Recommended Posts

Tout ça par qu'un c...ard en uniforme n'est pas foutu d'immobiliser correctement un prévenu

- le mettre sur le côté

-un bras tiré en AR dans le dos pour l'immobiliser

--un pied dans le creux du coude pour faire blocage.

Avec ça tu immobilises n'importe qui sans lui provoquer des arrêts respiratoires

Entre la crise sanitaire, économique, les élections etc c'est un sacré foutoir aux States

  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 3 minutes, kalligator a dit :

Tout ça par qu'un c...ard en uniforme n'est pas foutu d'immobiliser correctement un prévenu

- le mettre sur le côté

-un bras tiré en AR dans le dos pour l'immobiliser

--un pied dans le creux du coude pour faire blocage.

Avec ça tu immobilises n'importe qui sans lui provoquer des arrêts respiratoires

Entre la crise sanitaire, économique, les élections etc c'est un sacré foutoir aux States

Ce n'est pas que pour un connard en uniforme, c'est pour des milliers de connards qui ont une culture de violence ahurissante.

https://www.theatlantic.com/national/archive/2014/09/police-officers-who-hit-their-wives-or-girlfriends/380329/

Citation

As the National Center for Women and Policing noted in a heavily footnoted information sheet, "Two studies have found that at least 40 percent of police officer families experience domestic violence, in contrast to 10 percent of families in the general population. A third study of older and more experienced officers found a rate of 24 percent, indicating that domestic violence is two to four times more common among police families than American families in general." Cops "typically handle cases of police family violence informally, often without an official report, investigation, or even check of the victim's safety," the summary continues. "This 'informal' method is often in direct contradiction to legislative mandates and departmental policies regarding the appropriate response to domestic violence crimes." Finally, "even officers who are found guilty of domestic violence are unlikely to be fired, arrested, or referred for prosecution."

Voilà le genre de formateurs qu'ils ont :

 

EZRyvY7XQAIVIX4.png:large

Ce n'est pas qu'un connard isolé, c'est un système qui est une insulte aux forces de police des pays développés, qui ont, pour la plupart, heureusement adopté les principes Peeliens.

  • Like 1
  • Sad 1
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
il y a une heure, pascal a dit :

Kotai

tu es viré

Le bouffon  avait un rôle ... faire rire la Cour mais dans certaines limites.

Quand les limites sont atteintes (et en ce qui te concerne elles ont été mainte fois repoussées) on se débarrasse du bouffon

Kotai a repris sans ménagement à sa manière habituelle les informations qui circulaient dans pas mal d'organes de presse et qui ont à l'origine les propos du magistrat Charles Prats qui affirme que "la lutte contre la fraude aux faux documents permettrait facilement de rapporter 14 milliards d’euros à l’Etat."

Cela a donné lieu à des analyses type "fake check" :

https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/29/la-fraude-aux-numeros-de-secu-de-personnes-nees-a-l-etranger-coute-t-elle-14-mds-a-l-etat_1705278

Voir à des questions au Sénat :

Citation

 

Question d'actualité au gouvernement n° 0729G de Mme Claudine Kauffmann(Var - NI) 

publiée dans le JO Sénat du 27/03/2019 - page 3532

Mme Claudine Kauffmann. Ma question s'adressait à Mme le ministre des solidarités et de la santé. 

Lorsqu'Emmanuel Macron était candidat à la présidence de la République française, il ne cessait de souligner l'impérieuse nécessité de faire montre d'une transparence totale quant aux affaires publiques. 

Pourtant, cette déclaration d'intention n'est pas toujours suivie d'effet lorsqu'une question est susceptible de mettre le Gouvernement en difficulté. Ainsi, la semaine dernière, dans cet hémicycle, le secrétaire d'État Adrien Taquet a refusé de répondre clairement lorsqu'il fut interpellé par notre collègue Nathalie Goulet au sujet de la fraude massive sur les cartes Vitale. 

Je le rappelle, le nombre de numéros d'inscription au répertoire, les NIR, varie, selon les sources, de 17 millions à plus de 100 millions ; cet écart est pour le moins déconcertant. Par ailleurs, le service administratif national d'immatriculation des assurés, qui appartient à votre ministère, estime que 1,8 million de ces numéros a été attribué à la suite de l'utilisation de faux documents. 

Nous sommes en droit de connaître le nombre total de ces numéros et le nombre de ceux qui sont encore actifs. 

Je souhaite aussi que vous nous précisiez le nombre de numéros d'inscription au répertoire qui ont été attribués à des étrangers résidant en France. En effet, l'opacité singulière que vous persistez à entretenir sciemment à ce sujet nous interpelle. 

Si j'attends une réponse précise, je désire surtout que vous m'indiquiez les mesures que vous envisagez de prendre afin de remédier à la fraude massive sur les utilisations de la carte Vitale. 

 

https://www.senat.fr/questions/base/2019/qSEQ19030729G.html

Pour moi, il n'y a pas de fumée sans feu (et je suis étranger par rapport à la France). Mais vous faites ce que vous voulez en tant qu'administrateurs, même si Kotai ne m'était pas particulièrement sympathique.

