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[Union Européenne] nos projets, son futur


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il y a 7 minutes, Boule75 a dit :

Il y a aussi les agents temporaires, il me semble qu'on est dans  ce cas : regarde les textes pointés dans mon message du dessus.

Il y a manifestement toute une variété d'agents temporaires, chaque variété ayant des conditions spécifiques et des exceptions possibles. J'ai été voir aussi dans les texte s(celui que tu as mis en lien et d'autres), et c'est une jungle réglementaire dans laquelle on se perd assez vite!

il y a 7 minutes, Boule75 a dit :

Et quand bien même : il n'y a aucune difficulté à intégrer une clause imposant une nationalité donnée dans un contrat de droit privé...

En Belgique, c'est interdit dans la définition du poste. Les restrictions qui existent le sont en amont, au niveau du statut de la personne (en gros, si elle n'est pas ressortissante d'un des pays de l'UE, elle doit être dans les conditions pour obtenir un permis de travail (et l'avoir obtenu bien sûr), mais un employeur ne peut mettre une condition de nationalité (ou cela tombe sous le coup de la discrimination à m'embauche).

(Je dirige actuellement un projet de recherche pour lequel j'ai un budget —de l'argent public!— pour engager des chercheur·euses, je n'ai pas le droit de spécifier que je veux qu'ils·elles aient telle ou telle nationalité. Je peux spécifier d'autres choses, comme la maîtrise de telle ou telle langue, toute compétence utile au poste, tel type d'expérience, etc., mais pas la nationalité. Mon offre d'emploi serait illégale. Mais si je recrute un·e étranger·e, il faut que la personne soit en règle pour pouvoir finaliser l'engagement.)

Je ne sais pas ce qu'il en est exactement en France, mais je pense qu'en-dehors de certains postes réservés de la fonction publique, cela doit être plus ou moins la même chose.

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il y a une heure, Bat a dit :

Je ne sais pas ce qu'il en est exactement en France, mais je pense qu'en-dehors de certains postes réservés de la fonction publique, cela doit être plus ou moins la même chose.

Tous les postes de fonctionnaires déjà (au sens statutaires, au moins pour la fonction publique d'état) me semble-t-il...

Mais en fait la discussion part dans une mauvaise direction : ce poste de conseiller éminent donnant avis sur des disputes entre l'UE et ses partenaires commerciaux peut-il être tenu par un non-citoyen de l'UE ?
Simplement  : non.

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Il y a 1 heure, Boule75 a dit :

Mais en fait la discussion part dans une mauvaise direction : ce poste de conseiller éminent donnant avis sur des disputes entre l'UE et ses partenaires commerciaux peut-il être tenu par un non-citoyen de l'UE ?
Simplement  : non.

Si la question est: est-ce une bonne idée? Pour moi, non: on est d'accord. Si la question est: "c'est une honte, démissionnez la dame", c'est une mauvaise façon de réfléchir la question, qui tend à se focaliser sur un cas individuel (indépendamment du cadre général et des contraintes), et à l'interpréter en termes de corruption/trahison/malhonnêteté '(alors que ce n'est pas le fond du problème).

Si cette "affaire" (qui n'en est pas vraiment une, au-delà du fait qu'on peut trouver ça peu avisé), révèle quelque chose, c'est le cadre inadéquat laissé à la Commission Européenne pour remplir des missions qui sont interprétées différemment dans les différents pays (sans relancer la machine, à titre de boutade, je dirais que ça pose d'une énième manière le vieux débat de "l'UE doit-elle être une [insérez ici le pays que vous voulez] en plus grand?" et de savoir au départ de quels critères on réfléchit une question). Comme je le disais, tant qu'on ne fera pas de la Commission un gouvernement de l'UE, au sens plein du terme, avec les moyens et le cadre légal d'un gouvernement (et non un montage baroque plus ou moins bricolé de statuts et moyens répondant à des législations différentes), qui plus est dans un cadre que chaque démagogue national peut instrumentaliser pour sa com interne, cela restera insoluble et on aura des difficultés de ce type. Si on crée demains les Etats-Unis d'Europe, il sera plus facile de définir un cadre clair pour leur gouvernement. Ça ne sera pas parfait pour autant, mais cela permettrait d'éliminer la plupart des bizarreries, exceptions, chausse-trapes réglementaires et marges de flou qui rendent ces choses possible s(ou plus facilement possible).

