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Il y a 19 heures, kotai a dit :

En Europe, il y a de la place aussi même en Sibérie... 

Je ne sais pas.

C'est à Vladimir qu'il faut le demander :laugh: !

 

Il y a 17 heures, Tancrède a dit :

Ca peut se comprendre dans le contexte de l'époque du texte (milieu du XIXème siècle): forte croissance, une économie qui pouvait employer tout le monde parce qu'elle était encore plus que largement faite d'emplois à charge cognitive très faible ou limitée et nécessitant du muscle et/ou beaucoup de tâches répétitives

Tout à fait. Sans oublier d'une part l'injonction du livre de la Genèse "Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-là", qui pouvait être plus facilement interprétée à l'époque comme un commandement direct et valable en tout temps et tout lieu.

D'autre part qu'à l'époque - après la fin de la guerre de sécession - l'extermination des bisons ayant retiré leurs moyens de subsistance aux Indiens des grandes plaines - qui ne tardèrent pas à prendre un chemin assez parallèle à celui des animaux qu'ils chassaient eux sans les éradiquer - le vide humain des grandes plaines laissait de fait beaucoup de terres à mettre en exploitation.

 

Citation

Ce qui serait débile: écrire le même point aujourd'hui.

Oui. Sauf à trouver une nouvelle "frontière" de terres pas encore touchées par la révolution agricole, comme l'était la plus grande partie du territoire américain.

Mais sauf erreur ça n'existe guère.

Edited by Alexis

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Il y a 9 heures, Patrick a dit :

J'aime de plus en plus Tucker Carlson.

Son petit démontage du narratif monté contre Julian Assange vaut le détour.

 

wouah je me retrouve d'accord avec un journaliste de Fox news, comme quoi tout est possible en ce monde.

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Le 12/04/2019 à 14:21, Patrick a dit :

J'aime de plus en plus Tucker Carlson.

Son petit démontage du narratif monté contre Julian Assange vaut le détour.

En français, on dit « récit ». Par exemple « Temps et Récit » de Paul Ricoeur est publié aux États-Unis sous le titre « Time and Narrative ». En l'espèce, puisqu'on a affaire à un récit à charge, on pourrait parler aussi de « réquisitoire ».

Le 14/03/2019 à 16:02, Kelkin a dit :

http://www.air-defense.net/forum/topic/19953-brexit/?do=findComment&comment=1202835

Mais c'est dans d'autres domaines aussi. Par exemple, le postmodernisme est une réflexion créée principalement par des penseurs français : Althusser, Baudrillard, Derrida, Deleuze, Foucault, Guattari, Lyotard... Mais ça nous revient par le biais des Américains, et c'est comme ça qu'on voit les termes "narrative" ou "storytelling" apparaitrent pour remplacer la notion de "récit" dont ils sont la traduction !

Edited by Wallaby
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il y a 2 minutes, Wallaby a dit :

En français, on dit « récit ». Par exemple « Temps et Récit » de Paul Ricoeur est publié aux États-Unis sous le titre « Time and Narrative ». En l'espèce, puisqu'on a affaire à un récit à charge, on pourrait parler aussi de « réquisitoire ».

Tu as raison, mea culpa.

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Le 11/04/2019 à 20:14, Tancrède a dit :

Ca peut se comprendre dans le contexte de l'époque du texte (milieu du XIXème siècle): forte croissance, une économie qui pouvait employer tout le monde parce qu'elle était encore plus que largement faite d'emplois à charge cognitive très faible ou limitée et nécessitant du muscle et/ou beaucoup de tâches répétitives, ...

Un grand merci Tancrède pour le don de cette magnifique expression  charge cognitive très faible ou limitée 

à chaque fois que je voudrais traiter quelqu’un d'idiot sans avoir l'air d'y toucher je lui lâcherait un Tu ne doit pouvoir gérer qu'une charge cognitive très faible ou limitée , Ha Ha !!

 

Le 12/04/2019 à 13:53, Alexis a dit :

...

