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[Irak] passé, présent, avenir


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il y a 4 minutes, g4lly a dit :

Traites moi de d'aliéné aussi ... ça va faire avancer ton propos :bloblaugh:

Ben... Tu inventes des trucs là.

Ca commence par la "flagellation bien chrétienne" (on en cherchera en vain la trace dans les Évangiles), des promesses de Kurdistan soit-disant faites aux kurdes (à moins que tu ne parles de 1916, peut être, et j'ignore s'il s'agissait alors de "promesses"...), on aurait "choisi les turcs" alors que tu sais pertinemment que Trump a décidé tout seul dans son coin et qu'on a fichtrement rien choisi.

Ou plutôt si : nous avons choisi de ne pas les abandonner. C'est ce qu'ont déclaré les kurdes eux-même.

Vous me laissez un peu perplexe.

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35 minutes ago, Boule75 said:

Ben... Tu inventes des trucs là.

Ca commence par la "flagellation bien chrétienne" (on en cherchera en vain la trace dans les Évangiles), des promesses de Kurdistan soit-disant faites aux kurdes (à moins que tu ne parles de 1916, peut être, et j'ignore s'il s'agissait alors de "promesses"...), on aurait "choisi les turcs" alors que tu sais pertinemment que Trump a décidé tout seul dans son coin et qu'on a fichtrement rien choisi.

Ou plutôt si : nous avons choisi de ne pas les abandonner. C'est ce qu'ont déclaré les kurdes eux-même.

Vous me laissez un peu perplexe.

Ce qui est désespérant avec toi c'est ta facilité a "nous" exonérer de tout tout le temps ...

---

... Trump c'est les USA ... que ça te plaise ou non. Tu auras beau personnifié ton ennemi parce que ça t'arrange la réalité est toujours tout autre ...

---

Ensuite les USA n'ont pas décidé unilatéralement ... ça se décide en coalition et évidement celui qui pèsent le plus lourd dans la coalition ... ou du moins celui qui pose ses couilles sur la table ... à en général le dernier mot au moment de poser ses couilles sur la table.

Donc oui nous ... faisant parti de la coalition on - toute la coalition mais nous aussi - a laissé les djihado-turcs envahir le "kurdistan" ... du moins la parti du pays ou il y a des kurdes naturellement. Et on a relocalisé ces kurdes chez les arabes d'a coté.

... donc c'est bien toute cette coalition qui à choisi sciemment les turcs contres les kurdes. Et c'est assez logique puisse in fine on a infiniment plus à perdre - ou à gagner - avec les turc qu'avec les kurdes, sur le long terme.

Et je ne dis pas que c'est mal ou que c'est bien ... mais ça reste un choix.

---

Les promesses aux kurdes ... on en a faites absolument aucune ... même tacitement ... on leur a expliqué dès le début qu'ils seraient les dindons de la farce ... que les turcs sont plus fort ... que les kurdes sont des terroristes ... et que les loyalistes ayant le droit international pour eux reprendrait le bout de pays arabe qu'ils tiennent encore ...

... évidement tous sont aller se faire tuer par millier pour tes beau yeux ... ils sont même allé se faire tuer à l'autre bout du pays la ou c'est plein d'arabes qui les détestent ... juste pour te faire plaisir ... certain sont même aller jusqu'à aller se faire tuer en Irak pour sauver des irakiens que les irakiens ne voulaient même pas sauver ... juste pas amour de leur prochain.

C'est beau les kurdes quand même ... enfin les gentil kurdes ... pas les autres les méchants qui font la guerre aux gentils.

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il y a 5 minutes, g4lly a dit :

Ce qui est désespérant avec toi c'est ta facilité a "nous" exonérer de tout tout le temps ...

... Trump c'est les USA ... que ca te plaise ou non.

C'est ça, et ça n'est pas nous.

il y a 5 minutes, g4lly a dit :

Ensuite les USA n'ont pas décidé unilatéralement ... ça se décide en coalition et évidement celui qui pèsent le plus lourd dans la coalition ... ou du moins celui qui pose ses couilles sur la table ... à en général le dernier mot au moment de poser ses couilles sur la table.