Ceci étant, je rêve que Fiona Scott Morton puisse contribuer, au titre de son expertise, à la mise en place d'un dispositif antitrust européen efficace (c'est don domaine de compétence académique). Américaine ou pas, ça serait un réel progrès (auquel malheureusement des gouvernements devraient s'opposer, à commencer par celui d'une grande république francophone qui voit dans l'européisation politiquement soutenue de ses champions économiques nationaux le modèle de construction à suivre).

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Nous sommes, vis à vis de l'Amérique, dans ce que La Boétie appellerait la "servitude volontaire".

Le 10/01/2023 à 23:36, Wallaby a dit :

https://www.cairn.info/revue-defense-nationale-2018-3-page-121.htm

Régis Debray : Civilisation – Comment nous sommes devenus américains ; Gallimard, 2017

Car c’est bien un acte de décès de la civilisation européenne que dresse Régis Debray, en brodant sur la clairvoyance de Paul Valéry qui, dès 1919, soulignait dans La Nouvelle Revue Française le caractère mortel des civilisations. Tout commence par un rappel sur la « réalité pressante et concrète » qu’est une civilisation, dont le « flou » apparent – qui rend délicate en première approche la définition d’une civilisation – est en réalité la preuve ultime de succès. Plus qu’une simple culture (par nature défensive et stérile), une civilisation (par nature offensive et féconde) est en effet un tout diffus mais très concret, dont la victoire est pleine et entière dès lors qu’elle n’a plus besoin de la force pour progresser. Et l’auteur de montrer comment la civilisation américaine, après avoir intériorisé et simplifié les idées européennes, a opéré au XXe siècle un magistral transfert inverse pour faire de l’Europe une annexe de son empire immatériel.

De quand date cette bascule ? Pour Régis Debray, ce transfert s’est opéré progressive- ment à partir de 1919, date du Traité de Versailles, où, pour la première fois depuis deux siècles, le texte français d’un accord international ne fait plus foi, le président Wilson exigeant une version en anglais. Comment cela s’est-il réalisé ? Sans heurts, à la faveur d’une douce subjugation de la religion et de la politique – les deux piliers de la psyché européenne – par l’économisme, idéologie qui aurait tout emporté sur son passage. Pour en convaincre le lecteur, l’auteur passe en revue l’évolution récente de tous les rayons de la vie matérielle, intellectuelle et culturelle française et européenne. Il fait notamment revivre sous nos yeux un savoureux Hibernatus imaginaire qui reprend vie en 2010 après une congélation en 1960 : le résultat est saisissant, et la distanciation provoquée offre une illustration éclatante de la mutation culturelle qui s’est opérée. Une chronologie sélective, du Traité de Versailles au président Macron écoutant La Marseillaise dans la posture du citoyen américain – bras droit replié, main sur le cœur – vient appuyer le propos.

Mais au fond, est-ce un vrai changement ? Oui, répond Régis Debray, en montrant à quel point la trinité mentale américaine – espace, image, bonheur – est opposée à la matrice de l’esprit européen – temps, écriture, sens du tragique. À travers l’opposition de la civilisation fille à sa mère historique, le lecteur prend conscience de la greffe réalisée en un siècle. Une greffe lente, mais remarquablement réussie. Car si l’empire-civilisation américain cumule les attributs classiques des empires qui l’ont précédé, celui-ci présente une originalité qui le rend particulièrement irrésistible : en réussissant la synthèse de l’hypersouverainisme et de l’hyperindividualisme, la « nouvelle Rome » réalise « un enveloppement par le haut et par le bas » bien plus efficace que l’occupation romaine en son temps. « Personne ne naît américain, mais tout le monde peut le devenir ». Et sans honte aucune, bien au contraire. Car, in fine, « nous ne sommes ni occupés, ni vaincus », mais simplement consentants. « Le miracle de l’hégémonie », selon Régis Debray.

Voir aussi cette vidéo : http://www.air-defense.net/forum/topic/20043-europe-vs-usa-le-duel/?do=findComment&comment=1011702

Sans oublier Attali qui parle de "soumission" : http://www.air-defense.net/forum/?app=core&module=system&controller=content&do=find&content_class=forums_Topic&content_id=20043&content_commentid=1358043

La frontière est ténue entre "consentement" et "soumission".

