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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires


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Il y a 3 heures, christophe 38 a dit :

 

moi, ce qui me "gène", ce sont les destructions gratuites des Russes sur des immeubles ou des bâtiments : s'ils ont l'intention de rester, il va falloir contrôler la population, la reloger, la nourrir, et, en détruisant, j'allais écrire en "saccageant", ça ne va pas dans ce sens... donc, ils n'ont pas l'intention de rester ; juste ramener les ukrainiens au 18 eme siecle, comme leur population...

Il me semble que c'est plutôt l'inverse: les Russes ont fait preuve initialement d'une très grande retenue, pénalisante même militairement parlant, n'employant presque pas du tout l'artillerie et limitant les frappes missiles et aériennes à certains sites militaires. Ensuite cela a été un triple emploi:

- tir contre des éléments armés adverses, utilisant les bâtiments civils évidemment;

- tir de harcèlement contre des villes encerclées pour maintenir la pression;

- frappes stratégiques (antennes radio TV...).

En tout cas rien qui dénote une volonté de "juste ramener les UKR au XVIIIème siècle". La stratégie RU reste surtout du force contre force.

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il y a 35 minutes, dbo a dit :

1) si perte du lien, ca rentre au point noté "home", qui peut être la destination et le drone peut donc "déposer" un cadeau à l'arrivée (grenade...)

2) les Ukr ont, en quelques jours, modifiés leurs drone pour utiliser du starlink, donc envoi radio "vers le haut", qui ne parait pas aussi évident à détecter ou à brouiller... 

3) l'évolution de tous ces drones, c'est de mettre l'intelligence dedans : aujourd'hui ils ont déjà des capacités à faire des plans de vols en automatique. Demain tu pourras scripter ce qu'ils peuvent faire quand ils perdent un capteur et ils ont déjà des capacité de détection / suivi automatique par vision, donc simplement  perdre le lien radio ne va pas forcément les empêcher de réussir leur mission.

 

C'est assez vrai pour le 1) et 2) mais dans le 1) si le drone civil sert à diriger les feux de l'artillerie, le drone est coincé. C'est dans ce rôle de guidage des feux de l'artillerie que les drones civils UK ont fait le plus de mal aux russes.

Pour le 3) c'est vrai, mais reste on sur de simples drones civils facilement procurables ?

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22 minutes ago, Fanch said:

L'article dit que les ukrainiens manquent de thermique, pas qu'il s'agit de la pièce que les US ont retiré des Stinger.

De plus la thermique du Stinger (an pas-18) n'est pas fournie avec le missile.

C’est sémantique AMHA. On sait que les US ne voulaient pas transmettre des technos sensibles avec leurs Stinger, qu’il y avait une question de visses, et que les 2 équipements les plus sensibles sont l’IFF et la caméra thermique.

On a maintenant la confirmation que les caméras thermiques n’ont pas été fournies, j’en déduis que l’IFF non plus. Après si l’un a été dévissé et l’autre simplement laissé dans des boîtes en Allemagne, le résultat est le même.

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il y a 9 minutes, Neuron a dit :

C'est assez vrai pour le 1) et 2) mais dans le 1) si le drone civil sert à diriger les feux de l'artillerie, le drone est coincé. C'est dans ce rôle de guidage des feux de l'artillerie que les drones civils UK ont fait le plus de mal aux russes.

Qu'en sait-on?

Il y a 1 heure, HK a dit :

Le Starstreak a une capacité tir de nuit (comme le Piorun) qui doit être très utile.

Alors que les Stinger ne marcheraient que le jour car les US ont retiré la lunette de visée, considérée comme une techno trop « sensible ».

Pour l'heure les UKR tirent surtout des SA-XX semble-t-il...

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il y a 6 minutes, Neuron a dit :

C'est assez vrai pour le 1) et 2) mais dans le 1) si le drone civil sert à diriger les feux de l'artillerie, le drone est coincé. C'est dans ce rôle de guidage des feux de l'artillerie que les drones civils UK ont fait le plus de mal aux russes.

Pour le 3) c'est vrai, mais reste on sur de simples drones civils facilement procurables ?

Pour le 3) https://developer.dji.com/ par exemple.

Pour avoir un hardware capable de travailler "tout seul", (i.e. sans lien télécom) c'est pour du drone pro (>10k€) pour le moment. Mais ça se démocratise très, très vite... Et le traitement vidéo, c'est devenu ultra standard...

 

 

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Il y a 1 heure, Clairon a dit :

Le Times ou du moins son journaliste militaire est une b.te ... On parle du Strarstreak et on met une photo du CAMM, rien à voir, c'est comme mettre la photo du Charles de Gaulle alors qu'on envoie le patrouilleur "La Résolue", ou une photo d'un Leclerc quand on envoie un VBL ou un VT4 ...

Merci pour l'identification du matériel sur la photo.

Je m'étais bien dit que ce truc était un peu gros pour un MANPAD et que je me voyais assez mal porter ça sur l'épaule :happy: ...

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il y a 52 minutes, gustave a dit :

Il me semble que c'est plutôt l'inverse: les Russes ont fait preuve initialement d'une très grande retenue, pénalisante même militairement parlant, n'employant presque pas du tout l'artillerie et limitant les frappes missiles et aériennes à certains sites militaires. 

Dans les images satellite des premiers jours, il me semble que l'on voyait déjà des centres commerciaux détruits par des frappes attribués aux russes par les journalistes. Mais dans d'autres articles on décrivait aussi parfois la panique sur place avec pillage généralisé des dits centres commerciaux donc les incendies pourraient aussi avoir une source locale. Mais tout cela reste très confus. Et il faut se méfier car chaque destruction peut avoir une explication différente.

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Le RBS70 est aussi a guidage laser me semble-t-il.

C'est vrai que dans le cadre d'une "techno-guerilla" moderne, le fait de mixer différents types d'équipements avec des guidages différents permet sans doute "d'exaspérer" encore plus l'adversaire qui ne saura jamais ce qui lui fonce sur la gueule et donc quelle contre-mesures adopter.

Clairon 

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La liste du jour. Une cinquantaine de matériels divers, dont 9 tanks. On reste sur les métriques observés depuis le début, c'est à se demander si c'est pas plutôt l'équipe d'Oryx qui est dimensionnée pour ne pouvoir analyser qu'une cinquantaine de matériels /jour, avec le backlog du reste à identifier en tampon.

 

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9 minutes ago, olivier lsb said:

La liste du jour. Une cinquantaine de matériels divers, dont 9 tanks. On reste sur les métriques observés depuis le début, c'est à se demander si c'est pas plutôt l'équipe d'Oryx qui est dimensionnée pour ne pouvoir analyser qu'une cinquantaine de matériels /jour, avec le backlog du reste à identifier en tampon.

 

Les russes ont des T64 BV ??

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Il y a 4 heures, Ciders a dit :

Il y a des Tchétchènes qui se battent du côté ukrainien me semble t-il mais je ne sais pas de quel groupe ni de quelle partie du peuple tchétchène.

Ca bougera sûrement avec la chute de Marioupol (si elle tombe).

Il ne faut pas oublier que l'Ukraine comporte des turcophones (tatars notamment). Staline en a deporté un paquet (Tartars de Crimée) mais plusieurs centaines de milliers y vivent encore. 

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Il y a 7 heures, Akhilleus a dit :

Engagement d'infanterie autour de Bucha (oui ca cris du AllahUAkbar mais c'est un peleton ukrainien............. on se croirait d'ailleurs limite en Syrie)

 

Et donc?