 

Oui. Sauf à trouver une nouvelle "frontière" de terres pas encore touchées par la révolution agricole, comme l'était la plus grande partie du territoire américain.

Mais sauf erreur ça n'existe guère.

Toi tu ne connais pas la théorie de la terre creuse ou tu ne lui donnes pas assez de crédit. Tststs...

Un documentaire est sorti récemment sur cette riante contré. 

Révélation

 

 

                                                              IRON-SKY-2-THE-COMING-RACE_Poster_BIFFF2

 

 

Edited by Shorr kan
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6 minutes ago, Shorr kan said:

Un grand merci Tancrède pour cette magnifique expression  charge cognitive très faible ou limitée 

à chaque fois que je voudrais traiter quelqu’un d'idiot sans avoir l'air d'y toucher je lui lâcherait un Tu ne doit pouvoir gérer qu'une charge cognitive très faible ou limitée , HaHa !!

 

D'où l'importance de l'expression: c'est la tâche qui n'exige pas un haut QI ET un niveau d'éducation ou formation élevé: ça ne préjuge en rien de ceux qui l'exécutent. Tandis que maintenant, dans les sociétés développées, il y a désormais bien peu de métiers qui n'ont pas une barrière cognitive d'entrée  élevée (sur standards historiques et anthropologiques), et la tendance ira sans cesse décroissant, séparant le monde du travail entre une portion de métiers faits de plus ou moins (plutôt plus que moins) de tâches non répétitives, créatives et décisionnelles, et une portion faite de métiers relationnels plus ou moins exigeants mais à relativement faible valeur ajoutée (relations clients....). Un chiffre à garder en mémoire: au-delà des questions, problèmes et débats sur l'éducation et la formation, leur qualité, les mentalités du temps qui créent ou non des hédonistes déprimés, véléitaires et flemmards ne pouvant s'accrocher à un job..... J'ai vu passer plusieurs fois un chiffrage selon lequel jusqu'à 20% de la population d'Amérique du Nord (et donc, probablement, de toute société) a un QI inférieur à 83-85. Dans les forces armées US, c'est le chiffre plancher en-deçà duquel il est impossible d'apprendre des tâches même très simple en un temps acceptable (typiquement, ce sont les gens qui mettraient des jours à piger un truc que la personne lambda apprendrait au pire en quelques heures). Et pour la société civile, la barrière d'entrée est pour l'essentiel comparable (c'est juste que l'armée tend à plus chiffrer tout ce qui se passe chez elle), et, vu l'évolution technique/technologique, tendra même plutôt à augmenter constamment: si l'état même de la société et de l'économie barre d'emblée l'accès, par son niveau d'exigence, à 20% des adultes en âge de travailler, voire plus (à mesure que le niveau augmente), y'a comme qui dirait un hic par rapport à une autre époque où le simple effort physique répétitif (modéré ou intense) garantissait à beaucoup un minimum, souvent (pour les migrants) sans même exiger de maîtriser la langue (en tout cas pendant un temps). 

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Il y a 1 heure, Tancrède a dit :

D'où l'importance de l'expression: c'est la tâche qui n'exige pas un haut QI ET un niveau d'éducation ou formation élevé: ça ne préjuge en rien de ceux qui l'exécutent. Tandis que maintenant, dans les sociétés développées, il y a désormais bien peu de métiers qui n'ont pas une barrière cognitive d'entrée  élevée (sur standards historiques et anthropologiques), et la tendance ira sans cesse décroissant, séparant le monde du travail entre une portion de métiers faits de plus ou moins (plutôt plus que moins) de tâches non répétitives, créatives et décisionnelles, et une portion faite de métiers relationnels plus ou moins exigeants mais à relativement faible valeur ajoutée (relations clients....). Un chiffre à garder en mémoire: au-delà des questions, problèmes et débats sur l'éducation et la formation, leur qualité, les mentalités du temps qui créent ou non des hédonistes déprimés, véléitaires et flemmards ne pouvant s'accrocher à un job..... J'ai vu passer plusieurs fois un chiffrage selon lequel jusqu'à 20% de la population d'Amérique du Nord (et donc, probablement, de toute société) a un QI inférieur à 83-85. Dans les forces armées US, c'est le chiffre plancher en-deçà duquel il est impossible d'apprendre des tâches même très simple en un temps acceptable (typiquement, ce sont les gens qui mettraient des jours à piger un truc que la personne lambda apprendrait au pire en quelques heures). Et pour la société civile, la barrière d'entrée est pour l'essentiel comparable (c'est juste que l'armée tend à plus chiffrer tout ce qui se passe chez elle), et, vu l'évolution technique/technologique, tendra même plutôt à augmenter constamment: si l'état même de la société et de l'économie barre d'emblée l'accès, par son niveau d'exigence, à 20% des adultes en âge de travailler, voire plus (à mesure que le niveau augmente), y'a comme qui dirait un hic par rapport à une autre époque où le simple effort physique répétitif (modéré ou intense) garantissait à beaucoup un minimum, souvent (pour les migrants) sans même exiger de maîtriser la langue (en tout cas pendant un temps). 