Paul Valéry a écrit en 1931 :

Le 11/05/2023 à 14:27, Wallaby a dit :

https://fr.wikisource.org/wiki/Regards_sur_le_monde_actuel_(1931)/Notes_sur_la_grandeur_et_la_décadence_de_l’Europe

L’Europe aspire visiblement à être gouvernée par une commission américaine. Toute sa politique s’y dirige.

Ne sachant nous défaire de notre histoire, nous en serons déchargés par des peuples heureux qui n’en ont point ou presque point. Ce sont des peuples heureux qui nous imposeront leur bonheur.

-

Il me semble que Valéry entendait "américaine" comme "de style américain", sur le modèle de... je pensais à la Tennessee Valley Authority, mais elle date de 1933... gageons qu'il a en tête les nouveaux modes d'administration mis en place par les "Progressistes" du nom du parti de Théodore Roosevelt, et qui sont de nature technocratique.

Mais ce qui se passe sous nos yeux, c'est que "américaine" est plus qu'un modèle ou un style et veut dire "alignée sur Washington" et même "inféodée à Washington".

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il y a 14 minutes, Bat a dit :

Si la question est: est-ce une bonne idée? Pour moi, non: on est d'accord. Si la question est: "c'est une honte, démissionnez la dame", c'est une mauvaise façon de réfléchir la question, qui tend à se focaliser sur un cas individuel (indépendamment du cadre général et des contraintes), et à l'interpréter en termes de corruption/trahison/malhonnêteté '(alors que ce n'est pas le fond du problème).

Je n'ai pas assez d'éléments à ce stade pour statuer sur la base de "corruption/trahison/malhonnêteté" ; la nuit ayant porté conseil, je me doute que j'ai probablement été un peu loin dans certaines expressions sur ce sujet hier soir d'ailleurs.
Par contre, y a-t-il intrinsèquement conflit de loyauté si un non-citoyen de l'UE occupe ce poste ? Oui évidemment. Et c'est suffisant pour dire stop.

Par ailleurs, que la Commission ait vu ses ressources propres se tarir car les gouvernements étaient bien trop heureux de basculer sur un mode beaucoup plus intergouvernemental, soit. Que ça pose des soucis de RH, je veux bien. Que ce soit si critique que ça ait joué un rôle dans ce cas-là : non. Ce poste était pourvu avant, il existe encore, avec le même statut ; mais une clause exceptionnelle a été rajoutée qui ouvre le poste à la dame américaine.

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Il y a 1 heure, Boule75 a dit :

Par ailleurs, que la Commission ait vu ses ressources propres se tarir car les gouvernements étaient bien trop heureux de basculer sur un mode beaucoup plus intergouvernemental, soit. Que ça pose des soucis de RH, je veux bien. Que ce soit si critique que ça ait joué un rôle dans ce cas-là : non. Ce poste était pourvu avant, il existe encore, avec le même statut ; mais une clause exceptionnelle a été rajoutée qui ouvre le poste à la dame américaine.

Comprends-moi bien: je ne dis pas que la Commission se retrouve contrainte à engager une Américaine pour cette raison. Je dis que la Commission (et surtout les services des DG) est contrainte de fonctionner en-dehors d'un cadre de fonctionnaires européens, donc de multiplier les engagements sous des statuts divers et variés (temporaires, salariés de droit privé, consultants, ...) auxquels on ne peut pas nécessairement imposer (ne fût-ce que pour des raisons légales) les mêmes conditions d'engagement qu'à une fonction publique européenne, faisant que cela ouvre structurellement la porte à des situations comme celles-là... ou d'autres (et ce indépendamment de la qualité personnelle des gens recrutés).

Franchement, je suis plus préoccupé par le fait que des responsables de sécurité informatique (pour les documents internes, pour  la diplomatie européenne, etc.) puissent être recrutés sur le marché international sans conditions claires de nationalité que par le fait qu'on engage une économiste américaine pour un service d'expertise économique.

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19 minutes ago, Bat said:

Franchement, je suis plus préoccupé par le fait que des responsables de sécurité informatique (pour les documents internes, pour  la diplomatie européenne, etc.)

