Recommended Posts

il y a 5 minutes, fraisedesbois a dit :

Ca dit aussi que la Chine fait fi des sanctions US concernant le trading avec l'Iran.

Oui j'ai lu quelque part que la Chine est la seule qui achéte des hydrocarbures à l'Iran de façon officielle. Tous les autres clients le font de façon dissimulé.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

On peut aussi imaginer que ces fuites permettent à Pékin de faire pression sur Washington. Genre: "si tu veux un rapport de force, j'ai les moyens de jouer à ça, moi aussi. Tu es sûr que c'est ça que tu veux?"

Le problème, c'est qu'en face, ils ont Trump. Je crois le président US capable de répliquer en annonçant la prochaine installation d'une base militaire à Taiwan. (Un casus belli immédiat vis-à-vis de l' "île rebelle" à mon avis, ne serait-ce que pour empêcher l'armée américaine de s'installer)

  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, collectionneur a dit :

@fraisedesbois

Merci, je comprends tout à fait l'impact économique mais des  Tu-22M Backfire modifiés par la Chine ?!? J'ai du mal a suivre, la Russie ferait moderniser ses bombardiers par Pékin ?

Modifiés en quoi?

La seule chose qui me vienne à l'esprit pour ce genre de coopération c'est la mise en compatibilité du Tu-22M avec les équipements chinois pour le rendre interopérable.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

J'ai pas tout lu en détail mais sur le passage qui défrise :

Citation

1. Ce processus commencera par la construction d'installations à double usage à côté des aéroports existants à Hamedan, Bandar Abbas, Chabhar et Abadan", a-t-il déclaré. OilPrice.com a appris de sources iraniennes que les bombardiers qui seront déployés seront des versions modifiées par la Chine des Tupolev Tu-22M3 russes à longue portée, avec une portée de 6 800 kilomètres (2 410 km avec une charge d'armes typique), et que les chasseurs seront le chasseur bombardier à moyenne portée supersonique tout temps Sukhoi Su-34, plus le nouveau Sukhoi-57 d'attaque furtive monoplace. Il est pertinent de noter qu'en août 2016, la Russie a utilisé la base aérienne de Hamedan pour lancer des attaques sur des cibles en Syrie en utilisant à la fois des bombardiers à long rayon d'action Tupolev-22M3 et des chasseurs d'attaque Sukhoi-34. Dans le même temps, les navires militaires chinois et russes pourront utiliser les installations à double usage nouvellement créées dans les principaux ports iraniens de Chabahar, Bandar-e-Bushehr et Bandar Abbas, construites par des entreprises chinoises.

2. Ces déploiements seront accompagnés par le déploiement de capacités de guerre électronique (GE) chinoises et russes, selon les sources iraniennes. Cela comprendrait chacun des trois domaines clés de la GE : le soutien électronique (y compris l'alerte précoce de l'utilisation d'armes par l'ennemi), l'attaque électronique (y compris les systèmes de brouillage) et la protection électronique (y compris le brouillage par l'ennemi). Basé à l'origine sur la neutralisation des systèmes C4ISR (commandement, contrôle, communications, informatique, renseignement, surveillance et reconnaissance) de l'OTAN, le système de défense anti-missile aérien russe S-400 ferait partie du nouveau déploiement en Iran de logiciels et de matériel provenant de la Chine et de la Russie, selon les sources iraniennes : "Pour contrer les attaques américaines et/ou israéliennes." Les systèmes Krasukha-2 et -4 sont également susceptibles de figurer dans l'architecture globale de GE, car ils ont prouvé leur efficacité en Syrie pour contrer les radars des avions d'attaque, de reconnaissance et sans pilote. Le Krasukha-2 peut brouiller les systèmes aéroportés d'alerte et de contrôle (AWACS) jusqu'à 250 km, ainsi que d'autres radars aéroportés tels que les missiles guidés, tandis que le Krasukha-4 est un système de brouillage multifonctionnel qui permet de contrer non seulement les AWACS mais aussi les radars au sol, les deux étant très mobiles.

3. Il est à nouveau pertinent de noter ici qu'une compagnie entière de GE (englobant les trois éléments de base de la GE) peut se composer de seulement 100 hommes et, selon les sources iraniennes, une partie de la nouvelle coopération militaire comprend un échange de personnel entre l'Iran et la Chine et la Russie, avec jusqu'à 110 hommes supérieurs iraniens du GRI allant s'entraîner chaque année à Pékin et à Moscou et 110 Chinois et Russes allant s'entraîner à Téhéran. Il est également pertinent de noter que le système de GE iranien peut facilement être relié à la 19e brigade de GE du Commandement stratégique conjoint du Sud de la Russie (Rassvet) près de Rostov-sur-le-Don, qui est reliée aux systèmes chinois corollaires. "Un des systèmes russes de brouillage aérien va être basé à Chabahar et sera capable de désactiver complètement les défenses aériennes des EAU et de l'Arabie Saoudite, au point qu'ils n'auraient qu'environ deux minutes d'avertissement pour une attaque de missile ou de drone en provenance de l'Iran", a déclaré une des sources iraniennes à OilPrice.com la semaine dernière.

1. On oublie tout "oh mon Dieu un Tupolev sino-russe modifié avec des armes bachkires". Là c'est du flan total. Par contre, que des avions russes et chinois passent plus souvent par les aéroports iraniens, c'est envisageable. Je pense par exemple à des vols de liaison vers la base chinoise de Djibouti pour la PLAAF par exemple. Mais à part ça, ça se touche furieusement la nouille ici... de 4G ou de 5G, qu'importe.

Après, si ce sont des sources iraniennes... on peut comprendre ce qui se cache derrière ces assertions.

2. C'est pas tant leur DCA que leur contre-espionnage qui prend l'eau ces temps-ci. J'ai l'impression que les Israéliens ont une sacrée filière en ce moment, ça pète de partout et ce n'est pas lié qu'à l'obsolescence des équipements locaux. Ca sent les accords avec certaines factions kurdes, Moudjahidin du peuple voire des copains en interne dans les forces armées... pas chez les Gardiens, faut pas déconner. Encore que. Mais bref, là encore secouage de gant bourré de farfalle. Peut-être quelques ventes de missiles mais sans doute pas plus.

