dirigé, il y a trois ans, l’équipe chargée de négocier le contrat avec Dassault, sera, lui, retenu à Delhi pour participer à la journée annuelle de l’Indian Air Force, dont il a pris les rênes, lundi 30 septembre.

Après avoir effectué, cet été, une sortie à bord du Rafale à Mont-de-Marsan, le haut gradé a déclaré que l’appareil allait « changer la donne » pour l’Inde face au Pakistan. L’avion sera équipé de missiles air-air Mica et Meteor et du missile de croisière Scalp de MBDA. Il doit encore voler mille cinq cents heures en France, avant de gagner l’Inde en mai 2020, où il sera intégré au 17e escadron Golden Arrows, à Ambala, dans l’Haryana (Nord).

Une base aérienne assez éloignée de la frontière pakistanaise (220 kilomètres à vol d’oiseau) pour être en sécurité, mais suffisamment proche pour l’atteindre très rapidement en cas de conflit. Les Rafale suivants, dont la livraison s’étalera jusqu’en 2022, seront pour moitié installés à Ambala et pour moitié à Hasimara, tout près de la Chine, l’autre ennemi de l’Inde.

Tout se passe donc selon le calendrier prévu et, ces derniers mois, « l’affaire Rafale » s’est dégonflée. Narendra Modi a remporté une victoire historique aux législatives du printemps. La stratégie de son principal opposant, Rahul Gandhi, consistant à accuser le premier ministre de « corruption », a échoué auprès des électeurs.

Lire aussi L’Inde et la Russie lancent une production commune d’hélicoptères

« Trois fois plus cher »

« Gandhi a échoué, mais cela n’absout aucunement Modi de s’expliquer sur le fait que l’Inde paie chaque Rafale trois fois plus cher que le prix envisagé »lorsque le Parti du Congrès était au pouvoir, estime Mohan Guruswamy, ancien conseiller au ministère des finances. En retirant les coûts de l’armement et de la logistique – des éléments qui n’apparaissaient pas dans le projet de contrat de 2012 – du montant total du contrat (7,878 milliards d’euros), M. Guruswamy évalue l’investissement à 7,1 milliards d’euros, soit 197 millions d’euros par avion.

« Nous devons maintenant vivre avec la suspicion lancinante qu’une partie de l’argent public finit dans la poche de tierces parties », dit-il, puisque, en son temps, le gouvernement de Manmohan Singh (2004-2014) tablait, lui, sur 126 Rafale pour 7,75 milliards d’euros, soit 61 millions d’euros par avion.

N’en déplaise à ses détracteurs, le gouvernement Modi a reçu l’onction de la Cour suprême, en décembre 2018, puis du Comptroller and Auditor General (la Cour des comptes indienne), en février. Ces deux institutions ont rendu des rapports validant l’accord de gouvernement à gouvernement passé entre New-Delhi et Paris. Certains continuent néanmoins de s’interroger sur les bénéficiaires des « offsets », ces compensations consenties par Dassault Aviation (3,9 milliards d’euros) pour faire émerger une filière aéronautique privée dans le sous-continent.

Lire aussi « Affaire Rafale » : un long et tumultueux feuilleton en Inde

Transferts de technologies

Lire aussi « Affaire Rafale » : comment Anil Ambani est devenu un interlocuteur-clé de l’industrie française de la défense

A ce stade, la branche indienne de l’avionneur français est à la peine pour trouver des entreprises locales à la hauteur. Selon nos informations, elle n’aurait identifié de projets sérieux que pour un tiers de l’enveloppe globale et mène actuellement de laborieux audits auprès d’autres candidats potentiels. Il est prévu que 30 % des « offsets » soient réalisés à travers l’organisation publique indienne de recherche et développement du secteur de la défense DRDO, tandis que 28 % seront menés par Dassault Aviation lui-même et 21 % par respectivement Thales et Safran, parties prenantes au Rafale.

Parmi la cascade de sociétés locales sélectionnées à ce jour pour bénéficier de transferts de technologies de la part de la France, Reliance Defence est toujours en course, alors que sa maison mère, Reliance, est sur le point d’imploser. Ecrasé, selon l’Economic Times, par près de 17 milliards d’euros de dettes, le groupe du milliardaire Anil Ambani, l’homme soupçonné de favoritisme, au cœur de « l’affaire Rafale », a été obligé de déclarer en faillite son vaisseau amiral, Reliance Communications (RCOM), en mai, puis Reliance Marine and Offshore, en août. Enfin, début septembre, les banques ont menacé de redressement judiciaire Reliance Naval and Engineering, avec qui le français Naval Group (ex-DCNS) travaille depuis 2010.

