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Coronavirus - Covid 19


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Il y a 16 heures, Eau tarie a dit :

Il est estimé que entre 50 et 80% de la population Francaise manque de vitamine D. 

J'ai lu que 80% des hospitalisés Covid étaient carencés en VitD. 

Donc pas évident qu'il y ait un vrai lien de causalité. 

61318342.jpg

Donaldo passe le tiers de sa journée sous la machine à UV, et un autre tiers sur un terrain de Golf au soleil à respirer le grand air frais (le dernier tiers il est sur la canap' avec maman à regarde FNews un paquet de Chip' à la main). Normalement il n'aurait jamais du chopper le COVID avec toute cette dose de soleil !!!

 

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

https://thetyee.ca/Analysis/2020/11/16/Some-Places-Beating-COVID-Can-Canada/ (16 novembre 2020)

L'étude de l'ONG Global Canada Initiative intitulée "Le modèle TANZANC et l'objectif zéro transmission COVID : Une meilleure stratégie pour le Canada" offre une alternative éprouvée à ce miasme.

Elle note que quatre juridictions démocratiques : Taiwan, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada atlantique et du Nord, ont efficacement lutté contre le COVID-19 et ont échappé à l'ornière de la pandémie ainsi qu'à la deuxième vague.

Ce qu'elles ont en commun, c'est la conviction que cela peut être fait et la volonté d'aller jusqu'au bout.

L'étude les a baptisés le modèle TANZANC.

Commençons par la bulle atlantique du Canada, dont on fait peu de publicité, et le Nord qui "applique actuellement avec succès une politique zéro COVID sur 45 % du territoire canadien et avec 7 % de sa population (soit quelque 2,6 millions de personnes)".

Les habitants des Maritimes ont prouvé qu'il était possible de vivre sans COVID-19 en contrôlant les frontières, en faisant participer les citoyens et en appliquant intelligemment les tests et la traçabilité, ce à quoi de nombreuses régions du Canada sont encore confrontées.   

Après avoir éliminé le virus au début du mois de juillet, les provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador ont formé une bulle plus large qui a maintenu un taux de transmission proche de zéro avec des quarantaines strictes pour tous les nouveaux arrivants.

Les Maritimes, une région qui suscite une grande fierté civique, se trouve à avoir la population la plus âgée du Canada.

Sa bulle est une réussite éclatante. "Au cours des huit mois qui se sont écoulés depuis mars, la performance des cas COVID du Canada atlantique a été trois fois inférieure à celle de la deuxième meilleure région du Canada : la Colombie-Britannique".

Pourquoi le Canada a-t-il ignoré son propre modèle atlantique à succès ? Amir Attaran, expert en santé de l'Université d'Ottawa, offre une réponse directe : "Il y a une prétention dans l'ouest et le centre du Canada que les imbéciles des Maritimes ne pourraient résoudre aucun problème. C'est pourquoi leur succès a été ignoré".

Le nord du Canada, une région où les logements sont surpeuplés, les soins de santé limités et où les épidémies coloniales ont toujours existé, a également opté pour la transmission zéro.

Au Nunavut, où les Inuits sont 300 fois plus susceptibles de souffrir de la tuberculose que les Canadiens blancs, le gouvernement a honoré sa devise de lutte contre la pandémie : "Décisif dans notre approche, prudent dans nos choix".

Les non-résidents ne sont pas les bienvenus et les résidents qui veulent rentrer chez eux doivent se mettre en quarantaine dans des "centres d'auto-isolement" à Winnipeg, Ottawa, Yellowknife ou Edmonton. Le Nunavut n'avait aucun cas jusqu'au 6 novembre, puis a rapidement maîtrisé l'épidémie.

Les quatre nations du TANZAC représentent la moitié des huit juridictions du monde, dont la Chine et le Vietnam, qui se sont engagées à prendre des mesures pour éliminer le coronavirus sur leur territoire. Ensemble, leur population dépasse les 1,6 milliard de personnes.

Les avantages de la transmission zéro une fois réalisée sont évidents. Les populations vulnérables ne tombent pas malades et ne meurent pas. Les hôpitaux et les écoles fonctionnent normalement.  L'économie s'envole. La peur n'est pas une constante de la vie quotidienne. Les décrets et les masques de la pandémie disparaissent.