Edited by Zalmox
  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pour Kotai : j'ai eu l'occasion d'expliquer à des policiers vaudois  la bonne méthode pour immobiliser un suspect il y  plus de vingt  ans...ils étaient preneurs.

 

Maintenir un type à pas ventre et lui comprimer les voies respiratoires est le meilleur moyen de le tuer, c'est inexcusable et malheureusement courant aux States. 

  • Like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, kalligator a dit :

 

Entre la crise sanitaire, économique, les élections etc c'est un sacré foutoir aux States

 

On appelle ça : rajouter de l’huile sur le feu.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Courrier International Publié le 31/05/2020 - 18:59

Minneapolis. Le lourd passif du policier inculpé pour la mort de George Floyd

En près de 20 ans de carrière, Derek Chauvin, l’officier qui a été filmé agenouillé sur le cou de Floyd, a fait l’objet de 17 plaintes sans que sa carrière soit jamais remise en cause. Malheureusement, son cas est loin d’être “inhabituel” dans la police américaine, observe le New York Times.

En près de 20 ans de service avec la police de Minneapolis, Derek Chauvin, l’officier inculpé d’homicide involontaire après la mort de George Floyd, a fait l’objet “d’au moins 17 plaintes pour faute professionnelle”, rapporte le New York Times. “Aucune n’a fait dérailler sa carrière.”

Au fil des ans, alors que “les commissions d’examen civiles se succédaient”, Derek Chauvin s’est “battu avec un homme avant de le blesser grièvement après avoir tiré deux coups de feu”, il a “utilisé un langage désobligeant et dégradant avec le public”, il a été cité “dans un procès pour brutalité”. Mais, selon le quotidien new-yorkais, les seules mesures disciplinaires dont il ait fait l’objet ont été “deux lettres de blâme”.

Ce n’est que lorsque Chauvin, 44 ans, a été filmé “agenouillé pendant près de neuf minutes sur le cou d’un homme noir”, George Floyd, que le policier, “qui est blanc”, a été “suspendu, licencié puis, vendredi [29 mai], accusé d’homicide involontaire”.

Le plus grave, selon le New York Times, c’est que le cas de Derek Chauvin “n’est pas inhabituel”. La police de Minneapolis (Minnesota) est en effet connue pour “sa longue histoire de pratiques abusives”. Dans un autre article, le quotidien indique ainsi que, “plus tôt dans sa carrière”, son actuel chef afro-américain avait lui-même porté plainte contre sa hiérarchie, accusée de “tolérer le racisme”. La police de Minneapolis n’a jamais complètement revu la façon “dont elle donne suite aux plaintes et punit les officiers”, ajoute le New York Times :

"Ces dernières années, une poignée d’entre eux seulement ont été limogés ou sévèrement punis.”

Des policiers responsables de leurs actes ?

Même si l’indignation du grand public s’est accrue au fil des bavures policières, il reste “notoirement difficile aux États-Unis” de tenir les agents responsables de leurs actes, observe le quotidien :

C’est en partie à cause du poids politique des syndicats de police, de la réticence des enquêteurs, des procureurs et des jurys à remettre en question la décision prise par un policier en une fraction de seconde et de la grande latitude que la loi donne aux agents pour utiliser la force.”

À Minneapolis, les autorités ont rapidement pris des mesures contre Derek Chauvin et trois autres officiers impliqués dans la mort de George Floyd, les limogeant un jour après la diffusion de la vidéo de l’interpellation. “Mais cela ne signifie pas que les policiers sont partis pour de bon”, affirme le New York Times. Les agents peuvent faire appel de leur licenciement, et les faits montrent que les policiers “gagnent souvent”.

Le quotidien cite ainsi une étude du St. Paul Pioneer Press, qui estime qu’entre 2014 et 2019, les policiers et gardiens de prison ont été réintégrés “dans 46 % des cas”. Le genre de laxisme, qui, selon le NY Times, a “renforcé les divisions raciales en Amérique”, avec des forces de police “en grande partie blanches” accusées de partialité et de brutalité “envers les communautés noires, latinos et les autres minorités”.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 17 minutes, TarpTent a dit :

Les USA ont depuis très longtemps joué abondamment sur ces lignes de fracture, savamment entretenues par calcul politique et économique : c’est comme danser sur une poudrière, et ils se sont armés en conséquence plutôt que vraiment essayer de changer le système en profondeur (sauf au travers de mesures ultra-caricaturales, qui ne peuvent que créer des effets délétères).
 

Et je rejoins là-dessus @Rufus Shinra, il y a encore beaucoup trop de fans de « l’ancien monde », aux USA. Donc ça ne peut pas bouger significativement, juste se dėgrader et in fine partir totalement en vrille.

Sans compter la propagande ahurissante faisant passer les appels à la haine pour de la liberté d'expression et l'engagement contre cette haine pour de l'oppression. Dingue, et ça commence même à devenir mainstream en France, ce type de discours.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Harry Boone

@towersight

·

2h

Esthétique du Lacrymo ...Donald qui se foutait de la gueule de la France et des manifs de GJ va se reveiller de mauvais poil dans son bunker

 

bonjour,

suis pas toujours partisan des remarques de Harry Boone, mais là doit bien reconnaitre...

Pas de chance, pour une fois où il était pas sur un terrain de golf !

