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BRUXELLES (Reuters) - Le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, qui reste le principal candidat au poste de Premier ministre belge, a une nouvelle fois provoqué un tollé dans le sud du pays en comparant la radio-télévision francophone publique (RTBF) à une radio ayant appelé au génocide au Rwanda.

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"Radio mille collines"  =D

Il a tout a fait raison, ce sont deux radios fanatiques.

evidemment, quand quelqu'un ose parler des journalistes, il se fait descendre.

:O  :rolleyes:

Comparer la RTBF à une radio rwandaise génocidaire, ça pue la démagogie malsaine !  =(

Mais les propos du "Milosevic de la Flandre" ne m'étonne pas et il y aura encore d'autres dérapages verbaux.

Pour qu'un conflit éclate, les ingrédients sont d'abord :

- un peu de tension communautaire

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- quelques dérapages verbaux dits accidentels ou mal interprétés le plus souvent  ^-^

- attiser la haine de l'autre en le dénigrant

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- quelques actes de d'intimidation, de violence et de bagarre symbolique

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- organiser des défilés, meetings style paramilitaire (les extrémistes flamands s'y connaissent)

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- recruter au sein des partis nationalistes des leaders style Karadzic, Mladic, ... ou Goebbels, Himmler, Goering, ... >:( pour lancer le débat d'une ségrégation qualifié de "séparation" (là ce ne sera pas raciale mais linguistique) et ensuite discuter d'un projet d'épuration linguistique et non ethnique.

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Bart De Wever(président de la N-VA et allié au CD&V dans le cartel flamand d'Yves Leterme) en compagnie avec Jean-Marie Lepen

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- choisir un lieu historique comme berceau de la civilisation ou culturelle ou autres (exemple Bruxelles revendiqué par la Frandre).

- commettre quelques attentats (les Flamands n'en sont pas encore là).

- ...

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Dites moi Mani, vous etes un obsédé des massacres? :lol:

Vous oubliez un élément essentiel pour les massacre "la crise économique", a chaque fois qu'il a un massacre il y a aussi une "crise économique".

Les Wallons sont pauvres et les Flamands en ont marre de payer pour eux, je crois que ça s'appelle une "crise économique" en Flandre de venir en aide à son voisin.

Quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi les Flamands ont choisi le "Lion" comme emblème et symbole ?!  :rolleyes:

Le Coq, je comprends pour les Wallons et pour la France : c'est un animal de la région.

Les Asiatiques choississent le tigre ou l'éléphant (animal commun du continent).

Mais les Flamands, je ne comprends pas. Sont-ils nostalgiques de la brousse et de l'Afrique ?!

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Alors normalement se seront les wallons qui massacreront les flamands... cela fera les beaux jours de la presse.

Impossible, étant pauvre économiquement !

Ils auraient du mal à acheter des armes  :lol:

Tiens, la FN de Herstal appartient-elle à l'état fédéral belge ou à la région wallonne ? Car là les Wallons ont quelques petits jouets intéressants comme le P-90 :

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^Bon ben ça va: vous avez de quoi pour faire face dans les années qui viennent  O0

... et oubliez pas: si vous avez besoin de calibre plus important on a le GIAT...

[]=>

Sinon plus sérieusement un politicien Wallon, Ducarme, parle d'un statut de d'indépendance/association de la Wallonie avec la France sur le modèle de ce qui existe pour la Polynésie française. Intéressant constitutionellement parlant.

Il vient en discuter avec des députés français la semaine prochaine.

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/politique-le-responsable-2007-12-15-566845.shtml

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Sinon plus sérieusement un politicien Wallon, Ducarme, parle d'un statut de d'indépendance/association de la Wallonie avec la France sur le modèle de ce qui existe pour la Polynésie française. Intéressant constitutionellement parlant.

Il vient en discuter avec des députés français la semaine prochaine.

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/politique-le-responsable-2007-12-15-566845.shtml

C'est bien gentil, tout ça... Mais il va se faire courtoisement envoyer voir ailleurs. Je ne vois pas quel intérêt on aurait à s'associer la Wallonie quelque soit son statut. On dépense déjà assez pour nos DOM TOM, avec de maigres résultats.

Sans compter que cela ferait assez mauvais effet en Europe qu'on récupère un morceau d'une pays membre, même si ses habitants sont d'accords.