En fait, pendant une brève période, une grande partie du Canada s'est trouvée en bonne position pour atteindre le point zéro. L'été dernier, les provinces de la Colombie-Britannique, du Manitoba et de la Saskatchewan, qui représentent 23 % du territoire canadien et 20 % de sa population, n'ont pratiquement pas connu de diffusion COVID.

Mais ces provinces ne sont pas allées plus loin. Et comme le Canada n'a pas de politique nationale imposant des mesures "Objectif Zéro", chaque province - à l'exception du Canada atlantique et du Nord - a ressenti une pression pour imiter d'autres provinces qui ont fait du laxisme. Aujourd'hui, nous en récoltons les fruits.

L'île de Vancouver, par exemple, avait un taux de transmission si faible qu'elle aurait pu devenir une autre Nouvelle-Zélande si elle avait saisi l'occasion.

Le Canada a besoin "d'une analyse coûts-avantages rigoureuse et d'un débat autour d'une stratégie de transmission zéro pour le Canada", indique le rapport de Global Canada Initiative. "Nous ne pouvons pas nous permettre de gâcher notre chance une deuxième fois".

C'est un débat national avec des milliers de conséquences de vie et de mort à la clé. Qu'il commence immédiatement !

Ces 4 entités sont trois ïles ou groupes d'îles et une zone (Atlantique canadien) dîles et de terres relativement isolées. Bref des zones géographiques privilégiées qui de surcroît dans le cas de Taiwan sont dotées d'une population particulièrement sensibilisée aux mesures barrières et très civique dans ses comportements

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Question : Est-ce qu'il y a toujours cette idée reçue en France de dire que le Dieu SARS-CoV-2 ne touche pas aux enfants ?

Discutant précédemment avec mon frangin, cela semble être le cas.

Et pourtant, 1 million de cas de moins de 18 ans aux US :

https://services.aap.org/en/pages/2019-novel-coronavirus-covid-19-infections/children-and-covid-19-state-level-data-report/

Henri K.

Edited by Henri K.
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Il y a 22 heures, rogue0 a dit :

Pour le reste, les autres objections demeurent sur la prod, et l'absence de recul sur ce type de vaccins OGM appliqué à des millions des personnes.

Faudrait qu'un réalisateur se lance et agisse rapidement :smile:

Il y a une série à tourner rapidement pour Netflix où un vaccin anti-covid semble fonctionner très bien au début, du coup il est produit en masse et les vaccinations commencent partout dans le monde.

Sauf qu'au bout de trois mois…

Révélation

...Tous les vaccinés se transforment en zombies, privés d'odorat et qui toussent tout le temps, mais qui poursuivent quand même tous les humains pour les mordre et leur filer le vaccin :tongue:

 

Il y a 7 heures, Akhilleus a dit :

Attention il s'agit de "l'efficacité" à 7 jours post seconde injection. Autant dire du pipo d'un point de vue vaccinal. Et c'est vrai pour tous les vaccins ayant fait leur grande annonce, Pfizer-Biontech, Vektor, Moderna

C'est pas comme ça qu'on fait une évaluation vaccinale. Je le répète, c'est de la com à destination des investisseurs, de la bourse et des gogos qui vont acheter (protocoles d'achat anticipés) des trucs qui peut etre au final ne marchent pas si bien que ça (voir pas du tout)

En gros c'est de la m****e (oui ca m'enerve parceque tout le monde saute a pieds joints dedans .....j'en peux plus de cette société ou tout est basé sur de l'hypercommunication qui n'a plus aucun sens...)

Si j'ai bien compris la question qui reste (grande) ouverte c'est la durée d'efficacité de la protection conférée contre la covid ?

 

Il y a 1 heure, Henri K. a dit :

Question : Est-ce qu'il y a toujours cette idée reçue en France de dire que le Dieu SARS-CoV-2 ne touche pas aux enfants ?

Discutant précédemment avec mon frangin, cela semble être le cas.

Et pourtant, 1 million de cas de moins de 18 ans aux US :

https://services.aap.org/en/pages/2019-novel-coronavirus-covid-19-infections/children-and-covid-19-state-level-data-report/

Henri K.

