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il y a 12 minutes, gustave a dit :

Par l'Europe? Cela se saurait s'il y avait ne serait-ce qu'une stratégie européenne sur le sujet de la Turquie... L'absence de toute volonté européenne est particulièrement criante sur ce point, et cela ne date pas d'hier. Aucune réponse à aucune des provocations d'Erdogan.

Quant au fantasme de la 5ème colonne russe, je ne crois pas que quiconque ait présenté la perte du Su-24 par exemple comme un trait de génie.

Oh, on a quand même vu passer l'idée que l'absence de réponse à la provocation que constituait la perte du Su-24 était un énième trait de génie de Poutine.

Plus sérieusement : depuis quand est-il malin de répondre aux provocations par principe ?

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Disons que payer durant des années l'excité du quartier en baissant le regard lorsqu'il sort dans la rue en saccageant le jardin parce qu'il est éméché et s'est disputé avec sa femme, ce qui terrifie les enfants et te place au bord du divorce, en se persuadant que cela finira par lui passer, peut difficilement être considéré comme une politique saine, ne serai-ce que pour ton jardin et l'ambiance familiale, sans même parler de stratégie...

il y a 6 minutes, Boule75 a dit :

Oh, on a quand même vu passer l'idée que l'absence de réponse à la provocation que constituait la perte du Su-24 était un énième trait de génie de Poutine.

Disons que la Russie a obtenu pas mal de la Turquie ensuite. Je ne crois pas que ce soit le cas de l'UE...

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Il y a 4 heures, Boule75 a dit :

En attendant, les grecs soutenus par l'UE tiennent leur frontière et Erdogan a l'air un peu bête, hein. Pourquoi autant de pakistanais, d'afghans, de nord-africains en Turquie déjà ?

Quel genre de soutient concrètement? A moins d'avoir loupé un épisode, je suis resté à la situation de la Grèce seule face à la Turquie à sa frontière et quelques déclarations officielles de soutient de la part de l'UE mais les grecs ont eu la même chose de la part de Trump...

il y a une heure, true_cricket a dit :

C'est triste finalement tant la perception de nombreuses personnes est biaisée. C'aurait été à la (hypothétique) frontière entre la Russie et la Turquie, les mêmes événement auraient été, j'en suis certain, décrits comme étant la graaande maîtrise de M. Poutine dans son jeu d'échec des relations internationale.

Effectivement, magnifique exemple de biais. :wink:

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Il y a 1 heure, Libanais_75 a dit :

- Exploitation des migrants pour faire pression sur l’UE dès qu’il a besoin d’argent. Si les afghans n’arrivent pas à franchir les barrières, il envoie le MIT les couvrir avec des gaz lacrymogènes et tente de renverser les barrières de la frontière grecque. Devinez quoi ? Ça marche et le Sultan obtient ses quelques milliards annuels.

J'ai eu beau chercher, je ne trouve pas de nouvelle subvention de l'UE vers al Turquie dans le cadre de la crise actuelle. Y-a-t-il quelque chose que j'aie raté?

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Il y a 5 heures, Libanais_75 a dit :

On lui pardonne tout à Erdogan parce qu’on ne veut pas qu’il tombe dans le giron russe. 
 

L'objectif russe, c'est d'isoler la Turquie et apparemment c'est ce qui est en train de se réaliser.

Le Tsar est le chat et le Sultan la souris.

Il se pourrait que le peuple turc commence a s'en rendre compte.

Edited by capmat
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Un petit bilan de ce qui s'est passé au sein de l'UE cette semaine à ce sujet :

Conseil "Justice et affaires intérieures", 4 mars 2020

Citation

Le Conseil a adopté une déclaration concernant la situation aux frontières extérieures de l'UE.

Dans cette déclaration, le Conseil exprime sa solidarité avec la Grèce, la Bulgarie, et Chypre ainsi qu'avec d'autres États membres qui pourraient être confrontés à une situation similaire, y compris dans le cadre des efforts déployés pour gérer les frontières extérieures de l'UE.