Le seul avantage serait peut-être de récupérer la FN...

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Plus ou moins, en 1990 le GIAT avait acheté près de 90% du capital de la FN.

Voila un article parut le 8 juin 1996 dans le  journal l'"humanité"

http://www.humanite.fr/1996-06-08_Articles_-Vers-la-perte-de-la-maitrise-francaise-du-petit-calibre

Vers la perte de la maîtrise française du « petit calibre » ?

LE gouvernement et la direction de GIAT Industries vont-ils abandonner FN Herstal ? La question a commencé de se poser le 30 mai, lorsque la direction du groupe wallon d’armement a annoncé la mise en oeuvre d’un « plan social » prévoyant la suppression de 741 des 3.650 emplois du groupe, dont 397 en Belgique (sur 1.300 salariés). Elle s’est précisée le 4 juin : on a alors appris qu’il entrait dans les intentions de GIAT de se désengager, totalement ou partiellement, de sa filiale. Depuis cette date, le siège de FN Herstal, dans la banlieue liégeoise, est paralysé par une grève. La réunion, jeudi, du conseil d’administration du groupe belge s’est donc tenue à Saint-Etienne. GIAT Industries a fait état d’un projet d’ouverture du capital d’Herstal (GIAT est actionnaire, à 92%, d’Herstal, racheté fin 1990 ; les 8% restant étant détenus par la région wallonne). Son PDG, Jacques Loppion, s’est, dit-on, « mis à la recherche d’un investisseur disposé à reprendre, partiellement ou totalement, (ses) actions ou à souscrire à une augmentation de capital pour le financement du plan et la poursuite d’activité ». La Fédération nationale CGT des travailleurs de l’Etat souligne que la confirmation de cet abandon serait grave, puisque GIAT Industries a renoncé aux études et fabrications d’armes de petit calibre en France, s’en remettant pour assurer ces activités au groupe belge. Le risque pourrait donc être, pour la France, « la perte totale de la fabrication et de la maîtrise de l’arme de petit calibre ». Compte tenu de ce risque, le syndicat demande l’annulation de « tous les projets de désinvestissement sur Saint-Etienne » et l’arrêt du « plan de déflation des effectifs ».

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La Libre 17/12/07

Les Belges refusent la scission

On a beau être au 190e jour d'une crise dont on ne voit toujours pas la fin, les Belges continuent à vouloir le maintien de la Belgique. Même en Flandre. Si les Wallons (88 pc) et les Bruxellois (87 pc) se montrent les plus attachés au pays, les Flamands (72 pc) se révèlent l'être à peine moins. Voilà qui confirme ce que les hommes politiques du Nord ne cessent de dire depuis l'émission "Bye bye Belgique" : la Flandre n'est pas séparatiste.

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Voila qui est dit.

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On dépense déjà assez pour nos DOM TOM, avec de maigres résultats.

ben peut etre parce que c'est mal gèré ?

Il ne depend que des Wallons et de leur gouvernement (au sein de la France ou non, c'est pas la question) pour que la Wallonnie redevienne florissante. Ils ont juste besoin de se reformer. Comme nous.

Les problèmes de la Wallonnie sont temporaires. Donc tu voudrais refuser ce qu'il y a de plus précieux, le territoire qui est eternel et serait Français pour toujours en cas de réunification, juste a à cause de probleme conjoncturels ? t'as pas le sense des affaires mon pars, permet moi de te le dire.

Ou est ce que t'es pas capable de penser plus loin que le petit siecle qu'il reste a vivre a ta petite personne ?

Quoi qu'il en soit, réformer est une certaine violence. La France a les institutions qui le permettent. Pour la Wallonnie, seule, ça parait difficile il me semble: il y a tant de clientelisme, le tout avec un pouvoir faible et par dessus le marché des risques avec les Flamands.

Si il y a un pouvoir réformateur en France, ou un pouvoir qui a déja réformé et est redevenu efficace et attractif, la réunification permettrait une réforme plus facile et moins risquée pour les Wallons.

Sans compter que cela ferait assez mauvais effet en Europe qu'on récupère un morceau d'une pays membre, même si ses habitants sont d'accords.

