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il y a 9 minutes, Castor a dit :

Ou vont-ils aller ?

Chez leurs frères arméniens en Arménie non? Beaucoup sont issus de colonies de peuplement récente depuis l’Arménie "1994".

Il convient tout d’abord de noter que ces régions, vidées de leur population majoritairement azerbaïdjanaise (mais également kurde, notamment dans le district de Kelbajar), furent un temps relativement délaissées par les autorités arméniennes. Comme nous l’évoquions plus haut, il s’agissait pour les forces arméniennes de se constituer une zone tampon destinée à protéger le territoire du Haut-Karabagh, mais aussi d’obtenir un levier supplémentaire pour d’éventuelles négociations. Si depuis le cessez-le-feu de 1994, ces territoires ne furent que très peu repeuplés, ils présentent malgré tout des richesses naturelles que les Arméniens ont commencé à exploiter dans les dix dernières années. Il semble cependant nécessaire de distinguer ici deux sous-ensembles : les régions ouest situées entre l’Arménie et le Karabagh, à forte valeur stratégique, et les régions sud, plus délaissées. Malgré leur relief accidenté, les premières sont bien plus accessibles depuis Erevan, puisqu’elles sont parcourues par les routes de Laçin et de Vardenis, respectivement inaugurées en 1999 et 2017, et construites grâce à des fonds de la diaspora. En plus de leur position géographique, elles abritent notamment des mines d’or, de mercure et d’autres métaux rares (cobalt, nickel, cuivre), ainsi que les sources de la plupart des cours d’eau de la région, en particulier les régions de Kelbajar et de Zangilan. Citons par exemple la mine d’or de Vejnali dans le district de Zangilan, dont l’exploitation a débuté en 2014, ou bien encore celle de Soyudlu dans la région de Kelbajar. Débuté en 2007, l’exploitation de celle-ci par une entreprise appartenant à un fonds d’investissement russe, aurait jusqu’à aujourd’hui englouti près de 300 millions de dollars d’investissements. L’Azerbaïdjan accuse d’ailleurs l’Arménie de participer au pillage de ses ressources non-renouvelables, et d’avoir construit la route Vardenis-Martakert (qui relie l’Arménie à la partie nord du Haut-Karabakh) dans le but d’accélérer l’exploitation et l’exportation de ces ressources [2].

Les autorités arméniennes encouragent par ailleurs un peuplement de ces zones, à travers la construction de colonies agricoles, notamment dans les régions de Kelbajar, Laçin et Quabdly, qui bordent l’Arménie (même si de telles colonies existent – de moins grande importance – dans les districts de Jibrayil ou Fuzuli). Financées par l’Etat arménien comme par la diaspora, ces colonies cherchent à favoriser l’implantation de populations arméniennes (d’abord des déplacés d’Azerbaïdjan, puis souvent des familles issues de la diaspora, en particulier venues de Syrie, mais également quelques nationalistes utopistes venus d’Occident) en leur offrant une maison, un terrain et des aides sociales, afin d’occuper et de sécuriser des territoires essentiels, puisqu’ils permettent la connexion de l’Arménie au Haut-Karabagh. Cette politique fut en fait essentiellement mise en place par les autorités de Stepanakert (la capitale du Haut-Karabakh) qui n’hésitèrent pas à entrer en conflit avec celles d’Erevan [3]. L’Arménie avait en fait encouragé une colonisation limitée de la région de Laçin, afin de protéger le corridor. Cependant, et afin de ne pas risquer de sanction internationales (la colonisation de territoires occupés militairement étant un crime de guerre), Erevan n’a jamais pu se permettre d’encourager directement la colonisation des 7 districts entourant le Haut-Karabagh. C’est donc Stepanakert qui, avec l’aide de la diaspora arménienne, prendra en main la colonisation de ces zones, alors même que l’Arménie les considérait encore comme une monnaie d’échange. Cette politique, accélérée après 2011 et l’arrivée des populations fuyant la guerre civile syrienne, rencontre encore un succès relatif. Les « villages-tests » ne sont pas bien étendus [4], et la population présente ne constitue pas une masse significative [5]. Quoi qu’il en soit, ces zones, d’abord considérées comme secondaires, ont donc fait l’objet de plans récents de colonisation et de mise en valeur, et ont même été officiellement intégrées au territoire du Haut-Karabagh par la nouvelle constitution que s’est donnée l’enclave en 2006. Signalons par ailleurs que la population arménienne considérerait aujourd’hui majoritairement ces territoires comme non-négociables, contrastant avec l’opinion qui prédominait jusqu’au milieu des années 2000 [6]. La guerre de 2020 pourrait cependant changer la donne.