« Nous devons maintenant vivre avec la suspicion lancinante qu’une partie de l’argent public finit dans la poche de tierces parties »

Les dirigeants de Dassault Aviation ont-ils vraiment mesuré le risque pris en s’alliant à M. Ambani délibérément, comme l’assure le PDG, Eric Trappier, ou sur une décision du gouvernement Modi, la France n’ayant « pas eu le choix » du partenaire indien, comme l’a déclaré l’ex-président François Hollande, en septembre 2018 ? Reliance a d’ores et déjà constitué deux sociétés communes avec Dassault Aviation et Thales à Mihan, la zone économique spéciale qui jouxte l’aéroport de Nagpur, dans le centre de l’Inde, pour y assembler le nez du jet d’affaires Falcon 2000. L’usine devrait entrer en production à la fin de 2019.

Lire aussi En Inde, le contrat Rafale tourne au scandale politique

L’incident de l’avion-cargo

Lire aussi Contrats de Rafale à l’Inde : l’ONG Sherpa veut une enquête du PNF sur des soupçons de « corruption »

Mais il y a plus inquiétant. Le 10 mai, un incident relaté par la presse indienne a fait apparaître le nom d’une entreprise qui pourrait bientôt devenir un nouveau protagoniste de « l’affaire Rafale ». Ce jour-là, un avion-cargo aux couleurs de la compagnie ukrainienne Motor Sich immatriculé UR-11316 a été intercepté, alors qu’il venait de pénétrer sans autorisation dans l’espace aérien indien. L’appareil, un Antonov An-12BK, était en provenance de Bourgas, dans l’est de la Bulgarie, et avait fait escale à Tbilissi, en Géorgie, et Karachi, alors que le ciel pakistanais était théoriquement fermé, à la suite des bombardements effectués, fin février, par l’Inde sur un présumé camp d’entraînement terroriste à Balakot, dans le nord du Pakistan.

Lire aussi Inde : s’invitant dans l’affaire des Rafale, Hollande embarrasse Modi

Deux chasseurs Sukhoï 30 de l’Indian Air Force ont contraint l’Antonov à atterrir à Jaipur, au Rajasthan (Nord). Mais, après vérification, l’avion-cargo a été autorisé à redécoller pour New-Delhi, sa destination finale, où il s’est posé à 15 h 43, comme en témoigne le site Flightradar24. Que pouvait bien transporter l’avion de Motor Sich ? Nul ne le sait. Mais comme Le Monde l’a découvert depuis, l’opérateur ukrainien, dont l’activité principale est la construction de moteurs d’avions, intervient en Inde d’une curieuse façon.

D’après son site Internet, son « bureau de liaison » est situé au 24, Ferozeshah Road, à New-Delhi. Sur place, aucune plaque au nom de Motor Sich. Et pour cause : cette adresse est celle du service culturel de l’ambassade de Russie en Inde. Surprenant, quand on sait que les entreprises ukrainiennes sont supposées ne plus faire commerce avec Moscou, depuis l’annexion de la Crimée, en 2014.

Aucune trace de bail

Par ailleurs, plusieurs documents internes à Motor Sich, auxquels Le Monde a eu accès, indiquent que l’industriel ukrainien jouit, depuis 2008, d’une autre « adresse postale » au Community Centre de Zamrudpur, l’un de ces innombrables villages caractéristiques de la capitale indienne. L’immeuble, assez miteux, appartient à Influence, un exportateur de prêt-à-porter dirigé par Gautam Thadani, patron du groupe pharmaceutique Global Healthline. Là encore, le nom de Motor Sich est invisible, y compris dans l’escalier 4 mentionné dans les papiers de l’entreprise.

Il n’existe d’ailleurs aucune trace de bail. En revanche, une autre entreprise a officiellement loué des locaux dans le bâtiment, à partir de 2011 : la société de production télévisuelle Big Synergy Media, dont le siège se trouve à Bombay (Ouest). Et à qui appartient celle-ci ? A Reliance Entertainment, une filiale du groupe d’Anil Ambani. Une coïncidence troublante, sachant que le milliardaire entretient des relations notoires avec l’Ukraine.

En mars 2016, Reliance Defence a annoncé la création d’une société commune avec l’avionneur ukrainien Antonov, un vieux fournisseur de l’Indian Air Force. Cette nouvelle société est située à Nagpur, à l’endroit même où Dassault Aviation enseignera bientôt le b.a.-ba de l’aéronautique à Reliance Defence. Ainsi, le partenaire indien du fabricant du Rafale travaille avec Antonov, dont le fournisseur de moteurs se trouve être son compatriote Motor Sich.

Surveillé de près par Washington

Non seulement Motor Sich a des contacts étroits avec Moscou, ce qui lui a valu les remontrances du renseignement ukrainien, d’après Radio Free Europe, mais il est de surcroît sur le point de passer sous pavillon chinois. En 2017, la société Beijing Skyrizon Aviation est entrée à son capital et, en juillet, elle a annoncé détenir la majorité. Les autorités ukrainiennes de la concurrence ont provisoirement bloqué l’opération, mais sont bien embarrassées.