Eh si, ça c'est décidé de manière purement unilatérale, ou plus précisément à à exactement 2 personnes : Trump et Erdogan, le premier accordant au second ce que ce dernier réclamait depuis des mois. Le Pentagone était contre, le Département d'Etat aussi, et nous aussi, bien sûr.

il y a 5 minutes, g4lly a dit :

Donc oui nous ... faisant parti de la coalition on a laissé les djihado-turcs envahir le "kurdistan" ...

... donc c'est bien toute cette coalition qui à choisi sciemment les turcs contres les kurdes.

Donc non.

il y a 5 minutes, g4lly a dit :

Et je ne dis pas que c'est mal ou que c'est bien ...

C'est bien dommage. A mon avis c'est mal.

il y a 5 minutes, g4lly a dit :

---

Les promesses aux kurdes ... on en a faites absolument aucune ... même tacitement ... on leur a expliqué dès le début qu'ils seraient les dindons de la farce ... que les turcs sont plus fort ... que les kurdes sont des terroristes ... et que les loyalistes ayant le droit international pour eux reprendrait le bout de pays arabe qu'ils tiennent encore ...

... évidement tous sont aller se faire tuer par millier pour tes beau yeux ... ils sont même allé se faire tuer à l'autre bout du pays la ou c'est plein d'arabes qui les détestent ... juste pour te faire plaisir.

Et c'est raté en plus : aucun plaisir...

Les kurdes ont avant tout combattu pour eux-mêmes, et ils continuent d'ailleurs. C'est ça ou les persécutions (cf. Afrin, Turquie...).

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Pendant se temps là les kurdes continuent à se mettre gaîment sur la gueule entre eux à la frontière irako-turque ... a coup d'ATGM, d’enlèvement, d'embuscade etc. Le ministre de la santé du KRG est tombé dans une attaque.

Le KRG a envoyé des renfort de "gendarmes" dans la zone frontalière ... mais ils sont notoirement sous équipés ... et pas franchement dédié ce genre d'engagement

D’où cet appelle au gouvernement central pour intervenir contre les trucs et le PKK.

Quote

The Kurdistan region appeals to the Iraqi government and its forces and demands it to intervene immediately, to prevent the military movements and the continuous attacks of the Turkish forces, as well as the movements of the Kurdistan Workers Party (PKK) in northern Iraq

https://iraq.liveuamap.com/en/2021/7-june-it-was-a-atgm-attack--launched--by-pkk--in-the-attack

C'est pas la première fois ... et pour le moment l'Irak - le gouvernement central - ne semble avoir ni les moyens ni l'envie de faire le boulot des kurdes - du moins ceux affilié au KRG - .

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Salut  !

J'ai trouvé une vidéo que je trouve assez drôle de Saddam Hussein. Il est assez stylé là-dessus, d'arriver à danser en gardant la clope au bec. Et avec les lunettes de soleil et le Grand Power dans son étui, c'est presque caricatural.

Est-ce que quelqu'un sait quand elle a été prise ?

De quelle musique s'agit-il ? Vous comprenez les paroles ?

 

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  • 3 weeks later...
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Les États-Unis frappent des milices chiites pro-Iran en Irak; Bagdad dénonce une "violation de sa souveraineté"

Depuis le début de cette année, les intérêts américains en Irak ont été la cible d’une quarantaine d’attaques, attribuées par Washington aux milices irakiennes qui, soutenues par Téhéran, font partie de la coalition paramilitaire du Hachd al-Chaabi.

Jusqu’alors, le mode opératoire privilégié consistait à tirer des roquettes en direction d’emprises abritant des militaires – principalement américains – déployés en Irak dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis. Ou bien encore contre des représentations diplomatiques américaines dans le pays [ambassade et consulats, ndlr].

Mais, depuis maintenant plusieurs semaines, ces attaques font désormais appel à des drones piégés, que les systèmes C-RAM [contre-roquettes, artillerie et mortier] ne parviennent pas toujours à détruire. À vrai dire, cela s’est rarement produit… la seule interception réussie ayant été réalisée le 6 juin dernier, sur la base aérienne d’Aïn al-Assad.