...

Finalement, et contrairement à ce que les autorités azerbaïdjanaise annoncent elles-mêmes, l’objectif serait avant tout de s’emparer définitivement des territoires sud, et en particulier des districts de Jibrayil et Fuzuli, plus accessibles, mais peut-être à terme de pouvoir avancer jusqu’aux routes reliant l’Arménie au Karabagh, au moins assez pour en menacer l’usage. Un Haut-Karabagh isolé verrait probablement sa population décroitre, et deviendrait une proie bien plus facile pour Bakou, que ce soit par les voies militaire ou diplomatique. Ainsi, la rumeur qui circulait fin octobre selon laquelle Laçin était passé sous contrôle azerbaïdjanais a été célébrée comme une victoire définitive sur les réseaux sociaux locaux. Un autre objectif envisageable, serait pour Bakou de progresser jusqu’au Nakhitchevan afin de relier, à terme, l’enclave azérie au reste du pays. Mais cela impliquerait d’occuper la région arménienne de Zengezur (Syunik), ce qui semble peu probable, car il s’agirait d’une attaque directe contre l’Arménie qui pourrait alors demander un secours militaire à Moscou, en vertu de l’accord qui lie les deux. Rappelons d’ailleurs que l’Arménie et le Karabagh avait formé le projet d’une troisième route, passant justement par le Sud, et reliant la ville de Kapan à celle de Hadrout ; projet qui serait rendu caduque par la reconquête des territoires qu’il était censé traverser [9]. Alors que les combats s’annoncent plus difficiles (du fait des conditions climatiques et de la géographie), la conquête de ces territoires, si elle était avérée, constituerait déjà une victoire pour Bakou.

https://www.lesclesdumoyenorient.com/Le-conflit-du-Haut-Karabagh-pourquoi-faut-il-distinguer-le-Haut-Karabagh-lui.html

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il y a 13 minutes, g4lly a dit :

Chez leurs frères arméniens en Arménie non? Beaucoup sont issus de colonies de peuplement récente depuis l’Arménie "1994".

 

J'avais interprété la référence à la Pologne et au partage entre Azéris et Turques comme faisant référence au pays en entier et non pas juste aux zones occupées d'ou ma question et mon interrogation sur leur lieu de destination possible.

Pour ceux du HK je suis d’accords, de toute façon ils n'auront pas trop le choix.

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Deputy Commander of Russia’s North Submarine Fleet, Captain First Rank Ivan Kovgan was among the 8 Russian soldiers killed by Azerbaijani forces during the 24-hour operation in Karabakh region. Furthermore, Azerbaijan has dismissed 1st Corps Commander Giyas Abbasov (picture on right) as his unit was involved in the death of 8 Russian soldiers.

https://twitter.com/Caucasuswar/status/1704824840874570200

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6 hours ago, g4lly said:

Chez leurs frères arméniens en Arménie non? Beaucoup sont issus de colonies de peuplement récente depuis l’Arménie "1994".

Ça, c'est pour les territoires arméniens conquis au delà du Haut Karabagh ou les arméniens ont remplacé des azeris expulsés. Il faut savoir que la même chose s'est passée dans l'autre sens, il y avait des pogroms anti arméniens à Bakou dès la fin des années 80 et des azeris ont remplacé des arméniens après leur fuite des grandes villes d'Azerbaidjan. Au Karabagh, les arméniens sont autochtones et je ne pense pas qu'ils aient assez confiance pour rester dans un territoire contrôlé par l'Azerbaïdjan. Même chose pour les arméniens d'Arménie si une partie de pays était conquis par la Turquie ou l'Azerbaïdjan. Ils se refugiraient dans ce qui restera d'Arménie et s'il n'y en a plus, ils iront en Géorgie, en Iran ou au delà en Russie et en Occident. J'espère me tromper sur ce point.

