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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques


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Il y a 3 heures, g4lly a dit :

A priori cet obus sous calibré est déjà en service en Ukraine on a vu quelques vidéo. A priori ce sont des Vulcano marketé par Diehl. Il a toujours été markété pour 70km d'ailleurs.

Le probleme des obus d'artillerie sous calibré c'est que la charge militaire est symbolique ...

  • M31 charge militaire 100kg.
  • 155mm HE charge militaire 45kg.
  • 155mm Vulcano moins de 20kg.

 

45kg, c'est pas plutôt le poids total de l'obus, corps et explo ? 

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Il y a 5 heures, herciv a dit :

Ayant des doutes sur les capacité de bombardement de nos allié "F-35" pour des raison de MCO trop intensive, oui je suis d'accord. Ne serait-ce qu'une quarantaine de rafales.

Pour les capacités de production bien évidemment je suis totalement d'accord.

Pour moi le renforcement de nos points forts c'est en cour avec la LPM.

Il faut aussi assumer une place d'initiateur et d'encadrement le temps que d'autres alliés puisse assumer à leur tour.

Les forces conventionnelles et stratégiques c'est bien. Le conflit Les conflits actuels montrent que les deux sont essentiels. 
Mais quid des infrastructures informatiques ? On ne dénombre même plus les cyberattaques : existe-t-il un seuil à partir duquel un dit "stop ou on balance une ogive chez vous" ?, je ne crois pas et ce ne serait pas raisonnable. Alors on fait quoi ? on laisse gentiment nos hôpitaux se faire bloquer ? On laisse gentiment nos administrations se faire hacker ? on laisse la préfecture du Loiret se faire pirater ? (punaise... mais ils ont cru trouver notre base 51 là-bas ???)
Notre PE dit avoir compris que le seul langage dans le cerveau de Poutine est le rapport de force, mais a-t-il perçu que cela est également le cas dans le domaine cyber ?

 

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Il y a 3 heures, olivier lsb a dit :

J'avais bien compris Akhilleus, c'était plus la partie "plan assumé" sur la guerre d'attrition qui m'a fait tiquer. 

C'est plus subi que planifié, puis avalisé par Poutine, faute d'alternative. Parce que contournement de la lutte armée etc.. justement pour s'épargner le niveau de pertes actuel qu'on connaît. 

Il est assumé maintenant mais effectivement il n'était pas prévu à la base, le plan de base étant un Prague 68 like. Seulement comme il a échoué (sinon ca ferait pas 2000 pages de forum sur les 2 sujets) les russes sont passés à autre chose. Et cet autre chose est clairement une guerre d'attrition qu'ils estiment pouvoir gagner. De ce fait, ce plan parait pleinement assumé par le pouvoir politique et les instances militaires. Les autres alternatives ne sont de toute façon pas faisables dans l'état actuel du réseau/feu défensif (action dans la profondeur) ou pas dans la culture russe (schwerpunkt). A noter que le "contournement" ou le conflit "hybride" n'a pas disparu (rumeurs de tentatives d'élimination des têtes décisionnaires ukrainiennes, influence en périphérie -Afrique-, influence via les médias des opinions extranationales, actions diplomatiques) mais encore une fois je n'aime pas le terme hybride parce que en fait toutes ces actions sont des classiques accolés à la guerre et ont été utilisés de tout temps par tout le monde.

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La 5e cérémonie d'investiture de VVP était donc aujourd'hui, à laquelle la France était un des rares pays de l'UE à avoir envoyé un représentant. Chronique people =>

Kadyrov don don eut un peu de mal à se défaire de son veston, lors de la très glamour montée des marches du Kremlin:

Ni une ni deux, Margarita, dont c'est le rôle de vous informer en toute objectivité, mena son enquête directement sur le "terrain" et constata que les rumeurs sont totalement infondées:

Révélation

GM_HPAMWIAAU8W1?format=jpg&name=900x900

Kirill 1er, paré de sa plus belle mitre, donna au Tsar une absolution par anticipation pour toutes les "formidables" décisions à venir, et impliquant des victimes. 

Bref, la routine quoi. 