Note que ce genre de personnel (sous contrat privé ou non) peut voir les appels à candidatures limités sur base de la nationalité. Dans ce cas-ci, le responsable informatique de la diplomatie européenne, en supposant qu'il soit amené à gérer un des réseaux d'échange d'informations classifiée, verrait son emploi conditionné par l'obtention de l'habilitation de sécurité de niveau suffisant, qui peut demander la citoyenneté européenne.

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Il y a 3 heures, Bat a dit :

 Je dis que la Commission (et surtout les services des DG) est contrainte de fonctionner en-dehors d'un cadre de fonctionnaires européens, donc de multiplier les engagements sous des statuts divers et variés (temporaires, salariés de droit privé, consultants, ...)

A priori les statuts alternatifs sont en forte croissance en % des effectifs, je crois que tu l'as dit.

Chacun se fera donc son avis sur la question, puisqu'il y a une évolution des profils, et même au delà du statut.

- le "fonctionnaire" à l'ancienne, en diminution, qui rentrait plus ou moins tôt et qui restait jusqu'en fin de carrière. Il connait les rouages d'un bouzin complexe, et en gros sait qui aller voir pour n'importe quel sujet. Certains trouveront que ça donne des orga sclérosées, mais il y a dans ce statut une forme de neutralité, comme celle qu'on attend dans un pays pour son fonctionnaire dans une branche régalienne.

- Maintenant, il y a des gens plus "de passage" qui entrent et sortent, pour des bouts de carrière. Certains penseront que ça dynamisme et amène plus de variétés dans la vision et l'approche des choses. Mais les gens qui ont eu des vies en entreprise avant ont aussi des a priori sur des orga, des pays, etc....je ne parle pas de conflit d'intérêt à ce stade, mais il y a des influences.  On se doute bien que Marc Blondel ou Ernest Antoine S n'auraient pas eu la même approche s'ils avaient occupé le même poste en commission pour un passage de bout de carrière intermédiaire ( je sais l'exemple est grossier mais au moins il est clair ).

 

Ceci étant,

Si la commission rédige un texte, et change des virgules, des demi mots, etc....et tout ça pendant un long temps de rédaction et de correction c'est pour obtenir le fameux consensus nécessaire. Mais ça c'est un truc que le fonctionnement électoral français ne nous permet pas de toucher, ou pas trop, ou vraiment pas souvent, alors que c'est le quotidien de l'UE.

En fait, si ce que madame Bidule US propose ( ou participe à proposer / orienter ) ne plait pas, ça ne passe pas. Ce n'est même pas une question de bon texte ou mauvais texte, pour elle, ses intérêts si elle en a, sa vision, etc....ou de mauvais texte. Faut que ça fasse consensus ( ou pas ).

Inversement, pour reprendre ce que je disais plus haut, la présidence a une capacité assez certaine pour remonter les dossiers prioritaires ( selon elle ) en dessus de pile, et aussi enfouir en fond de pile ce qui lui plait moins. Il ne s'agit donc pas de faire adopter une ineptie ( qui ne passe pas ) mais un truc d'intérêt général peut prendre la poussière qq temps .....c'es la crainte que j'exprimais sur la doublette Pologne Hongrie.

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Les pouvoirs de la commission sont immenses en vrai ... Ceux du conseil ont été largement amputé. Le droit d'amendement par exemple est réduit à la portion conçue.

Ça produit une forme de fédéralisation déguisée au moins sur certains sujets.

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Il y a 5 heures, g4lly a dit :

Les pouvoirs de la commission sont immenses en vrai ... Ceux du conseil ont été largement amputé. Le droit d'amendement par exemple est réduit à la portion conçue.

Ça produit une forme de fédéralisation déguisée au moins sur certains sujets.

Humpf... C'est le Conseil qui signe ! Et si le texte n'est pas conforme à ses vœux, il  ne signe pas ! Ça me semble être comme un énorme droit amendement...

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Il appartient aux élus et aux représentants de chaque pays, aussi et surtout, de faire leur taff.

Quand des élus français ( élus en Fr ou au niveau UE ) gueulent que c'est la faute à l'Europe, ça veut juste dire que:

- 1 soit ils n'ont pas fait leur job,

-2 soit ils n'appartient pas au courant majoritaire, et la démocratie fait que...

-3 ils n'ont pas compris le sens du fonctionnement, la machine à compromis, et se comportent comme ils le feraient à l'assemblée en France ( faire du bruit et s'opposer pour s'opposer, mais sans participer à grand chose ).