Déja que nous ont ne s'en mele pas, alors explique moi en quoi ça regarde qui que ce soit a part les Wallons (et éventuellement la France et a la rigueur la Hollande) ?

on est pas en 1815, on est plus sous la botte des Prussiens et de tous les tyrans couronnés d'europe.

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Moi je suis plutot de l'avis de mirage IV, on a rien foutre là bas...

En plus Saint Nicolas a confirmé l'attachement des belges pour leur pays.

Déja que nous ont ne s'en mele pas, alors explique moi en quoi ça regarde qui que ce soit a part les Wallons (et éventuellement la France et a la rigueur la Hollande) ?

on est pas en 1815, on est plus sous la botte des Prussiens et de tous les tyrans couronnés d'europe.

Hum, hum...c'était les français les tyrans en Europe. N'oublier pas que c'était le premier empire.

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Hum, hum...c'était les français les tyrans en Europe. N'oublier pas que c'était le premier empire.

alors là tu m'epates. je savais que t'étais un défaitiste invéteré, mais je croyais que tu t'y connaissait en histoire.

Il n'y a aucune comparaison entre le premier empire et la monarchie absolue d'avant la révolution ou les monarchies Prussiennes, Autrichiennes, Russes, etc..

Les Français ne l'auraient jamais supporté.

Le premier empire c'est pas ma tasse de thé mais faut quand meme pas tout mélanger.

C'est vrai qu'a la fin le régime était tyrannique, a cause de la conscription et du blocus continental. Mais c'était a cause de la guerre. Et qui refusait obstinément la paix et a financé six coalitions ?

Bon on sort du sujet, je vais pas m'étendre, mais on peux pas laisser dire des truc pareil.

Et d'ailleurs c'est les royaumes d'Europe qui ont attaqués la République Française, PAS l'inverse.

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Un peu d'histoire de la Belgique

La fin d'une époque florissante

En 1795, après ses multiples victoires sur l'Autriche, la France annexa les Pays-Bas autrichiens, soit la Belgique actuelle.

Du jour au lendemain, les paysans belges, qui étaient parmi les plus prospères d'Europe, furent soumis à un dramatique système de réquisitions qui déboucha sur un désastre économique.

Contraints de souscrire à un emprunt forcé, ruinés par des impôts majeurs, accablés par les réquisitions des chevaux et du bétail, victimes de pillages, les paysans sombrèrent dans la pauvreté et le désespoir.

La splendide récolte de 1796 n'apporta rien au paysan belge car il lui fut interdit de commercer avec l'étranger.  Seuls les représentants des armées françaises furent autorisés à acheter, au prix fixés par eux, le blé et les autres céréales.

Dans l'industrie, la loi Le Chapelier supprima les antiques corporations.  Les ouvriers furent désormais libres de travailler chez n'importe quel patron mais, souvent, au salaire le plus bas...

Dans le département de la Dyle, les fabriques de tissus fermèrent leurs portes suite à la proclamation de l'interdiction de commerce avec l'Angleterre.  A Tournai, la fabrique de porcelaines Peterinck, qui faisait vivre 2.000 personnes, fut acculée à la faillite.  Dans le département de Sambre et Meuse, 50.000 ouvriers cloutiers et métallurgistes perdirent leur travail.  A Liège, 20.000 armuriers, 15.000 houilleurs et nombre de tanneurs se retrouvèrent sans emploi.  En conséquence, la grande ville de Liège perdit 15.000 habitants.  La ville voisine de Verviers se vit, elle, désertée par la moitié de sa population. 

A Huy, les deux tiers de la population devinrent indigeants.  A Eupen, 7.000 drapiers furent contraints au chômage.  Dans la ville d'eau de Spa, les curistes étrangers, au nombre annuel habituel de 1.200 à 1.300, se réduisirent à... 30 entre 1796 et 1797.

400 distilleries de Flandre, du Brabant et de Campine cessèrent leurs activités par décret en 1795.  La catastrophe se répercuta sur les agriculteurs privés d'une source d'exploitation pour leurs grains.  A noter toutefois, qu'à Eeklo, un brasseur versa 1.000 Louis d'or à un puissant responsable républicain et se vit autorisé à continuer la production d'alcool avec, un comble, du blé étranger !

En 1796, la République saisi les caisses des corporations ouvrières, désormais interdites, privant les membres cotisants de toute possibilité d'aide en cas de chômage, de maladie ou de vieillesse. 