Oh, j'avais compris ! C'est juste que je trouvais l'occasion de détourner ton propos, trop belle :tongue:

 

Pour ce qui est de l’adéquation - ou plutôt de l'inadéquation !- entre les aptitudes  d'une partie de l'a population avec le marché du travail, c'est vrai que c'est inquiétant.  

D'une certaine façon, la massification de l'enseignement supérieur dans les pays développés - hors diplômes/études de complaisances - a en grande parti échoué à démocratiser la maîtrise du raisonnement abstrait et d'autres outils intellectuels apparentés, et qui sont tellement utiles dans le monde du travail. 

Et j'ai tendance à penser que c'est biologiquement ancré en nous dans le sens où on est limités et pas vraiment câblés pour gérer "les charges cognitives" infligés par le monde moderne, et qu'on est de plus en plus nombreux à être dans ce cas...

Je me souviens qu'une étude ou un truc du genre avait conclu qu'il faudrait plus de 160 de QI pour juste COMMENCER à comprendre le monde dans lequel on vit !

D'autant que la fraction de la population totale qui est active et a un travail baisse depuis le début de l'ère industrielle. De cette époque où tout le monde étaient mis à contribution - même les enfants !- à aujourd’hui, il y proportionnellement de moins en moins besoins de monde pour faire tourner une économie. 

Et d'une manière plus générale le "système" échoue presque partout - à part quelque pays comme la Suisse- à développer l'employabilité des individus.

Il est fort possible que dans quelques décennies nous serons presque tous mis en congé forcé à poster des conneries sur air défense dans le meilleurs des cas....ou au chômage...........ou pire encore ! Condamnés aux travaux forcés dans les mines de Dilithium sous la férule de robots tortionnaires  :blink:....

 

Edited by Shorr kan
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On peut (doit ?) surtout se demander comment passer d'une société où il est nécessaire que tout le monde mette la main à la pâte, à une société où ce n'est plus le cas et donc où l'individu doit travailler - au sens d'avoir une activité intensive qui aboutit à un résultat - non plus pour obtenir une part de la richesse produite, mais pour... bah n'importe quoi d'autre en fait, mais à minima éviter l'oisiveté.

De plus l'indexation (plus ou moins directe, plus ou moins égalitairement etc.) de la part de richesse obtenue par chacun au travail fourni n'a de sens que si le travail nécessaire pour créer cette richesse est disponible en excès. Dès lors que ce travail nécessaire est inférieur au travail que la société peut fournir dans l'absolu, la production de richesse n'est plus un devoir qui repose sur les épaules de tous et donc une répartition "juste" de cette richesse repose obligatoirement sur d'autres critères.

La méritocratie a toujours été au mieux un voeu pieux, ou au pire une vaste arnaque, mais c'est surtout un concept qui n'a de sens que dans un contexte révolu ou en passe de l'être. Et pour recoller au sujet, cet état de fait est d'autant plus critique aux USA où l'organisation de la société à plus ou moins tous les échelons repose prétendûment sur ce concept et ne se justifie que par lui.