D’après la presse américaine, ces attaques, menées par des milices pro-Téhéran, visent à « faire pression » sur Washington pour obtenir un allégement des sanctions prises contre l’Iran dans le cadre des discussions portant sur la relance de l’accord sur le nucléaire iranien [PAGC – Plan d’action global commun]. Cela étant, elles ont un autre effet : celui de compliquer la maintenance des F-16 des forces aériennes irakiennes, Lockheed-Martin ayant retiré ses techniciens de la base de Balad.

En février dernier, comme le fit son prédécesseur à la Maison Blanche, le président américain, Joe Biden, a ordonné des frappes aériennes contre des positions tenues en Syrie par des milices chiites irakiennes [le Kataeb Hezbollah et le Kata’ib Sayyid al-Shuhada, ndlr]. Ces frappes auraient fait au moins 17 tués dans les rangs des miliciens visés. Mais ce bilan n’a jamais été confirmé officiellement.

« Cette réponse militaire proportionnée a été menée en parallèle à des mesures diplomatiques, notamment des consultations avec les partenaires de la coalition » antijihadiste, avait expliqué, à l’époque, John Kirby, le porte-parole du Pentagaone. « L’opération envoie un message sans ambiguïté : le président Biden protégera les forces américaines et celles de la coalition », avait-il conclu.

Pour autant, la suite a montré que ces frappes n’ont nullement découragé les milices chiites à poursuivre leurs attaques. D’où une seconde opération ordonnée par M. Biden. Ainsi, le 27 juin, des F-15 et des F-16 de l’US Air Force, basés au Moyen-Orient, ont visé des installations de groupes « tels que le Kata’ib Hezbollah et le Kata’ib Sayyid al-Shuhada », situées à la frontière irako-syrienne.

« Comme l’ont démontré les frappes de ce soir, le président Biden a clairement indiqué qu’il agirait pour protéger le personnel américain », a commenté M. Kirby. « Compte tenu de la série d’attaques menées par des groupes soutenus par l’Iran ciblant les intérêts américains en Irak, le président a ordonné de nouvelles actions militaires pour perturber et dissuader de telles actions », a-t-il justifié.

Quant aux « installations » visées, elle ont été « sélectionnées car elles sont utilisées par des milices soutenues par l’Iran qui sont impliquées dans des attaques à l’aide de véhicules aériens non-habités contre des personnels et des installations américaines en Irak », a également expliqué le Pentagone.

Ces frappes auraient coûté la vie à dix miliciens chiites. De son côté, le Hachd al-Chaabi a déploré la mort d’une « poignée de combattants » dans ces raids. « Nous avons déjà dit que nous ne resterions pas silencieux face à la présence des forces d’occupation américaines qui va à l’encontre de notre constitution et du vote des députés […] Nous vengerons le sang de nos martyrs », a-t-il ajouté.

L’une des positions visées était située près d’al-Qaïm, dans l’ouest de l’Irak [*]. D’où la réaction du Premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi. Dans un communiqué publié ce 28 juin, il a en effet dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté » de son pays.

« Nous réitérons notre refus de voir l’Irak comme un terrain pour régler les comptes et sommes attachés à notre droit d’empêcher que [le pays] ne soit utilisé comme un champ d’agressions et de représailles », a aussi déclaré M. al-Kazimi.

« Nous sommes en Irak à l’invitation du gouvernement irakien dans le seul but d’aider les forces de sécurité irakiennes dans leurs efforts pour vaincre l’État islamique », avait rappelé, plus tôt, John Kirby. « Les États-Unis ont pris les mesures nécessaires et appropriées pour limiter le risque d’escalade, mais aussi pour envoyer un message dissuasif clair et sans ambiguïté », avait-il insisté.

Cela étant, ces frappes ont été effectuées alors que les forces américaines réduisent progressivement leur présence au Moyen-Orient. Ainsi, les renforts qu’elles avaient déployés dans la région en 2019 et en 2020, sur fond de tensions avec l’Iran, vont être retirés pour être envoyés ailleurs.

Le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin « a ordonné […] de retirer cet été de la région certaines forces et capacités, principalement des équipements de défense anti-aérienne », a en effet indiqué le Pentagone, la semaine passée. « Certains de ces équipements seront renvoyés aux États-Unis pour une maintenance et des réparations devenues très nécessaires. D’autres seront redéployés dans d’autres régions », a-t-il précisé, sans donner davantage de détails.