3. De quoi les systèmes de GE russe du Caucase sont reliés aux équipements chinois ? En passant par-dessus le Taklamakan ? Qu'est-ce c'est que ces salades ? Et je ne parle pas des trucs qui désactivent complètement une DCA, même une Mary-Sue vegane aurait du mal.

...

Mon avis sur ces passages : bullshit à usage interne ("on avait déjà des couilles mais alors là POUAH elles vont être énormes grâce à nos deux ÉNORMES copains", ce qui n'est pas bête puisque Trump raisonne beaucoup par rapport à la taille) et/ou désinformation à usage externe ("oh mon Dieu, les Iraniens qui étaient déjà méchants vont devenir de méchants communistes !").

Sinon, il n'y a que moi ou c'est aussi mal ficelé que le scénario de Jane's Fleet Command ?

Edited by Ciders
  • Haha 3

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ce qu'il y a de sur, pour qu'un ancien président qui n'est pas connu pour être une colombe fasse des déclarations publiques contre le gvt, c'est que les contreparties demander par.Pékin doivent êtres vraiment conséquentes.

Gros rabais sur le pétrole, comme pour le Venezuela avant que Caracas fasse banqueroute, btp chinois.dans tout les projets importants et point d'appui pour l'aviation, cela me semble crédible, mais vu que Pékin fait aussi affaire avec les Saoudiens (IRBM tout de même, drones de combat), voir des avions chinois décoller de l'Iran pour aller en Afrique en passant par la péninsule arabique, cela peut-être jouable.

  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

ça me semble crédible, et ce, pour trois raisons:

- L'Iran est de plus en plus acculé et à terme voué à être écrasé économiquement comme un œuf par la pression à causes des sanctions américaines. La Chine est la meilleure - et la seule - chance pour l'Iran de se désenclaver et de se reconnecter à l'économie mondiale ; même si c'est au prix d'une vassalisation. L'alternative étant bien pire. 

- La Chine sous Winnie l'Ourson a clairement prise le parti d'une politique étrangère plus offensive et audacieuse. . 

- Le pétrole reste une ressource vitale. Les prix bas que nous connaissons ne doivent pas faire illusion. C'est pas comme si il y avait tant de pétrole que ça en rabs. Et ça va devenir d'autant plus prégnant que les promesses du pétrole de schiste et les énergies renouvelables seront déçues. Que la Chine cherche à s'accaparer le maximum de réserve, me semble logique.

 

Bref, pour moi ça tient la route.

Edited by Shorr kan
  • Like 1
  • Upvote 3

Share this post


Link to post
Share on other sites

La Contribution du NYT (11/07, trad. Deepl):

Le partenariat commercial et militaire entre la Chine et l'Iran est un défi pour les États-Unis

https://www.nytimes.com/2020/07/11/world/asia/china-iran-trade-military-deal.html

Le pacte d'investissement et de sécurité élargirait considérablement l'influence de la Chine au Moyen-Orient, en jetant une bouée de sauvetage économique à l'Iran et en créant de nouveaux points chauds avec les États-Unis.

Par Farnaz Fassihi et Steven Lee Myers

Révélation

L'Iran et la Chine ont discrètement élaboré un partenariat économique et sécuritaire de grande envergure qui ouvrirait la voie à des milliards de dollars d'investissements chinois dans l'énergie et d'autres secteurs, sapant ainsi les efforts de l'administration Trump pour isoler le gouvernement iranien en raison de ses ambitions nucléaires et militaires.

 

Ce partenariat, détaillé dans un projet d'accord de 18 pages obtenu par le New York Times, élargirait considérablement la présence chinoise dans le secteur bancaire, les télécommunications, les ports, les chemins de fer et des dizaines d'autres projets. En échange, la Chine recevrait un approvisionnement régulier - et, selon un fonctionnaire iranien et un négociant en pétrole, (à prix) fortement réduit - de pétrole iranien au cours des 25 prochaines années.

 

Le document décrit également l'approfondissement de la coopération militaire, ce qui pourrait donner à la Chine un pied dans une région qui est une préoccupation stratégique des États-Unis depuis des décennies. Il appelle à des formations et des exercices communs, à la recherche commune, au développement d'armes et au partage de renseignements - tout cela pour lutter contre "la lutte inégale contre le terrorisme, le trafic de drogue et d'êtres humains et la criminalité transfrontalière".

 

Le partenariat - proposé pour la première fois par le dirigeant chinois Xi Jinping lors d'une visite en Iran en 2016 - a été approuvé par le cabinet du président Hassan Rouhani en juin, a déclaré le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, la semaine dernière.

 

Les responsables iraniens ont déclaré publiquement qu'il existe un accord en suspens avec la Chine, et un responsable iranien, ainsi que plusieurs personnes qui en ont discuté avec le gouvernement iranien, ont confirmé qu'il s'agit du document obtenu par le Times, qui est étiqueté "version finale" et daté de juin 2020.

 

Il n'a pas encore été soumis à l'approbation du Parlement iranien ni rendu public, ce qui alimente les soupçons en Iran sur les sommes que le gouvernement s'apprête à donner à la Chine.

 

A Pékin, les fonctionnaires n'ont pas divulgué les termes de l'accord, et il n'est pas clair si le gouvernement de M. Xi l'a signé ou, si c'est le cas, quand il pourrait l'annoncer.

 

S'il est mis en œuvre de manière aussi détaillée, le partenariat créerait de nouveaux points d'ignition potentiellement dangereux dans la détérioration des relations entre la Chine et les États-Unis.

 

Il représente un coup dur pour la politique agressive de l'administration Trump envers l'Iran depuis l'abandon de l'accord nucléaire conclu en 2015 par le président Barack Obama et les dirigeants de six autres nations après deux ans de négociations exténuantes.

 

Le renouvellement des sanctions américaines, y compris la menace de couper l'accès au système bancaire international à toute entreprise qui fait des affaires en Iran, a réussi à étouffer l'économie iranienne en faisant fuir le commerce et les investissements étrangers dont le pays a cruellement besoin.