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30 minutes ago, Shorr kan said:


Il est fort possible que dans quelques décennies nous serons presque tous mis en congé forcé à poster des conneries sur air défense dans le meilleurs des cas....ou au chômage...........ou pire encore ! Condamnés aux travaux forcés dans les mines de Dilithium sous la férule de robots tortionnaires  :blink:....

 

Pff, même ça, les robots seront bien meilleurs pour le faire: plus fiables, plus durs à la tâche, sans besoin d'autant de pauses, et ils ne râlent pas ni ne mouftent. 

Quote

 

Pour ce qui est de l’adéquation - ou plutôt de l'inadéquation !- entre les aptitudes  d'une partie de l'a population avec le marché du travail, c'est vrai que c'est inquiétant.  

D'une certaine façon, la massification de l'enseignement supérieur dans les pays développés - hors diplômes/études de complaisances - a en grande parti échoué à démocratiser la maîtrise du raisonnement abstrait et d'autres outils intellectuels apparentés, et qui sont tellement utiles dans le monde du travail. 

Et j'ai tendance à penser que c'est biologiquement ancré en nous dans le sens où on est limités et pas vraiment câblés pour gérer "les charges cognitives" infligés par le monde moderne, et qu'on est de plus en plus nombreux à être dans ce cas...

Je me souviens qu'une étude ou un truc du genre avait conclu qu'il faudrait plus de 160 de QI pour juste COMMENCER à comprendre le monde dans lequel on vit !

D'autant que la fraction de la population totale qui est active et a un travail baisse depuis le début de l'ère industrielle. De cette époque où tout le monde étaient mis à contribution - même les enfants !- à aujourd’hui, il y proportionnellement de moins en moins besoins de monde pour faire tourner une économie. 

Et d'une manière plus générale le "système" échoue presque partout - à part quelque pays comme la Suisse- à développer l'employabilité des individus.

 

C'est aujourd'hui d'autant plus inquiétant vu le coût sans cesse croissant (et dans quelle mesure justifié) du coût des études et de la formation, en parallèle avec la proportion de "déchet" dans chaque filière et celle de filières inutiles/peu utiles (qui immobilisent donc beaucoup de ressources pour pas grand-chose, voire rien, aux frais partiels ou complets de la collectivité), la mal-adaptation de beaucoup des enseignements avec la vie active (même dans les filières censément adéquates) et l'investissement en temps et en argent pour bien des élèves qui ne devraient pas être là (ou y venir plus tard, quand ils ont un but) et y perdent un temps et un moment précieux de leur vie, celui où on peut échouer sans grande conséquence et essayer autre chose. Le tout pour un coût collectif et individuel (combien de diplômés doivent attendre la trentaine, voire la quarantaine, pour commencer à dégager un profit net dans leur vie et accumuler réellement du capital?) énorme, croissant, concentré sur une portion décroissante de la population. 

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il y a une heure, Tancrède a dit :

Pff, même ça, les robots seront bien meilleurs pour le faire: plus fiables, plus durs à la tâche, sans besoin d'autant de pauses, et ils ne râlent pas ni ne mouftent. 

C'est aujourd'hui d'autant plus inquiétant vu le coût sans cesse croissant (et dans quelle mesure justifié) du coût des études et de la formation, en parallèle avec la proportion de "déchet" dans chaque filière et celle de filières inutiles/peu utiles (qui immobilisent donc beaucoup de ressources pour pas grand-chose, voire rien, aux frais partiels ou complets de la collectivité), la mal-adaptation de beaucoup des enseignements avec la vie active (même dans les filières censément adéquates) et l'investissement en temps et en argent pour bien des élèves qui ne devraient pas être là (ou y venir plus tard, quand ils ont un but) et y perdent un temps et un moment précieux de leur vie, celui où on peut échouer sans grande conséquence et essayer autre chose. Le tout pour un coût collectif et individuel (combien de diplômés doivent attendre la trentaine, voire la quarantaine, pour commencer à dégager un profit net dans leur vie et accumuler réellement du capital?) énorme, croissant, concentré sur une portion décroissante de la population. 