Voir les chiffres en France à date d'aujourd'hui

- Parmi 31 946 hospitalisations en cours, 178 ont 19 ans ou moins

- Parmi 4 803 personnes en réanimation, 26 ont 19 ans ou moins

Etre un enfant n'est pas une protection absolue contre la covid. Mais ça aide quand même pas mal.

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Il y a 5 heures, herciv a dit :

Tous les résultats des test antigeniques des 15 derniers jours apparaîtront la semaine prochaine. Catastrophe a prévoir.

Catastrophe, catastrophe... Comme vous y allez Maître herciv ! Tant que ça ne même pas à l'hosto et au-delà, pas de catastrophe : ça va juste permettre d'avoir moinns de trous dans l'identification des personnes infectées, ça ne tuera personne !

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Il y a 13 heures, Akhilleus a dit :

Personne n'a dit qu'il ne touchait pas les enfants. C'est de l'epidemiologie donc il faut regarder les gros chiffres

1 il touche proportionnellement moins les enfants de moins de 10 ans que la population generale. Pourquoi? Mystere....alors que c'est le contraire pour bcp d'autres viroses respiratoire (j'oserais je dirais qu'il y a un lien possible avec une immunité tres souvent activée et peut etre efficace de facon croisée....mais j"hypothetise)

2 les enfants font tres tres peu de formes serieuses, graves voir tres grave

 

Il y a 12 heures, Alexis a dit :

Voir les chiffres en France à date d'aujourd'hui

- Parmi 31 946 hospitalisations en cours, 178 ont 19 ans ou moins

- Parmi 4 803 personnes en réanimation, 26 ont 19 ans ou moins

Etre un enfant n'est pas une protection absolue contre la covid. Mais ça aide quand même pas mal.

Que les enfants soient moins gravement touchés, c'est un fait parfaitement établi. Et comme l'indique Akhilleus le taux d'incidence chez les enfants et moins grand que chez les adultes.

Néanmoins je me pose une question : les enfants sont-ils testés aussi systématiquement que les adultes ? Le test PCR étant quand même assez invasifs (j'étais venu ici raconté celui de ma femme et de mon fils sorti rouge de sang), j'ai la nette impression qu'on va moins les tester si un adulte peut faire le test.

Exemple avec mon petit dernier. Quand on a été malade à la maison, à deux période distinctes, on n'a pas fait testé le petit dernier (4 ans) aussi sous les conseils de notre médecin traitant. Nous avions nous-même des symptômes, et nos tests PCR étaient revenus négatifs. Je me dis donc que dans l'absolu, il doit être possible d'avoir des enfants asymptomatique ou paucisymptomatiques qui échappent au diagnostic, dans des proportions bien supérieures aux adultes.

Non ?

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Dernières nouvelles de la Suède :

« N’allez pas à la gym, n’organisez pas de dîner. Annulez tout » : la Suède change de stratégie pour endiguer l’épidémie de Covid-19

Citation

Est-ce la fin de la stratégie suédoise face au coronavirus ? La question est débattue, depuis (…), l’interdiction des rassemblements publics de plus de huit personnes, à partir du 24 novembre, et pour quatre semaines au moins. (…)
« N’allez pas à la gym, ni à la bibliothèque, n’organisez pas de dîner, ni de fête à la maison, a-t-il imploré. Annulez tout (…). Et ne cherchez pas à contourner [les recommandations]. » (…)
Même au plus fort de la pandémie, au printemps, la Suède n’avait pas adopté de telles restrictions. (…)
Début juin, l’approche suédoise semblait (…) un échec : le pays de 10 millions d’habitants totalisait alors quatre fois plus de morts que ses trois voisins nordiques, (…) sur le plan économique, ses résultats étaient moins bons, avec une baisse de 8,6 % de son produit intérieur (…) (contre – 7,4 % pour le Danemark, – 6,3 % pour la Norvège et – 3,2 % pour la Finlande). (…)
Cet été, la Suède est parvenue à contrôler la pandémie. Et pendant plusieurs semaines, au début de l’automne, le pays a semblé éviter la seconde vague. Interrogé par Le Monde, à la mi-septembre, le chef épidémiologiste Anders Tegnell, (…), vantait une approche « durable », dont il estimait qu’elle « commençait à fonctionner ». (…)
Mais à la mi-octobre, les contaminations se sont mises à augmenter, (…), pour atteindre 4 600 cas journaliers, la semaine dernière (en hausse de 27 % par rapport à la semaine précédente). (…)