Selon le Wall Street Journal, des systèmes de défense aérienne Patriot et THAAD sont en passe d’être retirés d’Irak, du Koweït, de Jordanie et d’Arabie Saoudite. « Nous maintenons une présence militaire robuste dans la région, appropriée compte tenu de la menace, et nous sommes convaincus que ces changements ne vont pas affecter nos intérêts de sécurité nationale », a fait valoir le Pentagone. « Nous maintenons aussi la flexibilité de renvoyer rapidement des forces au Moyen-Orient si nécessaire », a-t-il conclu.

[*] Le Pentagone a diffusé trois vidéos de ces frappes. Toutes ont été effectuées en Syrie.

http://www.opex360.com/2021/06/28/les-etats-unis-frappent-des-milices-chiites-pro-iran-en-irak-bagdad-denonce-une-violation-de-sa-souverainete/

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  • 4 weeks later...

J'ai trouvé un livre audio intéressant intitulé : Le monde en 2035 vu par la CIA. Le paradoxe du progrès. Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le lien suivant: https://amzn.to/3y3aof5

Le 25/08/2007 à 01:10, loki a dit :

ils ont fait pire que ça : ils ont dit à l'ONU , on se taille et démerdez vous avec le problème et ils ont dit aux jordaniens , n'hésitez pas à annexer la partie arabe de la palestine mandataire.......

 

 

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Le 22/08/2007 à 14:48, Invité barbaros pacha a dit :

Le baath n'a plus de pouvoirs et de soutien, presque tous les tributs sunnites ont preter allegeance a l'etat Islamique d'Irak, les Kurdes et les chiites ne veulent pas entendre parler du parti baath...

Presques tous les hauts dirigeants de ce parti sont ou captifs, ou morts...

Le parti baath represente une minortie aujourd'hui, la population en general ne veut pas retourner en arriere...

 

Sa n'a rien a avoire avec la France, les USA voulait apres la guerre integrer d'ancien generaux du parti Baath mais les Kurdes et les chiites ont refuser...

 

Tu defend un parti nationaliste-socialiste fonder par d'anciens SS Allemands et des Arabes pro-nazies...

 

 

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  • 1 month later...

Idem: 

Bagdad - L'arrivée des talibans au pouvoir en Afghanistan et la "menace" que continue de représenter le groupe Etat islamique (EI), auteur du sanglant attentat de Kaboul, seront l'objet de toutes les préoccupations à la conférence régionale qui s'ouvre samedi à Bagdad, en présence notamment d'Emmanuel Macron

https://www.laprovence.com/article/france-monde/6469891/sommet-regional-a-bagdad-lafghanistan-dans-tous-les-esprits.html

 

 

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Il y a 7 heures, Ciders a dit :

La mère de toutes les réunions multilatérales à Bagdad ce jour :

 

J'exagère un peu d'accord. Mais voir rassemblés publiquement et au même endroit le MAE iranien, son homologue saoudien, celui de Turquie, le roi de Jordanie, l'émir du Qatar, le leader égyptien et le PM koweïtien sous l'égide de l'Irak et le PR français en guest... sur le papier, c'est du lourd.

LA présence de l'Arabie est étonnante tout de même. Si ça se confirme c'est le signe d'un important changement de stratégie de leur part.

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Le 10/06/2021 à 17:23, Kiriyama a dit :

Salut  !

J'ai trouvé une vidéo que je trouve assez drôle de Saddam Hussein. Il est assez stylé là-dessus, d'arriver à danser en gardant la clope au bec. Et avec les lunettes de soleil et le Grand Power dans son étui, c'est presque caricatural.

Est-ce que quelqu'un sait quand elle a été prise ?

De quelle musique s'agit-il ? Vous comprenez les paroles ?

 

Je crois deviner que c'est une chanson à sa gloire. Apriori pas celle jouer sur la vidéo.