Car le devenir de Motor Sich est surveillé de près par Washington. Fin août, deux semaines avant sa démission de la Maison Blanche, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, s’est rendu expressément à Kiev pour expliquer au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, que le rachat de Motor Sich posait « problème aux Etats-Unis, mais aussi à l’Europe », et risquait de compromettre la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, en raison du risque de fuite des savoir-faire occidentaux vers la Russie et la Chine.

Dassault Aviation et Reliance n’ayant pas souhaité réagir aux sollicitations du Monde, qui peut désormais répondre aux nouvelles questions soulevées par « l’affaire Rafale » ? Par un mauvais coup du destin, les trois ministres les plus impliqués dans la négociation du contrat avec Dassault sont morts cette année de longues maladies : Manohar Parrikar, ministre de la défense de novembre 2014 à mars 2017, Sushma Swaraj, ministre des affaires étrangères durant la totalité du premier mandat de M. Modi, de mai 2014 à mai 2019, et Arun Jaitley, ministre des finances sur la même période et ministre de la défense par intérim à deux reprises, en 2014 puis en 2017.

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Il y a 1 heure, seal33 a dit :

L’incident de l’avion-cargo

Lire aussi Contrats de Rafale à l’Inde : l’ONG Sherpa veut une enquête du PNF sur des soupçons de « corruption »

Mais il y a plus inquiétant. Le 10 mai, un incident relaté par la presse indienne a fait apparaître le nom d’une entreprise qui pourrait bientôt devenir un nouveau protagoniste de « l’affaire Rafale ». Ce jour-là, un avion-cargo aux couleurs de la compagnie ukrainienne Motor Sich immatriculé UR-11316 a été intercepté, alors qu’il venait de pénétrer sans autorisation dans l’espace aérien indien. L’appareil, un Antonov An-12BK, était en provenance de Bourgas, dans l’est de la Bulgarie, et avait fait escale à Tbilissi, en Géorgie, et Karachi, alors que le ciel pakistanais était théoriquement fermé, à la suite des bombardements effectués, fin février, par l’Inde sur un présumé camp d’entraînement terroriste à Balakot, dans le nord du Pakistan.

Lire aussi Inde : s’invitant dans l’affaire des Rafale, Hollande embarrasse Modi

Deux chasseurs Sukhoï 30 de l’Indian Air Force ont contraint l’Antonov à atterrir à Jaipur, au Rajasthan (Nord). Mais, après vérification, l’avion-cargo a été autorisé à redécoller pour New-Delhi, sa destination finale, où il s’est posé à 15 h 43, comme en témoigne le site Flightradar24. Que pouvait bien transporter l’avion de Motor Sich ? Nul ne le sait. Mais comme Le Monde l’a découvert depuis, l’opérateur ukrainien, dont l’activité principale est la construction de moteurs d’avions, intervient en Inde d’une curieuse façon.

D’après son site Internet, son « bureau de liaison » est situé au 24, Ferozeshah Road, à New-Delhi. Sur place, aucune plaque au nom de Motor Sich. Et pour cause : cette adresse est celle du service culturel de l’ambassade de Russie en Inde. Surprenant, quand on sait que les entreprises ukrainiennes sont supposées ne plus faire commerce avec Moscou, depuis l’annexion de la Crimée, en 2014.

Aucune trace de bail

Par ailleurs, plusieurs documents internes à Motor Sich, auxquels Le Monde a eu accès, indiquent que l’industriel ukrainien jouit, depuis 2008, d’une autre « adresse postale » au Community Centre de Zamrudpur, l’un de ces innombrables villages caractéristiques de la capitale indienne. L’immeuble, assez miteux, appartient à Influence, un exportateur de prêt-à-porter dirigé par Gautam Thadani, patron du groupe pharmaceutique Global Healthline. Là encore, le nom de Motor Sich est invisible, y compris dans l’escalier 4 mentionné dans les papiers de l’entreprise.

Il n’existe d’ailleurs aucune trace de bail. En revanche, une autre entreprise a officiellement loué des locaux dans le bâtiment, à partir de 2011 : la société de production télévisuelle Big Synergy Media, dont le siège se trouve à Bombay (Ouest). Et à qui appartient celle-ci ? A Reliance Entertainment, une filiale du groupe d’Anil Ambani. Une coïncidence troublante, sachant que le milliardaire entretient des relations notoires avec l’Ukraine.

En mars 2016, Reliance Defence a annoncé la création d’une société commune avec l’avionneur ukrainien Antonov, un vieux fournisseur de l’Indian Air Force. Cette nouvelle société est située à Nagpur, à l’endroit même où Dassault Aviation enseignera bientôt le b.a.-ba de l’aéronautique à Reliance Defence. Ainsi, le partenaire indien du fabricant du Rafale travaille avec Antonov, dont le fournisseur de moteurs se trouve être son compatriote Motor Sich.