D'ailleurs, puisqu'on parlait récemment de côté consommation et concurrence, on peut signaler que pas mal de lois de protection du consommateur sont venues de l'Europe ( donc rédigés par les commissions afférentes ....et ensuite votées et acceptées quand le consensus est là ). Ensuite, il faut les appliquer, et généralement ( comme c'est populaire dans ce domaine ), les états disent "vous avez vu, ON pense aux consommateurs" alors qu'ils n'y avaient pas vraiment pensé avant.... Forcément quand c'est sympa "on" réclame la paternité du projet pour soi même, et quand c'est pas sympa c'est la faute à la méchante bureaucratie UE.

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il y a 43 minutes, ksimodo a dit :

D'ailleurs, puisqu'on parlait récemment de côté consommation et concurrence, on peut signaler que pas mal de lois de protection du consommateur sont venues de l'europe ( donc rédigés par les commissions afférentes ....et ensuite votées et acceptées quand le consensus est là ). Ensuite, il faut les appliquer, et généralement ( comme c'est populaire dans ce domaine ), les états disent "vous avez vu, ON pense aux consommateurs" alors qu'ils n'y avaient pas vraiment pensé avant.... Forcément quand c'est sympa "on" réclame la paternité du projet pour soi même, et quand c'est pas sympa c'est la faute à la méchante bureaucratie UE.

L'idée que les politiques européennes sont favorables au consommateur [qui ne fait que consommer et n'a pas besoin de gagner d'argent ? Si il perd son emploi, il fait comment pour consommer ?] doit être confrontée à l'idée d'Henri Proglio (ici : http://www.air-defense.net/forum/topic/18727-allemagne/page/255/#comment-1642523 ) qu'en matière énergétique :

Le consommateur, il est perdant de toute façon : il a été perdant depuis 10 ans, depuis l'arrivée de cette réglementation [européenne qui détruit EDF]

il y a 52 minutes, ksimodo a dit :

-2 soit ils n'appartient pas au courant majoritaire, et la démocratie fait que...

Une majorité de parlementaires ne représente pas une majorité de citoyens à cause du biais en faveur des petits pays. Parler de "démocratie" dans ce cadre est douteux, et c'est reconnu par la Cour Constitutionnelle allemande :

Le 05/07/2016 à 18:02, Wallaby a dit :

http://www.bundesverfassungsgericht.de/SharedDocs/Entscheidungen/EN/2009/06/es20090630_2bve000208en.html (30 juin 2009)

Décision sur le traité de Lisbonne :

280 : [Le parlement européen] est conçu comme une représentation des peuples dans leurs contingents de membres nationaux respectifs, et non comme une représentation des citoyens de l'Union dans leur unité sans différenciation, selon le principe de l'égalité électorale.

281 : Si une décision obtenue de justesse entre des groupes politiques opposés est prise au parlement européen, il n'est pas garanti que la majorité des votes émis représente aussi une majorité de citoyens.

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il y a 32 minutes, Wallaby a dit :

L'idée que les politiques européennes sont favorables au consommateur [qui ne fait que consommer et n'a pas besoin de gagner d'argent ?

Une majorité de parlementaires ne représente pas une majorité de citoyens à cause du biais en faveur des petits pays.

Point 1, je ne parle pas de l'UE en général, je pense à la partie concurrence consommateur. Durée de garantie, rétractation, class action, ce sont ne pas des choses qui viennent du national.

Point 2 vaste débat. Mais je te rejoins, "nous" sommes désavantagé, en étant contributeur pourtant pas négligeable. Il suffit de voir les votes lors du concours Eurovision pour visualiser ce qui se passer pour le reste, celà n'en est pas loin, et comme toi je ne m'en réjouis pas.

 

Je prendrai 2 exemple complètement opposés pour illustrer:

- secteur Télécom, celà "nous" a profité à l'échelle nationale. Alors moi aussi je gueule quand j'ai pas de réseau dans des coins de campagnes chez des clients. Alors que j'avais du réseau au fond d'une vallée dans les rizières du longji, et que là bas pendant une rando tu croises des gens en train de mater une série en streaming HD sur un portable de plus de 6 pouces ( et qui coûte pas cher ). Ceci étant en France on n'est pas si mal là dessus, mais c'est aussi et surtout car on a ( ou on a eu ) des boites de chez nous qui ont fait le job. Le rapport Q/P à l'échelle occidentale est plutot trés bon.