Tu veux en venir où?

D'après toi, sous le feu ennemi, à la bataille de Gembloux, ils criaient quoi les gars du 1 er RTM?

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Il y a 7 heures, Clairon a dit :

Le Times ou du moins son journaliste militaire est une b.te ... On parle du Strarstreak et on met une photo du CAMM, rien à voir, c'est comme mettre la photo du Charles de Gaulle alors qu'on envoie le patrouilleur "La Résolue", ou une photo d'un Leclerc quand on envoie un VBL ou un VT4 ...

J'en ai marre de ces grattes-papiers qui ne racontent que des conneries ...

Clairon

C'est le problème du tweet, car c'est la reprise de l'article qui a en premier la photo du CAMM du Sky Sabre avec sa description et en deuxième, la photo du Starstreak, avec la description.

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Il y a 3 heures, Niafron a dit :
Il y a 10 heures, Akhilleus a dit :

Engagement d'infanterie autour de Bucha (oui ca cris du AllahUAkbar mais c'est un peleton ukrainien............. on se croirait d'ailleurs limite en Syrie)

 

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Et donc?

Tu veux en venir où?

D'après toi, sous le feu ennemi, à la bataille de Gembloux, ils criaient quoi les gars du 1 er RTM?

Pas l'impression que @Akhilleus veuille en venir quelque part en particulier, c'est juste factuel ; alors qu'il a beaucoup été question des Tchétchènes côté russe, ça valait le coup de le noter.

Petite question : en quoi cela rappelle-t-il les combats en Syrie (j'avoue mon inculture totale en ce qui concerne ce champs de bataille) ?

Il y a 11 heures, Neuron a dit :

Les drones légers ça se détecte par leurs radiofréquences (la liaison radio entre drone et opérateur du drone) et ça se neutralise en brouillant la même liaison radio. Le drone n'est pas abattu mais il rentre automatiquement à son point de départ ou atterrit. Les technologies existent et commencent à équiper nos armées.

C'est quand même une question de moyens. Même si ces technologies ne sont pas des technologies très chères, il faut pouvoir équiper tout le front (un système anti-drone au kilomètre ?) et ça coûte beaucoup plus cher qu'un drone. Faut aussi faire la discrimination IFF, c'est pas gagné pour les drones grand public, ça va donc aveugler ses propres sources... Et il faut savoir s'en servir, probablement plus long à se former que pour piloter un drone (d'autant qu'il y a déjà beaucoup de pilotes "civils").

Ça marche mais il reste un tas de problèmes opérationnels.

Il y a 11 heures, Akhilleus a dit :

gratuites, je ne sais pas

Pour l'instant ce qu'on a vu ce sont des tirs sur des immeubles servant de postes de tirs ou de positions de dégagement ou de positions de ravitaillement ou de positions de regroupements pour les ukrainiens

Dans le lot, il y'a certainement un nombre de tirs gratuits, d'autres de "sécurité" (comme l'approche de détruire tout clocher de village en 44) et certains sur cibles avérées (mais qui déclenchent l'ire internationale par ce que toute l'histoire n'est pas rapportée : cf le centre commercial ukrainien qui servait de base de ravito pour un peleton de BM21 Grad..... d'ailleurs le civil qui a filmé ca et uploadé a été arrêté:sleep:)

Si il y a effectivement un certain nombre de tirs sur des objectifs militaires (le centre commercial en est un très bon exemple), les vidéos de bombardements massifs sur des immeubles de centre ville et les photos satellites des villes bombardées ne laissent aucun doute sur la commission de frappes indiscriminées. La légitimité des premières n'excuse pas les secondes qui sont clairement des frappes de terreur.

Alors le terme "gratuites" n'est pas approprié puisqu'il y a bien un objectif derrière mais ces actions restent absolument illégitimes et illégales.

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Il y a 6 heures, Benoitleg a dit :

Capture de 2014 ou matériel des républiques autonomes ?

Matériels ex-ukrainiens, capturés en 2014 ou plus récemment. Les Ukrainiens en ont récupéré depuis.

Il y a 6 heures, poti a dit :

Il ne faut pas oublier que l'Ukraine comporte des turcophones (tatars notamment). Staline en a deporté un paquet (Tartars de Crimée) mais plusieurs centaines de milliers y vivent encore. 

Wassim Nasr publiait hier la même vidéo et parlait bien de Tchétchènes, pas de Tatars.

Il y a 3 heures, Niafron a dit :

Et donc?

Tu veux en venir où?

D'après toi, sous le feu ennemi, à la bataille de Gembloux, ils criaient quoi les gars du 1 er RTM?

"Restez groupir !" ? :dry:

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Il y a 4 heures, Niafron a dit :

Et donc?

Tu veux en venir où?

D'après toi, sous le feu ennemi, à la bataille de Gembloux, ils criaient quoi les gars du 1 er RTM?

Au fait que contrairement à ce qu'on pourrait croire les combattants Musulmans ne sont pas tous les hommes de Kadyrov et donc dans le camp Russe ? 

Et si c'est un sujet qui t'intéresse vraiment, au delà de la facile posture, les Spahis, les Tirailleurs avançaient généralement en récitant encore et encore la Chahada, notamment lors de la campagne Italienne. 

 

@DMZles combats syriens, parfois à très courtes portée étaient souvent envahis de cris (Takbir en particulier) entre les échanges de tir. Ce qui était marquant c'est que parfois ça venait des deux côtés.

Alors qu'on aurait pu s'attendre à entendre des récriminations des insultes et des consignes c'était souvent Takbir à toute les sauces

 

Edited by Coriace
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Il y a 8 heures, Métal_Hurlant a dit :

https://www.lemonde.fr/international/live/2022/03/22/guerre-en-ukraine-en-direct-moscou-n-utilisera-l-arme-nucleaire-qu-en-cas-de-menace-existentielle-contre-la-russie_6118561_3210.html

L’Ukraine reprend du terrain par endroits face aux troupes russes, selon le Pentagone

L’armée ukrainienne mène des contre-offensives qui ont permis, dans le Sud notamment, de reprendre du terrain sur les troupes russes, confrontées à des difficultés de communication, a assuré, mardi, le porte-parole de Pentagone.

Les militaires ukrainiens « sont, désormais, dans certaines situations, à l’offensive », a dit John Kirby sur CNN, affirmant qu’ils « pourchassent les Russes et les repoussent en dehors de zones où les Russes étaient par le passé ». « Nous savons qu’ils ont mené des contre-attaques (…) notamment ces derniers jours à Mykolaïv, » ville-clé du sud de l’Ukraine, a-t-il ajouté.

« Nous avons vu [ces gains territoriaux] augmenter ces derniers jours » au profit de l’Ukraine, a précisé John Kirby. « C’est une réelle preuve de leur capacité à combattre en suivant leurs plans, en s’adaptant et, à nouveau, à tenter de repousser les forces russes. »

L’armée ukrainienne a aussi lancé une contre-attaque à Izium, une petite ville au sud-est de Kharkiv (est), que les forces russes avaient prise pour tenter de faire jonction avec les zones prorusses de Louhansk et Donetsk, a précisé un haut responsable du Pentagone. « Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont des combats significatifs de la part des Ukrainiens pour essayer de la reprendre », a dit à la presse ce haut responsable ayant requis l’anonymat.