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https://www.newsweek.com/dont-believe-washington-war-machine-putin-not-going-invade-another-nato-ally-opinion-1897533 (6 mai 2024)

Beaucoup d'Occidentaux considèrent Poutine comme un dictateur imprudent aux ambitions impériales. Ayant passé ma carrière dans le renseignement à étudier et à analyser la pensée de Poutine et la doctrine guerrière et la stratégie de sécurité de la Russie, je suis ici pour dire que tout en étant un dictateur russe typique, Poutine est parfaitement rationnel.

Poutine a envahi l'Ukraine pour appliquer sa version de la doctrine Monroe, pour empêcher l'Ukraine de rejoindre l'OTAN et pour restaurer la zone tampon stratégique sur laquelle la Russie s'est appuyée pour assurer sa sécurité pendant des siècles. Aucun commandant militaire sain d'esprit ne permettrait à une alliance adverse de s'installer sur plus de 1 000 miles de sa frontière.

Poutine n'a jamais caché ses objectifs pour l'Ukraine ainsi que pour d'autres anciens États soviétiques, tels que le Belarus, la Moldavie et la Géorgie. Dans chaque discours public ou écrit officiel, l'homme fort russe a clairement déclaré que les nations post-soviétiques, y compris l'Ukraine, étaient interdites à l'influence occidentale ; les accepter dans l'OTAN reviendrait à franchir la ligne rouge de la Russie.

En outre, tous les documents de planification stratégique de la Fédération de Russie, tels que le concept de politique étrangère, la stratégie de sécurité nationale, la doctrine militaire et autres, dans toutes leurs versions depuis 2000 et, dans certains cas, depuis 1993, codifient les objectifs stratégiques de Moscou visant à réintégrer les voisins post-soviétiques dans une alliance supranationale que Moscou appelle l'Union eurasienne.

En revanche, aucun projet d'"intégration" ou de prise de contrôle par la force d'un pays membre de l'OTAN n'a été déclaré dans les documents doctrinaux officiels de la Russie ou dans les discours officiels de Poutine ou du Kremlin.

En tant qu'ancien officier de la Defense Intelligence Agency et l'un des trois principaux analystes de la doctrine et de la stratégie russes ayant travaillé avec le National Clandestine Service de la CIA, j'ai eu accès aux renseignements les plus sensibles, y compris les renseignements très secrets, avec des sous-compartiments codés et des bandes rouges indiquant que les renseignements sont réservés aux yeux du président. Aucun renseignement ne révélait ou ne suggérait que Poutine avait des visées sur l'Europe au-delà des États post-soviétiques. Nous avons mené plusieurs wargames simulant une guerre entre la Russie, les États-Unis et l'OTAN. Dans tous les scénarios, un conflit local entre la Russie et son voisin post-soviétique a dégénéré en une guerre avec les États-Unis et l'OTAN. Aucun scénario ne prévoyait que la Russie attaque un pays de l'OTAN qu'elle ne considérait pas comme faisant partie de sa zone tampon stratégique.

En fait, aucune des évaluations annuelles des menaces de la communauté du renseignement publiées au niveau non classifié par le bureau du directeur du renseignement national, y compris celle pour 2024, ne contient d'analyse suggérant que Poutine envahirait un membre de l'OTAN.

Si de tels renseignements existaient, vous pouvez être sûrs qu'ils seraient immédiatement déclassifiés. Les pouvoirs en place ne voudraient-ils pas que le peuple américain soit d'accord pour continuer à financer une autre guerre éternelle ? Au cours des dernières années, les agences de renseignement ont régulièrement déclassifié des informations, même très sensibles, si elles servaient les intérêts de la classe politique. Elles divulguent également régulièrement des informations aux médias de gauche, tels que le Washington Post et le New York Times.

Au contraire, plusieurs évaluations des services de renseignement américains contredisent la thèse de l'establishment de Washington selon laquelle Poutine envahirait un membre de l'OTAN. L'invasion d'un pays de l'OTAN déclencherait sans aucun doute l'article 5 de la défense collective, qui exigerait le déploiement des forces de l'OTAN pour défendre le membre de l'OTAN envahi. L'affirmation selon laquelle Poutine voudrait avoir une guerre avec l'OTAN sur les bras est contestée sans équivoque par la déclaration suivante, tirée de l'évaluation annuelle de la menace pour 2024 par la communauté du renseignement : "Il est presque certain que la Russie ne veut pas d'un conflit militaire direct avec les forces des États-Unis et de l'OTAN et qu'elle poursuivra ses activités asymétriques en deçà de ce qu'elle estime être le seuil d'un conflit militaire à l'échelle mondiale".