 

Mais le désespoir de Téhéran l'a poussé dans les bras de la Chine, qui possède la technologie et l'appétit pour le pétrole dont l'Iran a besoin (la techno). L'Iran est l'un des plus grands producteurs de pétrole au monde, mais ses exportations, la principale source de revenus de Téhéran, ont chuté depuis que l'administration Trump a commencé à imposer des sanctions en 2018. La Chine tire environ 75 % de son pétrole de l'étranger et est le plus grand importateur mondial, avec plus de 10 millions de barils par jour l'année dernière.

 

À l'heure où les États-Unis sont sous le coup de la récession et du coronavirus, et de plus en plus isolés au niveau international, Pékin sent la faiblesse américaine. Le projet d'accord avec l'Iran montre que, contrairement à la plupart des pays, la Chine se sent en mesure de défier les États-Unis, suffisamment puissants pour résister aux sanctions américaines, comme elle l'a fait dans la guerre commerciale menée par le président Trump.

 

"Deux cultures asiatiques anciennes, deux partenaires dans les secteurs du commerce, de l'économie, de la politique, de la culture et de la sécurité ayant des perspectives similaires et de nombreux intérêts bilatéraux et multilatéraux communs se considéreront comme des partenaires stratégiques", indique le document dans sa première phrase.

 

Les investissements chinois en Iran, qui, selon deux personnes informées de l'accord, s'élèveraient à 400 milliards de dollars sur 25 ans, pourraient entraîner des mesures encore plus punitives à l'encontre des entreprises chinoises, qui ont déjà été visées par l'administration ces derniers mois.

 

"Les États-Unis continueront à imposer des coûts aux entreprises chinoises qui aident l'Iran, le plus grand État sponsor du terrorisme au monde", a écrit une porte-parole du département d'État en réponse à des questions sur le projet d'accord.

 

"En permettant ou en encourageant les entreprises chinoises à mener des activités sanctionnables avec le régime iranien, le gouvernement chinois sape son propre objectif déclaré de promouvoir la stabilité et la paix".

 

L'expansion de l'assistance militaire, de la formation et du partage de renseignements sera également considérée avec inquiétude à Washington. Les navires de guerre américains s'embrouillent déjà régulièrement avec les forces iraniennes dans les eaux surpeuplées du golfe Persique et contestent la revendication internationalement contestée de la Chine sur une grande partie de la mer de Chine méridionale, et la stratégie de sécurité nationale du Pentagone a déclaré que la Chine était un adversaire.

 

Lorsque des rapports sur un accord d'investissement à long terme avec l'Iran ont fait surface en septembre dernier, le ministère chinois des affaires étrangères a rejeté la question du revers de la main. Interrogé à nouveau la semaine dernière, un porte-parole, Zhao Lijian, a laissé ouverte la possibilité qu'un accord soit en cours de préparation.

 

"La Chine et l'Iran entretiennent une amitié traditionnelle, et les deux parties ont été en communication sur le développement des relations bilatérales", a-t-il déclaré. "Nous sommes prêts à travailler avec l'Iran pour faire progresser la coopération pratique".

 

Les projets - près de 100 sont cités dans le projet d'accord - sont tout à fait en accord avec les ambitions de M. Xi d'étendre son influence économique et stratégique à travers l'Eurasie par le biais de l'"Initiative ceinture et route", un vaste programme d'aide et d'investissement.

 

Ces projets, qui comprennent des aéroports, des chemins de fer à grande vitesse et des métros, toucheraient la vie de millions d'Iraniens. La Chine développerait des zones de libre-échange à Maku, dans le nord-ouest de l'Iran, à Abadan, où le fleuve Shatt al-Arab se jette dans le golfe Persique, et sur l'île du golfe Qeshm.

 

L'accord comprend également des propositions pour que la Chine construise l'infrastructure d'un réseau de télécommunications 5G, offre le nouveau système chinois de positionnement global, Beidou, et aide les autorités iraniennes à exercer un plus grand contrôle sur ce qui circule dans le cyberespace, probablement comme le fait la Grande muraille de Chine.

 

La campagne américaine contre une importante société de télécommunications chinoise, Huawei, comprend une action pénale contre son directeur financier, Meng Wanzhou, pour avoir cherché à dissimuler des investissements en Iran afin d'échapper aux sanctions américaines. L'administration Trump a interdit à Huawei de participer au développement de la 5G aux États-Unis et a essayé, sans grand succès, de persuader d'autres pays de faire de même.

 

La mise en place d'un vaste programme d'investissement en Iran semble signaler l'impatience croissante de Pékin à l'égard de l'administration Trump après son abandon de l'accord nucléaire. La Chine a demandé à plusieurs reprises à l'administration de préserver l'accord, auquel elle était partie, et a vivement dénoncé le recours américain à des sanctions unilatérales.

 

L'Iran a traditionnellement regardé vers l'ouest, vers l'Europe, pour trouver des partenaires commerciaux et d'investissement. Cependant, il est de plus en plus frustré par les pays européens qui s'opposent à la politique de M. Trump mais qui se sont discrètement retirés du type d'accords que l'accord nucléaire avait promis.

 

"L'Iran et la Chine considèrent tous deux cet accord comme un partenariat stratégique, non seulement pour étendre leurs propres intérêts, mais aussi pour affronter les États-Unis", a déclaré Ali Gholizadeh, un chercheur iranien spécialisé dans l'énergie à l'Université des sciences et des technologies de Chine à Pékin. "C'est le premier de ce genre pour l'Iran qui souhaite avoir une puissance mondiale comme alliée".

 

Le partenariat proposé a néanmoins alimenté un débat acharné au sein de l'Iran. Le ministre des affaires étrangères, M. Zarif, qui s'est rendu à Pékin en octobre dernier pour négocier l'accord, a été confronté à des questions hostiles au Parlement la semaine dernière.

 

Le document a été fourni au Times par une personne connaissant bien sa rédaction, dans l'intention de montrer l'étendue des projets actuellement à l'étude.

 

M. Zarif a déclaré que l'accord serait soumis au Parlement pour approbation finale. Il a le soutien du leader suprême de l'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, ont déclaré deux responsables iraniens.