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Extrait discours du président Macron en Irak :

Citation

« Je veux dire ici que le soutien et l'engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme ne dépendent d'aucune autre décision que la réalité de la situation sur le terrain et les besoins qui seront les vôtres je veux le dire ici très clairement à vous et au peuple irakien » a affirmé Emmanuel Macron chez son homologue irakien Baram Saleh. Alors que les États-Unis qui ne disposent plus que de 2 500 soldats en Irak devraient poursuivre leur retrait au 1er janvier prochain, Paris prend le pari de maintenir dans la durée ses 6 à 800 militaires en Irak. « Quelle que soit la décision américaine, la France maintiendra son dispositif militaire », a tenu à préciser Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à l'issue de la conférence. « Les deux conditions dont dépend notre présence sont la poursuite de la lutte contre le terrorisme et la demande du gouvernement irakien », a-t-il ajouté, précisant que la France avait la capacité opérationnelle de rester présente militairement seule sans les États-Unis.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/macron-assure-que-la-france-restera-en-irak-meme-en-cas-de-retrait-definitif-des-americains-20210828

J'ignorais qu'on avait encore autant de monde en Irak depuis le retrait de la task force Wagram.

On fait quoi là bas ? Formation des troupes locales + missions de forces spéciales ?

 

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il y a 12 minutes, Non inultus premor a dit :

Extrait discours du président Macron en Irak :

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/macron-assure-que-la-france-restera-en-irak-meme-en-cas-de-retrait-definitif-des-americains-20210828

J'ignorais qu'on avait encore autant de monde en Irak depuis le retrait de la task force Wagram.

On fait quoi là bas ? Formation des troupes locales + missions de forces spéciales ?

 

De mémoire, c'est ça. Par contre, je ne sais pas si ces troupes incluent celles qui travaillent avec les Kurdes.

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Il y a 2 heures, Non inultus premor a dit :

J'ignorais qu'on avait encore autant de monde en Irak depuis le retrait de la task force Wagram.

On fait quoi là bas ? Formation des troupes locales + missions de forces spéciales ?

 

(...) Actuellement, la force Chammal mobilise entre 600 et 800 militaires, principalement en Jordanie, où 230 d’entre eux sont affectés à base aérienne projetée [BAP] H5, d’où sont mis en oeuvre 4 Rafale. Ce dipositif s’appuie également sur la BA 104 d’Al Dhafra [Émirats arabes unis] où 7 Rafale sont susceptibles de conduire des missions au Levant. Ces moyens aériens, ponctuellement renforcés par des avions ravitailleurs et d’alerte avancée, ont assuré 10% des sorties de la coalition Inherent Resolve. En outre, des commandos des forces spéciales [task force « Hydra »] sont également engagés dans la région.

Enfin, des militaires français sont présents au sein du « Military Advisory Group » [MAG], une structure relevant d’Inherent Resolve, chargée de conseiller les états-majors irakiens (...)

http://www.opex360.com/2021/08/29/quelle-que-soit-la-decision-des-etats-unis-la-france-maintiendra-son-soutien-a-lirak-pour-combattre-daesh/

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Une analyse intéressante des efforts européens - en fait essentiellement français pour l'instant - pour "établir un nouvel accord avec le monde musulman", sur Republic.ru (journal en ligne russophone, NON gouvernemental)

Où l'Est et l'Ouest se rencontrent. Comment Macron s'attaque au problème afghan pour l'Europe

L'Europe est à la recherche d'une opportunité d'établir un nouvel accord avec le monde musulman à ses frontières. Elle suppose la reconnaissance de la diversité des structures étatiques, l'aide au dépassement des situations de crise et un front uni contre l'islam radical

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Le 28 août, Bagdad a accueilli un événement notable appelé « Conférence pour la coopération et le partenariat ». En fait, c'était un sommet régional très représentatif. Y ont participé l'Irak, l'Égypte, le Qatar et la Jordanie au niveau des chefs d'État, ainsi que l'Iran, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis et d'autres pays au niveau des ministres des Affaires étrangères. La présence de l'Occident était assurée par le seul président français, Emmanuel Macron.