Surveillé de près par Washington

Non seulement Motor Sich a des contacts étroits avec Moscou, ce qui lui a valu les remontrances du renseignement ukrainien, d’après Radio Free Europe, mais il est de surcroît sur le point de passer sous pavillon chinois. En 2017, la société Beijing Skyrizon Aviation est entrée à son capital et, en juillet, elle a annoncé détenir la majorité. Les autorités ukrainiennes de la concurrence ont provisoirement bloqué l’opération, mais sont bien embarrassées.

Car le devenir de Motor Sich est surveillé de près par Washington. Fin août, deux semaines avant sa démission de la Maison Blanche, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, s’est rendu expressément à Kiev pour expliquer au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, que le rachat de Motor Sich posait « problème aux Etats-Unis, mais aussi à l’Europe », et risquait de compromettre la demande d’adhésion de l’Ukraine à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, en raison du risque de fuite des savoir-faire occidentaux vers la Russie et la Chine.

Dassault Aviation et Reliance n’ayant pas souhaité réagir aux sollicitations du Monde, qui peut désormais répondre aux nouvelles questions soulevées par « l’affaire Rafale » ? Par un mauvais coup du destin, les trois ministres les plus impliqués dans la négociation du contrat avec Dassault sont morts cette année de longues maladies : Manohar Parrikar, ministre de la défense de novembre 2014 à mars 2017, Sushma Swaraj, ministre des affaires étrangères durant la totalité du premier mandat de M. Modi, de mai 2014 à mai 2019, et Arun Jaitley, ministre des finances sur la même période et ministre de la défense par intérim à deux reprises, en 2014 puis en 2017.

Vouloir relier cette histoire d'avion cargo à Reliance et Dassault, c'est quand même un peu tiré par les cheveux.

Il y a 3 heures, Patrick a dit :

 

En tout cas j'attends avec impatience les propositions de nos concurrents basant leurs prix sur le fait qu'ils peuvent mettre leurs avions sur les bases construites et payées pour le Rafale... :rolleyes::laugh: Et ne me dites pas qu'ils n'oseront jamais, ils osent tout! :bloblaugh:

Dans le prix de l'équipement de chaque base, ce n'est pas le béton qui coûte cher, mais l'électronique: des entraîneurs et des simulateurs de vol ou de maintenance par exemple et ça c'est spécifique au Rafale.

Edited by Picdelamirand-oil
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From Tejas to 5th-gen jets, IAF pitches for desi fighters

https://timesofindia.indiatimes.com/india/iaf-strongly-pitches-for-desi-fighters-from-tejas-to-5-generation-jets/articleshow/71445334.cms

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

Des Tejas aux jets de 5ème génération, l'IAF lance des avions de combat qu'il desire.

NEW DELHI : Dans le cadre d'une campagne énergique en faveur de l'indigénisation, l'IAF a mis tout son poids dans le développement d'un avion de combat de cinquième génération (FGFA) de fabrication locale et s'est montrée prêt à se lancer dans la construction de 200 Tejas Mark-II, des avions de combat légers après avoir installé les premiers 123 avions Mark-I.

"Nous n'avons pas l'intention d'importer le FGFA. L'AMCA (avion de combat moyen avancé) indigène a déjà été initié...Nous y mettons toute notre énergie. L'IAF demeure engagée envers le développement autochtone en accord avec l'initiative " Make in India " du Premier ministre ", a déclaré le Maréchal en chef de l'Air Rakesh Kumar Singh Bhadauria, qui a pris ses fonctions de chef le 30 septembre.

L'année dernière, l'Inde avait officiellement abandonné le projet de développement et de production conjointe de plusieurs milliards de dollars du FGFA appelée Sukhoi T-50 ou PAK-FA avec la Russie pour des raisons de viabilité économique et technique, malgré l'achèvement du contrat de conception préliminaire de 295 millions de dollars signé en décembre 2010, comme l'a alors signalé TOI.

Aujourd'hui, l'IAF se concentre entièrement sur l'AMCA bimoteur futuriste, avec des capacités avancées de furtivité, d'intégration multi-capteurs et de supercroisière, qui sera développé en collaboration avec DRDO, Aeronautical Development Agency et Hindustan Aeronautics (HAL). "Le prototype du "swing role" AMCA  devrait sortir du hangar d'ici 2024-2025, le premier vol d'essai devant avoir lieu un à deux ans plus tard ", indique une source.

A court terme, l'IAF compte sur le chasseur monomoteur Tejas pour combler les lacunes en ce qui concerne le nombre de ses escadrons de chasseurs, qui est tombé à seulement 30 (16-18 jets chacun) alors que 42 sont nécessaires pour faire face à la menace conjointe Pakistan-Chine.