Bonne remarque !

J'ai omis d’évoquer ce point du coût des études de plus en plus importants pour devenir hors de contrôle au EU..

C'est un domaine où s'applique pleinement les rendements décroissants : tout gain marginal supplémentaire se paie de plus en plus cher.

Comme les soins de santé qui suivent la même courbe, il y a un échec patent à "industrialiser" les processus éducatifs.......probablement parce-que nous ne sommes pas des machines et que les capacités en la matière sont très inégalement répartis entre les individus.

 

Il y a 1 heure, Brian McNewbie a dit :

On peut (doit ?) surtout se demander comment passer d'une société où il est nécessaire que tout le monde mette la main à la pâte, à une société où ce n'est plus le cas et donc où l'individu doit travailler - au sens d'avoir une activité intensive qui aboutit à un résultat - non plus pour obtenir une part de la richesse produite, mais pour... bah n'importe quoi d'autre en fait, mais à minima éviter l'oisiveté.

De plus l'indexation (plus ou moins directe, plus ou moins égalitairement etc.) de la part de richesse obtenue par chacun au travail fourni n'a de sens que si le travail nécessaire pour créer cette richesse est disponible en excès. Dès lors que ce travail nécessaire est inférieur au travail que la société peut fournir dans l'absolu, la production de richesse n'est plus un devoir qui repose sur les épaules de tous et donc une répartition "juste" de cette richesse repose obligatoirement sur d'autres critères.

La méritocratie a toujours été au mieux un voeu pieux, ou au pire une vaste arnaque, mais c'est surtout un concept qui n'a de sens que dans un contexte révolu ou en passe de l'être. Et pour recoller au sujet, cet état de fait est d'autant plus critique aux USA où l'organisation de la société à plus ou moins tous les échelons repose prétendûment sur ce concept et ne se justifie que par lui.

Pratiquement, ça impliquerait d'établir une économie viable qui ne serait pas fondé sur l'économie de marché qui est le moteur de la répartition/attribution des ressources dans nos sociétés. 

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Il y a 2 heures, Alexis a dit :

- La mesure du QI est dépendante de la culture et de l'éducation.

Et oui. Et je rappelle d'ailleurs au passage que le QI a été utilisé au départ comme outil de racisme pseudoscientifique permettant de justifier le refus d'accueillir des immigrés. "Regardez moi ces abrutis d'Européens de l'est qui ne savent même pas changer une ampoule !" (Ben oui, ils venaient de pays non-électrifiés.)

"Plus ça change, plus c'est la même chose", comme disent les Américains[1].

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il y a 5 minutes, Kelkin a dit :

Et oui. Et je rappelle d'ailleurs au passage que le QI a été utilisé au départ comme outil de racisme pseudoscientifique permettant de justifier le refus d'accueillir des immigrés. "Regardez moi ces abrutis d'Européens de l'est qui ne savent même pas changer une ampoule !" (Ben oui, ils venaient de pays non-électrifiés.)

"Plus ça change, plus c'est la même chose", comme disent les Américains[1].

C'était pas plutôt pour détecter les enfants en difficulté scolaire à la base ?

Mais oui, effectivement le QI n'est qu'un outil de mesure de l'intelligence abstraite -et encore une partie seulement- qui comme n'importe quel outil a besoin d’être calibré. 

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il y a 16 minutes, Shorr kan a dit :

C'était pas plutôt pour détecter les enfants en difficulté scolaire à la base ?

 

Exactement et après les abus ont commencé

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Il y a 1 heure, cracou a dit :

Et bien paradoxalement (car je suis enseignant dans le supérieur mais avec une vision assez proche des autres niveaux), c'est en fait bien plus compliqué. La réalité n'est PAS que l'école a été détruite (oui oui, étrange hein), mais que la société dans son ensemble a décidé que l'école était secondaire.