 

M. Kirby a expliqué sur CNN que les forces russes « ne conduisent pas leurs opérations avec la coordination qu’on aurait pu attendre d’une armée moderne ». « Leurs commandants ne parlent pas toujours, ne se coordonnent pas toujours entre l’aérien et les forces au sol », a dit le porte-parole de la défense américaine.

« Nous avons vu des tensions entre les forces aériennes et terrestres sur la manière dont ils se soutenaient mutuellement, bien ou avec difficulté », et il en va de même pour la marine, poursuit-il. « Ils ont des problèmes avec le commandement et le contrôle » des troupes.

« Très concrètement, ils ont du mal à discuter entre eux, et cela conduit à l’utilisation de téléphones portables dans certains cas », estime ce responsable américain. Et, en plus, « ils manquent d’essence, ils manquent de nourriture ». « C’est pourquoi nous pensons n’avoir pas observé [récemment] de réelle avancée majeure des Russes, à part dans le Sud », où ils sont plus proches de leur base arrière en Crimée, a-t-il encore ajouté. « Donc oui, ils sont en difficulté ».

Le haut responsable ayant requis l’anonymat a précisé que les forces russes manquaient même d’équipement pour se protéger du froid. « Nous avons collecté des informations montrant que certains de leurs soldats ont souffert [du froid] et ne sont plus en état de combattre à cause d’engelures », a-t-il noté. Pour la première fois, la capacité de combat dont dispose encore l’armée russe déployée depuis l’automne aux frontières ukrainiennes est passée sous les 90 %, selon lui.

 

Un petit complément (traduction automatique) :

 

https://www.defense.gov/News/Transcripts/Transcript/Article/2973395/senior-defense-official-holds-a-background-briefing/#.Yjl5p_McE90.twitter
Un haut responsable de la Défense tient une séance d’information sur les faits divers
21 MARS 2022
Haut fonctionnaire de la Défense
HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Bonjour à tous. Commencez ici.

Pas beaucoup de changements dont il faut parler aujourd’hui, certainement pas sur le terrain. Selon notre décompte actuel, les Russes ont lancé plus de 1 100 missiles. La seule chose que je dirais qui est différente depuis la dernière fois que nous avons eu l’occasion de parler, c’est que nous avons vu une certaine augmentation de l’activité navale dans le nord de la mer Noire. Les Russes ont un peu plus d’une douzaine de navires de guerre, des rayures et des tailles différentes -- des navires amphibies, des combattants de surface, des dragueurs de mines et des patrouilleurs qu’ils ont montés dans le nord de la mer Noire, et nous pensons qu’au moins une partie des bombardements qui se produisent autour d’Odessa est le résultat de ces navires et de leurs activités. les combattants de surface.

Il n’est pas clair qu’il s’agisse d’un signe imminent de pré-mise en scène d’un assaut amphibie sur -- sur Odessa, donc ce serait -- à ce stade, nous estimons qu’il serait erroné de conclure qu’il s’agit en quelque sorte d’une indication qu’Odessa est sous la menace imminente d’un assaut amphibie, mais nous avons vu une activité accrue des combattants de surface russes dans le nord de la mer Noire.

Et comme je n’ai vraiment rien d’autre -- rien d’autre à mettre à jour, je veux dire, nous allons juste -- nous allons passer directement aux questions. Alors, Lita ?

Q : Bonjour. Merci.

Avez-vous une mise à jour sur l’évaluation de la question de savoir s’il s’agissait ou non d’un missile hypersonique que les Russes ont tiré l’autre jour? Est-ce que -- je suppose, avez-vous -- les États-Unis ont-ils été en mesure de conclure quelque chose à ce sujet? Et voyez-vous quelque chose -- une augmentation de l’activité des missiles dans l’Ouest ? Pouvez-vous quantifier encore une petite quantité dans l’Ouest par rapport à l’Est en ce qui concerne les grèves, ou est-ce que cela augmente régulièrement dans l’Ouest?

Merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Sur l’affirmation hypersonique que les Russes ont faite, nous ne sommes pas en mesure de la réfuter, mais nous ne pouvons pas non plus la confirmer de manière indépendante. Ce n’est pas tout à fait clair. Donc, ce que nous évaluerions, c’est que c’est certainement possible. Mais c’est un peu un casse-tête, pour être honnête avec vous, parce qu’on ne sait pas exactement pourquoi, si c’est vrai, pourquoi auriez-vous besoin d’un missile hypersonique tiré de pas si loin pour frapper un bâtiment? Il se peut qu’ils soient à court de munitions à guidage de précision et qu’ils aient l’impression qu’ils doivent puiser dans cette ressource. Il se pourrait qu’ils essaient d’envoyer un message à l’Occident, mais aussi à l’Ukraine, et d’essayer d’obtenir un certain effet de levier à la table des négociations. Mais c’est un -- d’un point de vue militaire, s’il s’agissait d’un missile hypersonique, il n’y a pas beaucoup de praticité à ce sujet.

Et sur d’autres activités de missiles dans l’ouest, nous n’avons tout simplement rien vu de notable, Lita. Tout ce que nous voyons en termes de – à l’exception de cette revendication, bien sûr – tout ce que nous voyons en dehors de cela est essentiellement à l’est de Kiev, à la fois au nord et au sud.

Jack Detsch?

Q : Hé, (inaudible). Je sais que vous n’avez pas confirmé la mort des G.O. russes, mais je me demande simplement, puisque les Ukrainiens dis-le -- le nombre de morts est jusqu’à six maintenant, si vous avez une idée, vous savez, si les officiers russes, les officiers supérieurs se battent plus près des lignes de front. Y a-t-il des pannes dans les communications que vous pouvez (inaudible)?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Oui, encore une fois, nous ne sommes pas en mesure de vérifier les rapports sur les décès d’officiers généraux. Je note que les Russes en ont revendiqué un, puis les Ukrainiens ont affirmé, vous savez, qu’ils en ont tué six. Nous ne sommes pas en mesure de vérifier cela de manière indépendante. Je ne suis pas sûr -- même si vous supposez que c’est vrai, Jack, je ne suis pas sûr que cela vous dise quoi que ce soit en particulier sur le commandement et le contrôle russes. Il est logique qu’ils aient des hauts dirigeants, même des officiers généraux sur le terrain pour -- pour une invasion de cette taille et de cette ampleur, pour eux, en tout cas. Je veux dire, ils n’ont rien fait de cette taille et de cette échelle, vraiment, jamais. D’un point de vue conventionnel, ils ont énormément d’engagement dans la lutte, donc il y a une certaine logique pour s’assurer que vous avez des officiers généraux sur le terrain.

L’autre chose, c’est que Jack -- et les gens l’oublient -- je veux dire, ils ne le font pas -- ils n’organisent pas leur armée comme nous le faisons. Ils n’ont pas l’équivalent d’un corps de sous-officiers, par exemple, et leurs officiers subalternes n’ont pas les mêmes moyens, la même flexibilité. Ils ne sont pas -- nous ne le faisons pas -- ils n’investissent pas dans leurs officiers subalternes le genre d’initiative que nous faisons. Je veux dire, donc à -- à des niveaux très tactiques -- et vous savez tout cela. Vous avez tous couvert nos guerres au cours des 20 dernières années. Vous savez que nous avons beaucoup investi dans un E-4 et un E-5 et un E-6 pour -- pour prendre des décisions littéralement dans l’instant sur le champ de bataille. Ils n’ont pas ce genre de tradition. Ils n’ont pas cette structure.