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Il y a 10 heures, Banzinou a dit :

Deputy Commander of Russia’s North Submarine Fleet, Captain First Rank Ivan Kovgan was among the 8 Russian soldiers killed by Azerbaijani forces during the 24-hour operation in Karabakh region. Furthermore, Azerbaijan has dismissed 1st Corps Commander Giyas Abbasov (picture on right) as his unit was involved in the death of 8 Russian soldiers.

https://twitter.com/Caucasuswar/status/1704824840874570200

Les russes que plus personne respectent…

Edited by Conan le Barbare
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19 hours ago, Banzinou said:

Deputy Commander of Russia’s North Submarine Fleet, Captain First Rank Ivan Kovgan was among the 8 Russian soldiers killed by Azerbaijani forces during the 24-hour operation in Karabakh region. Furthermore, Azerbaijan has dismissed 1st Corps Commander Giyas Abbasov (picture on right) as his unit was involved in the death of 8 Russian soldiers.

https://twitter.com/Caucasuswar/status/1704824840874570200

Que faisait un sous marinier de la flotte du nord au Haut Karabagh?

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Il y a 4 heures, Joab a dit :

Que faisait un sous marinier de la flotte du nord au Haut Karabagh?

Dans ce genre de mission tu déploies un peu tout type de profil, surtout lorsqu’un certain nombre de terriens sont spécialement appelés à d’autres tâches voire disparus…

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Combien de personnes ont quitté l'Inde et la Russie pour s'installer en Arménie ?

Courrier d'Erevan, 27.09.2023

"Le fonctionnaire a déclaré que les demandes de citoyenneté ou de cessation de la citoyenneté ont atteint un niveau record en 2022 et 2023. « Le nombre annuel moyen de demandes d'obtention et de cessation de la citoyenneté arménienne a toujours été de 4 à 5 000. En 2019-20, ce nombre est passé à 8-9 000. Il y avait déjà une tendance, mais en 2022, ce nombre a atteint 25 000 », a souligné Armen Ghazaryan."

https://www.courrier.am/fr/societe/combien-de-personnes-ont-quitte-linde-et-la-russie-pour-sinstaller-en-armenie

Blocus économique de l'Arménie (Article de Topwar.Ru) par ses voisins :

Comment briser le blocus d'Erevan 25 mai 2023

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Liens ferroviaires

https://fr.topwar.ru/217536-kak-prorvat-blokadu-erevana.html

"Pour qui est-ce désavantageux ?


La situation difficile dans les relations entre la Russie et l'Arménie n'est pas la moindre en raison de la persistance - depuis plus de 30 ans - du transport, respectivement, du transport et du blocus économique de l'Arménie par la Turquie et l'Azerbaïdjan. Les accords bien connus de 2020-2021 ne sont mis en œuvre que de manière fragmentaire et uniquement en Azerbaïdjan. sur la restauration de la « Transsibérienne Transcaucasie » et de ses embranchements.

Autrefois, cette autoroute ne s'appelait autre chose que transrégionale, mais, comme elle, le transit du commerce extérieur par l'Azerbaïdjan entre la Fédération de Russie et l'Arménie n'a pas encore été rétabli. Une telle situation ne peut qu'affecter la situation politique interne en Arménie, ainsi que les « révérences » de l'Erevan officiel vers l'Occident.

Cette tendance à l'ouest est également stimulée par le fait que depuis septembre 1993 le blocus ferroviaire de l'Arménie par la Turquie est maintenu. Les relations de partenariat entre la Fédération de Russie et la Turquie n'affectent pas encore la position d'Ankara sur cette question."

....

Edited by Benoitleg
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https://www.courrier.am/fr/actualite/moscou-les-dirigeants-derevan-commettent-une-grave-erreur

Moscou : « les dirigeants d’Erevan commettent une grave erreur »

En milieu d'après-midi le 25 septembre, le ministère russe des Affaires étrangères a vertement répondu aux déclarations du Premier ministre sur les conséquences des évènements du Karabagh.