Si le Conseil est conscient de l'aggravation de la charge que représentent les migrations et des risques auxquels la Turquie fait face sur son territoire, ainsi que des efforts substantiels que ce pays a consentis pour accueillir 3,7 millions de migrants et de réfugiés, il s'oppose fermement à l'utilisation par la Turquie de la pression migratoire à des fins politiques. La situation aux frontières extérieures de l'UE n'est pas acceptable. Le Conseil attend de la Turquie qu'elle mette pleinement en œuvre, à l'égard de tous les États membres, les dispositions de la déclaration conjointe de 2016.

L'UE et ses États membres restent résolus à assurer une protection effective des frontières extérieures de l'UE. À cet égard, l'UE et ses États membres prendront toutes les mesures nécessaires, conformément au droit de l'UE et au droit international.

L'ensemble des États membres, la Commission et les agences de l'UE sont prêts à renforcer leur soutien aux régions sous pression, y compris par le déploiement de l'intervention rapide de Frontex aux frontières et une assistance technique supplémentaire.

Communiqué de presse sur la rencontre entre le Président Charles Michel et le Président Recep Tayyip Erdoğan

Citation

La rencontre entre le président du Conseil européen Charles Michel, et le président Recep Tayyip Erdoğan a eu lieu le mercredi 4 mars 2020 à Ankara. Le Haut Représentant Josep Borrell a participé à la discussion.

La rencontre a été franche et nécessaire. La situation migratoire aux frontières maritimes et terrestres de l'UE et la crise en Syrie ont été au cœur des discussions.

Le président du Conseil européen a réitéré son soutien à la Grèce, à la Bulgarie et à Chypre. Il a également reconnu les efforts déployés par la Turquie pour accueillir des millions de réfugiés. La déclaration UE-Turquie reste la base de notre partenariat en matière de migration. Elle a été adoptée de bonne foi et nécessite des efforts continus de la part des deux parties.

Il est essentiel de réduire les tensions migratoires actuelles aux frontières de l'Europe. L'Europe est prête à accélérer le soutien aux Syriens en Turquie et à leurs communautés d'accueil.

Un cessez-le-feu durable et une solution politique durable à la crise syrienne sont nécessaires de toute urgence. Tous les acteurs doivent respecter le droit humanitaire international. L'accès humanitaire est essentiel et l'Europe est prête à fournir une aide supplémentaire aux personnes déplacées à Idlib.

Turquie: La Commission maintient son aide humanitaire en faveur des réfugiés

Citation

Au cours d'une mission à Gaziantep en Turquie, le commissaire chargé de la gestion des crises, Janez Lenarčič, s'est rendu sur des sites de projets d'aide en faveur des réfugiés syriens et a rencontré des partenaires importants, fournisseurs d'une assistance transfrontalière à Idlib. 

Janez Lenarčič, commissaire chargé de la gestion des crises, s'est exprimé en ces termes: «L'Union européenne a respecté sa promesse d'aider les réfugiés en Turquie. Les refugiés m'ont dit eux-mêmes combien les programmes d'aide de l'UE sont importants pour eux, non seulement parce qu'ils les aident à répondre à leurs besoins les plus fondamentaux, mais aussi parce qu'ils leur donnent espoir, en leur permettant d'envoyer leurs enfants à l'école. Je leur ai redit qu'ils n'étaient pas seuls. L'UE est fermement résolue à continuer de soutenir les réfugiés en Turquie.»

Grâce au financement de l'UE, les organisations humanitaires partenaires fournissent une assistance mensuelle à 1,7 million de réfugiés en Turquie, à travers le programme relatif au filet de sécurité sociale d'urgence (ESSN). L'UE finance également des programmes d'éducation, tels que les «transferts conditionnels en espèces pour les dépenses d'éducation» (CCTE), qui bénéficient à plus de 600 000 enfants fréquentant régulièrement l'école. 

Plusieurs autres projets d'aide humanitaire portent sur des questions de protection, incluant notamment des conseils juridiques, un soutien psychosocial et l'accès aux documents d'état civil, et sur les services de soins de santé spécialisés. Pour 2020, l'UE a prévu une enveloppe de 50 millions d'euros supplémentaires au titre de l'aide humanitaire afin de poursuivre les projets menés en matière de protection et de santé en Turquie.