Donc, encore une fois, le fait qu’il puisse y avoir des hauts dirigeants sur le terrain est peut-être impliqué dans un niveau plus tactique -- à un niveau plus tactique que nous ne le ferions; avoir un deux étoiles ou un étoile. Je pense qu’il faut -- ça -- c’est des pommes aux oranges en termes de façon dont ils s’organisent, comment ils dirigent.

Nous croyons qu’ils ont des problèmes de commandement et de contrôle uniquement en ce qui concerne les communications. Et encore une fois, c’est un autre de ces problèmes logistiques / de soutien avec lesquels nous les avons vus se débattre. Je veux dire, ils n’étaient tout simplement pas entièrement préparés à des opérations de cette intensité pendant si longtemps sur tant de lignes d’attaque multiples différentes, et nous les voyons donc avoir des difficultés de commandement et de contrôle, à la fois en termes de problème de concept opérationnel militaire - en d’autres termes, être capable d’intégrer l’air au sol, être capable de prendre des décisions en temps réel efficacement. mais aussi d’un point de vue physique, juste en termes de capacité à communiquer sur des liens établis.

Nous les voyons utiliser beaucoup plus de communications non classifiées parce que leur capacité de communications classifiées est -- est -- eh bien, pour une raison ou une autre, n’est pas aussi forte qu’elle devrait l’être.

Jeff Schogol?

Q : (Inaudible), juste un -- un autre rapide, désolé. Juste avec -- en ce qui concerne, vous savez, ce que vous avez dit sur la stratégie russe, évaluez-vous un changement dans la stratégie russe? Au cours du week-end, les Britanniques ont déclaré que les Russes s’étaient installés dans une stratégie d’usure maintenant, une sorte de changement par rapport à ce qu’ils faisaient initialement. Est-ce que -- estimez-vous que c’est le cas aussi?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Je ne sais pas si nous obtenons -- nous ne le sommes pas - je n’ai vu personne dans le bâtiment, y compris ce matin, parler de guerre d’usure, mais nous certainement -- ce que nous évaluons, c’est qu’ils cherchent une chance d’éclater, ils cherchent une chance de prendre de l’élan, même pas reprendre de l’élan, Jack, parce qu’ils ne l’ont jamais vraiment eu, et c’est ce qui est si frustrant pour eux.

Je veux dire, quand vous regardez la carte, Jack, vous pouvez compter littéralement sur une main le nombre de centres de population que nous évaluons sont sous contrôle russe en ce moment. Et de cette main, deux d’entre eux -- vous savez, Donetsk et Lougansk -- étaient déjà sous leur contrôle, vous savez, d’avant.

Alors, qu’est-ce qu’ils ont gagné en 26 jours ? Ils ont eu Melitopol', ils ont eu Berdyans’k et ils ont eu Kherson. Voilà. Ils n’ont pas Kiev, ils n’ont pas Kharkiv, ils n’ont pas Marioupol, bien que -- évidemment, vous le savez mieux que moi -- je veux dire, il y a beaucoup de combats là-bas.

Ils n’ont rien accompli, en termes de ce que nous évaluons comme leurs objectifs, c’est-à-dire des centres de population pour qu’ils puissent occuper et prendre le contrôle de l’Ukraine. Et donc ce que nous voyons maintenant -- avec ces tirs à longue portée, ces frappes de missiles, ces bombardements d’artillerie, en essayant d’encercler les villes pour que vous puissiez lober plus de tirs à longue portée dans ces villes, est le reflet de leur -- de ce que certaines personnes croient être une tentative désespérée de leur part de prendre de l’élan, d’essayer de renverser le cours de la guerre jusqu’à présent, Et c’est ce qui devient tellement plus dangereux pour les civils, parce que plus vous utilisez des tirs à longue portée -- et ce n’est pas une armée connue pour sa précision -- plus vous allez frapper des cibles civiles, plus vous allez frapper des zones résidentielles, plus vous allez tuer des innocents.

Et plutôt que de démoraliser les Ukrainiens, je pense que vous avez tous vu que ce genre de violence ne fait que les motiver davantage, ce qui signifie qu’ils résistent davantage, ce qui signifie que les Russes continuent d’être frustrés et déboussolés et un peu coincés là où ils sont.

Je veux dire -- mais -- je veux dire, mon Dieu, nous y sommes, le jour 26, ils sont toujours -- nous les tenons toujours à 15 kilomètres au nord-ouest de Kiev, où ils étaient la semaine dernière. Nous les détenons toujours à environ 30 kilomètres de l’est de Kiev, où ils étaient la semaine dernière lorsque nous avons parlé auparavant.

Donc, je -- vous savez, je -- encore une fois, non pas que nous repoussions cette idée d’une guerre d’usure, mais nous n’utilisons pas exactement cette expression ici. Ce à quoi nous assistons, c’est une tentative presque désespérée des Russes de prendre de l’élan et d’essayer de renverser le cours de la situation en leur faveur.

Et -- et cela pourrait simplement être -- encore une fois, pourrait -- je veux souligner le mot « pourrait » -- pourrait simplement être une tentative d’améliorer leur position à la table des négociations, d’obtenir une sorte de levier, parce qu’à l’heure actuelle, il ne semble pas qu’ils aient beaucoup d’influence avec laquelle négocier.

D’accord, désolé, c’était une longue réponse.

Jeff Schogol?

Q : Merci.

Est-il possible que cette guerre et les décès signalés d’officiers généraux et de colonels russes montrent que les postes de commandement et les centres d’opérations tactiques, le genre de ceux que les officiers américains avaient l’habitude d’utiliser dans les guerres en Irak et en Afghanistan, sont maintenant si vulnérables qu’ils sont essentiellement des pièges mortels ?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Jeff, je veux dire, votre question est bonne, mais elle suppose que c’est là que ces victimes se produisent. Et je veux insister sur deux ou trois choses, si vous me le permettez.

Premièrement, nous ne pouvons pas confirmer les informations selon lesquelles des généraux russes auraient été tués.

Deuxièmement, en supposant qu’ils en aient perdu, nous ne saurions pas où ils ont été perdus, s’ils dirigeaient réellement des unités sur le terrain ou dans un centre de commandement et de contrôle. Nous ne le savons pas.

Et je pense qu’il serait très -- il serait bien prématuré pour nous d’essayer de tirer des conclusions sur l’efficacité et la valeur des nœuds de commandement et de contrôle sur le champ de bataille, juste sur la base de ce qui est -- des rapports fallacieux sur les généraux tués.

Tom Bowman ?

Q : Oui, il y a eu des rapports selon lesquels la Biélorussie déplaçait ses troupes vers l’ouest et plus près de la frontière ukrainienne. Avez-vous vu quelque chose à ce sujet?

Et pour en revenir à la situation actuelle, 26 jours plus tard, certains utilisent le terme « impasse ». Utiliseriez-vous ce terme ou est-ce toujours -- les Russes essayant d’éclater, vous n’utiliseriez pas ce terme ?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Oui, je pense que nous préférerions rester à l’écart des phrases autocollantes de pare-chocs ici sur ce qui se passe. C’est très clair -- et je sais que c’est plus facile quand vous avez un beau mot que vous pouvez taper là-dessus -- mais il est très clair que les Ukrainiens ne montrent aucun signe d’arrêt de leur résistance, aucun signe de -- de ralentir leurs attaques contre les Russes et d’essayer de les repousser.