Les extraits suivants de l'évaluation 2024 réfutent entièrement l'idée que la Russie a la capacité militaire et économique d'envahir un pays de l'OTAN et de déclencher une guerre avec l'OTAN :

"La Russie a subi plus de pertes militaires que jamais depuis la Seconde Guerre mondiale - environ 300 000 victimes et des milliers de chars et de véhicules blindés de combat.

"Les forces militaires de Moscou devront se remettre sur pied sur plusieurs années après avoir subi d'importantes pertes en matériel et en personnel pendant le conflit en Ukraine.

"L'armée russe est et restera confrontée à des problèmes d'attrition, de pénurie de personnel et de moral.

"Le PIB de la Russie est sur une trajectoire de croissance modeste en 2024, mais sa compétitivité à long terme a diminué par rapport à ses perspectives d'avant-guerre.

Enfin, les dirigeants des États-Unis et de l'OTAN étaient au courant dès 2013, voire plus tôt, des plans de M. Poutine visant à rétablir le périmètre de sécurité stratégique de la Russie. En tant qu'ancien haut responsable de la communauté du renseignement américain, j'ai personnellement informé à plusieurs reprises le personnel de sécurité nationale de la Maison Blanche du président Obama des plans de M. Poutine et de la stratégie de guerre de la Russie. J'ai également informé un grand nombre de commandants militaires américains et de responsables du Pentagone, ainsi que des ministres et des chefs militaires de l'OTAN, y compris quelques mois avant l'invasion de la Crimée par Poutine en 2014.

En tant que vice-président de l'époque, personne de référence en matière de politique ukrainienne et architecte de la stratégie ratée de "réinitialisation" avec la Russie, Joe Biden devait être informé de ces réunions d'information. Si les hauts responsables des États-Unis et de l'OTAN pensaient que Poutine envahirait un pays de l'OTAN, pourquoi n'ont-ils pas augmenté leurs dépenses de défense avant l'attaque de la Russie contre l'Ukraine en 2022 ? À ce jour, la majorité des pays de l'OTAN ne consacrent pas les deux pour cent du PIB à la défense.

Poutine est clairement un dictateur russe typique et un sale type. Mais il n'est pas suicidaire. L'invasion d'un pays de l'OTAN ne fait pas partie de son programme.

Si les élites de Washington veulent absolument continuer à financer une autre guerre éternelle, à appauvrir les Américains ordinaires, alors que l'inflation fait rage dans notre pays, elles devraient choisir une excuse plus intelligente.

Rebekah Koffler, présidente de Doctrine & Strategy Consulting, ancien officier de renseignement de la DIA

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à l’instant, Wallaby a dit :

Rebekah Koffler, présidente de Doctrine & Strategy Consulting, ancien officier de renseignement de la DIA...

... manque d'imagination.

Et a de mauvaises lunettes : quelle est désormais la longueur de la frontière entre la Russie et la Biélorussie d'une part, et l'OTAN d'autre part ?
Et croit les statistiques économiques du Kremlin ; comme celles publiées par Staline en son temps probablement.

(soupir)

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'xcusez, mais suite au post précédent j'ai eu une vision...

Voici Laurent Ulrich l'archevêque de Paris.

french-president-emmanuel-macron-smiles-

Et dans ma vision il déclarait

Nous prions pour notre président Emmanuel Macron, dont le prénom signifie Dieu-avec-nous. Et nous ne croyons pas aux coïncidences !

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L'OTAN doit envahir San-Marin ! :bloblaugh:

Plus sérieusement, on a un français ayant le passeport russe nommé ''ambassadeur itinérant'' par ce micro état :

https://www.challenges.fr/monde/saint-marin-cette-minuscule-republique-tres-liee-a-moscou_892217?

