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5 hours ago, Alexis said:

Mais :huh: ? Et le lien ?

T'as oublié le lien :dry: !

Inutile, tout le monde sait qui c'est. Je suis gentil, je mets même la photo

Spoiler

swq1nocy6161qzotqx8i.jpg

 

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Il y a 14 heures, prof.566 a dit :

Je ne sais pas ce qu'est la fenêtre d'Overton

C'est la fenêtre glissante des expressions acceptables.

 

L'idée de base, c'est que les propos les plus outranciers font apparaîtres des propos plus nuancés comme acceptables en comparaison. Donc l'expression extrêmiste permet de faire glisser la fenêtre en direction de l'extrême, sans toutefois le rejoindre. En conséquence, les idées opposées qui était avant considérées comme étant à la limite de l'acceptable se retrouvent en dehors et deviennent franchement inacceptables.

C'est un peu l'équivalent idéologique du "si vous voulez 100, demandez 1000".

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2 hours ago, Kelkin said:

C'est la fenêtre glissante des expressions acceptables.

 

L'idée de base, c'est que les propos les plus outranciers font apparaîtres des propos plus nuancés comme acceptables en comparaison. Donc l'expression extrêmiste permet de faire glisser la fenêtre en direction de l'extrême, sans toutefois le rejoindre. En conséquence, les idées opposées qui était avant considérées comme étant à la limite de l'acceptable se retrouvent en dehors et deviennent franchement inacceptables.

C'est un peu l'équivalent idéologique du "si vous voulez 100, demandez 1000".

Yep, et le glissement qu'on a observé ces dernières décennies, et surtout depuis l'arrivée et la massification des médias sociaux, ainsi que leur intégration à nos modes de fonctionnement en société (mais aussi à travers leurs déviances internes propres), a été celui d'un resserrement de la dite fenêtre. Je revois encore de temps en temps des comiques, ou même des débats, des années 70, 80, 90.... Ils seraient interdits, mis à l'index et cloués au pilori aujourd'hui, le plus souvent couverts de d'épithètes en "istes" ou "phobes" essentiellement injustifiés, attaqués par tel ou tel groupe, association ou même groupement très temporaire en ligne (juste réunis pour un lynchage en règle), sans doute attaqués en justice par les dits groupes, démolis dans une presse qui n'a plus rien à dire et ne sait plus quoi faire pour trouver de l'audience. Et ce mode de fonctionnement interdit le flou, le doute, l'expression maladroite, le malentendu.... Soit l'espace bordélique nécessaire pour que les opinions très diverses d'une société puissent se parler et s'écouter, ce qui n'est pas une science, mais un art très bordélique et hasardeux, avec plus d'erreurs que de réussites. A la censure d'Etat et celle des médias et médias sociaux s'ajoute celle des groupes et foules, réels et virtuels, et, du coup, pire encore, l'autocensure permanente due à la crainte de dire un mot de travers, ou même de dire un mot que quelqu'un pourrait interpréter comme étant de travers. A une échelle et une vitesse qu'on n'a jamais connu. Pas étonnant que percent en politique quelques grandes gueules qui ont réussi à forcer le passage de cette censure, par le hasard et/ou un statut qui les immunisait suffisamment: Trump en est l'un des exemples, avec Bolsonaro ou Salvini. Mais c'est tout l'un ou tout l'autre dans cet environnement: les à plat-ventristes, lâches et hypocrites qui évitent le jeu de l'arène public ainsi défini, ou savent le jouer à l'extrême (ne disant donc rien de valable, et surtout dont les paroles n'auront rien à voir avec les actes une fois au pouvoir), et les ultra-démagos avec du charisme, qui sont le plus souvent la même chose (peu de rapports entre actes et paroles, ou pas tellement plus que d'habitude), mais emploient la méthode de parole inverse: foncer dans le tas, cracher sur les conventions, dire ce que beaucoup n'osent pas formuler. Je ne crois pas qu'on soit gagnants avec les uns ou les autres, et l'évolution de l'espace de parole publique en est l'une des causes premières. 