Contexte 

La facilité de l'UE en faveur des réfugiés en Turquie a été mise en place en 2015 pour répondre à l'appel du Conseil européen à la mobilisation de fonds supplémentaires substantiels pour aider les réfugiés syriens en Turquie. Elle est dotée d'un budget total de 6 milliards d'euros et des contrats ont désormais été conclus à hauteur de 4,7 milliards d'euros. Sur cette somme, 2,4 milliards d'euros étaient destinés à l'aide humanitaire et ont été intégralement attribués. Outre l'aide humanitaire, les projets de développement relevant de la facilité en faveur des réfugiés en Turquie mettent l'accent sur l'éducation, la gestion des migrations, la santé, les infrastructures municipales et le soutien socio-économique.

 

Le Président du Comité économique et social européen (CESE) rencontre le ministre grec de l'immigration et de l'asile, Panagiotis Mitarachi : la solidarité avec la Grèce n'est pas négociable et constitue une condition préalable pour faire avancer le nouveau pacte européen sur l'immigration et l'asile

Citation

Le Président du CESE, Luca Jahier, a rencontré aujourd'hui le nouveau ministre grec de l'immigration et de l'asile, Panagiotis Mitarachi, dans le cadre de la visite à Athènes du groupe d'étude permanent du CESE sur l'immigration et l'intégration (IMI).

"La Grèce, en tant qu'État membre de première ligne, a besoin de notre soutien et de notre solidarité sans réserve. Il n'est pas acceptable que certains États membres se soustraient à nos obligations communes et laissent à d'autres le soin de supporter une charge disproportionnée dans la gestion des flux migratoires. Nous devons trouver des solutions communes avec unité et détermination, et en renforçant le principe de solidarité afin qu'il ne soit pas perçu comme un vain mot. La gestion de nos frontières et la réforme du droit d'asile de l'UE relèvent de la responsabilité de l'Europe dans son ensemble et ne peuvent être retardées davantage", a déclaré le président Jahier.

Plusieurs mesures ont été prévues par le gouvernement grec afin de gérer les nouveaux arrivants, de mieux héberger les migrants dans les installations surpeuplées des îles de la mer Égée et de faciliter les procédures d'identification et d'asile. Ces efforts doivent être reconnus et ne doivent pas être paralysés par des jeux géopolitiques.

Les vies humaines ne sont pas des marchandises et ne peuvent être utilisées pour des intérêts géopolitiques. Nous devons défendre fermement les droits et obligations internationaux en matière de droits de l'homme, assurer la protection des personnes qui fuient les zones de conflit et veiller au respect des pactes, notamment l'accord UE-Turquie signé en 2016.

Une fois de plus, nous sommes confrontés à une urgence humanitaire. Des milliers de mineurs non accompagnés, fuyant les zones de guerre, sont privés de droits fondamentaux, tels que le logement et l'éducation.  "Nous devons cesser de considérer l'immigration comme une urgence. Chaque année, entre 2 et 2,5 millions de personnes viennent dans l'UE. 95% de ces arrivées sont régulières et ne doivent pas être considérées comme une menace, mais comme une opportunité pour le modèle économique et social européen", a-t-il poursuivi.

Le nouveau pacte sur l'immigration et l'asile actuellement élaboré par la Commission européenne représente une occasion unique de s'entendre sur la manière dont l'UE devrait gérer les questions de migration. À cette fin, le CESE est prêt à soutenir les efforts actuels de la Commission, comme l'a clairement déclaré le président Jahier lors d'une réunion avec Ylva Johansson, commissaire européen chargé des affaires intérieures, en début de semaine.

"Une action collective rapide en vue de l'élaboration d'un nouveau pacte sur l'immigration et l'asile devrait absolument inclure la dimension essentielle de l'intégration, promouvoir des couloirs humanitaires et des voies légales pour les personnes dans le besoin. Au CESE, nous pensons qu'il convient de mettre en place des politiques d'intégration durables à long terme, couvrant la formation linguistique, le dépistage et la reconnaissance des aptitudes et des compétences, ainsi que la formation professionnelle. Les faits montrent qu'une migration bien gérée donne des résultats positifs pour l'économie et la société dans son ensemble", a-t-il ajouté.