Emmanuel Goût a une longue expérience de la Russie de Vladimir Poutine. Ce Français de 65 ans a travaillé pour certains des principaux groupes énergétiques russes et a participé à la création du service francophone de la chaîne de télévision russe contrôlée par l’État, RT. En 2020, il s’est vu accorder la citoyenneté russe par le biais d’un décret spécial émis par le président.

 

Pourtant, au cours des deux dernières années, et malgré ses relations étroites avec la Russie de M. Poutine, M. Goût a été le représentant diplomatique d’un État d’Europe occidentale, même s’il s’agit de l’un des plus petits. Le 7 février 2022, alors que les soldats russes se massaient aux frontières de l’Ukraine en prévision de l’invasion qui a eu lieu 17 jours plus tard, la République de Saint-Marin l’a nommé ambassadeur itinérant. Selon Luca Beccari, le ministre des affaires étrangères du micro-État, M. Goût a été nommé en raison de son « expérience de longue date dans de nombreux secteurs d’intérêt pour la République ». Pourtant, son nom ne figure pas sur la liste des envoyés de Saint-Marin, accessible au public sur son site web. Sa nomination n’a été annoncée que sur un portail gouvernemental réservé aux diplomates, mais non sécurisé.....

 

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https://www.dni.gov/files/ODNI/documents/assessments/ATA-2024-Unclassified-Report.pdf (5 février 2024)

Office of the Director of National Intelligence

Annual Threat Assessment of the U.S. Intelligence Community

p. 14

La guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine a causé d'énormes dégâts dans le pays et à l'étranger, mais la Russie reste un adversaire résistant et compétent dans un large éventail de domaines et cherche à projeter et à défendre ses intérêts à l'échelle mondiale et à saper les États-Unis et l'Occident. Le renforcement des liens de la Russie avec la Chine, l'Iran et la Corée du Nord pour soutenir sa production de défense et son économie constitue un défi majeur pour l'Occident et ses partenaires. La Russie continuera à poursuivre ses intérêts de manière compétitive, parfois conflictuelle et provocatrice, et à faire pression pour influencer, à des degrés divers, d'autres pays de l'espace post-soviétique.

Il est presque certain que la Russie ne veut pas d'un conflit militaire direct avec les forces des États-Unis et de l'OTAN et qu'elle poursuivra ses activités asymétriques en deçà de ce qu'elle estime être le seuil d'un conflit militaire à l'échelle mondiale. Le président Vladimir Poutine pense probablement que la Russie a émoussé les efforts de l'Ukraine pour reprendre des territoires importants, que son approche pour gagner la guerre est payante et que le soutien de l'Occident et des États-Unis à l'Ukraine est limité, en particulier à la lumière de la guerre entre Israël et le HAMAS.

Poutine a bouleversé le renouveau géopolitique, économique et militaire de la Russie et porté atteinte à sa réputation internationale avec l'invasion à grande échelle de l'Ukraine. Néanmoins, la Russie met en œuvre des politiques visant à atténuer ces coûts et à tirer parti de ses relations avec l'étranger pour minimiser les dommages liés aux sanctions et rétablir sa crédibilité en tant que grande puissance.

L'engagement économique profond de Moscou avec Pékin offre à la Russie un marché important pour son énergie et ses produits de base, une plus grande protection contre les sanctions futures et un partenaire plus fort pour s'opposer aux États-Unis. La Chine est de loin le partenaire commercial le plus important de la Russie. Les échanges bilatéraux atteindront plus de 220 milliards de dollars en 2023, dépassant déjà de 15 % le volume record de 2022.

Moscou continuera à utiliser toutes les sources applicables de puissance nationale pour promouvoir ses intérêts et tenter d'affaiblir les États-Unis et leurs alliés, mais elle est confrontée à un certain nombre de défis, tels que l'éloignement des marchés et des technologies occidentaux et la fuite du capital humain, pour y parvenir. Ces moyens iront de l'utilisation de l'énergie pour tenter de contraindre à la coopération et d'affaiblir l'unité occidentale sur l'Ukraine, à l'intimidation militaire et sécuritaire, à l'influence maligne, aux cyber-opérations, à l'espionnage et aux subterfuges.