En fait, vous savez, il y avait -- ils ont contre-attaqué près de Kherson. Il y a eu en fait un effort de la part des Ukrainiens pour reprendre Kherson, qui est l’un des seuls centres de population que les Russes ont pris.

C’est donc un front de bataille très dynamique et actif à travers l’Ukraine, en particulier l’est de l’Ukraine évidemment, et -- et je pense que c’est à peu près comme ça que nous le décririons. Je pense que nous voulons -- nous faisons attention à rester à l’écart des étiquettes en ce moment.

Et en ce qui concerne la Biélorussie, non, nous n’avons vu aucune indication que les Biélorusses se préparent à s’installer -- en Ukraine ou qu’ils ont conclu des accords pour le faire ou -- il n’y a rien à signaler sur le front biélorusse en ce moment.

Q : D’accord. Merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Oui. Tara Copp?

Q : Hé. Bienvenue.

Je voulais voir si les Ukrainiens recevaient maintenant les drones Switchblade et s’ils avaient déjà été utilisés.

Et puis deuxièmement, nous avons eu une autre grande délégation du Congrès qui s’est rendue en Pologne ce week-end pour faire pression en faveur d’avions de combat. Ont-ils envoyé une correspondance au ministère de la Défense pour faciliter cela ou le ministère de la Défense a-t-il été en consultation avec eux pour essayer de réitérer pourquoi ce transfert n’est pas une bonne idée?

Merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Je suis désolé, ce dernier que vous avez dit une délégation d’où, Tara?

Q : Il y a un tas de -- il y avait un CODEL d’un groupe de sénateurs qui étaient en Pologne ce week-end.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Oh, d’accord, CODEL. Oui. Donc, je voudrais juste vous dire sur votre première question, nous sommes encore en train d’étoffer le paquet d’aide à la sécurité que le président a signé, les 800 millions de dollars. Rien de tout cela n’est encore arrivé. Nous sommes encore en train d’étoffer tout cela. Mais il arrivera -- nous pensons qu’il arrivera très, très bientôt ou du moins au début -- les expéditions initiales commenceront à arriver bientôt. Mais rien n’a encore été actualisé à ce sujet. Je dirai que nous nous attendons à ce que d’ici la fin de la semaine, nous terminions le reste, le reste. Et il ne reste pas grand-chose du paquet de 350 millions de dollars. Et, encore une fois, nous -- dès que le président a donné l’ordre, nous avons commencé à mettre un stylo sur papier sur les 800 millions. Nous sommes toujours en train de faire le sourçage là-dessus. Les roues se déplacent très rapidement. Et nous nous attendons à ce que ces choses arrivent bientôt. Mais je n’ai pas d’expéditions spécifiques de cette tranche de 800 millions de dollars à qui parler en termes d’arrivée.

Je ne sais pas si nous avons eu une communication avec la délégation du Congrès qui est là-bas. Je les laisserais parler d’eux-mêmes et des messages qu’ils portent ou -- ou des questions qu’ils soulèvent avec leurs homologues à l’étranger. Encore une fois, je tiens à souligner quelque chose, les États-Unis ne disent pas aux autres pays ce qu’ils doivent fournir ou ne pas fournir. Ce sont leurs décisions souveraines. Et si une autre nation veut fournir quelque chose comme des avions à voilure fixe aux Ukrainiens, alors c’est leur décision souveraine à prendre et nous respectons cela. Les États-Unis ne s’y opposent pas. Ce que nous n’avons pas approuvé, c’est une proposition selon laquelle les avions à réaction seraient transférés sous notre garde pour être transférés en Ukraine.

Donc, je veux juste garder le niveau sur ce sujet, parce que je pense qu’il y a -- je ne pense pas que ce soit avec vous les gars, mais je pense qu’il y a confusion ailleurs que les États-Unis versent en quelque sorte de l’eau froide sur cette idée. Et ce n’est tout simplement pas le cas. Nous pensons que nous allons nous concentrer sur les types de systèmes et d’armes que nous voyons les Ukrainiens utiliser avec beaucoup d’effet et qu’ils savent utiliser, qu’ils sont à l’aise d’utiliser. Et nous essayons de leur fournir tout ce matériel le plus rapidement possible. Ce qu’un autre pays fait avec son inventaire d’aéronefs, c’est à ce pays de parler.

Nancy Youssef.

Q : Merci.

Je voulais vous poser une question sur deux sujets, s’il vous plaît. Nous avons entendu dire que la Russie avait besoin de pièces de rechange pour ses avions. Les États-Unis croient-ils que la Russie a besoin de plus de pièces, et si oui, ont-ils un sens -- avez-vous une idée de l’endroit où elle prend pour se réapprovisionner ? Et avons-nous également vu des missiles anti-navires envoyés en Ukraine pour aider à sauver des endroits comme Odessa? Et si ce n’est pas le cas, pourquoi pas?

Merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Je n’ai aucune idée des pièces d’avions russes. Je viens -- nous n’aurions pas de visibilité là-dessus, Nancy. Et en ce qui concerne les missiles anti-navires, je veux dire, encore une fois, je pense que d’autres pays ont fourni des missiles anti-navires à la marine ukrainienne qu’ils savent utiliser. Les types que nous utilisons, ils ne sont pas équipés pour gérer.

Et il est également important de se rappeler que -- vous savez, que leur marine est très petite. Et vous avez vu des rapports selon lesquels, au moins dans un cas, ils sabordent les navires pour éviter qu’ils ne tombent entre les mains des Russes.

Je veux dire, donc, c’est une petite marine qui n’a pas beaucoup de ces capacités avancées pour commencer. Mais encore une fois, je ne peux pas parler au nom d’autres nations et de ce qu’elles font, cela n’aurait pas beaucoup de sens pour nous -- comme, par exemple, je pense que nous avons eu cette question sur harpons.

Ils n’ont pas la capacité de tirer des harpons, ils ont juste -- ils n’en ont tout simplement pas. Ce n’est pas dans leur inventaire, donc cela n’aurait pas beaucoup de sens de leur donner un missile qui finirait par rouiller sur une jetée quelque part parce qu’ils ne peuvent pas l’utiliser.

Q : Merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: David Martin?

Q : Depuis le début de cette session, il y a eu un reportage disant que les Russes avaient informé l’Ambassadeur des États-Unis à Moscou que les relations étaient sur le point d’être rompues. Et cela soulève la question de savoir s’il y a eu un contact sur la ligne de déconfliction?

Et aussi je suppose que le fait que vous n’ayez pas mentionné les renforts ne signifie toujours aucun signe du mouvement de renforts pour les Russes? Et vous n’avez pas répété le chiffre de la puissance de combat qui reste intact, qui est à 90% depuis deux semaines maintenant?

Alors, comment tous ces combats se produisent-ils et tous ces rapports sur les pertes importantes que les Russes subissent? Et leur puissance de combat restante ne semble pas changer sensiblement?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Oui, alors, David, je n’ai aucune mise à jour sur la ligne de déconfliction. Je sais que nous le testons encore tous les jours, je ne suis pas au courant qu’il y ait eu un contenu passé ou un besoin de passer du contenu parce qu’il n’y a pas eu d’infraction ou de préoccupation d’action de la part des Russes avec -- rappelez-vous, la ligne de déconfliction n’est pas -- elle est mise en place pour éviter toute erreur de calcul, en particulier en ce qui concerne le territoire de l’OTAN et l’espace aérien de l’OTAN.