"Une société prospère sans une politique de migration sûre, ordonnée et régulière soutenue par tous les États membres est impensable, et il est tout aussi important de mettre l'accent sur l'inclusion en Europe que de faire fonctionner les systèmes d'asile. Nous devons empêcher la formation de ghettos dans nos villes", a averti M. Jahier.

Il est indéniable que les organisations de la société civile jouent un rôle majeur pour assurer l'intégration et l'inclusion des migrants. "Faire fonctionner l'intégration : vers une société européenne plus inclusive" est également le thème du prochain Forum européen des migrations - la plateforme de dialogue sur les migrations, l'asile et l'intégration des migrants - qui se réunira pour la sixième fois les 2 et 3 juin 2020 et auquel cette visite de deux jours contribuera en documentant les bonnes pratiques et en identifiant les problèmes et les solutions potentielles.

Aujourd'hui, la délégation du CESE composée du Président Luca Jahier, de M. Carlos Manuel Trindade, Président du groupe IMI, de M. Evgeniy Ivanon et de M. Panagiotis Gkofas, membres du groupe IMI, a rencontré le représentant du HCR en Grèce, M. Philippe Leclerc, ainsi que M. Gianluca Rocco, chef de l'OIM Grèce, et Mme Vania Nedeltcheva, chef du Point Migrant de l'Organisation syndicale d'Athènes (EKA). D'autres réunions auront lieu demain au Secrétariat général sur la politique de migration, l'accueil et l'asile, à la Confédération hellénique des professionnels, artisans et commerçants (GSEVEE) et au Centre de coordination d'Athènes pour les questions relatives aux migrants et aux réfugiés (ACCMR).

 

Conseil extraordinaire de la justice et des affaires intérieures : La Commission présente un plan d'action prévoyant des mesures immédiates pour soutenir la Grèce

Citation

En guise de contribution au Conseil extraordinaire "Justice et affaires intérieures" demandé aujourd'hui, la Commission présente un plan d'action de mesures à prendre par l'Union et les États membres ensemble pour apporter un soutien critique à la Grèce dans la gestion de la situation extraordinaire aux frontières extérieures. Cette présentation fait suite à la visite effectuée hier par le président von der Leyen en compagnie des présidents Michel, Sassoli et du premier ministre Plenković aux frontières gréco-turques et bulgaro-turques aux côtés des premiers ministres Mitsotakis et Borissov.

La vice-présidente chargée de la promotion de notre mode de vie européen, Margaritis Schinas, a déclaré "Dans ces circonstances extraordinaires, la première priorité est d'assurer l'ordre à notre frontière extérieure. Cette tâche difficile ne peut pas incomber à la seule Grèce : elle relève de la responsabilité de toute l'Europe. Nous devons montrer sans équivoque que l'Union européenne tout entière apportera sa force et son soutien aux États membres confrontés à la pression extérieure. Tel est le message transmis hier aux côtés du Premier ministre Mitsotakis et le message auquel, j'en suis convaincu, les ministres de l'intérieur se rallieront aujourd'hui".

a déclaré la commissaire aux affaires intérieures, Ylva Johansson : "Les mesures que nous présenterons aujourd'hui au Conseil extraordinaire "Justice et affaires intérieures" sont fondées sur notre capacité accrue à fournir un soutien pratique, qu'il s'agisse d'experts ou d'équipements. Notre objectif est de veiller à ce qu'une crise politique à court terme ne se transforme pas en crise humanitaire à long terme. Nous devons rester fidèles à nos valeurs et mettre en place des solutions structurelles aux problèmes à long terme. Je voudrais renouveler notre appel politique aux États membres pour qu'ils fassent preuve de solidarité avec la Grèce, notamment en trouvant des solutions pour les mineurs non accompagnés dans les îles".

Une action urgente est nécessaire pour relever les défis immédiats auxquels la Grèce est confrontée à ses frontières terrestres et maritimes avec la Turquie, et pour suivre l'évolution de la situation en Bulgarie et à Chypre. Dans le même temps, des solutions structurelles et durables sont nécessaires pour l'ensemble de l'UE. À cette fin, la Commission a l'intention de présenter prochainement des propositions pour un nouveau pacte sur l'immigration et l'asile.

En tant que contribution de la Commission au Conseil extraordinaire "Justice et affaires intérieures", nous proposons les actions suivantes pour soutenir la Grèce, tout en restant vigilants à l'égard des développements en Bulgarie et à Chypre.