 

Le principal conseiller économique de l'Ayatollah Khamenei, Ali Agha Mohammadi, est apparu récemment à la télévision d'Etat pour discuter de la nécessité d'une bouée de sauvetage économique. Il a déclaré que l'Iran doit augmenter sa production de pétrole à au moins 8,5 millions de barils par jour afin de rester un acteur sur le marché de l'énergie, et pour cela, il a besoin de la Chine.

 

Les partisans iraniens du partenariat stratégique affirment qu'étant donné les options économiques limitées du pays, la monnaie en chute libre et la faible perspective de la levée des sanctions américaines, l'accord avec la Chine pourrait constituer une bouée de sauvetage.

 

"Toutes les routes sont fermées à l'Iran", a déclaré Fereydoun Majlesi, ancien diplomate et chroniqueur pour plusieurs journaux iraniens sur la diplomatie. "La seule voie ouverte est celle de la Chine. Quoi qu'il en soit, tant que les sanctions ne sont pas levées, cet accord est la meilleure option".

 

Mais les critiques de tout l'éventail politique iranien ont fait part de leurs inquiétudes quant au fait que le gouvernement "vend" secrètement le pays à la Chine dans un moment de faiblesse économique et d'isolement international. Dans un discours prononcé fin juin, un ancien président, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié cet accord de secret suspect que le peuple iranien n'approuverait jamais.

 

Les critiques ont cité des projets d'investissement chinois antérieurs qui ont laissé des pays d'Afrique et d'Asie endettés et finalement redevables aux autorités de Pékin. Les installations portuaires proposées en Iran, dont deux sur la côte de la mer d'Oman, sont particulièrement préoccupantes.

 

L'une d'entre elles à Jask, juste à l'extérieur du détroit d'Ormuz, l'entrée du golfe Persique, donnerait aux Chinois un point de vue stratégique sur les eaux par lesquelles transite une grande partie du pétrole mondial. Ce passage est d'une importance stratégique cruciale pour les États-Unis, dont la cinquième flotte de la marine est basée à Bahreïn, dans le golfe.

 

La Chine a déjà construit une série de ports le long de l'océan Indien, créant ainsi un collier de stations de ravitaillement et de réapprovisionnement depuis la mer de Chine méridionale jusqu'au canal de Suez. De nature apparemment commerciale, ces ports ont également une valeur militaire potentielle, ce qui permet à la marine chinoise en pleine expansion d'étendre son rayon d'action.

 

Il s'agit notamment des ports de Hambantota au Sri Lanka et de Gwadar au Pakistan, qui sont largement critiqués en tant que points d'ancrage pour une présence militaire potentielle, bien qu'aucune force chinoise n'y ait été officiellement déployée.

 

La Chine a ouvert sa première base militaire à Djibouti en 2015, soi-disant pour soutenir ses forces participant aux opérations internationales de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes. L'avant-poste, qui a commencé comme une base logistique mais qui est maintenant plus fortement fortifié, se trouve à quelques kilomètres de la base américaine dans ce pays.

 

La Chine a également intensifié sa coopération militaire avec l'Iran. La marine de l'Armée populaire de libération a visité et participé à des exercices militaires au moins trois fois, à partir de 2014. Le plus récent a eu lieu en décembre dernier, lorsqu'un destroyer de missiles chinois, le Xining, a participé à un exercice naval avec les marines russe et iranienne dans le golfe d'Oman.

 

L'agence de presse publique chinoise Xinhua a cité le commandant de la marine iranienne, le contre-amiral Hossein Khanzadi, déclarant que l'exercice montrait que "l'ère des invasions américaines dans la région est terminée".

 

  • Thanks 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
à l’instant, fraisedesbois a dit :

La Contribution du NYT (11/07, trad. Deepl):

Le partenariat commercial et militaire entre la Chine et l'Iran est un défi pour les États-Unis

https://www.nytimes.com/2020/07/11/world/asia/china-iran-trade-military-deal.html

Le pacte d'investissement et de sécurité élargirait considérablement l'influence de la Chine au Moyen-Orient, en jetant une bouée de sauvetage économique à l'Iran et en créant de nouveaux points chauds avec les États-Unis.

Par Farnaz Fassihi et Steven Lee Myers

  Révéler le texte masqué

L'Iran et la Chine ont discrètement élaboré un partenariat économique et sécuritaire de grande envergure qui ouvrirait la voie à des milliards de dollars d'investissements chinois dans l'énergie et d'autres secteurs, sapant ainsi les efforts de l'administration Trump pour isoler le gouvernement iranien en raison de ses ambitions nucléaires et militaires.

 

Ce partenariat, détaillé dans un projet d'accord de 18 pages obtenu par le New York Times, élargirait considérablement la présence chinoise dans le secteur bancaire, les télécommunications, les ports, les chemins de fer et des dizaines d'autres projets. En échange, la Chine recevrait un approvisionnement régulier - et, selon un fonctionnaire iranien et un négociant en pétrole, (à prix) fortement réduit - de pétrole iranien au cours des 25 prochaines années.

 

Le document décrit également l'approfondissement de la coopération militaire, ce qui pourrait donner à la Chine un pied dans une région qui est une préoccupation stratégique des États-Unis depuis des décennies. Il appelle à des formations et des exercices communs, à la recherche commune, au développement d'armes et au partage de renseignements - tout cela pour lutter contre "la lutte inégale contre le terrorisme, le trafic de drogue et d'êtres humains et la criminalité transfrontalière".

 

Le partenariat - proposé pour la première fois par le dirigeant chinois Xi Jinping lors d'une visite en Iran en 2016 - a été approuvé par le cabinet du président Hassan Rouhani en juin, a déclaré le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, la semaine dernière.

 

Les responsables iraniens ont déclaré publiquement qu'il existe un accord en suspens avec la Chine, et un responsable iranien, ainsi que plusieurs personnes qui en ont discuté avec le gouvernement iranien, ont confirmé qu'il s'agit du document obtenu par le Times, qui est étiqueté "version finale" et daté de juin 2020.