Assez d'accord avec cette explication, il est indéniable que l'instituteur et les professeurs sont maintenant dénigrés au niveau de la société. D'un autre côté, je trouve que la bureaucratie de l'ED Nat est pousse-au-crime avec l'évaluation du Brevet et du Bac: on est arrivé à un point où parmi les bacheliers, il y a plus de mentions que de passable et une dérive vers le haut assez phénoménale qui n'a aucune logique statistique (c'est votre domaine Cracou).

Les meilleurs lycées de France emplafonnent le bac de manière risible où plus de la moitié de leurs candidats ont une mention très bien.

Par delà les programmes que je ne peux pas juger par manque de temps et de connaissance, mon expérience du bac (2007) m'a marqué par l'abyssale exigence des sujets et des notes rendues. Notamment, le bac ES de math+spé était la plus grosse blague de l'année (ça se rapprochait plus du toturiel éducatif pour enfant de 6 ans avec une calculette), la pire note de ma classe étant 14 obtenu par des gens incapable de faire un pourcentage basique tel que 5% de 100 font ...?

A dire vrai, ce fut une sorte de révélateur ce sujet de maths, de prise de conscience que l'Etat n'était pas/plus une force d'élévation en France et ça me fit mal.

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Il y a 2 heures, cracou a dit :

Et bien paradoxalement (car je suis enseignant dans le supérieur mais avec une vision assez proche des autres niveaux), c'est en fait bien plus compliqué. La réalité n'est PAS que l'école a été détruite (oui oui, étrange hein), mais que la société dans son ensemble a décidé que l'école était secondaire.

Je m'explique (car là vous devez vous dire mekeskidit): dans les années 50-60 l'école était vue comme le moyen majeur de se sortir de la merde. Une famille d'ouvriers faisait tout, je dis bien tout pour permettre à ses enfants de profiter de l'école à plein. Il était évident que l'instit était la personne la plus respectée du village. Celui aui avait le concours des bourses pour aller au collège et au lycée était célébré localement. Bref la société (toute paternaliste et réactionnaire qu'elle était) faisait passer un message: travaille à l'école, tu auras une meilleure vie!

Maintenant le problème fondamental n'est pas dans l'école mais dans les choix opérés et dans l'approche de la société.

Dans les années 70 (70!) la proportion de gens avec le bac c'était 20%!!! 80% des gens arrêtaient les études AVANT. On a fait le choix de rendre l'école moins élitiste. (chose que sur le principe j'applaudis) mais la réalité c'est que sur 100 personnes tu avais 20 cracks (que tu as toujours), 40 bons, 40 moyens-moyens et 20 mauvais. Maintenant tu en amènes 80 au bac ... donc tu t'alignes sur le niveau des moyen-moyens.

Exemple pratique: ma fille a 7 ans et elle a déjà sauté le CE1. Alors je peux me dire "ouaaaa, elle est super intelligente". Mais je suis lucide: elle est dans un environnement très favorisé et surtout elle est.... normale. En gros elle a intégré en GS/CP le programme actuel qui est peu ou prou GS/CP/CE1 en allant à sa vitesse "normale". Elle est donc maintenant en CE2 en ayant sauté le CE1 et elle s'en sort fort bien (mais elle n'a aucune intuition en math, à mon grand désespoir). Tout simplement car le niveau d'exigence est moindre. Et encore elle est dans un très bonne école de village avec un environnement parental très bon (ben oui, les enfants de profs, cadres, et autres ça aide. Et 0 primo immigrant etc).

Deuxième chose: l'instit n'est plus la référence. A la seconde où les familles ont cessé de dire que l'école était le plus fondamental tout est parti en couille.

Bref, fin de la litanie du vieux con (et même pas 45 ans).

 

C'est surtout que l’enseignement en tant qu'institution du fait de ses insuffisances est tombé de son piédestal aux yeux des membres de la dite société.

Le marché du travail est devenu beaucoup moins lisible et l'école y prépare mal pour x raisons. L'économie a changé quantitativement et qualitativement et n'est plus une économie industrielle en pleine expansion avide de main-d’œuvre. à l'époque il s'agissait de savoir lire-écrire-compter, le travail était abondant en même temps que les possibilité d’ascension sociale, et cette époque est terminé - même si comparativement ont est matériellement mieux lotis que nos aînés.   