- secteur énergie. Ben oui on s'ait fait proprement endauffer. Par la paresse des élus UE venus de chez nous ( il est vrai que pour ces élus là, on ne peut pas dire en général qu'on y envoie la fine fleur laborieuse et intellectuelle ), et la paresse et les alliances faciles des élus nationaux ( il fallait du vert dans l'équation pour le pouvoir ) qui auraient pu avoir le courage de payer des amendes moins onéreuses que l'application que l'ARENH. Mais je pense que tout le monde ici a connu des patrons parfaitement inconsistant, incapables de création ed valeur et / ou de visions stratégique, qui se réfugient derrière "les autres" pour expliquer leur non réussite ( c'est à dire un échec patent ).

 

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Le 16/07/2023 à 20:50, mehari a dit :

Note que ce genre de personnel (sous contrat privé ou non) peut voir les appels à candidatures limités sur base de la nationalité. Dans ce cas-ci, le responsable informatique de la diplomatie européenne, en supposant qu'il soit amené à gérer un des réseaux d'échange d'informations classifiée, verrait son emploi conditionné par l'obtention de l'habilitation de sécurité de niveau suffisant, qui peut demander la citoyenneté européenne.

Voilà voilà voilà... Et donc cette habilitation,  elle ne l'aura donc pas. Ca amuse beaucoup Jean Quatremer :

"En plus @vestager ment : elle affirme, en réponse à @s_yoncourtin, que l’habilitation de sécurité par l’Etat membre n’est pas nécessaire. Elle ne peut pas dire autre chose, puisque Scott Morton est Américaine. Sauf que l’annonce de recrutement de 2023 dit en toutes lettres: « tant que l’habilitation de sécurité personnelle n’a pas été accordée par l’Etat membre concerné (…), le candidat ne pourra pas accéder aux informations classifiées de l’UE au niveau confidentiel UE ou à un niveau supérieur, ni assister à des réunions au cours desquelles des informations classifiées sont discutées ». Or c’est le cas de toutes les affaires de concurrence contrairement à ce qu’elle dit"

 

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Bon article (interview) :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/fiona-scott-morton-a-la-commission-europeenne-il-n-y-a-pas-de-francais-de-martien-ou-de-jupiterien-dans-l-administration-americaine-ironise-jean-quatremer-qui-denonce-une-forme-de-naivete_5957783.html

J'abonde à 100%.

C'est juste dingue cette histoire. Comment est-ce possible que les instances européennes puissent se mettre dans pareille grotesque situation ? Affligeant.

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Il y a 10 heures, jojo (lo savoyârd) a dit :

Bon article (interview) :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/fiona-scott-morton-a-la-commission-europeenne-il-n-y-a-pas-de-francais-de-martien-ou-de-jupiterien-dans-l-administration-americaine-ironise-jean-quatremer-qui-denonce-une-forme-de-naivete_5957783.html

J'abonde à 100%.

C'est juste dingue cette histoire. Comment est-ce possible que les instances européennes puissent se mettre dans pareille grotesque situation ? Affligeant.

Parce que vous savez, ici, la Commission européenne, c'est comme le Vatican, ce sont les gardiens de la foi européenne et jamais la Commission ne reconnaîtra qu'elle s'est trompée.

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https://www.lepoint.fr/invites-du-point/l-incorrigible-frivolite-de-l-union-europeenne-18-07-2023-2528799_420.php

Sans s'en rendre compte, l'Union européenne se rapproche, dans ses pratiques, d'une coterie d'Ancien Régime. Où des marquis cousins les uns des autres, de Rome à Berlin en passant par Vienne, Naples et Paris, organisaient l'avenir en fonction des intérêts de leurs familles.

Cela me fait penser qu'on a dû supporter pendant 5 ans de 2009 à 2014 la "baronne Catherine Ashton" comme haute représentante aux affaires étrangères, avec "baronne" dans les intitulés officiels, dont la légalité m'a toujours paru douteuse en droit français qui ne reconnaît pas les titres de noblesse. Comment la République française peut-elle être "représentée" par une "baronne" ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Ashton

Nigel Farage dénonça le fait que Mme Ashton n'avait jusqu'alors jamais été élue démocratiquement, et n'a jamais de sa vie exercé le moindre travail dans le secteur privé. En outre, elle ne parle aucune langue étrangère couramment (son niveau de français est très faible) ce qui, pour la chef de la diplomatie européenne, est problématique8.