 

 

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 29 minutes, TarpTent a dit :

La méthode est bizarre, qui consiste à mettre un article qui explique plutôt bien les tenants et aboutissants, et en quoi le chiffre avancé peut être sérieusement remis en question, ainsi que les possibles « dérives pour raisons politiques », puis ensuite reprendre in extenso une de ces interventions pour raison politique justement, et conclure par « il n’y a pas de fumée sans feu ».

Je marche sur les oeufs et je mets Libération en caution. La grandeur du nombre (fraudeurs et montant) est remise en question, à bon escient. Mais pas la méthode et l'origine des fraudeurs dans ce type de fraude (les Français, par définition, n'ayant pas besoin de faire une fausse inscription pour bénéficier de la SS).

Et tout intervention d'un sénateur dans une séance du Sénat ne peut être que politique et il n'est qu'utile de trancher sur une histoire qui nécessite éclaircissement et transparence.

Et je n'ai pas entendu le fin mot de l'histoire car je ne pense pas que "circulez, il n'y a rien à voir" suffirait.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je rappelle que nous sommes sur un fil de discussion dont l'intitulé est USA

D'autre part nous sommes sur un forum dont l'intitulé est Air Défense et dont le sujet principal est de traiter des questions ... de défense.

Donc si vous avez envie de discuter de sujets ayant trait à la Sécurité Sociale son financement et ses fraudes je vous demande de la faire ailleurs.

Est-ce trop demander ?

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
27 minutes ago, Héliphas said:

Courrier International Publié le 31/05/2020 - 18:59

Minneapolis. Le lourd passif du policier inculpé pour la mort de George Floyd

En près de 20 ans de carrière, Derek Chauvin, l’officier qui a été filmé agenouillé sur le cou de Floyd, a fait l’objet de 17 plaintes sans que sa carrière soit jamais remise en cause. Malheureusement, son cas est loin d’être “inhabituel” dans la police américaine, observe le New York Times.

En près de 20 ans de service avec la police de Minneapolis, Derek Chauvin, l’officier inculpé d’homicide involontaire après la mort de George Floyd, a fait l’objet “d’au moins 17 plaintes pour faute professionnelle”, rapporte le New York Times. “Aucune n’a fait dérailler sa carrière.”

Au fil des ans, alors que “les commissions d’examen civiles se succédaient”, Derek Chauvin s’est “battu avec un homme avant de le blesser grièvement après avoir tiré deux coups de feu”, il a “utilisé un langage désobligeant et dégradant avec le public”, il a été cité “dans un procès pour brutalité”. Mais, selon le quotidien new-yorkais, les seules mesures disciplinaires dont il ait fait l’objet ont été “deux lettres de blâme”.

Ce n’est que lorsque Chauvin, 44 ans, a été filmé “agenouillé pendant près de neuf minutes sur le cou d’un homme noir”, George Floyd, que le policier, “qui est blanc”, a été “suspendu, licencié puis, vendredi [29 mai], accusé d’homicide involontaire”.

Le plus grave, selon le New York Times, c’est que le cas de Derek Chauvin “n’est pas inhabituel”. La police de Minneapolis (Minnesota) est en effet connue pour “sa longue histoire de pratiques abusives”. Dans un autre article, le quotidien indique ainsi que, “plus tôt dans sa carrière”, son actuel chef afro-américain avait lui-même porté plainte contre sa hiérarchie, accusée de “tolérer le racisme”. La police de Minneapolis n’a jamais complètement revu la façon “dont elle donne suite aux plaintes et punit les officiers”, ajoute le New York Times :

"Ces dernières années, une poignée d’entre eux seulement ont été limogés ou sévèrement punis.”

Des policiers responsables de leurs actes ?

Même si l’indignation du grand public s’est accrue au fil des bavures policières, il reste “notoirement difficile aux États-Unis” de tenir les agents responsables de leurs actes, observe le quotidien :

C’est en partie à cause du poids politique des syndicats de police, de la réticence des enquêteurs, des procureurs et des jurys à remettre en question la décision prise par un policier en une fraction de seconde et de la grande latitude que la loi donne aux agents pour utiliser la force.”

À Minneapolis, les autorités ont rapidement pris des mesures contre Derek Chauvin et trois autres officiers impliqués dans la mort de George Floyd, les limogeant un jour après la diffusion de la vidéo de l’interpellation. “Mais cela ne signifie pas que les policiers sont partis pour de bon”, affirme le New York Times. Les agents peuvent faire appel de leur licenciement, et les faits montrent que les policiers “gagnent souvent”.

Le quotidien cite ainsi une étude du St. Paul Pioneer Press, qui estime qu’entre 2014 et 2019, les policiers et gardiens de prison ont été réintégrés “dans 46 % des cas”. Le genre de laxisme, qui, selon le NY Times, a “renforcé les divisions raciales en Amérique”, avec des forces de police “en grande partie blanches” accusées de partialité et de brutalité “envers les communautés noires, latinos et les autres minorités”.