 

Il n'a pas encore été soumis à l'approbation du Parlement iranien ni rendu public, ce qui alimente les soupçons en Iran sur les sommes que le gouvernement s'apprête à donner à la Chine.

 

A Pékin, les fonctionnaires n'ont pas divulgué les termes de l'accord, et il n'est pas clair si le gouvernement de M. Xi l'a signé ou, si c'est le cas, quand il pourrait l'annoncer.

 

S'il est mis en œuvre de manière aussi détaillée, le partenariat créerait de nouveaux points d'ignition potentiellement dangereux dans la détérioration des relations entre la Chine et les États-Unis.

 

Il représente un coup dur pour la politique agressive de l'administration Trump envers l'Iran depuis l'abandon de l'accord nucléaire conclu en 2015 par le président Barack Obama et les dirigeants de six autres nations après deux ans de négociations exténuantes.

 

Le renouvellement des sanctions américaines, y compris la menace de couper l'accès au système bancaire international à toute entreprise qui fait des affaires en Iran, a réussi à étouffer l'économie iranienne en faisant fuir le commerce et les investissements étrangers dont le pays a cruellement besoin.

 

Mais le désespoir de Téhéran l'a poussé dans les bras de la Chine, qui possède la technologie et l'appétit pour le pétrole dont l'Iran a besoin (la techno). L'Iran est l'un des plus grands producteurs de pétrole au monde, mais ses exportations, la principale source de revenus de Téhéran, ont chuté depuis que l'administration Trump a commencé à imposer des sanctions en 2018. La Chine tire environ 75 % de son pétrole de l'étranger et est le plus grand importateur mondial, avec plus de 10 millions de barils par jour l'année dernière.

 

À l'heure où les États-Unis sont sous le coup de la récession et du coronavirus, et de plus en plus isolés au niveau international, Pékin sent la faiblesse américaine. Le projet d'accord avec l'Iran montre que, contrairement à la plupart des pays, la Chine se sent en mesure de défier les États-Unis, suffisamment puissants pour résister aux sanctions américaines, comme elle l'a fait dans la guerre commerciale menée par le président Trump.

 

"Deux cultures asiatiques anciennes, deux partenaires dans les secteurs du commerce, de l'économie, de la politique, de la culture et de la sécurité ayant des perspectives similaires et de nombreux intérêts bilatéraux et multilatéraux communs se considéreront comme des partenaires stratégiques", indique le document dans sa première phrase.

 

Les investissements chinois en Iran, qui, selon deux personnes informées de l'accord, s'élèveraient à 400 milliards de dollars sur 25 ans, pourraient entraîner des mesures encore plus punitives à l'encontre des entreprises chinoises, qui ont déjà été visées par l'administration ces derniers mois.

 

"Les États-Unis continueront à imposer des coûts aux entreprises chinoises qui aident l'Iran, le plus grand État sponsor du terrorisme au monde", a écrit une porte-parole du département d'État en réponse à des questions sur le projet d'accord.

 

"En permettant ou en encourageant les entreprises chinoises à mener des activités sanctionnables avec le régime iranien, le gouvernement chinois sape son propre objectif déclaré de promouvoir la stabilité et la paix".

 

L'expansion de l'assistance militaire, de la formation et du partage de renseignements sera également considérée avec inquiétude à Washington. Les navires de guerre américains s'embrouillent déjà régulièrement avec les forces iraniennes dans les eaux surpeuplées du golfe Persique et contestent la revendication internationalement contestée de la Chine sur une grande partie de la mer de Chine méridionale, et la stratégie de sécurité nationale du Pentagone a déclaré que la Chine était un adversaire.

 

Lorsque des rapports sur un accord d'investissement à long terme avec l'Iran ont fait surface en septembre dernier, le ministère chinois des affaires étrangères a rejeté la question du revers de la main. Interrogé à nouveau la semaine dernière, un porte-parole, Zhao Lijian, a laissé ouverte la possibilité qu'un accord soit en cours de préparation.

 

"La Chine et l'Iran entretiennent une amitié traditionnelle, et les deux parties ont été en communication sur le développement des relations bilatérales", a-t-il déclaré. "Nous sommes prêts à travailler avec l'Iran pour faire progresser la coopération pratique".

 

Les projets - près de 100 sont cités dans le projet d'accord - sont tout à fait en accord avec les ambitions de M. Xi d'étendre son influence économique et stratégique à travers l'Eurasie par le biais de l'"Initiative ceinture et route", un vaste programme d'aide et d'investissement.

 

Ces projets, qui comprennent des aéroports, des chemins de fer à grande vitesse et des métros, toucheraient la vie de millions d'Iraniens. La Chine développerait des zones de libre-échange à Maku, dans le nord-ouest de l'Iran, à Abadan, où le fleuve Shatt al-Arab se jette dans le golfe Persique, et sur l'île du golfe Qeshm.

 

L'accord comprend également des propositions pour que la Chine construise l'infrastructure d'un réseau de télécommunications 5G, offre le nouveau système chinois de positionnement global, Beidou, et aide les autorités iraniennes à exercer un plus grand contrôle sur ce qui circule dans le cyberespace, probablement comme le fait la Grande muraille de Chine.

 

La campagne américaine contre une importante société de télécommunications chinoise, Huawei, comprend une action pénale contre son directeur financier, Meng Wanzhou, pour avoir cherché à dissimuler des investissements en Iran afin d'échapper aux sanctions américaines. L'administration Trump a interdit à Huawei de participer au développement de la 5G aux États-Unis et a essayé, sans grand succès, de persuader d'autres pays de faire de même.

 

La mise en place d'un vaste programme d'investissement en Iran semble signaler l'impatience croissante de Pékin à l'égard de l'administration Trump après son abandon de l'accord nucléaire. La Chine a demandé à plusieurs reprises à l'administration de préserver l'accord, auquel elle était partie, et a vivement dénoncé le recours américain à des sanctions unilatérales.

 

L'Iran a traditionnellement regardé vers l'ouest, vers l'Europe, pour trouver des partenaires commerciaux et d'investissement. Cependant, il est de plus en plus frustré par les pays européens qui s'opposent à la politique de M. Trump mais qui se sont discrètement retirés du type d'accords que l'accord nucléaire avait promis.