Mise en doute pour son inexpérience diplomatique, elle a également dû s'expliquer devant les députés européens sur sa fonction de trésorière du mouvement du désarmement nucléaire, dont 40 % des fonds n'avait pas de provenance claire et qui aurait été financé par l'URSS.

L'audition passée par Catherine Ashton le 11 janvier 2010 devant le Parlement européen n'a semble-t-il pas convaincu ses détracteurs. D’après le blog Bruxelles2, si elle s'est montrée globalement convaincante en général10, elle s'est montrée particulièrement incompétente sur la question de la politique européenne de défense.

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52008DP0505&from=MT

Décision du Parlement européen du 22 octobre 2008 portant approbation de la nomination de Mme Catherine Margaret Ashton, Baroness Ashton of Upholland, en tant que membre de la Commission

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Suite :

https://www.lepoint.fr/invites-du-point/l-incorrigible-frivolite-de-l-union-europeenne-18-07-2023-2528799_420.php

D'ailleurs, le fameux « grand tour » était une étape indispensable de la formation d'un jeune aristocrate, lequel consistait, ni plus ni moins, à séjourner dans les cours d'Europe entre gens de bonne éducation.

Et c'est quoi, Erasmus ?

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Quelques précisions intéressantes: 

Citation

Trop de controverses ont finalement eu raison de la volonté de l'économiste américaine Fiona Scott Morton d'intégrer, au 1er septembre, la Commission européenne au poste d'économiste en chef de la Direction générale de la concurrence. Dans un courrier adressé à la commissaire Margrethe Vestager, elle dit renoncer à ce poste pour lequel elle a été sélectionnée, mardi 11 juillet.  (…)
Cette issue était la plus probable au sortir d’une journée très peu plaisante, mardi 18 juillet, pour Margrethe Vestager, convoquée par la commission Econ, qui a peu convaincu les parlementaires – dont quatre groupes, le PPE, le S & D, Renew et les Verts, avaient protesté par courrier officiel.
À la limite de la condescendance, la commissaire danoise a refusé de rendre publics les conflits d'intérêts de sa candidate avec les Gafam en précisant qu'il était d'usage qu'ils soient détaillés après la nomination et avant la signature du contrat.
La Danoise n'a pas expliqué pourquoi Mme Scott Morton n'avait pas besoin d'habilitation de sécurité alors que la fiche de poste réclamait cette habilitation. Elle a pris les parlementaires de haut en s'étonnant que jamais, jusqu'ici, les eurodéputés ne se sont intéressés aux personnalités qui occupaient le poste de chef économiste, et affirmant que pas un député n'était capable d'en connaître le nom. En somme, pour la Danoise, le Parlement européen n'avait pas à mettre son nez dans la gestion des membres du personnel de la Commission. (…)
Quelques heures auparavant, le président Macron avait enfoncé le clou, en se disant « dubitatif » quant au choix de la Commission. (…)
« Elle a été embauchée par beaucoup d'entreprises et devrait se porter en retrait de ces situations, ce qui rend assez inopérant ce pour quoi on l'embauche », a-t-il souligné. En outre, les commissaires Thierry Breton, Paolo Gentiloni, Nicolas Schmit, Elisa Ferreira et le haut représentant Josep Borrell ont réclamé à Ursula von der Leyen de « réexaminer » sa décision. L'affaire devenait injouable pour Fiona Scott Morton (…)
Cette affaire va faire quelques dégâts collatéraux : Margrethe Vestager devait candidater pour la Banque européenne d'investissement. Ils sont nombreux, dans les allées de Bruxelles, à estimer que cette polémique a grandement réduit ses chances. Les parlementaires, vexés, vont exiger, à l'avenir, d'être beaucoup plus étroitement consultés sur l'attribution des postes importants de la Commission.
Ursula von der Leyen, enfin, apparaît affaiblie à l'orée de cette dernière année de mandat face à des États membres, la France en tête – mais aussi l'Italie et la Grèce –, qui lui ont fait comprendre qui étaient les véritables patrons de l'Union européenne. (…)
Une polémique qui laisse un goût amer et dans laquelle l'absence de discernement des élites de la Commission apparaît au grand jour. Le candidat espagnol, finaliste contre Scott Morton, Jose Ganuza Fernandez, a toutes ses chances. (…)
https://www.lepoint.fr/monde/commission-europeenne-pourquoi-l-americaine-fiona-scott-morton-renonce-a-son-poste-19-07-2023-2528846_24.php