Donc le point de la fenêtre d'Overton est que, dans une démocratie qui entend fonctionner au moins un peu, elle doit être la plus large possible, la moins policée par la loi, des règlementations, des politiques/préférences/biais des entreprises gérant ces espaces, et/ou des caballes sociales/idéologiques que possible. Pas vraiment la voie empruntée actuellement. Tout ce qui ne peut pas s'exprimer, être entendu, dans l'agora, s'exprimera autrement (y compris par la violence) et ailleurs. 

 

Edited by Tancrède
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On 2/7/2019 at 7:14 PM, Alexis said:

1947-balthazar-picsou-00.png

La fortune ne vient pas en dormant, jeune homme !

Mais bien en comptant...

Bennon, tu vois l'ancien homme le plus riche du monde a claqué des fortunes en particulier dans la lutte contre le paludisme (ca se chiffre en milliards)

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https://www.telerama.fr/cinema/films/backseat,n5343064.php (au cinéma le 13 février 2019)

Le jour du 11 septembre 2001. A 9h38 règne la plus grande confusion. Dans une salle faisant office de centre des opérations d’urgence sont regroupés les plus hauts responsables de la Maison-Blanche. Les téléphones sonnent de partout. George W. Bush n’est pas là, mais Dick Cheney, si. Vice-président, il outrepasse ses fonctions en donnant plusieurs ordres lourds de conséquences. C’est une blague ? Non, mais c’est tellement énorme que sous l’œil malin d’Adam McKay cela en devient une. Comment un technocrate grossier et limité tel que Dick Cheney a pu abuser tout le monde, voilà bien une énigme qui mérite d’être sondée.

Vice remonte d’abord jusqu’en 1963, pour décrire l’atypique ascension de celui qui a commencé par saboter consciencieusement son maigre potentiel. Etudiant viré de Yale, il est alors ouvrier le jour et poivrot bagarreur le soir. Sa femme, Lynne, lui pose un ultimatum : soit il se reprend, soit elle part avec leurs deux filles en se choisissant un autre homme. Un sacré tempérament, cette Lynne. L’héroïne en creux du film, c’est elle — Amy Adams, parfaite en bourgeoise patronnesse, auguste, déterminée. Une battante plus douée que son mari, très ambitieuse mais ultraconservatrice, antiféministe, sacrifiant sciemment sa possible carrière personnelle pour pousser son mari. Mais au fond, elle est toujours là, tapie dans l’ombre, à tirer les ficelles, y compris le 11 septembre…

Avec un troisième personnage haut en couleur : Donald Rumsfeld (Steve Carell, désopilant de grossièreté et de muflerie), le mentor républicain auprès de qui Cheney apprend l’essentiel en matière de cynisme politique.

A titre indicatif, on apprend au passage qu’après l’invasion de l’Irak la valeur de l’action Halliburton, multinationale parapétrolière dont il était le pdg, avait augmenté de 500 % ! Instructif, on vous dit.

Edited by Wallaby
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Il y a 10 heures, Tancrède a dit :

la très gauchiste Alexandria Occasio-Cortez, à peine sortie de son ridicule public -le énième-  autour de sa proposition de "Green New Deal"

EU5L4pJ.png

 

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25 minutes ago, Kelkin said:

EU5L4pJ.png

 

Comme quoi, les sondages disent ce qu'on veut leur faire dire: dès que ça rentrait dans le détail, même sur des campus universitaires (notoirement pas conservateurs), les interrogés tendaient à perdre leur enthousiasme: la bande annonce et le film ne se ressemblent pas beaucoup. 

Mais quand j'évoquais le ridicule public, je parlais de la volée de bois vert qu'elle s'est prise dans les médias, même s'ils essaient depuis le début d'amortir les coups pour elle et de la porter aux nues à la première occasion; elle gaffe juste beaucoup trop. 