  •     Les États membres doivent fournir les moyens nécessaires au lancement de deux opérations d'intervention rapide aux frontières terrestres et maritimes entre la Grèce et la Turquie par l'Agence européenne des frontières et des garde-côtes (Frontex).
  •     Frontex coordonnera un nouveau programme de retour pour le retour rapide des personnes sans droit de séjour dans les pays d'origine à partir de la Grèce.
  •     Une aide financière pouvant atteindre 700 millions d'euros sera fournie à la Grèce. 350 millions d'euros sont immédiatement disponibles pour soutenir la gestion des frontières et des migrations, notamment pour soutenir l'augmentation des capacités d'accueil, les retours volontaires et les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre des procédures de dépistage en matière de santé et de sécurité. La Commission proposera un budget rectificatif pour dégager 350 millions d'euros supplémentaires.
  •     Les États membres doivent répondre à l'appel lancé par la Grèce dans le cadre du mécanisme de protection civile afin de fournir du matériel médical, des abris, des tentes, des couvertures et d'autres fournitures nécessaires.
  •     Les États membres doivent répondre à l'appel lancé par le Bureau européen d'appui en matière d'asile afin de fournir 160 experts qui seront déployés en Grèce.

En outre, il est important de renforcer davantage la coopération régionale et opérationnelle avec nos partenaires. L'UE devrait continuer à développer un mécanisme de coordination avec les pays des Balkans occidentaux. Des accords sur le statut doivent être conclus et pleinement mis en œuvre entre les Balkans occidentaux et Frontex. En outre, des actions résolues seront menées pour intensifier la lutte contre la contrebande.

Contexte

Une action urgente est nécessaire pour relever les défis immédiats auxquels la Grèce est confrontée à ses frontières terrestres et maritimes avec la Turquie, et pour suivre l'évolution de la situation en Bulgarie et à Chypre.

Le président von der Leyen et le vice-président Schinas se sont rendus en Grèce hier, en compagnie des présidents Sassoli et Michel et du Premier ministre Plenković, pour exprimer leur pleine solidarité avec la Grèce et discuter des mesures de soutien européennes.

Un Conseil extraordinaire de la justice et des affaires intérieures se réunit aujourd'hui, à la suite d'une demande de la Commission, pour discuter de la situation.

La situation à laquelle la Grèce est confrontée est due à des circonstances extraordinaires. Au-delà de l'action à mener, l'UE a besoin d'une politique structurelle et durable de gestion des migrations qui fonctionne dans toutes les conditions et qui aborde toutes les dimensions de la question. À cette fin, la Commission travaille intensivement sur les propositions relatives à un nouveau pacte sur l'immigration et l'asile qui seront présentées prochainement.

 

Déclaration du Conseil des affaires étrangères

Citation

Les ministres des affaires étrangères de l'UE ont tenu ce jour une réunion extraordinaire du Conseil pour débattre de la crise à Idlib et de la situation aux frontières extérieures de l'UE avec la Turquie.

Tout en étant consciente de l'aggravation de la charge que représentent les migrations et des risques auxquels la Turquie fait face sur son territoire, ainsi que des efforts substantiels que ce pays a consentis pour accueillir 3,7 millions de migrants et de réfugiés, l'UE se déclare à nouveau vivement préoccupée par la situation qui prévaut à la frontière gréco-turque et rejette fermement l'utilisation par la Turquie de la pression migratoire à des fins politiques. La situation telle qu'elle se présente à la frontière extérieure de l'UE n'est pas acceptable. L'UE et ses États membres restent résolus à assurer une protection effective des frontières extérieures de l'UE. Les franchissements illégaux ne seront pas tolérés. À cet égard, l'UE et ses États membres prendront toutes les mesures nécessaires, conformément au droit de l'UE et au droit international. Les migrants ne devraient pas être encouragés à tenter de franchir illégalement les frontières par voie terrestre ou maritime. Le Conseil invite le gouvernement turc ainsi que tous les acteurs et organisations sur le terrain à relayer ce message et à lutter contre la diffusion de fausses informations.