Et les gens voient bien qu'il n'y a plus de corrélation évidente - mais la corrélation existe quand même- entre réussite socio-économique et études, et les diplômes ne sont plus un Graal ...........mais en même temps  - et c'est le paradoxe-   ils sont conscients que sans diplômes, la plupart du temps, il n'y a pas d'emploi intéressant ; sinon ils ne se lanceraient pas en masse dans des études à rallonge, beaucoup plus que par le passé.

L'éducation est donc plus importante que jamais. Le plus grand nombre en est conscient, mais en ayant une vision plus réaliste, et c'est pas plus mal si tu veux mon avis.

 

 

Edited by Shorr kan

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Pour réussir, ce qui compte ce n'est pas ce que l'on connait, c'est ceux que l'on connait. Faut faire du réseautage, savoir faire jouer le piston, le népotisme, le copinage, tout ça.

 

Il n'y a qu'a voir, pour retomber sur le fil, comment on obtient une accréditation top secret aux USA : non, pas besoin d'avoir un profil inattaquable avec toutes les marques d'honneur et de probité possibles et imaginables ; il suffit d'être le copain d'un proche de Trump et puis voilà, on a accès à tout.

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27 minutes ago, kotai said:

Comme benalla...

En même temps Trump, Macron, Trudeau etc. fonctionnent un peu pareil ... version prince ... pas étonnant qu'il y ait quelques ressemblances.

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"Pour réussir, ce qui compte ce n'est pas ce que l'on connait, c'est ceux que l'on connait. Faut faire du réseautage, savoir faire jouer le piston, le népotisme, le copinage, tout ça."

Non. C'est strictement faux pour les études (et presque tout découle de là). C'est l'excuse qu'on se donne. La réalité c'est que celui qui a réussi polytechnique avec ou sans réseau s'en sort bien.

Ce qui compte est que les parents sachent que faire faire, comment, dans quel lieu, suivent leurs gamins, compensent les manques de l'école. Sérieusement ma fille aurait du mal en math si j'étais pas là pour réexpliquer les choses. Et je peux le faire non pas parce que je suis éduqué mais parce que je suis prof. Alors oui dans le supérieur mais je reconnais immédiatement les méthodes, les outils, l'approche pédagogique. Et donc c'est facile pour moi de le faire "comme le prof". Mais soyons sérieux ce n'est pas une compétence évidente. Et la discrimination elle est là.

Bon ok on est loin des USA mais c'est intéressant. On aurait pas un sujet dessus quelque part?

Ce qui se passe aussi c'est que souvent les gens apprennnent stupidement. J'ai des centaines de "la fille gnetille du premier rang qui perd 12 points de moyenne en première année en math". Ben parce que la fille a stupidement appris les rroutines et refait 100 fois les exos mais depuis 10 ans elle ne comprend rien et ne cherche pas à comprendre. Et quand on lui donne un texte où il suffit d'appliquer (la base de la base) mais pas écrit avec les mots dans le même ordre, ben c'est fini.

C'est rigolo de faire l'expérience avec des textes du certificat d'étude des années 50. C'est mathématiquement débile mais il faut savoir poser le problème.

 

 

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Il y a 2 heures, cracou a dit :

Non. C'est strictement faux pour les études (et presque tout découle de là). C'est l'excuse qu'on se donne. La réalité c'est que celui qui a réussi polytechnique avec ou sans réseau s'en sort bien.

Mouhais, il ne faut je pense pas négliger ces effets de réseaux et de cooptations. Dans de grandes entreprises ou administrations, c'est loin d'être anodin.

Un vieil ami de fac qui bossait comme actuaire chez Axa me racontait que là bas, si tu n'était polytechnicien, certes tu pouvais espérer monter les échelons, mais grosso modo deux fois moins vite que les mecs qui avait fait l'X (et il avait pas l'air convaincu que c'était du aux qualités intrinsèquement supérieures des mecs en questions).

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