Jusqu'à présent, l'IAF a signé des contrats pour les 40 premiers jets Tejas Mark-I, pour un montant de 309 roupies, dans le cadre de négociations serrées avec HAL, qui avait précédemment estimé que l'ensemble des travaux d'infrastructure et de maintenance coûterait 49.797 roupies. Les chasseurs Mark-II, dotés de moteurs plus puissants, d'une avionique de pointe et d'une capacité accrue de transport de carburant et d'armes, pèserontn jusqu'à 17 tonnes, contre 12 tonnes pour les Tejas actuels.

Il y a aussi, bien sûr, le projet de construction de 114 nouveaux avions de combat pour plus de 20 milliards de dollars (Rs 1,4 lakh crore) dans le cadre de la politique de " partenariat stratégique " dans une joint-venture entre un major étranger sélectionné et son partenaire indien.

L'ACM Bhadauria a indiqué que l'IAF se rendrait bientôt au ministère de la Défense pour approbation préliminaire ou "acceptation de la nécessité" du projet, à la suite de quoi la demande de propositions (DP) serait lancée. Les sept concurrents de cette course sont le Rafale (France), le F/A-18 et le F-21 (Etats-Unis), le Gripen-E (Suède), le Sukhoi-35 et le MiG-35 (Russie) et l'Eurofighter Typhoon.

 

 

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Il y a 3 heures, Picdelamirand-oil a dit :

From Tejas to 5th-gen jets, IAF pitches for desi fighters 

https://timesofindia.indiatimes.com/india/iaf-strongly-pitches-for-desi-fighters-from-tejas-to-5-generation-jets/articleshow/71445334.cms

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

Des Tejas aux jets de 5ème génération, l'IAF lance des avions de combat qu'il desire.

Allez, je vais faire comme à mon habitude et critiquer la traduction automatique, parce que là elle nous fait un faux-sens magnifique dans le titre.

"desi" est un terme de la langue populaire en Inde, signifiant en gros "compatriote", et qui est un peu l'équivalent local de notre "hexagonal". Une traduction plus appropriée serait donc quelque chose comme "l'IAF fait le pari des avions de combat locaux".

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il y a 5 minutes, Kelkin a dit :

Allez, je vais faire comme à mon habitude et critiquer la traduction automatique, parce que là elle nous fait un faux-sens magnifique dans le titre.

"desi" est un terme de la langue populaire en Inde, signifiant en gros "compatriote", et qui est un peu l'équivalent local de notre "hexagonal". Une traduction plus appropriée serait donc quelque chose comme "l'IAF fait le pari des avions de combat locaux".

Très bien, tu as démontré à plusieurs reprises que tu es meilleur en traduction que DeepL, mais je trouve que DeepL est plus pratique à utiliser.

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Merci @seal33

Du bon gros bullshit comme d'hab, et des liens bizarres du type "COÏNCIDENCE? je ne crois pas..." avec des trucs qui n'ont rien à voir.

Il faut croire que LM/BAE/MBB/SAAB doivent bien payer.

J'ai vraiment pas envie de refaire la liste de toutes les âneries, entre Reliance accusée de tous les maux, le prix du contrat fantaisiste, et cette fumeuse histoire d'avion ukraino-russo je sais pas quoi, mais ça vole pas haut c'est sûr...

 

Il y a 7 heures, Picdelamirand-oil a dit :

Très bien, tu as démontré à plusieurs reprises que tu es meilleur en traduction que DeepL, mais je trouve que DeepL est plus pratique à utiliser.

Révélation

 

- Qui n'a pas son Kelkin de poche? Demandez votre Kelkin personnel mesdames et messieurs, en promotion ce mois-ci!

- Et pour l'achat d'un second exemplaire, un DEFA550 offert!

 

:ph34r:

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Il y a 9 heures, Kelkin a dit :

Désolé de t'agacer, mais je pense que c'est utile pour les lecteurs du forum quand les erreurs sont corrigées.

Ce n'est pas de l'agacement gratuit, j'accepte volontiers qu'on corrige un contre sens ou un faux sens qui change quelque chose dans les faits rapportés, mais ça change quoi que les avions de combat que l'IAF lance soit ceux qu'il désire ou soit ceux qui sont locaux? de toute façon ce que l'IAF désire c'est qu'ils soient locaux, et en plus ce n'est que le point de vue subjectif du journaliste. Alors je sais bien que la traduction est imparfaite et je mets le lien vers l'original en partie pour ça, mais l'essentiel est traduit et ça satisfait tous ceux qui ne sont pas perfectionnistes.

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Pour éviter les traductions intempestives :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-rafale-make-in-india-sur-la-piste-d-envol-en-inde-829952.html

Rien de neuf, mais qu'un grand média économique français reprenne les infos/rumeurs dont nous débattons depuis quelques jours a toujours un côté légitimant.