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Le 18/02/2019 à 23:22, Rob1 a dit :

Je signale (avec un peu de retard) qu'Ojeda a abandonné sa candidature fin janvier : https://theintercept.com/2019/01/25/richard-ojeda-president-drops-out/

Tout à fait.

L'occasion de relever l'annonce du début de la campagne d'un poids lourd démocrate, bien que placé systématiquement en position d'outsider par l'ensemble des media "main stream".

AMHA, certainement le mieux placé face à un hurluberlu comme Trump. Un type consistant pendant toute sa carrière, à l'opposée des girouettes Clinton, l'un des politiciens les plus populaires (le plus populaire ?) parmi les moins de 35 ans.

Il martèle son programme comme un disque rayé depuis des décennies :

  • Money out of politics (suppression de la "corruption légale"  des politiciens par les multinationales)
  • Medicair for all (secu pour tous)
  • Minimum wage (salaire minimum garanti)
  • Free college (universités gratuites)
  •  green new deal

Rien de bien révolutionnaire vu de chez nous , mais aux US ça lui vaut d'être traité de communiste par les media "républicains".

 

Edited by Kovy

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42 minutes ago, Kovy said:

Tout à fait.

L'occasion de relever l'annonce du début de la campagne d'un poids lourd démocrate, bien que placé systématiquement en position d'outsider par l'ensemble des media "main stream".

AMHA, certainement le mieux placé face à un hurluberlu comme Trump. Un type consistant pendant toute sa carrière, à l'opposée des girouettes Clinton, l'un des politiciens les plus populaires (le plus populaire ?) parmi les moins de 35 ans.

Il martèle son programme comme un disque rayé depuis des décennies :

  • Money out of politics (suppression de la "corruption légale"  des politiciens par les multinationales)
  • Medicair for all (secu pour tous)
  • Minimum wage (salaire minimum garanti)
  • Free college (universités gratuites)
  •  green new deal

Rien de bien révolutionnaire vu de chez nous , mais aux US ça lui vaut d'être traité de communiste par les media "républicains".

 

Sanders a pris un virage très à gauche depuis l'élection de 2016, s'engageant dans le camp de la gauche intersectionnelle et, sur le plan économique-social, devenant plus "democrat socialist" (qui est assez coco, en version "soft" très "bolivarienne") que ce qu'il était avant 2016, à savoir essentiellement un social-démocrate sauce allemande. Le contenu désormais étalé du "Green New Deal" est assez effarant (de connerie entre autres) dans ce registre, et la partie "green" n'en occupe pas une énorme proportion. Beaucoup de rouge à très rouge dedans (notamment un fort degré de contrôle ou de prise de possession directe de moyens de production par l'Etat), plus le nouveau principe de la gauche "moderne": des droits différents pour des gens différents, tout le monde étant ramené à des catégories (essentiellement sexe, ethnie, orientation sexuelle) préférées par les arbitres de cette nouvelle religion. 

Inversion des mots (de social démocrate à démocrate social): ça semble presque rien, mais la distance est énorme. 

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J'adore Sanders car il a au moins le don de mettre le doigt sur ce qui fait mal, de tenir, d'être cohérent tout en étant prêt à discuter avec tout le monde.

MAIS

Il est vieux et un peu trop marqué "Communiste" puis je vois mal les électeurs qui ont élu un vieux schnock orange partir sur un autre ancien. Beto O'Rourke est jeune, plein de volonté et SURTOUT, il a réussi à faire sa place au Texas!

Go Beto!

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7 hours ago, Fenrir said:

J'adore Sanders car il a au moins le don de mettre le doigt sur ce qui fait mal, de tenir, d'être cohérent tout en étant prêt à discuter avec tout le monde.

MAIS

Il est vieux et un peu trop marqué "Communiste" puis je vois mal les électeurs qui ont élu un vieux schnock orange partir sur un autre ancien. Beto O'Rourke est jeune, plein de volonté et SURTOUT, il a réussi à faire sa place au Texas!