Le PIB de la Russie est sur une trajectoire de croissance modeste en 2024, mais sa compétitivité à long terme a diminué par rapport à ses perspectives d'avant-guerre. La Russie a augmenté les dépenses sociales, ce qui a probablement réduit la réaction de l'opinion publique, et augmenté l'impôt sur les sociétés, ce qui a amélioré la flexibilité budgétaire et les options de financement.

Moscou a réussi à détourner la plupart de ses exportations de pétrole par voie maritime et vend probablement des volumes importants au-dessus des plafonds de prix du pétrole brut et des produits raffinés fixés par le G-7, qui sont entrés en vigueur en décembre 2022 et février 2023, respectivement - en partie parce que la Russie a davantage recours à des options non occidentales pour faciliter le détournement de la plupart de ses exportations de pétrole par voie maritime et parce que les prix mondiaux du pétrole ont augmenté l'année dernière.

p.15

La Russie conservera une influence importante dans le domaine de l'énergie. Au premier semestre 2023, la Russie était toujours le deuxième fournisseur de gaz naturel liquéfié de l'Europe et a annoncé une réduction de ses exportations de pétrole brut dans le cadre de son engagement envers l'OPEP+.

La Russie compense le déclin de ses relations avec l'Occident en élargissant ses liens avec la Chine, l'Iran, la Corée du Nord et les principaux pays du Sud.

Les efforts renouvelés de l'Arménie, de la Moldavie et de certains États d'Asie centrale pour chercher d'autres partenaires montrent à quel point la guerre a nui à l'influence de Moscou, même dans l'espace post-soviétique. La réticence de la Russie à consacrer les ressources et le capital politique nécessaires pour empêcher l'Azerbaïdjan de reprendre le Haut-Karabakh aux Arméniens de souche par une offensive militaire en septembre 2023 montre à quel point la guerre de Moscou en Ukraine a affaibli son rôle d'arbitre en matière de sécurité régionale.

Les forces militaires de Moscou devront se remettre sur pied sur plusieurs années après avoir subi d'importantes pertes d'équipement et de personnel au cours du conflit en Ukraine. Moscou s'appuiera davantage sur les capacités nucléaires et de contre-espace pour la dissuasion stratégique alors qu'elle s'efforce de reconstruire sa force terrestre. Quoi qu'il en soit, les forces aériennes et navales russes continueront à fournir à Moscou certaines capacités de projection de puissance à l'échelle mondiale.

Les plans annoncés par Moscou pour développer massivement ses forces terrestres ne seront certainement pas couronnés de succès, mais ils aboutiront néanmoins, avec le temps, à une armée plus importante, même si elle n'est pas meilleure sur le plan qualitatif. La Russie a réussi à recruter un nombre record de militaires sous contrat en leur offrant des avantages importants et en manipulant la propagande sur la guerre en Ukraine. Les augmentations continues des dépenses de défense fourniront probablement un financement suffisant pour augmenter progressivement les effectifs sans que Moscou n'ait à recourir à la mobilisation des réservistes.

p.17

Alors que Poutine présente l'échec de la révolte de Wagner en juin 2023 comme la preuve que la société russe est unie derrière son leadership, il continue à faire face à des défis intérieurs, notamment le soutien des élites, la pression économique et le fardeau de la guerre en Ukraine.

Moscou devra probablement trouver un équilibre entre l'augmentation des dépenses militaires et la nécessité d'obtenir des revenus supplémentaires sans surcharger les entreprises privées et publiques ou le public russe avec le coût de la guerre. La Russie est confrontée à des problèmes à long terme, notamment un manque d'investissements étrangers, en particulier dans le secteur de l'énergie.

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https://foreignpolicy.com/2024/04/02/russia-putin-nato-warning-war-west/ & https://www.russiamatters.org/analysis/nobody-actually-knows-what-russia-does-next

Stephen Walt

Le fait que Poutine soit un dictateur impitoyable qui emprisonne ou assassine ses rivaux nationaux et se livre à d'autres actes méprisables ne nous dit pratiquement rien sur sa volonté de conquérir un certain nombre de voisins de la Russie ou sur sa capacité à le faire.

La Russie ne sera pas en mesure de lancer de nouvelles guerres d'agression lorsque la guerre en Ukraine sera enfin terminée. Les services de renseignement américains estiment que la Russie a perdu plus de 300 000 soldats tués ou blessés en Ukraine, ainsi que des milliers de véhicules blindés et des dizaines de navires et d'avions.