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Le 05/10/2019 à 13:09, Rufus Shinra a dit :

Il y aura du poulet tikka toutes les semaines à la cantine de Dassault, en contrepartie.

et pour les siècles des siècles (7.9 milliards, ca en fait du poulet...)

Il y a 14 heures, Picdelamirand-oil a dit :

Très bien, tu as démontré à plusieurs reprises que tu es meilleur en traduction que DeepL, mais je trouve que DeepL est plus pratique à utiliser.

Je trouve google translate meilleur.

Edited by Bon Plan
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Il y a 1 heure, Salverius a dit :

Pour éviter les traductions intempestives :

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-rafale-make-in-india-sur-la-piste-d-envol-en-inde-829952.html

Rien de neuf, mais qu'un grand média économique français reprenne les infos/rumeurs dont nous débattons depuis quelques jours a toujours un côté légitimant.

Besoin de l'IAF de 4 escadrons supplémentaires. Soit non pas 32/36 avions en plus, mais 64/72.   Ca commence a devenir sérieux.

Et là ca enterrerait le MMRCA2, sauf à ce qu'il aboutisse au choix d'un avion monoréacteur plus économique.

108 Rafales et 114 Gripen....

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Personnellement, c'est le "make in India" qui me perturbe.

Même pour 72 appareils, je ne suis pas sûr que monter une ligne de production en Inde sera "rentable" à court terme,  car la ligne ne resterait ouverte que 6 années, alors qu'il faudra former tout le personnel...:wacko:

Sans compter les difficultés de collaboration entre HAL et Dassault.:unsure:

C'est l'exigence du "Make in India" qui a fait capoter le premier appel d'offre.

En réalité, je préfère que L'Inde reprenne une tranche  ferme de 36 Rafale assemblés en France, plutôt que de nous faire miroiter l'achat de plus de 100 appareils mais assemblés en Inde. 

il y a 39 minutes, Bon Plan a dit :

108 Rafales et 114 Gripen....

Ils ont déjà le Tejas comme Avion de combat léger.

Acheter des Gripen c'est avouer que jamais le Tejas sera opérationnel.

Vu les sommes investies, je ne pense pas que cela arrivera.

Edited by Salverius

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En tous cas, concernant le "Make in India" & Rafale (36 + ?) selon Cabirol :

Citation

Paris et New Delhi discutent d'un contrat de gré à gré portant sur la vente d'au moins 36 Rafale, qui seront fabriqués en Inde.

Alors que le premier Rafale va être livré ce mardi à l'armée de l'air indienne, l'avion de combat de Dassault Aviation est à nouveau sur la piste d'envol en Inde. Pour autant, la signature d'un contrat reste encore prématuré et lointaine (fin 2020, début 2021). Ce qui est nouveau en revanche, c'est la reprise des discussions entre la France et l'Inde d'une part, et celles entre New Delhi et Dassault Aviation pour la vente d'au moins 36 Rafale dans le cadre d'une procédure de gré à gré, selon plusieurs sources concordantes. Certains évoquent même une centaine d'appareils.

Citation

Une annonce début janvier ?

C'est la rencontre fin août entre Emmanuel Macron et Narendra Modi qui a notamment permis de booster les discussions sur une nouvelle acquisition du Rafale par l'armée de l'air indienne, qui souhaiterait au moins quatre escadrons (16-18 avions par escadron) supplémentaires de Rafale. L'objectif est une annonce officielle d'une commande à venir du Rafale par Narendra Modi lors de la visite d'Emmanuel Macron, invité en janvier prochain par le Premier ministre en Inde pour l'une des trois fêtes nationales indiennes, le jour de la République (Republic Day) qui se déroule le 26 janvier.

Une telle annonce permettrait de bien aligner l'administration indienne sur la volonté politique de New Delhi. Aux négociateurs ensuite de négocier puis de concrétiser un contrat. Cette opération de gré à gré nécessite toutefois une procédure d'acquisition en urgence opérationnelle, que la "drôle de guerre" avec le Pakistan pourrait légitimer. Ce qui permettrait d'éviter de passer par une très longue procédure d'appel d'offres, qui pourrait ne pas aboutir comme beaucoup d'autres en Inde. Or, l'armée de l'air indienne a un véritable besoin opérationnel. Et le fait de prendre enfin le manche du Rafale pourrait lui donner encore plus de poids pour accélérer les discussions...

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-rafale-make-in-india-sur-la-piste-d-envol-en-inde-829952.html

Edited by jojo (lo savoyârd)

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Article a contre courant des déclarations des militaires qui misent sur le mmrca2... On parle de 36 a 100 coucous ...un coup c est deux escadrons en plus, la c est quatre...on en perd son latin.:huh:

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il y a 29 minutes, Bon Plan a dit :

Je trouve google translate meilleur.