 

Le plus grand problème qui sous-tend, voire conditionne une grande part de ces phénomènes, c'est un peu la même chose que les sempiternelles discussions qu'on peut avoir sur les critères de recrutement dans les armées et l'impact que ça a ensuite sur ce qu'on accepte dans l'institution, ce qu'on fait pour couvrir tous les problèmes qui en découlent (insuffisances, compensation en surchargeant certains....), qui tendent généralement à aggraver la situation. Et ce problème est assez simple: il n'y a pas assez de gens capables et désireux d'embrasser ces carrières. Un énorme problème de recrutement existe depuis longtemps (de façon assez généralisée en occident et dans toutes les sociétés atteignant un certain niveau de développement, perdant leur sens "patriotique" -ou ce qui s'y assimile- et exemptes de menaces directes) non seulement dans les armées, mais aussi dans la police, les pompiers et divers services d'urgence (variations suivant les pays): ce n'est pas qu'une question de salaires, loin de là. On peut blâmer l'état de forme physique/santé, l'attractivité de carrières privées, "l'hédonisme" hyper individualiste comme idéal social/ethos du temps, et son incompatibilité avec le sens du service collectif et la dureté de certains métiers.... Soit beaucoup de concepts plus durs à mesurer, voire qui peuvent devenir fumeux et moralistes sur certains points. Mais la réalité est là: il y a du mal à recruter, et encore plus à trouver de la qualité. 

Alors dans beaucoup de cas, on prend ce qu'on trouve, et on fait plus d'efforts pour garder ce qu'on a, parce que la rétention des personnels qualifiés est encore plus dure, surtout passé un certain temps, quand "l'investissement" consenti dans un individu est jugé comme commençant à "payer" (ce peut être une moyenne de temps de service ou d'autres indicateurs). La police et les pompiers aux USA ont, par exemple, beaucoup de mal à recruter (tout comme certaines branches et métiers de leurs forces armées), et ça se bouscule pas au portillon dans beaucoup, vraiment beaucoup d'endroits, sans même compter la faiblesse du pool de recrutement, vu l'état de santé/forme de la population. L'un des phénomènes observés qui découle de cela est celui des "gipsy cops", des flics qui feront de longues carrières d'une ville à l'autre, d'un Police ou Sheriff Department à l'autre, en traînant parfois une litanie de sales trucs dans leur dossier: c'est ainsi qu'ils peuvent se mettre au vert, se faire oublier, ou il s'agit simplement de gens qui déménagent, ou encore cherchent de meilleures opportunités (meilleures paie et conditions, progression de carrière....). Mais le terme "gypsy cop" est devenu plus indicateur d'un cas particulier de flics changeant d'emploi: ceux qui le font souvent (à l'échelle d'une carrière), et généralement pour de mauvaises raisons. 

C'est aussi là que nombre de dispositifs censés inciter à entrer dans la carrière, et plus encore ceux, très bien intentionnés, destinés à faire rendre des comptes pour mauvais comportement, à mieux sélectionner, deviennent plus des problèmes que des solutions: ils accroissent encore de beaucoup les coûts et délais de toute procédure (recrutement, examen de cas, dommages et intérêts à payer....), complexifient la tâche des instances en charge de tout ce qui concerne ces sujets, posent des problèmes aux autorités politiques de tutelle (notamment les municipalités et comtés, dont les coûts explosent)... L'incitation pour foutre tout cela sous le tapis devient d'autant plus grande. Et ce alors même que le besoin de sécurité ne disparaît jamais. Ca fait beaucoup de raisons pour que tous les échelons et organismes soient sévèrement tentées de couvrir un tas de trucs, ce qui s'ajoute à l'omerta professionnelle qui ne peut pas disparaître (où s'arrête le nécessaire esprit de corps, et où commence la complicité criminelle?), le "blue wall of silence". 

Bref, quand la ressource se fait rare, on s'y accroche plus. 

  • Confused 1
  • Upvote 2

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 20 minutes, Tancrède a dit :

Le plus grand problème qui sous-tend, voire conditionne une grande part de ces phénomènes, c'est un peu la même chose que les sempiternelles discussions qu'on peut avoir sur les critères de recrutement dans les armées et l'impact que ça a ensuite sur ce qu'on accepte dans l'institution, ce qu'on fait pour couvrir tous les problèmes qui en découlent (insuffisances, compensation en surchargeant certains....), qui tendent généralement à aggraver la situation. Et ce problème est assez simple: il n'y a pas assez de gens capables et désireux d'embrasser ces carrières. Un énorme problème de recrutement existe depuis longtemps (de façon assez généralisée en occident et dans toutes les sociétés atteignant un certain niveau de développement, perdant leur sens "patriotique" -ou ce qui s'y assimile- et exemptes de menaces directes) non seulement dans les armées, mais aussi dans la police, les pompiers et divers services d'urgence (variations suivant les pays): ce n'est pas qu'une question de salaires, loin de là. On peut blâmer l'état de forme physique/santé, l'attractivité de carrières privées, "l'hédonisme" hyper individualiste comme idéal social/ethos du temps, et son incompatibilité avec le sens du service collectif et la dureté de certains métiers.... Soit beaucoup de concepts plus durs à mesurer, voire qui peuvent devenir fumeux et moralistes sur certains points. Mais la réalité est là: il y a du mal à recruter, et encore plus à trouver de la qualité. 