Contrairement à d'autres intervenants , je tire un bilan plutôt positif de toute cette histoire: Mme Scott Morton n'a pas pu entrer en fonction et la commission européenne a eu droit à une petite piqure de rappel. Les techniciens, spécialistes dans un domaine, quel qu'il soit, rechignent souvent à justifier leurs décisions vis-à-vis des néophytes. 

Révélation

C'est valable à Bruxelles, mais pas seulement: prenons le cas des militaires, des pompiers, des policiers ou des médecins (et je crois qu'on en a vu quelques uns passer sur ce forum :wink:) La plupart n'aiment pas trop discuter avec des béotiens, surtout quand ces derniers entendent leur expliquer comment travailler. 

Cela peut se comprendre, quand les dits néophytes débarquent avec des idées toutes faites et des grands principes inapplicables dans la pratique. Mais ça ne justifie pas les décisions opaques et le refus de se justifier. Il faut juste trouver le bon équilibre. De toute évidence, certains employés de l'UE avaient tendance à l'oublier, il n'est pas inutile qu'ils aient été rappelés à l'ordre. :happy:

 

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https://www.marianne.net/agora/humeurs/madame-de-sevigne-raconte-la-nomination-de-fiona-scott-morton-par-la-commission-europeenne-a-sa-fille

Mais, comme le dira un jour un de nos meilleurs écrivains, le propre d’un agent double est non que ses employeurs ignorent sa duplicité, mais que chacun pense en tirer plus d’avantages que l’autre… En pesant les satisfactions qu’elle peut respectivement trouver à seconder les GAFAM et à servir la Commission, Madame Scott Morton a-t-elle préféré la vertu au lucre ? Cela ne saurait être exclu et montrerait, s’il en était besoin, que Dieu a mis une conscience même dans l’âme des lobbyistes.

Il paraît donc que la Commission soit passée de la légèreté à la faute. On y peut déceler deux raisons. La première est la tendance naturelle des grands à ne pas s’appliquer les lois qu’ils ont faites et d’en mépriser ainsi les conséquences. La seconde est que l’on s’attache volontiers aux gens qui nous ressemblent, qui partagent nos croyances et nos préjugés, qui sont de notre monde en somme, fussent-ils nos rivaux dans ce monde.

 

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Il y a 1 heure, Desty-N a dit :

Contrairement à d'autres intervenants , je tire un bilan plutôt positif de toute cette histoire: Mme Scott Morton n'a pas pu entrer en fonction et la commission européenne a eu droit à une petite piqure de rappel. Les techniciens, spécialistes dans un domaine, quel qu'il soit, rechignent souvent à justifier leurs décisions vis-à-vis des néophytes

Ce qui est le plus étonnant dans cette histoire c'est qu'elle n'est absolument pas en ligne avec le story telling de Madame Verstager jusqu'à maintenant la chantre de l'anti Gafam ... On peut se dire effectivement que l'embauche d'une ancienne des Gafam lui aurait donné accès aux stratégies de ces dernières. Mais dans le fond c'était aussi ouvrir la porte à un cheval de Troie. 

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

Cela me fait penser qu'on a dû supporter pendant 5 ans de 2009 à 2014 la "baronne Catherine Ashton" comme haute représentante aux affaires étrangères, avec "baronne" dans les intitulés officiels, dont la légalité m'a toujours paru douteuse en droit français qui ne reconnaît pas les titres de noblesse. Comment la République française peut-elle être "représentée" par une "baronne" ?

C'est à tous les niveaux qu'on voit ce genre de dérive. Ma femme est fonctionnaire et a vu débarqué un directeur adjoint dont le CV est particulièrement inadéquat et çà se voit tous les jours quand il faut prendre des décisions ou simplement écouter ce que disent les services. 

Je trouve particulièrement raffraichissante la réaction des députés européens.

Edited by herciv
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