La loi relative aux passeports empêcha tout "Belge" de quitter l'un des neufs nouveaux départements constitués dans ce pays sans visa.

Dans les postes, le courrier à destination de l'étranger fut ouvert systématiquement et envoyé à Paris pour y être censuré.

Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, d'avoir vu la population de Bruxelles perdre 20.000 habitants (et 50 manufactures majeures), et celle de Liège baissé de 15.000 âmes malgré une baisse du prix des loyers de 75%....!

L'adminrable réseau de communication mis en place par les Autrichiens s'effondra en moins de deux ans.  Dans le Luxembourg, 2.000 paysans furent réquisitionnés afin de remettre sommairement en état des routes.  Nombre de digues se rompirent.  Le port d'Ostende s'ensabla.

Autre grave erreur : la République supprima les oeuvres de bienfaisance (hôpitaux, hospices et orphelinats,...) dont la population démunie se vit également privée de l'ultime recours et contrainte à aller frapper à la porte des monastères désormais fermés et vendus...

Petit à petit, des bandes de brigands se formèrent et s'armèrent, annonçant la prochaine guerre des paysans.

Source:

http://users.skynet.be/grandes_batailles/pages/237.html

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Un peu d'histoire de la Belgique

Source:

http://users.skynet.be/grandes_batailles/pages/237.html

C'était la terreur, la République était attaquée de toute part, facile de se baser sur la période la plus noire pour ta demonstration mais pas très honnete. ça m'étonnerait que les Belges étaient plus mal traité que les autres Français d'ailleur.

Et c'est normal de se battre pour defendre sa Liberté.

Allez je reposte ce texte parfaitement équilibré, c'est rare vu les sous-entendus politiques:

De 1794 à 1814, la Belgique est française. Cette période offre des contrastes extraordinaires ; aussi certains historiens, selon leurs opinions, leur religion ou leurs préjugés, en ont-ils laissé dans l'ombre maints aspects, quitte à s'attarder longuement et parfois sans complaisance aux épisodes ou aux personnages qui leur plaisaient.

Il apparaît, en effet, évident et irréfutable que les premières années de la réunion de la future Belgique à la France sont très dures, parfois cruelles pour nos aïeux. Flamands comme Wallons, certains s’opposent non point à la France comme telle, mais aux exactions d’administrateurs sans scrupules qui ne respectent pas toujours les traditions de nos régions.

Le mérite de Bonaparte sera de réparer de son mieux les torts causés aux Belges par les hommes de la Convention et du Directoire. Grâce à sa remarquable politique, il connaîtra dans notre pays une chaleureuse popularité. Premier Consul puis empereur, il fera de la Belgique le laboratoire de son grand dessein européen et il lui imprimera un essor étonnant jusqu'en 1811. Les dernières années de l'Empire forment la troisième période de la présence française dans notre pays; années de plus en plus sombres et qui s'achèveront dans la tragique mêlée de Waterloo.

Chronologie de la période française

Difficile de parler de cette période sans parler d'abord de la Révolution liégeoise de 1789 qui, à l'inverse de la contre-révolution brabançonne, est dirigée contre le pouvoir absolutiste local. En août 1789, le peuple qui, comme en France, réclame plus de liberté et d'égalité, s'insurge et met le prince-évêque en fuite. Malheureusement, en janvier 1791, celui-ci revient avec l'armée autrichienne, et une dure répression s'abat sur les Liégeois. Beaucoup de patriotes se réfugient en France, où ils formeront un groupe très actif qui exercera une influence certaine sur la politique de la Convention, inspirant le changement d'orientation de la Révolution.

Aussi, lorsque Dumouriez, victorieux à Jemappes, entre à Liège en novembre 1792, à la tête de l'armée française dans laquelle figuraient deux légions belges (dont une liégeoise), il est accueilli en libérateur. En 1793, les Liégeois choisissent, à une large majorité des votants, de réunir leur pays à la République française.

Mais les forces autrichiennes reviennent une dernière fois, avec le prince-évêque dans leur bagage. Cette restauration de l'ancien régime sera de courte durée car l’empereur François II se désintéresse de la Belgique qu'il voudrait troquer contre la Bavière.

Enfin, le 26 juin 1794, la victoire de Fleurus ouvre les possessions autrichiens et la principauté de Liège aux armées de la République.