Alors dans beaucoup de cas, on prend ce qu'on trouve, et on fait plus d'efforts pour garder ce qu'on a, parce que la rétention des personnels qualifiés est encore plus dure, surtout passé un certain temps, quand "l'investissement" consenti dans un individu est jugé comme commençant à "payer" (ce peut être une moyenne de temps de service ou d'autres indicateurs). La police et les pompiers aux USA ont, par exemple, beaucoup de mal à recruter (tout comme certaines branches et métiers de leurs forces armées), et ça se bouscule pas au portillon dans beaucoup, vraiment beaucoup d'endroits, sans même compter la faiblesse du pool de recrutement, vu l'état de santé/forme de la population. L'un des phénomènes observés qui découle de cela est celui des "gipsy cops", des flics qui feront de longues carrières d'une ville à l'autre, d'un Police ou Sheriff Department à l'autre, en traînant parfois une litanie de sales trucs dans leur dossier: c'est ainsi qu'ils peuvent se mettre au vert, se faire oublier, ou il s'agit simplement de gens qui déménagent, ou encore cherchent de meilleures opportunités (meilleures paie et conditions, progression de carrière....). Mais le terme "gypsy cop" est devenu plus indicateur d'un cas particulier de flics changeant d'emploi: ceux qui le font souvent (à l'échelle d'une carrière), et généralement pour de mauvaises raisons. 

C'est aussi là que nombre de dispositifs censés inciter à entrer dans la carrière, et plus encore ceux, très bien intentionnés, destinés à faire rendre des comptes pour mauvais comportement, à mieux sélectionner, deviennent plus des problèmes que des solutions: ils accroissent encore de beaucoup les coûts et délais de toute procédure (recrutement, examen de cas, dommages et intérêts à payer....), complexifient la tâche des instances en charge de tout ce qui concerne ces sujets, posent des problèmes aux autorités politiques de tutelle (notamment les municipalités et comtés, dont les coûts explosent)... L'incitation pour foutre tout cela sous le tapis devient d'autant plus grande. Et ce alors même que le besoin de sécurité ne disparaît jamais. Ca fait beaucoup de raisons pour que tous les échelons et organismes soient sévèrement tentées de couvrir un tas de trucs, ce qui s'ajoute à l'omerta professionnelle qui ne peut pas disparaître (où s'arrête le nécessaire esprit de corps, et où commence la complicité criminelle?), le "blue wall of silence". 

Bref, quand la ressource se fait rare, on s'y accroche plus. 

Le problème de recrutement ne justifie en aucune façon la situation la preuve en est que les différences entre métropoles comparables sont énormes. Il y a eu  et il y a toujours une mauvaise volonté des pouvoirs publiques locaux 1) a reconnaître la réalité des problèmes 2) à faire ce qui était nécessaire quand ils ne pouvaient plus nier cette réalité. Les causes ne sont que partiellement idéologique mais l'idéologie joue un rôle évident. Reconnaître les problèmes c'est déjà donner une "victoire" au camp d'en face et dans des questions aussi polarisantes que les problèmes raciaux c'est déjà inacceptable.

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 9 minutes, nemo a dit :

Le problème de recrutement ne justifie en aucune façon la situation la preuve en est que les différences entre métropoles comparables sont énormes. Il y a eu  et il y a toujours une mauvaise volonté des pouvoirs publiques locaux 1) a reconnaître la réalité des problèmes 2) à faire ce qui était nécessaire quand ils ne pouvaient plus nier cette réalité. Les causes ne sont que partiellement idéologique mais l'idéologie joue un rôle évident. Reconnaître les problèmes c'est déjà donner une "victoire" au camp d'en face et dans des questions aussi polarisantes que les problèmes raciaux c'est déjà inacceptable.

Le problème c'est que les municipalités n'arrivent pas a recruté de bon effectifs, car il y a une concurrence sur les salaires entre villes.

Chose qui arrivent en France entre certaines municipalités.

 

Prenez l'exemple de Nice vs une petite ville de campagne...

C'est pour cela que dans les PM je milite pour un salaire limite hausse/limite basse et surtout l'obligation a au moins 1 pm par milliers d'habitants, 5000 habitant minimum 5 PM.

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 10 minutes, Snapcoke a dit :

Le problème c'est que les municipalités n'arrivent pas a recruté de bon effectifs, car il y a une concurrence sur les salaires entre villes.

Chose qui arrivent en France entre certaines municipalités.

 

Prenez l'exemple de Nice vs une petite ville de campagne...

C'est pour cela que dans les PM je milite pour un salaire limite hausse/limite basse et surtout l'obligation a au moins 1 pm par milliers d'habitants, 5000 habitant minimum 5 PM.