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/11/17/face-au-covid-19-la-suede-adopte-des-restrictions-sans-precedent-dans-l-histoire-moderne-du-pays_6060051_3244.html

Comme les Pays-Bas, autre état adversaire du confinement, la Suède semble adepte du Canada Dry: ça a le gout du confinement, les restrictions du confinement, mais ce n'est pas du confinement! La preuve: ça ne s'appelle pas confinement. :rolleyes:

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Réaction des collègues chinois par rapport à cette actualité : "Donc vous voulez absolument nous contaminer, alors que nous nous en sortons pas si mal ?"

Je leur ai répondu : "Vous ne pouvez pas vivre éternellement dans un environnement stérile... Ce sera tôt ou tard un gros problème pour vous d'être surprotégés aujourd'hui... Essayez de participer aux CoronaParty, c'est fun, je vous assure..." (Ironiquement, bien sûr, mais ils ont compris..)

 

China's irritated trade partners push back on coronavirus food tests

https://www.reuters.com/article/health-coronavirus-china-food/update-1-chinas-irritated-trade-partners-push-back-on-coronavirus-food-tests-idUSL1N2I32YC

Citation

BEIJING/GENEVA (Reuters) - Major food-producing countries are growing increasingly frustrated with China’s scrutiny of imported products and are calling on it to stop aggressive testing for the coronavirus, which some say is tantamount to a trade restriction.

China says it has found the virus on the packaging of products from 20 countries including German pork, Brazilian beef and Indian fish, but foreign officials say the lack of evidence produced by authorities means it is damaging trade and hurting the reputation of imported food without reason.

In a World Trade Organization (WTO) meeting on Nov. 5-6, Canada called China’s testing of imported foods and rejection of products that had positive nucleic acid tests “unjustified trade restrictions” and urged it to stop it, said a Geneva-based trade official briefed on the meeting who declined to be identified.

Supported by Australia, Brazil, Mexico, Britain and the United States, Canada argued that China had not provided scientific justification for the measures, said the official.

Canada’s Geneva-based mission to the WTO did not immediately respond to a request for comment.

China has only intensified its imported food screening since then.

This week, the Global Times, a tabloid backed by the ruling Communist Party, suggested that the presence of the novel coronavirus on imported food raised the possibility that the virus, widely believed to have originated in the central Chinese city of Wuhan late last year, may have come from overseas.

China began testing chilled and frozen food imports for the virus in June, after a cluster of infections among workers at a wholesale food market in the capital.

The World Health Organization says neither food nor packaging are known transmission routes for the virus.

But China, which has all-but stamped out local transmission of the disease, says there is risk of the virus re-entering the country on food products.

‘IS IT TRUE?’

The pushback came after months of growing frustration at the way customs and health authorities have been increasingly scrutinising imports, which trade partners complain does not adhere to global norms.

“Whenever a health authority performs a test, and finds something, they should share the results,” said a Beijing-based diplomat who declined to be identified as he was not authorised to speak to media.

“We haven’t received one single lab analysis,” he said. “Everyone is asking ‘Is it true? Did they really find anything?’ Everyone is surprised that no proof is given.”

On Monday, New Zealand Prime Minister Jacinda Ardern also questioned China’s findings, after the city of Jinan said it had detected coronavirus on frozen New Zealand beef.

Ardern said she was confident no meat products were exported from her country with the coronavirus but no clarification had come from China.

In August, Brazilian officials travelled to the city of Shenzhen after it found traces of the coronavirus on chicken wings from their country.

Authorities could not provide information on whether they had found the active virus or not, the Brazilian agriculture ministry said.

The United States said on Tuesday it asked China “bilaterally” and at the WTO to ensure its measures “appropriately assess actual risks, particularly when they unjustifiably restrict trade.”

“China’s most recent COVID-19 restrictions on imported food products are not based on science and threaten to disrupt trade,” the U.S. Department of Agriculture said.