Je dois dire que la composition de la haute réunion mérite au moins la surprise. À la même table se trouvaient les ministres des Affaires étrangères de l'Iran et de l'Arabie saoudite - les pays n'ont pas de relations diplomatiques et adhèrent à des positions opposées sur toutes les questions internationales, de la navigation dans le golfe Persique aux conflits en Syrie et au Yémen. Le ministre turc des Affaires étrangères Cavusoglu a accueilli le président égyptien al-Sisi, le pire ennemi des « Frères musulmans » proches du parti au pouvoir en Turquie et du président Erdogan en personne. L'émir du Qatar, Tamim bin Hamad, s'est entretenu avec des représentants de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l'Égypte, qui jusqu'à récemment ont rompu toutes relations avec lui et ont même imposé un blocus du Qatar. Il est étrange que le loup et l'agneau ne se soient pas encore couchés dans cette salle, tant l'élan conciliant de la conférence était fort. (...)

Pourquoi Macron

La question peut se poser : comment Macron est-il entré dans cette entreprise, et qu'y a-t-il fait ?

Rappelons que la France faisait partie de la coalition internationale créée en 2014 pour lutter contre Daech. ⁠Le rôle de premier plan a été joué par les États-Unis, qui ont assuré l'organisation de l'offensive et l'utilisation de l'aviation. Les combats sur le terrain ont été menés principalement par l'armée irakienne, les unités de résistance kurde et l'armée syrienne libre. En 2017, une victoire militaire a été remportée, marquée par la prise de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie, les deux principales villes sous contrôle de Daesh. La participation de la France est modeste, sinon symbolique, et se limite à l'aide d'instructeurs et à l'action de forces spéciales. Mais à l'avenir, contrairement à la plupart des membres de la coalition qui considéraient la tâche accomplie, la France a conservé sa présence militaire en Irak, au nombre de 800 personnes. Par comparaison, les forces américaines sont actuellement au nombre de 2 500.

S'exprimant lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi, ainsi qu'avec des journalistes, Macron a fait des déclarations intéressantes.

D'abord, il a dit que la France resterait en Irak, quelles que soient les décisions de Washington. Deux conditions sont requises pour une présence militaire française : la menace continue de l'Etat islamique et d'autres islamistes radicaux, et une demande du gouvernement légitime d'Irak. Le deuxième point, à en juger par la bienveillance soulignée de Bagdad, est déjà assuré.

Deuxièmement, Macron a noté que dans la lutte contre le terrorisme, la France est du côté des États souverains et ne s'ingère pas dans leurs affaires : « vous ne pouvez pas imposer la démocratie de l'extérieur ». Cette approche a probablement trouvé compréhension non seulement en Irak, mais aussi parmi toutes les personnes présentes.

Troisièmement, Macron a remercié séparément l'émir du Qatar pour son aide dans l'établissement de contacts avec les représentants des talibans. La France discute déjà avec eux des perspectives de poursuite de l'évacuation humanitaire de Kaboul après le 31 août. Quant à la reconnaissance du nouveau gouvernement en Afghanistan, alors, selon le président français, il est trop tôt pour en parler, mais si les affaires des talibans parlent en leur faveur, alors pourquoi pas. Il est possible que l'ambassadeur revienne bientôt de Paris à Kaboul.

Lors de sa visite de deux jours, Macron a tenté de lui rappeler subtilement la différence entre les approches américaine et française (ou plus largement européenne) de la lutte contre le terrorisme. En envahissant l'Afghanistan et l'Irak, les États-Unis ont renversé les régimes alors au pouvoir afin de créer un nouvel État selon son modèle. La France et l'UE ne revendiquent pas ce rôle. Ils viennent à la demande des gouvernements actuels, guidés par le principe de "pas d'ingérence, pas d'indifférence". Outre Bagdad, Macron a été chaleureusement accueilli au Kurdistan irakien (il a passé les deux nuits à Erbil pour des raisons de sécurité), s'est rendu à Mossoul, où il a promis une aide à la reconstruction de la ville et a rencontré des représentants des communautés chrétienne et musulmane. Malgré la complexité de la situation en Irak (en particulier, plus de 70 groupes armés distincts opèrent sur son territoire, contrôlant leurs zones d'influence), il y a une chance d'empêcher le pays de sombrer dans le chaos total après le départ des Américains. Il n'y a pas de mouvement national en Irak comme les talibans qui puisse menacer le gouvernement actuel. L'armée irakienne, qui a l'expérience de la lutte contre l'Etat islamique, semble être une force plus cohérente et sérieuse que l'armée afghane dispersée. La fragmentation du pays, en réalité divisé en trois parties entre Kurdes, Chiites et Sunnites, peut conduire à une nouvelle guerre civile, ou elle peut aboutir à l'octroi d'une large autonomie et à l'émergence d'un nouvel État. Cela nécessite que la Turquie voisine, l'Iran et l'Arabie saoudite conviennent que la stabilité des frontières de l'Irak est plus importante que leurs ambitions régionales. Une médiation France-UE, adossée à des arguments économiques, peut être très appropriée.