Oulà on en est très loin : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/police-municipale-effectifs-par-commune/

 

  • Thanks 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 16 minutes, Tancrède a dit :

Le plus grand problème qui sous-tend, voire conditionne une grande part de ces phénomènes, c'est un peu la même chose que les sempiternelles discussions qu'on peut avoir sur les critères de recrutement dans les armées et l'impact que ça a ensuite sur ce qu'on accepte dans l'institution, ce qu'on fait pour couvrir tous les problèmes qui en découlent (insuffisances, compensation en surchargeant certains....), qui tendent généralement à aggraver la situation. Et ce problème est assez simple: il n'y a pas assez de gens capables et désireux d'embrasser ces carrières. Un énorme problème de recrutement existe depuis longtemps (de façon assez généralisée en occident et dans toutes les sociétés atteignant un certain niveau de développement, perdant leur sens "patriotique" -ou ce qui s'y assimile- et exemptes de menaces directes) non seulement dans les armées, mais aussi dans la police, les pompiers et divers services d'urgence (variations suivant les pays): ce n'est pas qu'une question de salaires, loin de là. On peut blâmer l'état de forme physique/santé, l'attractivité de carrières privées, "l'hédonisme" hyper individualiste comme idéal social/ethos du temps, et son incompatibilité avec le sens du service collectif et la dureté de certains métiers.... Soit beaucoup de concepts plus durs à mesurer, voire qui peuvent devenir fumeux et moralistes sur certains points. Mais la réalité est là: il y a du mal à recruter, et encore plus à trouver de la qualité. 

Alors dans beaucoup de cas, on prend ce qu'on trouve, et on fait plus d'efforts pour garder ce qu'on a, parce que la rétention des personnels qualifiés est encore plus dure, surtout passé un certain temps, quand "l'investissement" consenti dans un individu est jugé comme commençant à "payer" (ce peut être une moyenne de temps de service ou d'autres indicateurs). La police et les pompiers aux USA ont, par exemple, beaucoup de mal à recruter (tout comme certaines branches et métiers de leurs forces armées), et ça se bouscule pas au portillon dans beaucoup, vraiment beaucoup d'endroits, sans même compter la faiblesse du pool de recrutement, vu l'état de santé/forme de la population. L'un des phénomènes observés qui découle de cela est celui des "gipsy cops", des flics qui feront de longues carrières d'une ville à l'autre, d'un Police ou Sheriff Department à l'autre, en traînant parfois une litanie de sales trucs dans leur dossier: c'est ainsi qu'ils peuvent se mettre au vert, se faire oublier, ou il s'agit simplement de gens qui déménagent, ou encore cherchent de meilleures opportunités (meilleures paie et conditions, progression de carrière....). Mais le terme "gypsy cop" est devenu plus indicateur d'un cas particulier de flics changeant d'emploi: ceux qui le font souvent (à l'échelle d'une carrière), et généralement pour de mauvaises raisons. 

C'est aussi là que nombre de dispositifs censés inciter à entrer dans la carrière, et plus encore ceux, très bien intentionnés, destinés à faire rendre des comptes pour mauvais comportement, à mieux sélectionner, deviennent plus des problèmes que des solutions: ils accroissent encore de beaucoup les coûts et délais de toute procédure (recrutement, examen de cas, dommages et intérêts à payer....), complexifient la tâche des instances en charge de tout ce qui concerne ces sujets, posent des problèmes aux autorités politiques de tutelle (notamment les municipalités et comtés, dont les coûts explosent)... L'incitation pour foutre tout cela sous le tapis devient d'autant plus grande. Et ce alors même que le besoin de sécurité ne disparaît jamais. Ca fait beaucoup de raisons pour que tous les échelons et organismes soient sévèrement tentées de couvrir un tas de trucs, ce qui s'ajoute à l'omerta professionnelle qui ne peut pas disparaître (où s'arrête le nécessaire esprit de corps, et où commence la complicité criminelle?), le "blue wall of silence". 

Bref, quand la ressource se fait rare, on s'y accroche plus. 

 

Mouais. Si je comprends bien l'individu a quand même ouvert le feu sur quelqu'un sans raison apparente (ce qui est déjà hallucinant sur le plan professionnel, l'ouverture de feu étant soumise à des conditions légales) et blessé la personne en question. C'est quand même assez clair dans un dossier.

Si je peux comprendre qu'il y ait du mal à recruter des gens, l'attitude, largement documentée, de nombreux services de police aux USA à l'égard des communautés non "caucasiennes" semble plus relever du problème culturel que de la formation.

Une voiture de police, surtout aux USA, c'est un arsenal mobile. On va difficilement me faire croire que cette patrouille ne disposait pas de cerflex ou, au pire, de menottes traditionnelles (il me semble d'ailleurs apercevoir une poche dédiée à la ceinture du collègue qui observe la scène passivement et éloigne ensuite les témoins) pour immobiliser cet homme au lieu de s'agenouiller sur son cou. Et je n'aborde même pas l'élément de bon sens le plus fondamental qui dicte clairement qu'une telle prise est potentiellement létale pour la personne à qui on l'inflige.

Un policier n'est-il pas formé aux gestes élémentaires de premier secours ? Leur simple connaissance devrait donner un savoir assez clair quant aux conséquences de ce qui a été fait.

La question ne me semble pas relever de la compétence du policier mais de celle de savoir s'il aurait fait la même chose à un blanc qu'il aurait immobilisé. On peut très franchement en douter.

Mon sentiment n'est pas que cet homme était incompétent, juste qu'il n'en avait probablement rien à cirer car se croyant protégé par l'institution dans laquelle il travaillait.