In its response at the WTO, China said its actions were “provisional based on scientific basis” and designed to “protect people’s lives to the maximum extent”, according to a Chinese trade official.

China has pointed to its isolation of live coronavirus from samples on imported frozen cod, a world-first, as proof, though with the evidence unpublished, that the coronavirus can be transmitted from food to people.

Speaking at a food safety conference this month, Gudrun Gallhoff, minister counsellor for health and food safety at the European Union delegation to China, said exporters needed more information on China’s test methods and results.

“If you have trade partners you have to treat them fairly and give them a chance to be complicit,” she said.

Reporting by Dominique Patton in Beijing and Emma Farge in Geneva. Additional reporting by Tom Polansek in Chicago; Editing by Robert Birsel and Richard Chang

Henri K.

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https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/a-lacademie-francaise-refuse-toujours-la-feminisation-des-mots-sauf-pour-la-covid (1er novembre 2020)

La décision sur la féminisation de « la » Covid a donc été prise par Mme Carrère d’Encausse seule, en majesté, « à la soviétique », sans que les Académiciens ne soient invités à en discuter. « Elle décide de tout avec ses agrégés », ironise un Académicien qui conteste l’autoritarisme et le peu de démocratie « du » Secrétaire perpétuel. 

Le fait que le genre du mot « covid » n’ait pas été soumis à la décision des Académiciens, et pas même à la Commission du dictionnaire, suscite beaucoup de critiques. « Il est tout à fait inadmissible que, comme pour “le” ou “la” Covid, Hélène Carrère d’Encausse décide seule sans consulter les Académiciens. Il faut qu’on vote. Il n’est pas possible de continuer ainsi » prévient une Académicienne en colère. 

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https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/11/02/covid-19-ce-que-lon-sait-sur-les-enfants-et-adolescents-et-ce-quil-reste-a-apprendre/ (2 novembre 2020)

Le fait que l’infection aiguë par le SARS-CoV-2 est le plus souvent bénigne chez les enfants a participé à l’idée largement répandue que les enfants sont moins susceptibles de contracter l’infection par le SARS-CoV-2. Que sait-on réellement de la susceptibilité des enfants et des adolescents vis-à-vis de l’infection par le SARS-CoV-2 par rapport aux adultes ? Par ailleurs, que sait-on de la contagiosité des enfants scolarisés en fonction de leur âge ? Les enfants infectés peuvent-ils transmettre le coronavirus ? Dans quelle mesure contribuent-ils à la diffusion du SARS-CoV-2 dans la population ?

Une méta-analyse

La méta-analyse [JAMA Pediatrics, 25 septembre] sur les 18 études de tracing a montré que les enfants et adolescents de moins de 20 ans ont globalement 44% de risque en moins d’être infectés par le SARS-CoV-2 par rapport aux adultes.

Il ressort que les enfants âgés de 10 à 14 ans présentent une moindre susceptibilité à l’infection par le SARS-CoV-2, leur risque étant 48 % moins important que celui des personnes âgées de 20 ans et plus.

Enfin, l’analyse statistique n’a pas permis de mettre en évidence de différence entre les adolescents et les adultes quant au risque de contracter l’infection.

Les chercheurs britanniques se sont heurtés à un obstacle lorsqu’ils ont entrepris de réaliser une méta-analyse à partir des population screening studies. Au vu des différences sur le nombre de sujets testés (la plupart des études ne comportant d’ailleurs qu’un petit nombre d’individus), le stade de l’épidémie au moment des prélèvements, les diverses méthodologies utilisées, les chercheurs ont renoncé à conduire une méta-analyse sur 14 études. Cela en dit long sur les limites de ce type de travaux, d’autant que les différences de sensibilité des divers examens utilisés, virologiques (tests PCR) ou sérologiques (méthodes de détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2), sont susceptibles de biaiser les résultats.

L'expression du récepteur ACE2 chez les enfants : une fausse piste

Plusieurs hypothèses ont été formulées pour tenter d’expliquer que les enfants développent moins souvent la Covid-19 (environ 2% des cas), en particulier celle selon laquelle le taux d’expression du récepteur ACE2 dans les fosses nasales varie avec l’âge.