Si la principale raison pour laquelle Poutine a décidé d'envahir l'Ukraine était d'empêcher l'Ukraine d'entrer dans l'orbite de l'Occident et de rejoindre un jour l'OTAN, il pourrait être satisfait si cette possibilité était exclue dans un accord de paix ultérieur.

Si vous pensez que Poutine a envahi l'Ukraine principalement parce qu'il pense que les Russes et les Ukrainiens forment "un seul peuple", vous pouvez raisonnablement en conclure que ses ambitions se limitent à ce cas unique.

Enfin, l'affirmation selon laquelle Poutine est un agresseur en série inapaisable qui lancera de nouvelles guerres s'il n'est pas totalement vaincu entrave les efforts visant à mettre fin à la guerre et à épargner à l'Ukraine des dommages supplémentaires.

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il y a 3 minutes, Wallaby a dit :

https://foreignpolicy.com/2024/04/02/russia-putin-nato-warning-war-west/ & https://www.russiamatters.org/analysis/nobody-actually-knows-what-russia-does-next

Stephen Walt

Le fait que Poutine soit un dictateur impitoyable qui emprisonne ou assassine ses rivaux nationaux et se livre à d'autres actes méprisables ne nous dit pratiquement rien sur sa volonté de conquérir un certain nombre de voisins de la Russie ou sur sa capacité à le faire.

La Russie ne sera pas en mesure de lancer de nouvelles guerres d'agression lorsque la guerre en Ukraine sera enfin terminée. Les services de renseignement américains estiment que la Russie a perdu plus de 300 000 soldats tués ou blessés en Ukraine, ainsi que des milliers de véhicules blindés et des dizaines de navires et d'avions.

Si la principale raison pour laquelle Poutine a décidé d'envahir l'Ukraine était d'empêcher l'Ukraine d'entrer dans l'orbite de l'Occident et de rejoindre un jour l'OTAN, il pourrait être satisfait si cette possibilité était exclue dans un accord de paix ultérieur.

Si vous pensez que Poutine a envahi l'Ukraine principalement parce qu'il pense que les Russes et les Ukrainiens forment "un seul peuple", vous pouvez raisonnablement en conclure que ses ambitions se limitent à ce cas unique.

Enfin, l'affirmation selon laquelle Poutine est un agresseur en série inapaisable qui lancera de nouvelles guerres s'il n'est pas totalement vaincu entrave les efforts visant à mettre fin à la guerre et à épargner à l'Ukraine des dommages supplémentaires.

Le fait est qu'on n'a pas dû lire à Foreign Policy beaucoup de parutions russes (et pas que les plus extrémistes) arguant que les frontières actuelles ne correspondent pas aux réalités historiques.

Pour le reste, il s'agit d'un bel exercice de "si tu ne bouges pas, le T-Rex ne t'arrachera pas la tête". Malheureusement, le T-Rex vient tout juste de dévorer une chèvre, d'attaquer la clôture et regarde fixement dans notre direction.

Edited by Ciders
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Il y a 4 heures, olivier lsb a dit :

Instant détente -

"yes Prime minister", une sitcom Britannique des années 70/80. A l'époque, c'était drôle car burlesque. Aujourd'hui, on dirait visionnaire !

Incroyable et génial! Je sauvegarde.

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Il y a 13 heures, olivier lsb a dit :

Instant détente -

"yes Prime minister", une sitcom Britannique des années 70/80. A l'époque, c'était drôle car burlesque. Aujourd'hui, on dirait visionnaire !

 

Oui, c'est pas mal... ceci dit une éventuelle sitcom russe pourrait mettre en scène exactement le même scénario de la part de l'OTAN depuis 1991. Le "salami" qui a pris le plus cher ces 30 dernières années ce n'est pas vraiment le notre.

Bien sûr cela ne justifie pas l'injustifiable...

 

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le défilé de la victoire a moscow était bien pauvre. 
des MRAP, un T34, une batterie incomplete de S300, trois missiles nuc, une patrouille de su25...

même pas un t72 ni un T14 en panne.

 

 

 

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