Ce n’est pas configuré pour être une ligne de plainte où il suffit d’appeler et de gronder à propos de choses. Et donc, ça se teste tous les jours, ça marche. Je ne suis au courant d’aucun contenu qui est passé. Mais je vais -- juste pour être sûr que je ne devine pas ici que je vais répondre à cette question --

Q: Qu’en est-il du cas où le drone s’est égaré en Pologne?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Je ne sais pas si la ligne de déconfliction a été utilisée là-dedans. Et notre sentiment sur celui-là, David, était que c’était un accident. Les Russes ont perdu la liaison de données avec ce drone, et il s’est en quelque sorte promené dans l’espace aérien polonais et s’est écrasé. Nous ne croyons pas qu’il s’agissait d’un acte intentionnel.

Nous croyons que c’était, vous savez, nous croyons que c’était une erreur de la part des Russes. Mais si la ligne de déconfliction a été utilisée sur ce point, je ne sais pas, je devrai poser cette question. Je n’ai pas demandé celui-là.

Nous ne voyons aucun signe physique de renforcement. Nous continuons de voir des indications que les Russes parlent du mouvement potentiel - en particulier des tâches de bataillon - des groupes tactiques qu’ils ont à l’extérieur de la Russie - la Russie proprement dite. Encore une fois, rien -- rien n’est déplacé. Nous n’avons pas vu de renforts venir à la rescousse, mais nous avons vu les Russes parler de la possibilité d’acheminer des renforts de l’extérieur de la Russie, de l’extérieur de l’Ukraine. Mais encore une fois, pas encore de mouvement.

Et puis cela nous amène à votre point sur la puissance de combat. Je dirais qu’aujourd’hui, nous évaluons la puissance de combat russe à un peu moins de 90%. Et -- et encore une fois, vous devez vous rappeler, oui, ils dépensent énormément, mais ils ont aussi accumulé énormément depuis le début de l’automne, et ils ont juste beaucoup à leur disposition. Mais nous évaluerions aujourd’hui un peu moins de 90%. Encore une fois, ce que le responsable de la défense a dit la semaine dernière, environ 75% de la capacité de génération de leur groupe tactique de bataillon, ce qu’ils ont engagé en Ukraine. Nous pensons qu’ils ont engagé plus de 60 % de leur capacité à voilure fixe et à voilure tournante. Ils ont donc beaucoup investi dans ce combat, et il leur en reste encore beaucoup. Je -- nous reconnaissons qu’ils font des victimes tous les jours. Ils perdent des avions. Ils perdent des blindés et des véhicules, sans aucun doute à ce sujet - chars, APC, unités d’artillerie, hélicoptères, jets à voilure fixe. Ils perdent, -- vous savez, je ne dirais pas qu’ils perdent tout tous les jours dans ces catégories, mais nous les voyons continuer à subir des pertes et des pertes, mais ils l’ont fait -- ils ont accumulé énormément de puissance de combat, comme nous l’avons dit à l’automne, que M. Poutine avait organisé un alignement oppressif de la capacité interarmes qu’il a encore la grande majorité à sa disposition.

D’accord, Phil Stewart, Reuters?

Q : Salut.

Juste pour faire un suivi très rapide sur le -- vous savez, les Russes ont maintenant menacé, vous savez, de rompre les liens ou de dire que les liens sont proches de la rupture. Je me demande simplement, vous savez, s’il y a eu une sorte d’écrit -- je vous connais -- il n’y a pas de nouvelles conversations, je suppose, à rapporter entre le secrétaire et qui que ce soit en Russie, ou le président et qui que ce soit en Russie. Je me demande simplement s’il y a eu des communications écrites de la Russie ou des États-Unis dans les deux sens.

Et puis séparément sur la question de la puissance de combat, juste en se demandant, sur le -- sur les munitions russes, est-ce que vous estimez que leurs munitions sont -- ils ont suffisamment de munitions pour continuer, vous savez, au rythme qu’ils voudraient? Et -- ou pensez-vous que leurs munitions ne sont pas tout à fait à la hauteur de, vous savez, de leur capacité de combat? Juste (inaudible).

Merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Oui, j’étais -- donc, Phil, sur les communications écrites, je n’en connais aucune, et moi -- il n’y en a pas -- je ne peux pas parler au nom du président Milley, mais il n’y a pas eu de communications au niveau du secrétaire avec son homologue russe. Et encore une fois, je ne suis au courant d’aucune communication écrite. C’est peut-être une meilleure question posée au département d’État, bien que je soupçonne que la réponse est probablement non.

Ce n’est pas comme si nous n’avions pas la capacité de communiquer avec eux. Je veux dire, nous le faisons. C’est -- et nous l’avons fait, mais ce n’est pas aussi le genre de chose qui, compte tenu de ce qu’ils font -- en Ukraine, vous savez, que nous allons avoir les moyens, nous allons avoir la capacité de leur parler tous les jours.

Et pour ce qui est des munitions, je vous dirais que oui, je veux dire, clairement, ils dépensent des munitions, beaucoup de munitions. Mais pour -- juste pour vous donner une idée, je veux dire, qu’ils -- de combien il leur reste, je veux dire, nous pensons toujours, vous savez, ils ont -- je ne veux pas obtenir -- et je veux être prudent ici avec ces chiffres. Mais ils ont une majorité significative de leur capacité de missiles balistiques - par exemple, une majorité significative de leur capacité de missiles balistiques est encore à leur disposition. Ils ont plus de la moitié de leur capacité de missiles de croisière lancés par air à leur disposition. Et nous avons vu, en plus de -- eh bien, je dirais juste qu’ils -- deux ou trois choses.

Premièrement, nous pensons qu’ils commencent à faire face à des problèmes d’inventaire avec les munitions à guidage de précision, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles vous voyez l’utilisation croissante de ce que nous appellerions des bombes stupides, et nous les avons également vus subir des défaillances de certaines de leurs munitions à guidage de précision, où elles -- elles ne fonctionnent tout simplement pas -- elles ne fonctionnent pas. Ils ne sont pas -- ils sont -- ils échouent. Soit ils ne parviennent pas à se lancer, soit ils ne parviennent pas à atteindre la cible, soit ils n’explosent pas au contact. Nous constatons donc qu’ils ont des difficultés en ce qui concerne les munitions à guidage de précision.

Alors, est-il possible que nous puissions les voir essayer de réapprovisionner les PGM à l’avenir? Absolument. Nous n’avons pas vu d’indication qu’ils ont fait cela, qu’ils puisent dans des stocks d’ailleurs. Mais c’est certainement quelque chose que nous sommes -- que nous surveillons et surveillons. Ils ont encore -- comme je l’ai dit, je veux dire, ils ont encore la majorité de leurs stocks à leur disposition, mais ils ont dépensé pas mal, en particulier dans les missiles de croisière sensibles, les missiles de croisière lancés par air, et ils ont également subi un nombre non négligeable de défaillances de ces munitions.

Heather de l’USNI?

Q : Merci beaucoup d’avoir répondu à ma question.