Par ailleurs, l'UE exprime à nouveau sa pleine solidarité avec la Grèce, qui fait face à une situation sans précédent, ainsi qu'avec la Bulgarie, Chypre et d'autres États membres, qui pourraient être touchés de la même manière, y compris dans les efforts déployés pour gérer les frontières extérieures de l'UE. Le Conseil salue le soutien pratique annoncé par la Commission le 4 mars 2020. Une coopération étroite se poursuivra également avec les partenaires des Balkans occidentaux à cet égard.

Le Conseil rappelle qu'il attend de la Turquie qu'elle mette pleinement en œuvre, à l'égard de tous les États membres, les dispositions de la déclaration conjointe de 2016. Cette déclaration se traduit par des résultats tangibles, y compris en soutien des efforts significatifs déployés par la Turquie pour accueillir des migrants et des réfugiés. Tant l'UE que la Turquie peuvent bénéficier de la poursuite de cette coopération et de cet engagement.

À Idlib, la nouvelle offensive en cours menée par le régime syrien et ses soutiens, notamment la Russie, cause des souffrances sans nom et est à l'origine de la pire crise humanitaire depuis le début du conflit syrien.

Le Conseil lance un appel urgent à la désescalade du conflit en Syrie afin d'éviter un glissement vers une confrontation militaire internationale ainsi que de nouvelles souffrances. Le Conseil déplore les pertes de vies humaines. Le Conseil est également conscient de la situation difficile à laquelle est confrontée la Turquie à cause de l'offensive menée à Idlib et de ses conséquences.

Ces messages sont transmis à tous les acteurs principaux. L'UE est en contact avec d'autres partenaires internationaux, notamment les Nations unies, l'OTAN et les États-Unis, afin de renforcer de manière significative le consensus international clairement dégagé en faveur d'une désescalade et d'un cessez-le-feu durable.

Le Conseil prend acte des résultats de la réunion entre la Russie et la Turquie qui s'est tenue hier à Moscou et c'est avec la plus grande fermeté qu'il appelle une nouvelle fois toutes les parties à maintenir un cessez-le-feu immédiat et durable, à garantir la protection des civils contre toute menace terrestre ou aérienne et à permettre l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire par la communauté internationale.

L'Union européenne est consciente de la présence dans la région de groupes terroristes désignés par les Nations unies, mais les attaques sans discrimination et la destruction d'infrastructures civiles, y compris les installations de santé, les écoles et les camps de personnes déplacées, par le régime syrien et ses alliés, ne peuvent en aucun cas être justifiées et elles doivent cesser. Nous rappelons la position de l'UE, à savoir que tous les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité doivent répondre de leurs actes.

Le Conseil exhorte le régime syrien à revenir à la table des négociations et répète que toute solution durable au conflit requiert une véritable transition politique conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et au communiqué de Genève de 2012 négocié par les parties syriennes dans le cadre du processus de Genève mené sous l'égide des Nations unies; il demeure par ailleurs attaché à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'État syrien. L'UE encouragera activement un nouvel effort concerté de la communauté internationale en vue de faire face à la crise syrienne et de préparer le terrain pour une solution politique.

L'UE traite en priorité la situation humanitaire. La Commission européenne mobilise 60 millions d'euros supplémentaires pour l'aide humanitaire en faveur du nord-ouest de la Syrie, y compris dans les zones frontalières, et s'engage à accroître son aide à la population civile dans cette région. Une aide humanitaire est fournie pour répondre aux besoins urgents en matière d'hébergement et d'aide médicale et alimentaire de près d'un million de personnes déplacées au cours des dernières semaines, ainsi que de tous les autres Syriens dans le besoin dans la région d'Idlib. Il faut continuer de permettre un accès sûr, durable et immédiat aux populations dans le besoin, dans le plein respect du droit humanitaire international. L'UE demande instamment l'extension de la résolution 2165 du Conseil de sécurité des Nations unies à l'accès transfrontalier afin de garantir que l'aide humanitaire, y compris l'équipement médico-chirurgical, parvienne aux personnes dans le besoin dans l'ensemble de la Syrie par les itinéraires les plus directs.