Les débuts de la période française ne sont pas toujours bien accueillis dans nos régions fortement mises à contribution pour rembourser les frais des campagnes militaires. La situation ne s'améliorera qu’après l'année 1795 lorsque les provinces belges deviennent officiellement des départements français. A partir du 1er octobre, toutes les lois françaises sont désormais applicables dans nos régions. Nos populations bénéficient des mêmes droits, mais également des mêmes devoirs que les citoyens français, ce qui ne sera pas accepté par tous (par exemple : les réfractaires à la conscription ou le clergé qui avait vu tous ses biens saisis par la République).

Le coup d'Etat de Bonaparte en 1799 est accueilli en Belgique avec une certaine indifférence ; pourtant le Consulat s'attachera à rétablir l'ordre et à réorganiser l'administration. En outre, par le Concordat (1801), il apaise les tensions religieuses. A partir de 1804, la Belgique est enfin traitée sur un pied de parfaite égalité avec la France. Dans l'esprit de Napoléon, la Belgique doit être complètement assimilée, incorporée à la patrie française. Le pays partagera le destin de la France jusqu'à l’invasion de 1814. L'occupation de la Belgique par les troupes alliées entraînera de graves inconvénients: contributions forcées, réquisitions, pillages, crise alimentaire. Enfin, la bataille de Waterloo détermine le futur de la Belgique donnée au prince d'Orange. Il faut signaler que l'engagement des Belges dans cette célèbre bataille est pour le moins disparate puisque l'on ne compte que 170 officiers belges dans les troupes dites libératrices, pour 250 dans les armées napoléoniennes. En majorité les partisans de l'Empereur sont des Wallons, tandis que, parmi les coalisés, la plupart sont des Flamands.

Epilogue. En mars 1814, les Grandes Puissances qui ont vaincu Napoléon décident d'offrir au prince d'Orange, les Pays-Bas avec un accroissement de territoires. Cet euphémisme désigne 3 millions d'hommes dont on fixe le sort politique sans même leur demander leur avis. Eprouvant sans doute la nécessité de se justifier, le 21 juin 1814, les Cours alliées ajoutèrent un protocole à leur convention de Chaumont: "Nous réglons l'attribution du territoire belge parce qu'il nous appartient par droit de conquête".

Les vrais changements de la Révolution française

De la victoire de Fleurus à la perte des 9 départements belges en 1814, moins de 20 ans se sont écoulés. Pourtant, cette courte période a suffi pour bouleverser fondamentalement les structures sur lesquelles reposait, pendant l'Ancien Régime, la vie politique, économique, sociale, judiciaire et religieuse de ces régions.

Avant 1794, les institutions qui organisaient l'existence des Belges procédaient d'un passé multiséculaire. Mais c’est sous le régime français que la bourgeoisie va s'emparer du pouvoir, profitant de la diminution de l'influence du clergé et de la noblesse. En même temps qu'elle affirme sa puissance économique, la bourgeoisie s'introduit dans les rouages de la vie publique, préparant ainsi la phase ultérieure de son ascension, la conquête du pouvoir politique. Quant au peuple, il est tenu à l'écart de la vie publique: droits de vote et grève lui sont refusés et il doit se plier aux dures exigences de la conscription.

L'impulsion donnée par la Révolution française à la progression de la bourgeoisie et au développement de la société industrielle aura des résultats tangibles dans les départements belges. Rappelons-en les facteurs favorables: la suppression des barrières douanières intérieures; la création d'un vaste marché européen au fur et à mesure de l'extension des conquêtes françaises; l'anéantissement de la concurrence anglaise; la libre circulation des hommes et des capitaux; la prise en main par l'Etat du réseau routier et fluvial; les efforts publics et privés d'encouragement à l'industrie nationale.

A côté de cela, on assiste à un nouveau découpage en départements et arrondissements fondé non plus sur la tradition mais sur des critères d'efficacité. Dans le même sens, la réforme municipale met en place un schéma commun pour l'ensemble du pays. De même, les tribunaux sont articulés en une pyramide plus rationnelle. Ils sont chargés d'appliquer des lois générales émanant de l'autorité centrale. Celles-ci sont plus conformes au besoin de la société nouvelle que tout condamne à tendre vers l'unité et la simplicité. Le Code civil, mis en vigueur par Napoléon, et qui reste encore la référence essentielle de notre droit actuel, fixe les nouvelles règles de la vie en commun. La laïcisation du droit, l'égalité devant la loi, la légitimité du droit à la propriété en sont les principales conquêtes. L'unification des mesures de longueur, de surface, de capacité et celle des monnaies, décrétée pendant le régime français, s'inscrit dans la même perspective.