Go Beto!

Il semble qu'il ait pris un coup dans l'aile depuis sa campagne pour le Sénat: il n'est pas vraiment encore une figure réellement nationale, il s'est mis à flip-flopper sur beaucoup de sujets, essayant d'embrasser ce qu'il pense être la tendance du jour, il ne rassemble pas vraiment les foules, il surfe sur l'intersectionnel, et pire que tout, il est le "candidat d'Hollywood" (ce qui est une marque au fer rouge dans beaucoup d'endroits). Je le trouve assez creux, et de toute façon, il va avoir du mal dans le nouveau parti démocrate, vu ses deux handicaps: blanc et homme (pire encore, hétéro). A moins d'un autre facteur niant ces points (être l'ex-vice président et avoir du bagage accumulé en politique, ou avoir répété les mêmes positions pendant 40 ans -soit ce qui marche pour Biden et Sanders), il est pas très bien barré. Kamala Harris semble la mieux placée après Biden, pour l'instant, même si elle a commencé à être prise en flagrant délit de flip floppage et d'hypocrisie: elle a le soutien absolu de la classe médiatique et de beaucoup de parties intéressées, elle coche les bonnes cases démographiques.... Mais elle va se trouver confrontée, comme d'autres, à la division croissante d'un parti démocrate qui a non seulement glissé assez fort à gauche sur les dernières années, mais pire encore, l'a fait en 2 ordres dispersés: c'est quelque part entre 50-50 et 60-40, mais il y a de plus en plus deux "partis dans le parti" distincts, avec des préférences de plus en plus nettement séparées. D'un côté, on a ceux qu'on va appeler les "modérés", couvrant une réalité qui va d'une social-démocratie soft à un centre libéral (pas même forcément si social), légèrement majoritaire, de l'autre on a un parti de gauche de plus en plus dure couvrant un spectre plus restreint (intersectionnels, écolos, démocrates-sociaux/socialistes au sens dur) mais aujourd'hui très affirmé et vocal, et plus organisé qu'avant. L'anti-Trumpisme sert à garder une façade et fournit un minimum de ciment de circonstance, mais la course aux primaires risque de faire péter pas mal de vernis, et surtout de faire triompher un côté aux dépends de l'autre, d'une part, et d'aliéner une portion plus ou moins forte de l'électorat en général, et des électeurs "mouvants" en particulier (soit dans un sens, soit dans l'autre), minimisant la participation. Le cas de Kamala Harris, par exemple: si elle gagnait la nomination, elle pourrait peut-être ramener les taux de participation afro-américains d'Obama, mais dégoûter les gauchistes/"progressives" et, ironiquement, les anti-intersectionnels (ceux qui sont vraiment "liberals" au sens plein).... Sans compter qu'elle n'a pas vraiment de charisme (ce "it" factor qui fait souvent une différence) et qu'elle a aussi un certain risque de ne pas rassembler autant d'afro-américains que ça en raison de son passé de procureur, à un moment où la gauche du parti est très anti-police, anti-justice, anti-frontières, anti-limitations et contrôle de l'immigration. 

Les composantes du parti démocrate sont plus éloignées entre elles que celles du parti républicain en ce moment, et trouver un candidat qui rassemble, et rassemble assez, ne sera pas si évident. 

Edited by Tancrède

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Il y a 7 heures, Fenrir a dit :

Il est vieux et un peu trop marqué "Communiste" puis je vois mal les électeurs qui ont élu un vieux schnock orange partir sur un autre ancien

Heureux qui communiste a fait un beau voyage... :happy:

(Joachim Du Bellay modifié Karl Marx)

 

Il y a 6 heures, Tancrède a dit :

Les composantes du parti démocrate sont plus aloignées entre elles que celles du parti républicain en ce moment, et trouver un candidat qui rassemble, et rassemble assez, ne sera pas si évident. 