« La responsabilité d'une telle évolution des événements incombera entièrement à l'Azerbaïdjan, qui a adopté une politique de nettoyage ethnique, ainsi qu'aux troupes de maintien de la paix de la Fédération de Russie au Haut-Karabagh », déclarait dimanche Nikol Pashinyan alors qu'il revenait sur la ratification du traité de Rome et justifiait la nécessité pour l'Arménie de diversifier sa recherche d'alliés en matière de sécurité nationale. Le Premier ministre réagissait aussi aux propos d'Evgueni Fedorov, député à la Douma d'État russe, qui lui-même ne déclarait rien de moins, au lendemain de l'agression azérie sur le Karabagh : « nous rétablirons le contrôle de ce territoire. Erevan reviendra à la position de notre réalité historique. Autrement dit, ce sera un position de gouvernorat ou autre chose ».

« L’analyse des événements montre que les systèmes de sécurité et les alliés sur lesquels nous comptons depuis de nombreuses années se sont fixé pour tâche de montrer nos vulnérabilités et de justifier l’impossibilité pour le peuple arménien d’avoir un État indépendant. », s'est insurgé Nikol Pashinyan, ajoutant : «Nous appelons la communauté internationale à exprimer son soutien indéfectible à l'indépendance, à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à la démocratie de l'Arménie. Nous prendrons toutes les mesures pour protéger notre indépendance. À cet égard, il est nécessaire de transformer, compléter et enrichir les outils de sécurité extérieure et intérieure de la République d'Arménie, en coopérant avec tous les partenaires prêts à prendre des mesures mutuellement bénéfiques ».

La réaction officielle de Moscou est tombée hier en milieu d'après-midi, brutale et défiante, s'en prenant directement au chef de l'État arménien.

« L'allocution du Premier ministre de la République d'Arménie Nikol Pashinyan sur l'indépendance du 24 septembre 2023 contient des attaques inacceptables contre la Russie et ne peut que provoquer le rejet. Il s’agit d'une tentative de se dégager de sa responsabilité des échecs de la politique intérieure et étrangère, en rejetant la faute sur Moscou. Les dernières déclarations de Nikol Pashinyan confirment nos conclusions antérieures selon lesquelles les processus inspirés par l'Occident et soutenus par Erevan, destructeurs pour notre propre pays et nos relations alliées, ne sont pas de nature épisodique, mais systémique.

Le chef du gouvernement a en effet admis que pendant tout ce temps la république se préparait délibérément à se détourner de la Russie. Les démarches, destinées à établir un nouveau vecteur – occidental – pour le développement de l’Arménie, sont justifiées de manière peu convaincante par de prétendues erreurs de la part de la Fédération de Russie et de l’OTSC. Dans le même temps, on oublie que nos États ont des intérêts largement similaires en matière de sécurité et de développement, et que les États-Unis et d'autres pays de l'Otan se sont fixés pour objectif non seulement d'infliger des dommages stratégiques à la Russie, mais aussi de déstabiliser notre espace eurasien commun.

La Russie respectait toujours ses obligations alliées, respectait l’État arménien et n’a jamais placé la république devant un choix: avec nous ou contre nous. Moscou aidait et continue de fournir une aide à grande échelle à l'Arménie fraternelle dans les domaines de la sécurité, de l'économie et de la culture. En automne 2020, les efforts de la Fédération de Russie et du Président Vladimir Poutine en personne ont permis d’empêcher la défaite totale de l’Arménie. Si Nikol Pashinyan avait accepté une trêve quelques semaines plus tôt, la défaite aurait été moins grave. Enfin, l'activité courageuse des casques bleus russes au Haut-Karabakh, parfois au prix de leur propre vie, est une confirmation directe de l'engagement de la Russie à remplir sa mission extrêmement difficile dans l'intérêt de l'instauration de la paix entre les peuples azerbaïdjanais et arméniens, dont Nikol Pashinyan a choisi de garder le silence.

Notre pays, malgré les signaux de plus en plus fréquents sur la création de difficultés artificielles pour les entreprises russes dans la république, poursuit fermement la voie du renforcement des liens économiques et d'investissement avec l'Arménie, tant au niveau bilatéral que dans le cadre de l'Union économique eurasiatique. Aujourd'hui, ils font preuve d'une dynamique record, contribuant à la croissance impressionnante de l'économie arménienne et du bien-être des citoyens.

La Russie plaide fermement pour le renforcement de l'espace culturel et éducatif commun avec l'Arménie malgré les tentatives de différents représentants arméniens d’entraver l'avancement des projets mutuellement bénéfiques dans le domaine humanitaire.