Je sais que vous avez mentionné que vous assistez à un nouveau mouvement naval. Pouvez-vous dire comment -- quel pourcentage des missiles de la mer Noire, selon vous, ont été lancés de ces navires vers Odessa ? Et puis c’est -- je sais que vous avez mentionné qu’il n’y a aucun signe d’un assaut amphibie imminent. Y a-t-il une croyance que ce n’est qu’une tactique de peur de la part des Russes?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Ce n’est pas clair, Heather, ce qu’ils font. Je veux dire, clairement, ils utilisent des combattants de surface à des fins de bombardement et pour les tirs à longue portée dans et autour d’Odessa. C’est clair. Il n’est pas clair s’il s’agit d’un prélude à une attaque amphibie. Encore une fois, nous voulons faire attention à ne pas obtenir, vous savez, nous ne transmettons pas que nous savons exactement ce qu’il y a dans la tête russe. Nous ne le faisons tout simplement pas. Je ne peux donc que vous dire ce que nous voyons. Je veux faire attention à ce que nous n’essayions pas d’être prédictifs.

Et pour ce qui est du décompte, je suis triste à dire, mais nous ne comptons plus les points d’origine des missiles. Je sais donc que tout à l’heure, j’ai pu vous donner une idée du nombre de personnes qui venaient de Russie, de Biélorussie et de la mer Noire. Mais nous ne gardons plus ce compte, donc je ne peux pas vous donner le nombre, et je ne commencerais pas à deviner. Je ne vais vous donner que des choses avec lesquelles je suis à l’aise, et je n’ai tout simplement pas ce chiffre. Désolé.

Tony Capaccio?

Q : Bonjour, (inaudible).

Quelques questions rapides. Quelle est votre évaluation, quelle est l’évaluation américaine de la guerre aérienne en ce moment ? La Russie n’a toujours pas atteint la suprématie aérienne, et à quoi attribuez-vous cela à ce stade?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Nous attribuons cela en grande partie à une posture de défense aérienne très créative de la part des Ukrainiens. Ils sont très agiles, très agiles dans la façon, le moment et l’endroit où ils appliquent la défense aérienne. Et je ne parle pas seulement de la défense aérienne à l’épaule, à courte portée, mais aussi des défenses aériennes mobiles à longue portée.

Ils sont très ingénieux dans la façon dont ils essaient d’empêcher les Russes de dominer le ciel au-dessus de l’Ukraine. Nous évaluerions toujours l’air au-dessus de l’Ukraine, l’espace aérien comme contesté. Nous estimons toujours que les Russes n’ont pas atteint la supériorité.

Ce que je vous dirais, c’est qu’au cours des dernières 24/48 heures, nous avons vu l’activité aérienne des deux côtés augmenter. Je veux dire, les Russes ont effectué plus de 300 sorties au cours des dernières 24 heures et les Ukrainiens ont également accéléré le rythme des sorties, je ne vais pas entrer dans leurs chiffres. Mais ils ont également accéléré leur rythme de vol.

Q: Se battent-ils ou attaquent-ils les cibles au sol les uns des autres? Et pouvez-vous donner une idée de cela?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Je n’ai vu aucune indication ou rapport de combats aériens, Tony, en grande partie la puissance aérienne qui est dépensée est air-sol. C’est soit pour soutenir les forces, soit pour atteindre des cibles fixes. Comme vous avez vu les Russes le faire à partir de -- beaucoup de bombardiers à longue portée.

Et un bon nombre de sorties russes ne quittent jamais l’espace aérien russe ou l’espace aérien biélorusse. Ils ne s’aventurent pas très loin ou très longtemps dans l’espace aérien ukrainien. Parce que, encore une fois, les Ukrainiens ont été -- ils ont défendu leur espace aérien avec une grande dextérité.

Faire attention à où, et quand, et comment le faire. Et donc, nous avons -- nous continuons à voir une aversion au risque de la part de beaucoup de pilotes russes à l’intérieur de l’espace aérien ukrainien.

Q: Puis-je vous demander une vérification de la réalité sur le -- Pouvez-vous nous donner une vérification de la réalité sur les célèbres drones maintenant? Ces drones tactiques que les gens appellent Switchblades? À quoi servent-ils?

Une grande partie de la couverture médiatique implique que ceux-ci sont capables de sortir des tourelles d’un T-72. Je ne pense pas qu’ils soient assez grands pour le faire. Pouvez-vous donner une idée de ce à quoi ces drones sont censés viser?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Je ne suis pas un expert de ce système particulier. Si je comprends bien, il est léger, il est plus précieux contre des cibles ou du personnel plus légers. Et encore une fois, nous ne l’avons pas fait -- il n’y a pas eu de livraisons de ces UAS tactiques, mais je ne suis pas un expert du système.

Et donc je veux m’assurer que je ne sors pas devant mes skis ici.

Q : D’accord, merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Oui. Kasim.

Q : Oui, (inaudible), merci beaucoup d’avoir fait cela. J’ai donc deux questions en fait. Vous avez dit qu’ils sont en grande partie bloqués en Ukraine, avez-vous vu des ruptures ou des solutions dans les rangs russes? Et aussi, la deuxième question, vous avez dit que nous les tenons toujours (inaudibles) à des kilomètres au nord-ouest de Kiev, où ils étaient la semaine dernière.

Nous les tenons toujours à environ 30 kilomètres à l’est de Kiev, où ils se trouvaient la semaine dernière. Vous avez semblé accorder un certain crédit aux États-Unis ici lorsque vous parlez au nom du DOD.

Diriez-vous que c’est grâce au soutien militaire américain qui retient vraiment les Russes hors de Kiev ? Ou dans quelle mesure votre soutien américain a-t-il réellement permis aux Ukrainiens dans ce sens ? Merci.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Désolé, quelle a été votre première question ?

Q : Ma première question est la suivante : comme les opérations russes sont au point mort en grande partie en Ukraine, avez-vous vu des ruptures dans les rangs russes, ou des dissolutions de...

(DIAPHONIE)

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Oh, d’accord, d’accord, d’accord. Oui, désolé.

Je n’en ai pas -- vous savez, de façon anecdotique, nous estimons toujours que les Russes éprouvent des problèmes de moral à différents niveaux et à divers endroits. C’est -- ce sont des indications anecdotiques que nous obtenons. Je veux donc faire attention à ce que nous ne fassions pas une généralisation générale sur chaque unité que les Russes ont en Ukraine. Mais nous avons vu des preuves anecdotiques que nous croyons exactes qu’ils souffrent de problèmes de moral dans leurs rangs. Ils ne s’attendaient pas à ce niveau de résistance. Certains d’entre eux n’ont pas été informés de ce qu’ils allaient réellement faire en Ukraine. Nous savons qu’ils comptaient sur les conscrits, et ils le font toujours. Je veux dire, c’était encore en grande partie une armée de conscrits. Et donc ce sont de très jeunes hommes qui n’ont pas -- n’ont pas une longue expérience avec le soldat et -- et nous croyons que tous ces facteurs se combinent pour affecter leur moral. Mais, encore une fois, je ne le fais pas largement. Je vous dis que nous avons des preuves anecdotiques qui nous montrent que c’est un problème.

Vous savez, dans la mesure où les États-Unis s’attribuent le mérite, regardez, je pense, d’abord et avant tout, que le mérite revient aux Ukrainiens et à l’impressionnant -- impressionnant -- façon dont ils défendent leurs villes et leurs concitoyens. Ils sont très créatifs, très agiles. Ils utilisent l’assistance de sécurité qui leur parvient. Il n’y a pas une longue durée de vie pour ce genre de choses. Je veux dire, cela leur tombe entre les mains et ils l’utilisent. Ils sont très énergiques et très agressifs en défense. Et je pense que la part du lion du mérite doit aller à eux et à leurs dirigeants. Le président Zelensky a été très inspirant, comme vous l’avez tous vu, et a vraiment motivé ses forces et ses citoyens. Parce que les citoyens moyens prennent les armes et se battent.