3500.jpg?width=700&quality=85&auto=forma

Come on... You know you want me four more years!

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Il y a 13 heures, Tancrède a dit :

Les composantes du parti démocrate sont plus éloignées entre elles que celles du parti républicain en ce moment, et trouver un candidat qui rassemble, et rassemble assez, ne sera pas si évident. 

 

Il y a 13 heures, Tancrède a dit :

il ne rassemble pas vraiment les foules

Je ne sais pas s'il rassemblera les mêmes foules qu'en 2016 mais en tout cas, il vient de lever $6 millions de 225.000 contributeurs individuels en 24H (ce qui est énorme)

Harris avait fait $1.5 million de 38.000 donneurs en 24H. (ce qui était déjà beaucoup).

Même si la campagne ne fait que commencer, elle démarre très fort pour pour Sanders, c'est un fait.

AMHA, ça dessine une tendance assez claire : aujourd'hui, Sanders est (très) loin devant les autres candidats démocrates en terme de popularité quoi qu'en disent les analystes politiques de CNN. Après avoir sélectionné la politicienne la plus impopulaire du pays en 2016, peut être que le parti démocrate aura compris la leçon et optera pour le plus populaire histoire de ne pas perdre une seconde fois face au clown orange...

 

 

Edited by Kovy
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11 minutes ago, Kovy said:

 

Je ne sais pas s'il rassemblera les mêmes foules qu'en 2016 mais en tout cas, il vient de lever $6 millions de 225.000 contributeurs individuels en 24H (ce qui est énorme)

 

Je ne sais pas si tu as noté, mais la phrase de mon post que tu cites parlait de Beto O'Rourke, pas de Bernie. 

 

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Il y a 9 heures, Kovy a dit :

AMHA, ça dessine une tendance assez claire : aujourd'hui, Sanders est (très) loin devant les autres candidats démocrates en terme de popularité quoi qu'en disent les analystes politiques de CNN. Après avoir sélectionné la politicienne la plus impopulaire du pays en 2016, peut être que le parti démocrate aura compris la leçon et optera pour le plus populaire histoire de ne pas perdre une seconde fois face au clown orange...

Super, les démocrate vont investir un jeune premier qui aura pas loin de 80 balais au moment de son éventuelle prestation de serment... Ils ont intérêt à pas se gourer sur le choix du VP...:rolleyes:

Il faut espérer aussi qu'il soit en état de supporter le choc d'une campagne présidentielle réputé physiquement assez épuisante, histoire qu'on se retrouve pas avec un Trump élu miraculeusement une deuxième fois...

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Personnellement, je mets une pièce pour la réélection de Trump.

L'économie étant au beau fixe alors que tous les spécialistes annonçaient une catastrophe, c'est le gros truc qui va attirer les gens. De plus, il aura un beau jeu de dire que l'enquête sur l'ingérence russe n'a rien donnée, et que c'était un gaspillage d'argent provoqué par les irresponsables de démocrate.

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il y a une heure, Kineto a dit :

Super, les démocrate vont investir un jeune premier qui aura pas loin de 80 balais au moment de son éventuelle prestation de serment... Ils ont intérêt à pas se gourer sur le choix du VP...:rolleyes:

  Il faut espérer aussi qu'il soit en état de supporter le choc d'une campagne présidentielle réputé physiquement assez épuisante, histoire qu'on se retrouve pas avec un Trump élu miraculeusement une deuxième fois...