Dans les affaires régionales, Nikol Pashinyan, au lieu de respecter l'accord entre les dirigeants de la Russie, de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie de novembre 2020 visant à laisser la décision sur le statut du Haut-Karabakh aux générations futures, a succombé aux exhortations de l'Occident. Prague et Bruxelles ont décidé d'agir sur la base de la Déclaration d'Almaty de 1991, reconnaissant la souveraineté de l'Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh. Cela a fondamentalement modifié les conditions de signature de la déclaration trilatérale du 9 novembre 2020, ainsi que le statut du contingent russe de maintien de la paix. En raison de la myopie des dirigeants arméniens, il n'a pas été possible de mettre en œuvre un certain nombre d'accords dans le domaine du renforcement de la sécurité de l'Arménie. En particulier Nikol Pashinyan n'a pas signé la décision déjà convenue par tous les ministres des Affaires étrangères des six pays à envoyer une mission d'observation de l'OTSC dans les régions de la république limitrophes de l'Azerbaïdjan.

La situation a également été exacerbée par le déni obstiné d’Erevan de la présence des forces armées arméniennes au Haut-Karabakh après le 9 novembre 2020, ce qui est devenu l’une des principales causes de la dernière escalade de septembre. L'accord conclu le 20 septembre grâce à la médiation du contingent de maintien de la paix russe sur le retrait des unités arméniennes restantes et le désarmement complet de l'Armée de défense du Haut-Karabakh avec le retrait des équipements lourds et des armes a révélé la réalité et créé les conditions préalables à une désescalade durable.

En grande partie à cause de la position contradictoire des dirigeants arméniens, qui ont préféré se tourner vers l'Occident au lieu d'un travail rythmé avec la Russie et l'Azerbaïdjan, la mise en œuvre de l'ensemble des accords trilatéraux au plus haut niveau pour 2020-2022 est restée au point mort.  Un temps précieux a été perdu, pendant lequel des progrès significatifs auraient pu être réalisés en termes d'accord sur un traité de paix, de délimitation de la frontière et de déblocage des communications régionales, qui seraient devenus des facteurs de sécurité supplémentaires pour l'Arménie. Il convient également de noter que lors des réunions susmentionnées de Prague et de Bruxelles sous l’égide de l'Union européenne, le Premier ministre arménien, tout en reconnaissant l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan, n'a pas évoqué les droits et la sécurité des Arméniens du Karabakh. Même aujourd'hui, nous ne voyons pas un grand intérêt de la part d'Erevan pour aider à résoudre les problèmes urgents au Haut-Karabakh - nous parlons de créer des conditions favorables au respect du cessez-le-feu, d'améliorer la situation humanitaire et d'établir un dialogue durable entre Bakou et Stepanakert.

Cette approche irresponsable de l’équipe de Nikol Pashinyan a provoqué un mécontentement compréhensible au sein d’une partie de la société arménienne, qui s’est exprimé par des protestations populaires. Bien entendu, les allégations selon lesquelles elles auraient été inspirées par la Russie n’ont rien à voir avec la réalité. Le chef du gouvernement arménien doit être bien conscient que Moscou ne pratique pas de telles choses - contrairement à l'Occident qui est assez habile dans l'organisation de "révolutions de couleur", mais qui, par une étrange coïncidence, a choisi de ne pas remarquer les nombreux faits de persécution des manifestants par les autorités d'Erevan. Parallèlement, il est de notoriété publique que l'ambassadeur américain entretient des contacts étroits avec le gouvernement. Dans ce contexte, une véritable bacchanale antirusse s’est déroulée dans les médias arméniens clairement à l’instigation des autorités.

Nous sommes convaincus que les dirigeants d’Erevan commettent une grave erreur en essayant délibérément de détruire les liens multidimensionnels et séculaires entre l’Arménie et la Russie et en faisant du pays un otage des jeux géopolitiques de l’Occident. Nous sommes convaincus que l’écrasante majorité de la population arménienne en est consciente. »

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il y a 16 minutes, Benoitleg a dit :

Combien de personnes ont quitté l'Inde et la Russie pour s'installer en Arménie ?

Est-ce que ce sont des arméniens de Russie?  Environ 1,2 million d'arméniens de nationalité russe. Même question sur les "indiens". Il y a une communauté arménienne en Inde, au moins depuis le 16e voir 15e siècle. 