De fait, les pédiatres de Boston n’ont pas observé de corrélation entre l’expression du gène ACE2 et la quantité de virus détectée dans les prélèvements nasopharyngés ou oropharyngés, ce que l’on appelle la charge virale. Ceci tend donc à montrer que les enfants peuvent être porteurs d’une charge élevée quel que soit le niveau d’expression de ACE2. En d’autres termes, l’âge n’influencerait pas le niveau de la charge virale, même chez les très jeunes enfants présentant une expression plus faible d’ACE2.

La charge virale des enfants

Les études concluant à une moindre susceptibilité des enfants et adolescents à l’infection par le SARS-CoV-2 ne fournissent cependant aucune information sur leur infectivité, autrement dit sur leur capacité potentielle à transmettre le virus lorsqu’ils sont infectés.

Des virologistes et pédiatres du Massachusetts General Hospital de Boston ont rapporté fin août dernier dans The Journal of Pediatrics que les enfants peuvent être porteurs d’une charge virale importante dans les voies aériennes supérieures à un stade précoce de l’infection, que celle-ci s’accompagne ou non de symptômes.

La charge virale d’enfants symptomatiques ou en phase précoce de l’infection virale peut être significativement plus élevée que celle de patients adultes hospitalisés pour une forme sévère de Covid-19.

Le 30 juillet, une nouvelle étude conduite par des infectiologues et des pédiatres du Lurie Children’s Hospital de Chicago auprès de patients atteints d’une forme légère à modérée de Covid-19 était publiée dans la revue JAMA Pediatrics. Ces chercheurs rapportaient que la charge virale détectée dans des prélèvements nasopharyngés d’enfants âgés de 5 à 17 ans une semaine après le début des symptômes était similaire à celle de patients adultes, mais également que la charge virale d’enfants de moins de 5 ans était particulièrement élevée. Chez ces tout-petits, les taux d’ARN viral pouvaient être 10 à 100 fois plus élevés que ceux observés chez des adultes.

Une étude américaine, conduite sur un effectif réduit et publiée le 22 octobre 2020 dans Journal of Clinical Microbiology, rapporte que les enfants asymptomatiques, quel que soit leur âge, ont des niveaux de charge virale plus faible dans le nasopharynx/oropharynx que les enfants présentant des symptomes. Pour autant, on ignore à ce jour dans quelle mesure les enfants asymptomatiques sont infectieux.

Les virus présents dans la charge virale sont-ils viables ?

Il reste que la détection de l’ARN viral ne signifie pas que le virus est viable et infectieux. Seule la culture du virus permet de déterminer le potentiel infectieux d’un échantillon biologique.

Quelques rares études ont cherché à s’attaquer à cette question essentielle mais qui requiert la mise en œuvre de techniques laborieuses en laboratoire. Une étude britannique publiée le 13 août dans la revue en ligne Eurosurveillance a rapporté la présence de virus infectieux en culture chez des patients asymptomatiques et symptomatiques dont la PCR indiquait qu’ils étaient porteurs d’une charge virale élevée. L’isolement du virus dans les cultures cellulaires ne dépendait pas de l’âge du patient.

L'excrétion du virus

Publiée fin août dans la revue JAMA Pediatrics, une étude sud-coréenne a évalué l’excrétion du SARS-CoV-2 chez les enfants Covid-19 symptomatiques et asymptomatiques.

Chez quatre enfants ne présentant pas de symptômes, l’ARN du virus a continué à être détecté 21 jours après l’infection.

On ignore à ce jour si les enfants asymptomatiques excrètent des quantités similaires, supérieures ou inférieures à celles des enfants présentant des symptômes.

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il y a une heure, Wallaby a dit :

https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/a-lacademie-francaise-refuse-toujours-la-feminisation-des-mots-sauf-pour-la-covid (1er novembre 2020)

La décision sur la féminisation de « la » Covid a donc été prise par Mme Carrère d’Encausse seule, en majesté, « à la soviétique », sans que les Académiciens ne soient invités à en discuter. « Elle décide de tout avec ses agrégés », ironise un Académicien qui conteste l’autoritarisme et le peu de démocratie « du » Secrétaire perpétuel. 