 

Et ça vaut aussi pour tous ces gens descendus purement et simplement par des flics pour une raison X ou Y (et avec les uniformes tirant sur l'homme blessé et à terre, pour être certains, hein) ou ce type trainé au lasso par une patrouille montée. Multipliez ça par autant de villes et de petites bourgades, d'amendes et de PV dressés pour des raisons d’équilibrage budgétaire des autorités de tutelle voir de primes à succès faisant de facto partie de la rémunération, des saisies de biens (généralement les bagnoles, dont un allez simple pour le chômage aux USA) pour tout et rien et dont le produit de la vente finit parfois directement dans les caisses du département de police, de gens finissant en taule pour dettes du fait de l'effet cumulatif de ces pratiques avec le casier qui va avec et dont le déclassement socio-économique induit).

What could possibly go wrong ?

 

S'agissant du problème de recrutement, il me semble également que les services devraient s'interroger sur l'ambiance qui doit régner dans les bureaux avec ce genre d'individus qui y sévissent. La réflexion vaut aussi pour l'Europe. Dès qu'on lit/voit quelque chose de "non officiel" sur la vie quotidienne d'un service de police, le lecteur/auditeur sera régulièrement frappé par le racisme, le sexisme, la xénophobie et le corporatisme qui semble régner dans ce milieu. Combien de temps une telle ambiance peut-elle espérer conserver des gens compétents, de bonne volonté et qui pourraient, compte tenu de leur intellect, se faire plus de fric ailleurs ?

 

 

 

  • Like 1
  • Upvote 3

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 8 minutes, Chronos a dit :

Et ça vaut aussi pour tous ces gens descendus purement et simplement par des flics pour une raison X ou Y (et avec les uniformes tirant sur l'homme blessé et à terre, pour être certains, hein) ou ce type trainé au lasso par une patrouille montée. Multipliez ça par autant de villes et de petites bourgades, d'amendes et de PV dressés pour des raisons d’équilibrage budgétaire des autorités de tutelle voir de primes à succès faisant de facto partie de la rémunération, des saisies de biens (généralement les bagnoles, dont un allez simple pour le chômage aux USA) pour tout et rien et dont le produit de la vente finit parfois directement dans les caisses du département de police, de gens finissant en taule pour dettes du fait de l'effet cumulatif de ces pratiques avec le casier qui va avec et dont le déclassement socio-économique induit).

Oui, le coup des saisies est ahurissant : tu peux te faire stopper sur l'autoroute et le policier peut affirmer que ton argent va probablement servir à l'achat de drogue et donc utiliser ce raisonnement pour le saisir sans possibilité de discuter.

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites
2 minutes ago, nemo said:

Le problème de recrutement ne justifie en aucune façon la situation la preuve en est que les différences entre métropoles comparables sont énormes. Il y a eu  et il y a toujours une mauvaise volonté des pouvoirs publiques locaux 1) a reconnaître la réalité des problèmes 2) à faire ce qui était nécessaire quand ils ne pouvaient plus nier cette réalité. Les causes ne sont que partiellement idéologique mais l'idéologie joue un rôle évident. Reconnaître les problèmes c'est déjà donner une "victoire" au camp d'en face et dans des questions aussi polarisantes que les problèmes raciaux c'est déjà inacceptable.

Je pointe que le problème qui sous-tend (et en aucun cas "justifie": ça, c'est du jugement moral) l'ensemble de ces questions est justement matériel, concret: l'omerta professionnelle (un fait naturel, inévitable et, jusqu'à un certain point, nécessaire) qui se trouve amplifiée à l'extrême, (bien au-delà de l'acceptable),  la couverture par tous les niveaux hiérarchiques jusqu'au sommet de l'échelon politique local (parce que la police est locale aux USA).... Résultent de cette rareté du matériau de base qui s'oppose à l'impératif constant d'avoir le niveau de forces nécessaire, sans lequel toutes les Karens, retraités et commerçants du coin, de toutes couleurs, hurlent à la gueule du maire et des autres élus, qu'il n'y a pas assez de flics, que la ville/le comté foutent le camp, "qu'on n'est en sécurité nulle part"... Ce dernier impératif est un "non" catégorique: toute autorité, face au choix immédiat entre pas assez de police et une police avec ses vices, voire une mauvaise police, prendra la 2ème et ou 3ème option. On peut le déplorer autant qu'on veut, c'est une réalité: que faire quand il n'y a pas de choix, ou qu'on n'a que l'option du pain rassis ou pas de pain du tout? Et une fois que ce choix est fait, les habitudes et réflexes s'accumulent avec le temps, certainement pas pour le mieux. 