NB c'est juste une pensée à voix haute. Pas sur que ce soit facile de savoir.  

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il y a une heure, Fusilier a dit :

Est-ce que ce sont des arméniens de Russie?  Environ 1,2 million d'arméniens de nationalité russe. Même question sur les "indiens". Il y a une communauté arménienne en Inde, au moins depuis le 16e voir 15e siècle. 

NB c'est juste une pensée à voix haute. Pas sur que ce soit facile de savoir.  

Peut-être ?

L'annonce est sans doute à la multiplication par 5 des demandes.

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Il y a 10 heures, Fusilier a dit :

Est-ce que ce sont des arméniens de Russie?  Environ 1,2 million d'arméniens de nationalité russe. Même question sur les "indiens". Il y a une communauté arménienne en Inde, au moins depuis le 16e voir 15e siècle. 

NB c'est juste une pensée à voix haute. Pas sur que ce soit facile de savoir.  

La communauté arménienne d'Inde est ancienne certes mais très peu nombreuse (dizaines de milliers tout au plus). Il y avait plus d'1 million d'arménien en Russie avant 2022. Difficile d'avoir des chiffres fiables surtout récent. 

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"Les trois derniers Arméniens de l'#Artsakh, le Père Derenik et ses deux diacres, le diacre Hovhannes et le diacre Arsen, ont franchi ce matin la frontière de l'#Arménie. Ils ont retrouvé Alexandre Goodarzy, chef de mission de #SOSChrétiensdOrient en #Arménie, à la frontière surplombant les terres artsakhiotes.

L'épuration ethnique est terminée. Le #HautKarabakh s'est vidé de ses 120 000 enfants, pères et mères de familles, personnes âgées.

Le silence parle de notre déchéance internationale."

 

https://x.com/SOSCdOrient/status/1708484052561334716?s=20

 

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Il y a 5 heures, Banzinou a dit :

Arquus qui va finalement réussir à refourguer son VAB mk.3

Production en Ukraine et fourniture à l'Arménie

 

Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi on a pas acheté ce truc. Ultra-polyvalent, pas trop cher, plateforme connue et éprouvée... Je veux dire, Arquus arrive même à mettre un tourelle avec canon de 90mm dessus tout en ayant aussi une version police. De quoi rêver. Et la caisse serait autrement moins haute qu'un VBMR où ton bouzin dépasse de n'importe quel kéké quel que soit l'endroit ou t'essaie de le planquer.

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il y a 22 minutes, Heorl a dit :

Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi on a pas acheté ce truc. Ultra-polyvalent, pas trop cher, plateforme connue et éprouvée... Je veux dire, Arquus arrive même à mettre un tourelle avec canon de 90mm dessus tout en ayant aussi une version police. De quoi rêver. Et la caisse serait autrement moins haute qu'un VBMR où ton bouzin dépasse de n'importe quel kéké quel que soit l'endroit ou t'essaie de le planquer.

Pourtant c'est simple l'AdT ne voulait pour rien au monde une cabine en deux parties ...

L'architecture Griffon a été calé sur les exigence de l'AdT ...  trois personnes face à la route qui peuvent observer vers l'avant, le reste du groupe dans la cabine monospace.

Un grand parebrise pour l'aspect friendly d'engin face à la population et la facilité d'observation vers l'avant.

Un aspect très "camion" pour ne pas être trop agressif visuellement, ne pas être vu comme un tank.

Un accessibilité mécanique maximal avec une architecture mécanique très typée PL.

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il y a une heure, Zalmox a dit :

Le silence parle de notre déchéance internationale."

Tiens : de la politique française de merde, pour changer, avec strictement rien à proposer, et un exposé tout simplement fallacieux : 1. parce que la France n'était engagée en rien et n'a pas prétendu l'être ; contrairement à la Russie évidemment et 2. parce qu'épuration ethnique il y a eu dans l'autre sens il y a pas si longtemps.

Encore des bigots instrumentés qui instrumentent le Christianisme.

Marre des ânes, surtout quand ils brâment.

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il y a 3 minutes, Boule75 a dit :

Encore des bigots instrumentés qui instrumentent le Christianisme.

Ça doit être les mêmes qui ont incité et participé au bombardement de la Serbie, de la Syrie et de la Libye.

Effectivement, il y en a mare, je te l'accorde.

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