Autre élément avec la banque européenne d'investissement : La Banque européenne d'investissement prévoit une aide immédiate de 200 millions d'euros pour répondre aux problèmes de migration en Grèce

L'élément le plus probant me semble être les propositions du Conseil extraordinaire "Justice et affaires intérieures". Par contre il faudra peut-être accélérer la mise en place de leur fameuse agence des frontières et des garde-côtes pour donner plus de poids à nos belles déclarations.

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La déclaration de Margaritis Schinas vice-président à la commission européenne :

Citation

Hier, à Evros, à la frontière gréco-turque, les 3 présidents des institutions et la présidence tournante du Conseil, dans un signe de solidarité sans précédent, étaient à la frontière pour montrer que nous pouvons exprimer concrètement, et donner un message de solidarité retentissant à la Grèce au moment où elle en a le plus besoin.

Les présidents von der Leyen et Michel se sont rendus en Bulgarie après Evros, où ils ont rencontré le Premier ministre Borissov et ont discuté de la situation là-bas également. Et nous sommes également en contact étroit avec le gouvernement de Chypre sur les éventuels effets secondaires de la situation.

Ces visites nous ont permis d'envoyer un message très clair et très simple :

La frontière de la Grèce est la frontière de l'Europe.

La frontière de la Bulgarie est la frontière de l'Europe.

Et la frontière de Chypre est la frontière de l'Europe.

Notre soutien à nos trois États membres qui sont confrontés à cette situation extraordinaire sera sans équivoque.

La Grèce elle-même est confrontée à une situation incroyablement difficile - une situation totalement inédite. Et cette tâche difficile ne peut pas incomber à la seule Grèce : elle relève de la responsabilité de toute l'Europe. Et nous devons montrer que l'Union européenne tout entière mettra sa force et son soutien au service des États membres soumis à une pression extrême.

Au sein du Collège, en début de matinée, nous avons décidé d'adopter un plan d'action de soutien à la Grèce, que nous soumettrons à la réunion extraordinaire des ministres de la justice et des affaires intérieures qui aura lieu plus tard cet après-midi. Je profite de cette occasion pour remercier publiquement la présidence croate d'avoir répondu positivement à ma demande d'organiser une telle réunion. Ce plan d'action spécifique de soutien à la Grèce comporte 6 points :

Premièrement, à l'heure où nous parlons, les garde-frontières et les garde-côtes européens mobilisent des ressources de nos États membres qui seront déployées dans le cadre de deux opérations d'intervention rapide aux frontières - sur terre et en mer. 100 gardes-frontières, en plus des 530 gardes-frontières actuels, seront déployés par Frontex en Grèce, tant aux frontières terrestres que maritimes. Frontex prépare également le déploiement d'un patrouilleur hauturier et de six patrouilleurs côtiers, de deux hélicoptères, d'un avion et de trois véhicules de thermovision.

Deuxièmement, nous demandons également à nos gardes-frontières et à nos garde-côtes européens de coordonner un nouveau programme de retour rapide des personnes sans droit de séjour dans les pays d'origine de la Grèce, en utilisant le nouveau mandat de Frontex sur les retours.

Troisièmement, nous mobilisons une aide financière de 350 millions d'euros qui est immédiatement disponible pour soutenir la gestion des frontières et des migrations en Grèce, en particulier pour soutenir l'augmentation des capacités d'accueil, les retours volontaires et toutes les infrastructures nécessaires à la mise en œuvre des procédures de dépistage en matière de santé et de sécurité. La Commission proposera en outre un budget rectificatif pour dégager 350 millions d'euros supplémentaires. Au total, 700 millions d'euros.

Quatrièmement, à la demande de la Grèce, nous avons lancé le mécanisme de protection civile. Grâce à ce mécanisme, la Grèce peut recevoir une aide en termes d'équipement médical, d'équipes médicales, d'abris, de tentes, de couvertures et d'autres équipements nécessaires.

Cinquièmement, et nous avons demandé au Bureau européen d'appui en matière d'asile, EASO, d'accélérer le déploiement d'un nombre supplémentaire d'environ 160 travailleurs sociaux en Grèce pour soutenir le traitement des demandes d'asile.