"L'idéologie" là où il y en a, et quelle qu'en soit la nature et la forme, profite de ce terrau; elle n'est pas l'origine du merdage. Parce qu'avant de dire "l'idéologie", faut préciser: c'est quelle idéologie? Les flics US sont des nazis? Les statistiques sur les violences policières ne tendent pas à montrer cela, malgré toutes les affirmations des groupes de représentation et l'usage distordu qu'ils en font: les blancs restent la majorité des gens abattus par la police. il y a certes une disproportion de noirs (13% de la population, quelque chose comme  25 à 30% des victimes de violence létale par la police, de mémoire -je peux me tromper) et par là une plus forte probabilité statistique  dans cette population de tomber sous les balles de la police (mal représentée dans les médias, parce que la corrélation est beaucoup plus forte si on prend le critère du niveau de revenu/de la CSP que de l'ethnie: les petits blacks classe moyenne/supérieure ne courent aucun risque). Mais c'est à mettre en parallèle avec la nettement plus grande part des noirs (en fait un petit segment de la population noire) dans la criminalité (13% de la population, mais 52-55% des meurtres commis, par exemple), qui s'ajoute à la forte ségrégation géographique (en grande partie choisie): les policiers opèrent plus là où se trouve le crime, et celui-ci se trouve disproportionnellement dans des zones où résident des minorités ethniques (mais encore une fois, la corrélation par CSP/revenu est plus forte que la raciale). Détail notable: ceux qui, par ethnie, ont le plus de chances aux USA de se faire abattre par la police sont les Amérindiens, ceux qui ont le moins de chances que cela n'arrive ne sont pas les blancs, mais les Asiatiques. Idéologie raciste? Il y a autour de 1000 personnes qui meurent par an aux USA du fait de la police (estimations approximatives): 55%  sont blancs (quelqu'un connaît un seul nom qui a fait du trending?), l'immense majorité (sinon la quasi totalité) sont armés au moment de leur mort. Le nombre de gens non armés et n'essayant pas, au moment des faits, de s'en prendre physiquement aux policiers, est très petit, ce qui est peut-être l'une des raisons pour lesquelles ces instances concentrent tant d'attention, surtout depuis que les smartphones et médias sociaux sont largement disponibles. 

Que les polices US aient en son sein un vrai problème de brutalité (létale et non létale) qui se trouve souvent trop facilement couvert par la hiérarchie administrative et politique locale, je crois que personne ne le conteste, mais dire qu'il y a là une "idéologie" qui commande la chose et impacte le comportement de la plupart des policiers, c'est franchir plus qu'un pas, parce que si c'était le cas, les chiffres (surtout de la mortalité de personnes non armées) seraient autrement plus conséquents. La brutalité est moins une "idéologie" qu'une dérive, une mauvaise habitude qui s'incruste dans les mentalités, voire un vice de formation. Et surtout, faut définir quelle "idéologie" serait à l'oeuvre. Personnellement, je vois plus un certain niveau de culture de l'impunité dont profite une certaine proportion de mauvais flics (pas des exceptions statistiques, mais pas une portion énorme non plus) et de suiveurs passifs, qui persiste non par complicité ou encouragement actifs/voulus mais pas incapacité du système à mener ses missions. Et la première cause provient pour moi de la trop grande rareté du matériau de base, parce que confrontée à l'impératif absolu et non négociable d'avoir des uniformes dans les rues à tout moment en nombre suffisant, ce qui conditionne tout le reste des problèmes ensuite. On peut ensuite blâmer la faiblesse des ressources comparées aux missions, mais on se retrouve là dans un paradigme qui va bien au-delà du problème policier: que faire, surtout dans des pays à hauts coûts, quand le besoin de services publics/essentiels (tel qu'il est, tel qu'on l'estime nécessaire) dépasse les ressources disponibles? Que faire quand accroître ses ressources impacte directement la compétitivité du pays par une trop grande ponction sur l'économie? C'est très réel pour les localités US qui sont prises dans cet étau de priorités contradictoires. Si en plus la rareté du fric s'ajoute à la faiblesse du recrutement (quantitativement et qualitativement) et de la rétention de personnels des services essentiels, c'est pas comme si l'équation avait tant de solutions que cela. 

Mais encore une fois, si tu veux invoquer une "idéologie" qui présiderait à ce problème policier, faut d'abord définir de quelle "idéologie" il s'agit. 

 

 

  • Upvote 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Faut admettre que quand une avocate du syndicat de la police de LA s'excite sur Twitter pour descendre les manifestants, ça en dit long sur la mentalité :

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 18 minutes, Rufus Shinra a dit :

Faut admettre que quand une avocate du syndicat de la police de LA s'excite sur Twitter pour descendre les manifestants, ça en dit long sur la mentalité :

 

 

C'est une mentalité très répandu au Etats Unis. 

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 1 minute, Snapcoke a dit :

C'est une mentalité très répandu au Etats Unis. 

Pas vraiment acceptable pour la police. D'où le mécontentement actuel.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Posted (edited)
Il y a 2 heures, Héliphas a dit :

Si vraiment il avait voulu foncer dans la foule ils y auraient eux 100 Morts et 500 bléssés comme à Nice le 14 juillet  

Le mec il arrive à grand coup de klakson on voit la foule qui s'écarte et ensuite le chauffeur ralentit avant de s'arreter quand il n'y a plus persone devant lui. A la limte le mec il reparter avant que la foule le bloc definitivement. 

Par contre la video des flics qui envoie 3 /4 coups de taser 2 balcks dans une voiture aprés leur avoir casser les vitres à coup de matraque à Atlanta c'est bien plus viral . Même chose à New York ou 2 voitures de police defonce un barrage de manifestants pour se dégager.      

 

 

Edited by Scarabé
  • Upvote 3

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Member Statistics

    5,510
    Total Members
    1,550
    Most Online
    zorkhoff
    Newest Member
    zorkhoff
    Joined
  • Forum Statistics

    20,893
    Total Topics
    1,316,821
    Total Posts
  • Blog Statistics

    3
    Total Blogs
    2
    Total Entries