Je ne veux pas lancer de HS, mais google translate, à part que bien plus de langues soient couvertes théoriquement, c'est infiniment moins bon que DeepL pour tout ce qui est contextualisation.

 

il y a 12 minutes, Bon Plan a dit :

Besoin de l'IAF de 4 escadrons supplémentaires. Soit non pas 32/36 avions en plus, mais 64/72.   Ca commence a devenir sérieux.

Et là ca enterrerait le MMRCA2, sauf à ce qu'il aboutisse au choix d'un avion monoréacteur plus économique.

108 Rafales et 114 Gripen....

Il ne peut y avoir de Gripen E/F en Inde car celui-ci est en concurrence frontale avec le Tejas mk2. Même moteur, mêmes dimensions, même formule aéro, presque même MTOW... Et pour rappel l'IAF n'a pas cru 2 secondes aux performances mirifiques annoncées par SAAB au moment du Single Engine. SAAB se sont grillés de maîtresse façon.

Et ce serait introduire encore un nouveau type au sein d'une force aérienne qui cherche à se rationnaliser.

 

il y a 9 minutes, Salverius a dit :

Personnellement, c'est le "make in India" qui me perturbe.

Même pour 72 appareils, je ne suis pas sûr que monter une ligne de production en Inde sera "rentable" à court terme,  car la ligne ne resterait ouverte que 6 années, alors qu'il faudra former tout le personnel...:wacko:

Nagpur produit des sous-ensembles destinés au Falcon, d'ores et déjà. Et plus à l'avenir. À terme on y assemblera des avions. Où est le problème?
D'autre part, la chaîne Rafale peut basculer vers le Falcon et vice-versa. Où est le problème?
Former tout le personnel? Oui et? Qui a dit qu'il fallait que DRAL atteigne une masse critique hyper-importante? Tu as vraiment cru que Nagpur allait cracher 1 Rafale par mois??? Pas possible. En revanche, produire des sous-ensembles, être une chaîne d'assemblage et de tests finale, puis de maintenance, ça c'est possible. Et ça ne rend pas le site industriel et les compétences caduques après 6 ans... Ni même 12, ni même 24.

il y a 9 minutes, Salverius a dit :

Sans compter les difficultés de collaboration entre HAL et Dassault.:unsure:

...Je peux savoir ce que HAL fait dans l'histoire???

DRAL c'est Dassault Reliance Aerospace Limited. Pour rappel. Une joint-venture PRIVÉE. HAL est un groupe public.

il y a 9 minutes, Salverius a dit :

C'est l'exigence du "Make in India" qui a fait capoter le premier appel d'offre.

Non. Pas du tout. Dassault était prêt à collaborer avec HAL. Ce qui a fait capoter c'est que, malgré le fait que, dixit Trappier, 95% des discussions avaient abouti, le temps de production d'un Rafale indien était multiplié par 2.57, et le prix unitaire d'un Rafale fabriqué par HAL multiplié par 2. Raisons? Refus de HAL d'investir dans de nouvelles machines et de suivre les protocoles demandés par Dassault. Mais que malgré ça, HAL demandait que Dassault garantisse son travail, et le tout sans aucun droit de regard.

Je passe volontiers sur les prix annoncés qui étaient totalement fantaisistes et uniquement pour des avions fly away, mais qu'on continue de lire chez les fake newseurs du monde et d'autres fanzines français désinformatifs.
D'ailleurs Dassault n'a jamais signé in fine.
Raison pour laquelle le deal a été annulé.

il y a 9 minutes, Salverius a dit :

En réalité, je préfère que L'Inde reprenne une tranche  ferme de 36 Rafale assemblés en France, plutôt que de nous faire miroiter l'achat de plus de 100 appareils mais assemblés en Inde. 

TOUS les concurrents du Rafale se sont alliés avec des entreprises indiennes pour le MMRCA 2.0.
Boeing avec HAL/Mahindra.
Saab avec Adani.
LM avec Tata.
Eurofighter avec... on sait pas encore.

Cette fois ce ne serait pas seulement HAL qui tirerait la gueule en cas de "fait du prince" par Modi... Mais bien tous ces autres groupes industriels PRIVÉS qui n'auraient poursuivi qu'un miroir aux alouettes en définitive.

Non. Le MMRCA 2.0 a toutes les chances d'aboutir.

il y a 9 minutes, Salverius a dit :

Ils ont déjà le Tejas comme Avion de combat léger.

Acheter des Gripen c'est avouer que jamais le Tejas sera opérationnel.

Vu les sommes investies, je ne pense pas que cela arrivera.