Enfin, nous pensons qu'il est important de renforcer encore la coopération régionale et opérationnelle avec nos partenaires à la lumière de cette situation extraordinaire. Nous devons donc continuer à développer un mécanisme de coordination avec les pays des Balkans occidentaux. Des accords sur le statut devraient également être rapidement conclus et pleinement mis en œuvre entre les Balkans occidentaux et les gardes-frontières et les garde-côtes européens. Nous ne pouvons jamais permettre que les scènes dramatiques de 2015 et 2016 se répètent.

Comme nous l'avons montré hier, lorsque l'Europe est mise à l'épreuve, nous sommes en mesure de prouver que nous pouvons tenir la ligne et que notre unité prévaudra. Et je m'attends à ce que ce message retentissant sorte également ce soir du Conseil "Justice et affaires intérieures".

En outre, comme le président l'a dit hier à Evros, la Turquie n'est pas un ennemi, mais les gens ne sont pas non plus des armes. Nous ferions tout notre possible pour nous souvenir de ces deux principes dans les jours difficiles à venir.

Notre continent est un vieux continent, qui a toujours tenu bon face à l'histoire. Et cette fois-ci, il n'en sera pas autrement.

L'heure est à l'action concertée et au calme.

En ce qui concerne l'avenir, je pense que les expériences de ces derniers jours soulignent combien il est important que nous mettions en place un système complet et efficace de gestion des migrations et de l'asile : un nouveau pacte sur les migrations et l'asile qui part de partenariats avec les pays d'origine et de transit, établit des procédures solides et efficaces à nos frontières et garantit une solidarité significative et efficace.

Nous avons maintenant une chance de conclure un nouvel accord sur l'asile et l'immigration, et j'ose dire que ce sera notre dernière chance. L'Europe ne peut pas échouer deux fois sur un objectif aussi emblématique.

Enfin, j'espère que ce que nous avons vu ces derniers jours montre clairement que la nécessité d'un financement adéquat pour la migration et la gestion des frontières dans le prochain budget pluriannuel est un impératif. Nos moyens doivent être à la hauteur de nos ambitions. Et il n'y a pas de meilleur moment, il n'y a pas de meilleur jour, pour le dire haut et fort qu'aujourd'hui.

Je vous remercie.

 

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Migrants : Erdogan annonce se rendre en Belgique pour des discussions avec l'UE

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/migrants-erdogan-annonce-se-rendre-en-belgique-lundi-pour-des-discussions-avec-l-ue-20200308
 

Citation

 

Hé, la Grèce! Je te lance un appel... Ouvre tes portes également et libère-toi de ce fardeau. Laisse-les aller dans d'autres pays européens


 

 

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il y a 8 minutes, Snapcoke a dit :

Il est taré !

Ou il se croit en position de force. Ou alors il veut faire croire qu'il l'est alors qu'il n'a plus de cartes dans son jeu. Ou alors il est vraiment taré.

Est-ce que Gérard Depardieu, grand spécialiste en tarologie peut donner son avis sur le sujet ? :chirolp_iei:

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:tongue:Mouais..., durant ma scolarité j'essayais aussi de faire passer auprès de mes parents mes diverses convocations comme des entretiens, des "discussions ouvertes et très constructives" ...

En interne et à terme, ça c'est toujours soldé par la même... :wacko: [Aouch]. J'espère que la Turquie faissera son garnement... 

Edited by Phacochère
Fessera
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M'étonnerai pas que Tatie Danièle, pardon Tatie Merkel réponde à la demande de son petit Erdo et accepte un nombre "limité" de migrants, peut-être bien des enfants, en échange de la réappliquation du traité, permettant ainsi à son ami Erdo de sauver la face !...

Mais j'espère me tromper...

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Le 07/03/2020 à 21:54, Patrick a dit :

C'est un acte de guerre là, ni plus ni moins.

*regarde à nouveau la vidéo ci-dessus*

...Pardon, tu disais? :dry:

 

Il y a 8 heures, Gibbs le Cajun a dit :

Et donc des soldats turcs jouent au con et échouent face à des gardes-frontières grecs. On ne va pas lancer une guerre pour ça spécifiquement.

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il y a 53 minutes, Boule75 a dit :

Et donc des soldats turcs jouent au con et échouent face à des gardes-frontières grecs. On ne va pas lancer une guerre pour ça spécifiquement.

même si les conséquences seraient horribles, des fois ça serait bien...

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