Tu veux dire comme Hillary Clinton? :laugh:

"Combat d'infiiiiirmes!"

https://www.youtube.com/watch?v=TNkdCQZzVL0

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Une actualisation de certaines données brutes:

https://news.gallup.com/poll/247016/conservatives-greatly-outnumber-liberals-states.aspx

https://www.washingtonexaminer.com/washington-secrets/gallup-liberals-outnumber-conservatives-in-only-6-states-down-from-9 (source conservatrice)

(Reddit tend à gauche)

 

Difficile de vraiment démêler les choses dans de tels registres:

- la définition de "liberal" et "conservatives" a eu tendance à changer assez fort ces 3 dernières années, surtout "liberal" (avec la poussé authentiquement progressistes/socialistes à gauche, si bien que les démocrates sont très nettement plus divisés que les républicains)

- selon la région, tout le monde ne comprend pas les deux termes de la même façon (un conservateur de Californie ou de NY tend à être très différent d'un conservateur du Mississipi.... Entendez par là que le second appellera les deux premiers "pédale") 

- cela ne nous donne pas d'autres éléments, comme les taux de participation et intentions de vote effectives en général et dans une élection, ou un type d'élection donnée

- cela ne nous donne pas des points particuliers, comme le fait que des portions de gens affiliés à un parti ou penchant vers lui peuvent voter pour l'autre camp au nom d'une ou deux politiques spécifiques

- difficile aussi de déterminer les avantages absolus dans le sens où il faut prendre en compte la démographie en général, celle des Etats (dans les 6 nettement "liberals", 3 sont parmi les plus peulés, dont 2 dans le top 3), et le système électoral essentiellement par Etat

Mais l'évolution est intéressante, mais aussi intrigante pour moi qui suit beaucoup ces choses: tant la narration dominante (très à gauche, très déformée par le point de vue des élites et la centralisation de fait de la scène médiatique nationale par rapport aux réalités locales, surtout celle des Etats non côtiers) que diverses observations accumulées sur plusieurs années (notamment l'impact d'un système éducatif devenu très endoctrinant/idéologisé, et celui de la démographie) me poussent plutôt à croire l'inverse d'un tel changement, mais c'est sans compter sur de nombreux facteurs, comme une certaine radicalisation/idéologisation de la gauche (avec des accents dogmatiques, technocratiques, étatistes, absolutistes quasi religieux), une certaine crainte d'une petite majorité des démocrates qui n'aiment pas l'autre moitié de leur propre parti, du changement chez les modérés/non affiliés/indépendants, une ouverture certaine à droite (du moins dans une partie de la droite) et l'affaiblissement de l'ex-"moral majority" (les religieux, essentiellement évangéliques) qui semblent ne plus être une force si décisive et capable d'imposer l'agenda (mais pesant encore lourd, attention), une certaine part de "normalisation" de Trump (pas d'apocalypse ou de hordes de nazis défilant dans les rues) en même temps que la moindre emprise des médias traditionnels sur le débat et l'opinion (qui accompagne la radicalisation de leur ton.... Mais aussi des audiences plus anecdotiques et géographiquement/sociologiquement confinées)....

Disons que je ne crois pas qu'il faille trop se reposer sur ce genre d'infos pour tirer des conclusions: même si tout est à 100% juste et non biaisé, ce n'est qu'un élément du tableau qu'on doit essayer de se faire. 

 

Edited by Tancrède
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Le 25/02/2019 à 21:14, herciv a dit :

Les US craignent pour leur enseignement supérieur de ne plus former suffisamment de jeunes ingénieurs indigènes. Les places sont prises par les étrangers à plus de 50%.

https://www.forbes.com/sites/arthurherman/2018/09/10/americas-high-tech-stem-crisis/#4ec4a1aff0a2

Certains foromeur us y voit une relation de cause à effet avec les programmes usaf/usn/usarmy perclus de bug. 

Pour aller en terrain glissant à ce sujet, mais vraiment glissant hein :laugh:, la légende raconte que dans les années 60, lorsque la question fut posée à Kelly Johnson, l'homme derrière les Skunk works de Lockheed, de savoir "pourquoi il n'y avait pas d'ingénieurs latino-américains (comprendre d'origine mexicaine) dans ses équipes" celui-ci aurait rétorqué: "parce que ce ne sont pas des ingénieurs" ou quelque chose comme ça.