 

"L'Iran et la Chine considèrent tous deux cet accord comme un partenariat stratégique, non seulement pour étendre leurs propres intérêts, mais aussi pour affronter les États-Unis", a déclaré Ali Gholizadeh, un chercheur iranien spécialisé dans l'énergie à l'Université des sciences et des technologies de Chine à Pékin. "C'est le premier de ce genre pour l'Iran qui souhaite avoir une puissance mondiale comme alliée".

 

Le partenariat proposé a néanmoins alimenté un débat acharné au sein de l'Iran. Le ministre des affaires étrangères, M. Zarif, qui s'est rendu à Pékin en octobre dernier pour négocier l'accord, a été confronté à des questions hostiles au Parlement la semaine dernière.

 

Le document a été fourni au Times par une personne connaissant bien sa rédaction, dans l'intention de montrer l'étendue des projets actuellement à l'étude.

 

M. Zarif a déclaré que l'accord serait soumis au Parlement pour approbation finale. Il a le soutien du leader suprême de l'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei, ont déclaré deux responsables iraniens.

 

Le principal conseiller économique de l'Ayatollah Khamenei, Ali Agha Mohammadi, est apparu récemment à la télévision d'Etat pour discuter de la nécessité d'une bouée de sauvetage économique. Il a déclaré que l'Iran doit augmenter sa production de pétrole à au moins 8,5 millions de barils par jour afin de rester un acteur sur le marché de l'énergie, et pour cela, il a besoin de la Chine.

 

Les partisans iraniens du partenariat stratégique affirment qu'étant donné les options économiques limitées du pays, la monnaie en chute libre et la faible perspective de la levée des sanctions américaines, l'accord avec la Chine pourrait constituer une bouée de sauvetage.

 

"Toutes les routes sont fermées à l'Iran", a déclaré Fereydoun Majlesi, ancien diplomate et chroniqueur pour plusieurs journaux iraniens sur la diplomatie. "La seule voie ouverte est celle de la Chine. Quoi qu'il en soit, tant que les sanctions ne sont pas levées, cet accord est la meilleure option".

 

Mais les critiques de tout l'éventail politique iranien ont fait part de leurs inquiétudes quant au fait que le gouvernement "vend" secrètement le pays à la Chine dans un moment de faiblesse économique et d'isolement international. Dans un discours prononcé fin juin, un ancien président, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié cet accord de secret suspect que le peuple iranien n'approuverait jamais.

 

Les critiques ont cité des projets d'investissement chinois antérieurs qui ont laissé des pays d'Afrique et d'Asie endettés et finalement redevables aux autorités de Pékin. Les installations portuaires proposées en Iran, dont deux sur la côte de la mer d'Oman, sont particulièrement préoccupantes.

 

L'une d'entre elles à Jask, juste à l'extérieur du détroit d'Ormuz, l'entrée du golfe Persique, donnerait aux Chinois un point de vue stratégique sur les eaux par lesquelles transite une grande partie du pétrole mondial. Ce passage est d'une importance stratégique cruciale pour les États-Unis, dont la cinquième flotte de la marine est basée à Bahreïn, dans le golfe.

 

La Chine a déjà construit une série de ports le long de l'océan Indien, créant ainsi un collier de stations de ravitaillement et de réapprovisionnement depuis la mer de Chine méridionale jusqu'au canal de Suez. De nature apparemment commerciale, ces ports ont également une valeur militaire potentielle, ce qui permet à la marine chinoise en pleine expansion d'étendre son rayon d'action.

 

Il s'agit notamment des ports de Hambantota au Sri Lanka et de Gwadar au Pakistan, qui sont largement critiqués en tant que points d'ancrage pour une présence militaire potentielle, bien qu'aucune force chinoise n'y ait été officiellement déployée.

 

La Chine a ouvert sa première base militaire à Djibouti en 2015, soi-disant pour soutenir ses forces participant aux opérations internationales de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes. L'avant-poste, qui a commencé comme une base logistique mais qui est maintenant plus fortement fortifié, se trouve à quelques kilomètres de la base américaine dans ce pays.

 

La Chine a également intensifié sa coopération militaire avec l'Iran. La marine de l'Armée populaire de libération a visité et participé à des exercices militaires au moins trois fois, à partir de 2014. Le plus récent a eu lieu en décembre dernier, lorsqu'un destroyer de missiles chinois, le Xining, a participé à un exercice naval avec les marines russe et iranienne dans le golfe d'Oman.

 

L'agence de presse publique chinoise Xinhua a cité le commandant de la marine iranienne, le contre-amiral Hossein Khanzadi, déclarant que l'exercice montrait que "l'ère des invasions américaines dans la région est terminée".

 

Les chinois avaient fait de l'Iran une étape des nouvelles routes de la soie vers la mer caspienne, l'embargo de l'ONU avait gelé le projet je crois.

Gesticulations? Ou la Chine est-elle prête à s'affranchir des règles de l'ONU?

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 2 heures, debonneguerre a dit :

Les chinois avaient fait de l'Iran une étape des nouvelles routes de la soie vers la mer caspienne, l'embargo de l'ONU avait gelé le projet je crois.

Gesticulations? Ou la Chine est-elle prête à s'affranchir des règles de l'ONU?

"S'affranchir" de l'ONU, les US se sont bien retirés unilatéralement du "traité nucléaire Iranien" (JCPOA); sans parler de l'extraterritorialité de leur "droit". Alors...

Par contre les propos "rapportés" de certains officiels tant Iraniens que Chinois dans les articles de presse sont sans ambages: ils provoquent frontalement les Etats-Unis de Trump. Posture? Usage interne/externe?

Des projets en Iran analogues à ceux que les Chinois réalisent au Pakistan (le Corridor Economique Chine-Pakistan est l'une des artères prévue de leurs "Nouvelles routes de la soie")? Faut avoir les moyens. Comment dire, la conjoncture est morose (cf. les posts de rogue0 p.221 du thread "Chine")

Mais ce n'est pas une question de conjoncture puisque c'est un projet de 25 ans. "Partenariat stratégique", long terme. A petits pas... Mais les annonces sont fracassantes.