Ça c'est exact par contre. Même si tu fais reposer cette idée sur le biais des coûts irrécupérables, ce qui est fallacieux, puisqu'une somme investie en pure perte, ce qui est le cas du Tejas actuellement, est de toutes façons perdue pour de bon. Cas du Tejas Mk1 devenu depuis le Mk2 (avec une jolie paire de canards close coupled rajoutée en plus au passage).

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il y a une heure, francois a dit :

Article a contre courant des déclarations des militaires qui misent sur le mmrca2... On parle de 36 a 100 coucous ...un coup c est deux escadrons en plus, la c est quatre...on en perd son latin.:huh:

Oui ... On en perd même son "indien" ! :rolleyes:

C/f les posts liés à la traduction ci-dessus !! :laugh:

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Il y a 1 heure, jojo (lo savoyârd) a dit :

Oui ... On en perd même son "indien" ! :rolleyes:

C/f les posts liés à la traduction ci-dessus !! :laugh:

On n'a plus Parikrama pour nous éclairer, mais si je me réfère à ce qu'il nous disait à l'époque je pense que cela signifie que le MOD et l'IAF ne sont toujours pas d'accord! L'IAF doit vouloir 114 Rafale en plus des 36 qu'elle a déjà et le MOD se réfère à la déclaration de l'IAF comme quoi 80 Rafale est le minimum minimorum pour qu'elle puisse remplir sa mission et veut 114 F 21 pour passer un accord stratégique avec les USA.

Il n'y a que Trump qui peut nous sauver de cette situation. :biggrin:

Edited by Picdelamirand-oil
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Il y a 3 heures, Salverius a dit :

Personnellement, c'est le "make in India" qui me perturbe.

Parce que tu ne le comprends pas complètement

Il y a 3 heures, Salverius a dit :

Même pour 72 appareils, je ne suis pas sûr que monter une ligne de production en Inde sera "rentable" à court terme,  car la ligne ne resterait ouverte que 6 années, alors qu'il faudra former tout le personnel...:wacko:

Justement, il n'est pas question de fabriquer la totalité du Rafale sur place. Plus les indiens en commanderons, et plus l'avion sera fabriqué sur place. Déjà, avant la fin de la livraison des 36 Rafale à l'Inde, le dernier avion livré aura quelques parties fabriquées en Inde. C'est mineur, mais c'est déjà ça. Le but est de promouvoir une nouvelle commande par une montée en charge.

Il y a 3 heures, Salverius a dit :

Sans compter les difficultés de collaboration entre HAL et Dassault.:unsure:

Patrick a déjà répondu, HAL n'est plus présent dans l'histoire, sauf pour la partie moteurs avec un jointventure avec Safran de mémoire.

Il y a 3 heures, Salverius a dit :

C'est l'exigence du "Make in India" qui a fait capoter le premier appel d'offre.

 

Pas tout à fait... C'est un peu plus compliqué que ça. Du make in india on peut en faire sans problème. C'était les condition d’exécution qui étaient un doux rêve éveillé de la part des indiens..

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Il y a 2 heures, Patrick a dit :

Je peux savoir ce que HAL fait dans l'histoire???

"The mission is to important for them to allow Dassault to jeopardize it."

Révélation

 

 

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il y a 31 minutes, bubzy a dit :

Parce que tu ne le comprends pas complètement

Pour sûr.

Si je maîtrisais le sujet du "Make in India" parfaitement, Dassault serait sans doute prêt à me rémunérer grassement.

Et je pense que c'est le cas de chacun d'entre nous.:wink:

Dans le cadre du programme Medium Multi-Role Combat Aircraft (MMRCA), Dassault devait obtenir en 2012 une commande de 126 Rafale d’une valeur de 20 milliards de dollars... Commande qui n'a jamais abouti.

Tout le monde (France comme Inde) a finalement été soulagé d'aboutir à une commande ferme de 36 appareils "make in Francia".

DRAL est effectivement un plus pour Dassault par rapport à la situation de 2012, car il peut se passer d'HAL.

Mais, hormis cela, les problématiques n'ont pas changé:

  1. Va falloir que l'usine DRAL monte rapidement en compétence: fabriquer des composants et assembler des avions de combat ce n'est pas tout à fait pareil.
  2. Va falloir étudier l'impact financier de mise en œuvre d'une seconde chaine d'assemblage Rafale

Sur ce dernier point, je ne peux m'empêcher de penser à l'Eurofighter, pour lequel chaque membre du consortium avait tenu à disposer de sa chaine d'assemblage.

L'absence de rationalisation dans la production a "in fine" entrainé une hausse du prix de chaque appareil, ce qui a annihilé les économies d'échelles qu'on était en droit d'attendre lors de la création du consortium.

Je rappelle que la proposition "36 Rafale supplémentaires à un prix revu à la baisse" est française et que les indiens ont répondu "une centaine de Rafale, mais make in India".

On se croirait revenu en 2012...

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