Ambiance, ambiance... :wacko:

Edited by Patrick

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2 hours ago, Patrick said:

Pour aller en terrain glissant à ce sujet, mais vraiment glissant hein :laugh:, la légende raconte que dans les années 60, lorsque la question fut posée à Kelly Johnson, l'homme derrière les Skunk works de Lockheed, de savoir "pourquoi il n'y avait pas d'ingénieurs latino-américains (comprendre d'origine mexicaine) dans ses équipes" celui-ci aurait rétorqué: "parce que ce ne sont pas des ingénieurs" ou quelque chose comme ça.

Ambiance, ambiance... :wacko:

Moins polémique: en réponse à l'article, comme quoi il faudrait décider d'un vaste programme de "production" d'ingénieurs, la chose n'est pas si simple que ça. D'abord, il faut voir le taux d'emploi, et celui de sous-emploi, des ingénieurs existants, du moins dans les domaines jugés pertinents pour cette compétition stratégique avec la Chine, puis aussi voir, pour ceux qui sont employés dans les bons domaines, quel est le taux de satisfaction, le niveau de rémunération.... Parce que le fait est qu'avant de décider d'une vaste politique d'incitations, de créations de classes.... Il faut se rappeler qu'une des période iconique où une telle ambition a été affichée n'a pas eu les effets attendus, sauf pendant une période très brève: les années 60 ont ainsi vu un énorme effort fait pour "obtenir" des tripotées d'ingénieurs aéronautiques (et domaines affiliés), tant et si bien qu'une vieille blague circule sur le sujet; comment appelait-on un ingénieur aéronautique dans les années 70? "Garçon!" :dry:. C'est très difficile de réellement décider ces choses: qu'il s'agisse d'un effort gouvernemental ou d'une perception sociétale, l'adaptation offre-demande dans le domaine de l'éducation a bien des déformations dont pas mal peuvent persister (notamment en raison de politiques gouvernementales) en dépit de la réalité du marché: les USA continuent ainsi depuis les années 90 à produire beaucoup trop d'avocats, si bien que, hors d'une petite élite, c'est l'une des professions les plus mal payées (surtout quand on prend en compte le coût des études à rembourser), et les ingénieurs informatiques, si perçus comme "la voie du succès" depuis bientôt 3 décennies, ont des problèmes comparables (proportion énorme sous-employée ou employée dans des domaines non liés/non désirés, rémunération souvent loin des attentes....). 

A l'arrivée, c'est la taille du marché de destination, et ses perspectives, qui seront le plus fort déterminant; je crains que le volontarisme étatique ne produise pas les effets désirés, et gâche beaucoup de vies en essayant de le faire. 

Et tout cela est bien sûr sans compter sur des points plus délicats, sur lesquels je n'ai pas vraiment lu assez et dont je ne connais pas la réalité: il est souvent vu ou entendu que les jeunes générations occidentales tendent moins vers les disciplines scientifiques "dures", en raison de leur difficulté, préférant des domaines plus "soft", ou conduisant à ce qui est perçu comme permettant plus d'épanouissement personnel (dans quelle mesure est-ce du blabla pour éviter les trucs durs et chiants, c'est encore autre chose). Je ne connais aucun dimensionnement du phénomène, mais j'entends souvent (je l'ai vu souvent à propos de l'Allemagne, de l'Angleterre et des pays scandinaves, aussi aux USA) dire que les universités tendent à fermer des classes en sciences exactes, ou maintenir le nombre, ou au mieux à en ouvrir moins, et à ne voir de croissance que dans les domaines "soft", particulièrement les sciences sociales et les Humanités et arts. Et la commercialisation de l'éducation supérieure tendrait à renforcer cette tendance. Si bien que j'imagine que la surpopulation asiatique dans les cursus scientifique doit être pour beaucoup la seule manière de maintenir ces cursus ouverts, et peut-être plus encore d'y maintenir un niveau qui donne une réputation et permet d'attirer plus.... D'Asiatiques qui paient plein pot. 

Edited by Tancrède
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