Par exemple, tout ce matos militaro-avionique russe dont la venue est annoncée en territoire iranien, heu... A t-on des "fuites" du côté Russie qui confirment? :biggrin:

Y'a une part de bullshit, je crois, oué.

Ces révélations, une diversion? Mettre un gros coup de projecteur Chinois sur l'Iran, afin de faire passer Hong-Kong dans l'obscurité?...

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 36 minutes, fraisedesbois a dit :

"S'affranchir" de l'ONU, les US se sont bien retirés unilatéralement du "traité nucléaire Iranien" (JCPOA); sans parler de l'extraterritorialité de leur "droit". Alors...

Par contre les propos "rapportés" de certains officiels tant Iraniens que Chinois dans les articles de presse sont sans ambages: ils provoquent frontalement les Etats-Unis de Trump. Posture? Usage interne/externe?

Des projets en Iran analogues à ceux que les Chinois réalisent au Pakistan (le Corridor Economique Chine-Pakistan est l'une des artères prévue de leurs "Nouvelles routes de la soie")? Faut avoir les moyens. Comment dire, la conjoncture est morose (cf. les posts de rogue0 p.221 du thread "Chine"

 

Les US-TRUMP ne sont pas un exemple, violer les règles onusiennes c'est un message envoyé à toute la communauté internationale, un changement de posture en somme, les US n'y ont pas gagné grand chose finalement et ce ne doit pas être ce que cherche les chinois.

Les chinois sont des maîtres dans l'art de l'intimidation, ils connaissent toutes les ficelles du pathos occidental, européen en particulier. Ils sont bien au fait des divisions qui rongent l'union. A mon avis ils se cabrent face à trump et les autres, mais doivent lorgner sur les élections de novembre et un potentiel changement de résident à la maison blanche, d'ici là ils gesticuleront autant que nécessaire et si le nouveau patron américain repartait dans une croisade hostile alors on devrait voir les gesticulations se concrétisaient en actons tangibles.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 5 heures, debonneguerre a dit :

Les US-TRUMP ne sont pas un exemple, violer les règles onusiennes c'est un message envoyé à toute la communauté internationale, un changement de posture en somme, les US n'y ont pas gagné grand chose finalement et ce ne doit pas être ce que cherche les chinois.

Les chinois sont des maîtres dans l'art de l'intimidation, ils connaissent toutes les ficelles du pathos occidental, européen en particulier. Ils sont bien au fait des divisions qui rongent l'union. A mon avis ils se cabrent face à trump et les autres, mais doivent lorgner sur les élections de novembre et un potentiel changement de résident à la maison blanche, d'ici là ils gesticuleront autant que nécessaire et si le nouveau patron américain repartait dans une croisade hostile alors on devrait voir les gesticulations se concrétisaient en actons tangibles.

mmh perso je ne spécule pas trop sur ce que feront/pas les chinois selon qui sera/pas le prochain potus, j'espère que tu ne m'en voudras pas si, du fait de mon ignorance, la question me laisse dans la plus grande perplexité.

Mais, si je te comprends, tu affirmes que les Chinois par ce partenariat, violeraient les règles onusiennes? Lesquelles? Ils (et l'Iran) défient les Etats-Unis. C'est très clairement exprimé à la fin de l'article de oilprice que j'ai collé page précédente. Pas la "communauté internationale" (ONU). Quelles règles onusiennes violent-ils?

Ou bien (doute sur ma compréhension de ton propos) me dis-tu que c'est l'Iran qui viole les règles de l'ONU, par exemple en ré-enrichissant au delà de certains seuils l'uranium, ou bien en blanchissant certain pognon afin de financer certaines opex? Là c'est un autre sujet ...

Tu sais, à ce stade la fuite de ce projet, qui n'est pas encore accepté par les 2 parties, pas encore signé, dont on ne connait que ce qui a bien voulu fuiter, dont on ne connaîtra jamais certaines clauses, et qui va coûter un pognon de dingue (mais par les temps qui courent, il en pleut à verse n'est-ce pas  :biggrin: ): c'est juste une opération de com. à ce stade.

Pour être perso: voir l'Iran basculer dans l'orbe de la Chine, ça me désole. Je comprends les "natio" iraniens s'ils ont l'impression de se faire dépecer.

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 8 heures, fraisedesbois a dit :

Par exemple, tout ce matos militaro-avionique russe dont la venue est annoncée en territoire iranien, heu... A t-on des "fuites" du côté Russie qui confirment? :biggrin: Y'a une part de bullshit, je crois, oué. Ces révélations, une diversion? Mettre un gros coup de projecteur Chinois sur l'Iran, afin de faire passer Hong-Kong dans l'obscurité?...

Faut suivre un peu :

Révélation

9782800149318-couv-M800x1600.jpg

 

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

L'histoire oublié des esclaves iraniens ou l'esclavage n'a été aboli qu'en 1929 et les 10 a 15 % de la population dans le sud de ce pays qui en descendent rejettent tout lien avec l'Afrique :

https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20200717-les-africains-iraniens-une-identité-taboue

Edited by collectionneur
Précision
  • Thanks 1
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

 

Le 26/06/2020 à 05:11, collectionneur a dit :

Forte explosion dans la banlieue de Téhéran dans la nuit, sans doute un accident industriel, on parle d'un dépôt de gaz, mais comme il a un centre nucléaire dans le coin, certains s'interrogent :

https://www.20minutes.fr/monde/2808207-20200626-iran-mysterieuse-explosion-illumine-ciel-teheran-autorites-evoquent-gaz-industriel

Le 04/07/2020 à 23:07, Arland a dit :

Encore une explosion en Iran à la centrale thermique de Zargan à Ahvaz dans le SW du pays pas très loin de la frontière Irakienne.

A noter que la ville avait été victime d'un attentat en 2018 qui avait fait 25 morts.

Depuis ces incidents, l'épidémie d'explosions, de fuites, et d'accidents industriels semble continuer en Iran

https://www.leparisien.fr/international/en-iran-les-explosions-dans-les-sites-sensibles-se-succedent-et-intriguent-19-07-2020-8355309.php

Une carte vue sur twitter (aucune idée de la fiabilité).
A noter que les incidents couvriraient la totalité du pays, même loin à l'intérieur des terres...