Le fait que le genre du mot « covid » n’ait pas été soumis à la décision des Académiciens, et pas même à la Commission du dictionnaire, suscite beaucoup de critiques. « Il est tout à fait inadmissible que, comme pour “le” ou “la” Covid, Hélène Carrère d’Encausse décide seule sans consulter les Académiciens. Il faut qu’on vote. Il n’est pas possible de continuer ainsi » prévient une Académicienne en colère. 

L'académie a déjà publié en 1992 le volume dictionnaire comprenant la lettre C. Je ne m'explique pas qu'ils reviennent en arrière plutôt que d'avancer vers la fin de l'alphabet (ils en sont à Q). :biggrin:

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Il y a 6 heures, Henri K. a dit :

@Akhilleus Comment doit on comprendre ceci ? C'est inefficace ?

Henri K.

Ca veut dire qu'au protocole testé le vaccin Sinovac entraine une production d'anticorps plus faible qu'une vraie infection. Quant a savoir si c'est inefficace c'est impossible a dire au vu de ce qui est decris parceque il y a anticorps et anticorps (mieux vaut par exemple avoir peu d'IgG de haute affinité pour une proteine de reconnaissance et d'attachement viral que beaucoup d'IgM de basse affinité et ciblant une sous unité de la capside virale)

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Je ne crois avoir vu passer cette info:

Covid-19 et eaux usées : le réseau Obépine s’étend et peaufine ses modèles prédictifs

Citation

(...) Ce n’est pas dans le marc de café, mais dans les eaux usées des grandes agglomérations que nous pourrons peut-être prédire la dynamique de l’épidémie de covid-19. À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 16 novembre, le réseau Obépine (pour OBservatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées), créé à l’initiative du laboratoire Eau de Paris, des chercheurs de Sorbonne Université et de l’institut de Recherche Biomédicales des Armées pour détecter la charge virale du SARS-CoV-2 dans les eaux des stations d’épuration, a présenté un point d’étape sur son déploiement. (...)

Si cette surveillance des eaux usées importe, c’est qu’elle constitue l’un des rares indicateurs macro-épidémiologiques permettant un suivi à peu près en temps réel de l’épidémie, voire même parfois avec un coup d’avance. En effet, si le SARS-CoV-2, le virus responsable de l’épidémie de covid-19 est un virus principalement respiratoire, il y a une réplication dans le tube digestif. Il est ensuite excrété dans les selles qui se retrouvent dans les eaux usées. (...)

L’analyse de ces traces du virus dans les systèmes de traitement des eaux est particulièrement intéressante, car elle pourrait permettre de prédire presque une semaine à l’avance la dynamique de l’épidémie. (...)
Si la corrélation semble évidente, il est cependant difficile d’établir un véritable modèle prédictif. Il s’agit pourtant de l’une des finalités d’Obépine : tirer du terrain des informations qui permettront de calibrer l’action publique en fonction de l’évolution de la maladie. (...)

Obépine devrait se poursuivre au minimum jusqu’au printemps prochain. Ces travaux serviront plus tard au suivi d’épidémies plus communes, comme la gastro-entérite ou la grippe saisonnière.
https://www.industrie-techno.com/article/covid-19-et-eaux-usees-le-reseau-obepine-s-etend-et-peaufine-ses-modeles-predictifs.62674 

Un lien vers le site dédié à Obépine :  https://www.reseau-obepine.fr/ 

Sur le principe, rien d'extraordinaire ou de très nouveau, je lis des articles sur cette technologie depuis plusieurs mois. Mais cela n'enlève rien à son intérêt, surtout que les organisateurs comptent visiblement mettre en place un maillage couvrant tout le territoire.
L'intérêt que j'y vois, c'est que malgré les dernières annonces sur les vaccins, on ne peut pas exclure une troisième vague vers Pâques. Obépine pourrait permettre de la voir arriver et de décider des mesures de confinement ou de couvre-feu, à temps pour limiter les dégâts. Il me semble que certains modèles montrent qu'à 8 jours prêt on fait varier de plus de 1000 personnes le nombre maximum de patients admis en réanimation. Toute la différence entre le risque de surcharge et la saturation.

Et puis j'aime bien l'idée de bon sens consistant à dire qu'on utilisera la même technique pour suivre la gastro et la grippe. Ça serait dommage de perdre un savoir-faire qu'on commence juste à acquérir. :smile:

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