La France, leader politique de l'Europe

Le leadership de l'Allemagne dans l'UE, si on l'entend exclusivement comme une union économique et juridique, n'est contesté par personne. Dans le même temps, jusqu'à présent l'Allemagne, les pays d'Europe du Nord et de l'Est ont volontiers laissé les questions de sécurité à la compétence des États-Unis et de l'OTANLes appels de Paris, exhortant l'UE à s'engager dans son propre développement militaire, n'ont pas été pris au sérieux.

Mais les événements de ces dernières années, des démarches controversées de l'administration Trump vers les alliés européens au retrait chaotique des États-Unis d'Afghanistan, posent inévitablement la question de savoir dans quelle mesure les Européens peuvent compter sur l'aide de Washington en cas de crise aiguë. Le désir des États-Unis de concentrer toutes leurs forces sur la lutte contre la Chine et de se distancer des autres affaires suscite une réponse décevante.Il est évident que l'une des principales difficultés pour la sécurité de l'UE dans un avenir prévisible sera l'islam radical et les problèmes de migration et de terrorisme qui en découlent. À Bagdad, Macron a exposé quelques principes généraux d'approche de leur solution. Ils consistent en une combinaison d'une présence militaire modérée, capable d'organiser des opérations ciblées contre des foyers de djihad, avec le soutien de gouvernements nationaux légitimes, même s'ils ne répondent pas aux normes occidentales. Cette formule semble être la bonne. Aucun des participants à la conférence de Bagdad, quelles que soient leurs convictions, ne peut admettre sa sympathie pour l'Etat islamique ou Al-Qaida.

(...) La conférence de Bagdad, dont les participants ont exprimé une volonté claire de compréhension mutuelle, ne conduira pas à la disparition des contradictions entre eux. Mais l'Europe, représentée par Macron, cherche une opportunité d'établir un nouvel accord avec le monde musulman à ses frontières. Elle suppose la reconnaissance de la diversité des structures étatiques, l'aide au dépassement des situations de crise et un front uni contre l'islam radical. La situation en Irak montrera à quel point ce dispositif est efficace.

* Organisations interdites en Russie

Il est soit dit en passant intéressant de constater que les médias russes - enfin médias en ligne, la télé est effroyable :unsure: - ne se réduisent pas à des porte-paroles du pouvoir russe comme RT ou Spoutnik, encore pires dans leur genre que les New York Times, CNN et autres Washington Post aux Etats-Unis. Il y a bien en Russie des médias intéressants raisonnablement libres

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il y a 23 minutes, Ryskette a dit :

J'ignore si c'est vrai mais apparemment les français auraient insister pour que la Syrie n'y participe pas

Intéressant si c'est vrai mais on peut pas exclure que d'autres aient voulu mettre ça sur le dos de la France ou que le "front" anti régime syrien soit plus large que ça.

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il y a 13 minutes, nemo a dit :

Intéressant si c'est vrai mais on peut pas exclure que d'autres aient voulu mettre ça sur le dos de la France ou que le "front" anti régime syrien soit plus large que ça.

Moi je serais l'Iran, ou d'ailleurs la Russie, je le dirais ouvertement : c'est la France bien sûr !

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il y a 5 minutes, Alexis a dit :

Moi je serais l'Iran, ou d'ailleurs la Russie, je le dirais ouvertement : c'est la France bien sûr !

Bon on peut pas dire non plus que ce soit une aberration au vu de la politique française jusqu'à présent. Mais comme toutes rumeurs il convient de se méfier c'est tout.

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