 

Commentaire personnel:

Certains incidents sont peut être des faux positifs (clinique?).
Il y a peut être plus d'accident industriel avec l'épidémie de covid2019 qui doit aussi frapper les travailleurs qualifiés.
Il faudrait aussi comparer avec les années précédentes  (effet loupe?).

N'empêche que l'enchaînement d'incident laisse songeur.
Si juste la moitié était d'origine volontaire, alors l'hypothèse cyber a du plomb dans l'aile: il ne reste que les sabotages et les frappes discrètes (drones ou autres).

A noter aussi un scoop récent , parlant d'un feu vert donné à la CIA pour destabiliser l'Iran (par opérations cyber offensives, sans supervision du NSC).
J'en parle sur le fil Services de renseignement.

 

  • Thanks 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)

Des feux à cette période de l'année, c'est pas déconnant, non ? Il fait 35°C en moyenne.

Faudrait pouvoir connaitre la répartition feux / explosions sur la carte.

 

Edit : ils ont pris cher les 12 et 13 Juillet :sad:

Edited by Nemo123
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Qu'en pensent les spécialistes Iran du forum? 

Y'a t-il vraiment des gens qui croient qu'un hélico peut faire un coup au but sur un PA? (qui se baladerait sans son escorte..)

 

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 48 minutes, Stinger a dit :

Y'a t-il vraiment des gens qui croient qu'un hélico peut faire un coup au but sur un PA? (qui se baladerait sans son escorte..)

Si le porte-avion se retrouve dans une situation où il est sans escorte, il y a deux hypothèses, qui me paraissent toutes deux compatibles avec un scénario d'attaque par hélicoptère :

  1. Le PA a perdu son escorte après une bataille navale acharnée ; où il a aussi subi des dommages lourds et la perte de ses avions embarqués ; un hélicoptère est envoyé pour l'achever comme humiliation ultime alors que le pauvre navire tente de claudiquer vers des eaux plus sûres.
  2. La marine affrêtant le PA est d'une incompétence ahurissante, et ont peut donc assumer qu'ils ont aussi probablement oublié d'allumer leurs radars ou d'embarquer leurs pilotes.
  • Like 1
  • Thanks 2

Share this post


Link to post
Share on other sites

Merci pour votre réponse.

On est d'accord que ces deux scénarii sont loin d'être les plus probables?

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 40 minutes, Stinger a dit :

On est d'accord que ces deux scénarii sont loin d'être les plus probables?

Ca dépend. Le second est quand même vachement susceptible d'arriver pendant la finale du Superbowl, non ?

------------------------> []

  • Haha 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
Il y a 2 heures, Stinger a dit :

Y'a t-il vraiment des gens qui croient qu'un hélico peut faire un coup au but sur un PA? (qui se baladerait sans son escorte..)

Dans leur scenario, le PA est une maquette immobile qui ne se défend pas. Dans ce cas, un hélico peut faire un coup au but sur 10 PA s'il arrive a porter 10 missiles.

Mais moi-même, si tu m'amènes Schwarzy sédaté en coma profond, je vais être capable de lui mettre au moins 10 bourre-pifs dans sa gueule.

La question est : Pourquoi Schwarzy se baladerait devant chez moi en état de coma profond ?

Edited by Teenytoon
  • Haha 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 1 heure, Kelkin a dit :

Si le porte-avion se retrouve dans une situation où il est sans escorte, il y a deux hypothèses, qui me paraissent toutes deux compatibles avec un scénario d'attaque par hélicoptère :

  1. Le PA a perdu son escorte après une bataille navale acharnée ; où il a aussi subi des dommages lourds et la perte de ses avions embarqués ; un hélicoptère est envoyé pour l'achever comme humiliation ultime alors que le pauvre navire tente de claudiquer vers des eaux plus sûres.
  2. La marine affrêtant le PA est d'une incompétence ahurissante, et ont peut donc assumer qu'ils ont aussi probablement oublié d'allumer leurs radars ou d'embarquer leurs pilotes.

Je suis d'accord avec toi sur le principe, toutefois un PA est une pièce si importante que c'est un all-in des forces iraniennes afin de montrer que le cout d'une attaque (américaine) serait potentiellement énorme (pour les américains).

N'oublions pas que pour qu'une attaque iranienne sur un PA (américain) réussisse, il faut appliquer  le principe de saturation : il y aura donc des missiles venant de la mer (nuées de vedettes), de la terre et des airs... et dans les airs, il peut, par la force des choses, y avoir des hélicos. Un seul de ses vecteurs arrivent à distance de tir et ça peut devenir chaud pour le gentil capitaine.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 1 minute, rendbo a dit :

Un seul de ses vecteurs arrivent à distance de tir et ça peut devenir chaud pour le gentil capitaine.

Si UN seul des ces vecteurs arrive à distance de tir, j'ose espérer que le système de combat du porte avions est capable de contrer un missile.

Je serai plus inquiet si une nuée de ces vecteurs arrivent à portée de tir.

Sachant qu'il va y avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup de morts en face, avant que le PA ne sombre... Et si un PA US en vient à sombrer, je pense que j'annulerai immédiatement mes billets d'avions pour Téhéran et que je réinvestirai l'argent dans quelques réserves de comprimé d'iode stable...

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 3 minutes, Teenytoon a dit :

Si UN seul des ces vecteurs arrive à distance de tir, j'ose espérer que le système de combat du porte avions est capable de contrer un missile.

Je serai plus inquiet si une nuée de ces vecteurs arrivent à portée de tir.

Un système de combat (offensif comme défensif), c'est comme le loto : il suffit d'un ticket pour espérer toucher la timbale ! :rolleyes:

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Member Statistics

    5,535
    Total Members
    1,550
    Most Online
    perso69man
    Newest Member
    perso69man
    Joined
  • Forum Statistics

    20,966
    Total Topics
    1,341,139
    Total Posts
  • Blog Statistics

    3
    Total Blogs
    2
    Total Entries