Tout avantageux que seront ces changements à long terme, les Belges n'en comprennent pas toujours la portée et n'y voient parfois que la manifestation contestable du pouvoir central. Quoi qu'on en dise, tout n'est pas désastreux sous le règne de la France. Pour s'en convaincre, il suffit d'évoquer le passé. L'amélioration générale des conditions d'existence devait nécessairement influer sur les réactions psychologiques de ceux qui en profitaient. A partir de 1800, les signes d'adhésion se multiplient. Dans l'ensemble, le régime français se voit reconnaître le mérite de ses méthodes administratives. Le temps, la contrainte, la nécessité et certains progrès incontestables se chargent, par diverses voies, d'imprégner les populations des modes de comportement français.

Par la langue d'abord. Une moitié de la Belgique utilise le français et, dans la partie flamande, la noblesse et la bourgeoisie parlent également cette langue, celle de la culture universelle. Seul le français est alors admis comme langue officielle.

Par l'enseignement ensuite. Le pouvoir remplace les écoles religieuses par un enseignement laïque.

Par l'armée aussi. La conscription imposée, en rupture avec les traditions qui existaient jusqu'alors, draine dans ses rangs des hommes parfois hostiles mais qui en viennent à s'identifier à l'épopée napoléonienne. En tout, 175.000 Belges – dont 50.000 mourront -serviront dans les armées françaises alors que la population est d’environ 3 millions d'habitants.

Par les arts et la mode. L'appartenance à la France ne fait qu'intensifier l'influence de Paris, déjà fort vive sous le règne autrichien.

Toute une génération se trouve ainsi marquée par l'idéologie et la culture de la France.

A partir de 1811, la situation évolue. Napoléon s'essouffle à courir après la victoire. La crise plonge l'économie dans le marasme. L'empereur multiplie les levées de troupes et, en Belgique, les vieux ressentiments refont surface, l'emportant sur les raisons d'adhérer totalement à la cause française. En 1814, les ennemis de la France sont reçus avec résignation, voire avec satisfaction, mais les excès que leurs troupes alliées – surtout prussiennes -commettent un peu partout, font qu'une nouvelle fois on s'interroge.

Ainsi s'achève une période marquée de multiples contradictions. Elle fut sans doute pénible pour beaucoup car l'occupation, puis la réunion, donnèrent lieu à des abus et firent peser sur les populations toutes sortes de charges nouvelles. Mais le recul du temps nous permet cependant de tirer des conclusions moins négatives. Les réformes, qui furent imposées et parfois mal acceptées, disloquèrent les structures d'un passé révolu et accélérèrent la mise en place des bases essentielles sur lesquelles s'élabora la Belgique moderne. Presque plus personne ne songea à en revenir à l'ancien ordre des choses. C'est que le régime des privilèges, des monopoles et de la monarchie de droit divin avait fait son temps. Ce qui sera la Belgique sortit de cette épreuve complètement renouvelée par l'application du principe d'égalité des citoyens devant la loi et par la propagande en faveur des libertés modernes.

En définitive, il faut reconnaître le rôle positif de la France dans l'évolution économique, sociale, politique et scientifique des départements belges. Si ces derniers bénéficièrent largement de l'apport français, en revanche la France sut utiliser avec discernement la collaboration de l'élite. Aux quatre coins de l'Empire, artistes, généraux (ils furent 22) ou fonctionnaires d'origine belge ou liégeoise servirent avec éclat leur nouvelle patrie. A Paris, plusieurs d’entre eux occupèrent des postes importants. Pour tous ces serviteurs de la France, la séparation fut une épreuve pénible. Certains voulurent rester français, d'autres, plus nombreux, ne résistèrent pas à la nostalgie du pays natal et, avec la bourgeoisie libérale, préparèrent l'indépendance et formèrent, en 1830, les cadres du nouvel Etat.

Eric SMETS

http://www.chez.com/reunionwf/REGIME.htm

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