Donc, ils obtiennent -- ils doivent obtenir et devraient obtenir -- la part du lion du crédit ici. Mais de toute évidence, les outils qu’ils utilisent, dans de nombreux cas, provenaient de l’extérieur du pays, des États-Unis ainsi que d’autres pays donateurs. Et nous sommes très fiers du rôle que les États-Unis ont joué en termes d’assistance en matière de sécurité, d’une valeur de 2 milliards de dollars depuis le début de l’administration Biden. Et, bien sûr, l’aide était donnée aux Ukrainiens avant -- avant cela.

Et c’est l’autre point que je voudrais souligner, c’est que ce n’est pas seulement le truc, c’est la formation qui a été faite par les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada au cours des huit dernières années qui a contribué à améliorer la capacité de combat des forces armées ukrainiennes. Il ne s’agit pas seulement de pointer et de tirer. Ils sont capables d’être agiles et créatifs parce qu’ils ont été si bien formés au cours des huit dernières années. Ce n’était pas seulement le cas - donc cette défense rigide qu’ils mettent en place n’est pas arrivée par accident. Et bien qu’une grande partie de cela soit due à leur bravoure et à leur courage et au courage absolu que vous voyez sortir du peuple ukrainien, c’est aussi le reflet de beaucoup de travail des États-Unis et d’autres pays occidentaux pour leur fournir cette compétence ainsi que la capacité.

Barbara?

Q : Je ne suis pas sûr que vous puissiez répondre, mais je voulais vous demander, avez-vous quelque chose que vous pouvez nous dire, vous étiez en train de passer en revue le statut de l’inventaire des armes russes et des armes. Y a-t-il un moyen de décrire l’état de l’inventaire de l’Ukraine? Je crois qu’un haut responsable de la défense a dit il y a quelques jours qu’ils avaient environ 50 avions de combat. Est-ce toujours le cas? À quel point est-il urgent d’obtenir des drones, une défense aérienne avancée à plus longue portée comme les S-300? Comment se portent-ils sur les véhicules? Pour en venir à la question de savoir combien de temps ils peuvent maintenir cela face, comme vous le dites, à une capacité russe encore importante.

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE: Oui, je veux -- évidemment, ne pas spéculer sur combien de temps. Ce que je peux vous dire, c’est que nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour leur obtenir le plus de soutien possible le plus rapidement possible. Cela comprend parler aux alliés et aux partenaires des systèmes de défense aérienne à longue portée qu’ils savent utiliser. Et donc tout ce travail se poursuit.

Barb, je ne vais pas fournir beaucoup de contexte sur l’ordre de bataille ukrainien, et je pense que vous pouvez comprendre pourquoi nous ne le ferions pas. Je ne pense pas que nous voulions donner aux Russes plus d’informations sur ce que nous évaluons comme étant la puissance de combat ukrainienne. Je vous dirais simplement qu’en général, nous pensons qu’ils ont encore plus de 90% de leur puissance de combat à leur disposition. Et encore une fois, il est important de se rappeler que la communauté internationale aide à reconstituer la puissance de combat en temps réel, c’est pourquoi elle a pu rester à ce niveau. Mais en ce qui concerne le nombre de chars, le nombre d’avions ou le nombre d’hélicoptères ou de drones, je ne suis tout simplement pas -- je vais rester à l’écart des chiffres entiers, et je n’ai rien à ajouter à ce que le haut responsable de la défense a dit hier en ce qui concerne les avions à voilure fixe, alors je pense que je dois en rester là.

Fadi? D’accord, rien entendu.

Dan de NBC?

Q : Oui, bonjour, merci. Pouvez-vous nous donner une idée du nombre de soldats russes impliqués dans le siège de Marioupol ? Et aussi, avez-vous des détails sur l’endroit exact où ils bombardent de la mer dans et autour d’Odessa? Et quelle est l’ampleur de ce bombardement ?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Oui, je n’ai pas beaucoup de détails sur l’une ou l’autre de ces questions, Dan. Je veux dire, nous savons qu’au moins une partie des bombardements dans et autour d’Odessa vient de la mer, mais nous ne pouvons pas quantifier cela, et je n’ai pas -- je n’ai pas un bon nombre à mettre sur le nombre de troupes que les Russes appliquent à Marioupol. Ils -- nous évaluons toujours que Marioupol était isolée. Il est isolé du nord, ainsi que du sud-ouest -- en fait, il est de plus en plus isolé presque tout autour, mais en grande partie, il vient du nord et du sud-ouest. Vous avez vu par vous-même à quel point les Ukrainiens ripostent.

Nous pensons que Marioupol est importante pour eux pour de nombreuses raisons. Premièrement, c’est un port sur la mer d’Azov, donc c’est une grande ville portuaire à avoir. C’est -- prendre Marioupol leur donnerait le -- ce pont terrestre jusqu’en Crimée. Mais plus important encore, nous croyons -- et nous l’avons déjà dit -- qu’il s’agit d’une partie de leurs tentatives d’isoler la zone d’opération de la force conjointe, la -- en gros, la région du Donbass -- de l’isoler en descendant du nord, en remontant du sud, de Marioupol, pour être en mesure de couper en quelque sorte l’extrême est de l’Ukraine. et par dessein, pour être en mesure d’empêcher les forces armées ukrainiennes qui sont là de s’écouler vers l’ouest pour venir à la défense de Kiev et d’autres centres de population. Donc, ils sont -- ils essaient vraiment de réparer les Ukrainiens dans l’est, et prendre Marioupol serait un élément clé de cette capacité.

D’accord, Paul Shinkman, U.S. News?

Q : Bonjour, (inaudible).

Avez-vous une réponse à l’affirmation de Sergueï Lavrov vendredi selon laquelle la Russie est prête à attaquer toutes les cargaisons militaires étrangères en Ukraine, en disant qu’elles, je cite, « seraient équitables »? Avez-vous l’impression que la Russie a déjà tenté de perturber ces expéditions, ou des indications qu’elle prévoit de le faire?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : Nous -- tout ce que je peux vous dire, c’est quoi -- où nous en sommes maintenant, Paul. Nous n’avons vu aucune attaque contre des envois terrestres d’aide à la sécurité en Ukraine.

D’accord, Howard Altman, dernière question.

Q : Oui, merci. Je veux juste creuser un peu plus loin sur les défenses aériennes. Sentez-vous -- voudriez-vous -- pouvez-vous me dire si vous voyez plus d’effet du système Stinger qui est transporté en Ukraine, ou des systèmes de défense aérienne existants qu’ils ont?

HAUT RESPONSABLE DE LA DÉFENSE : C’est difficile à répondre, Howard. Je ne pense pas que nous ayons ce niveau de fidélité en termes de, comme -- vous savez, cela permet d’évaluer les dommages de combat, vous savez, ce qu’ils frappent et avec quoi et -- et avec quelle efficacité, et nous n’avons tout simplement pas ce niveau de fidélité sur -- je -- je ne pourrais pas vous dire, comme, combien d’avions ont été abattus par Stingers par rapport à, vous savez, d’autres moyens de défense aérienne. Je viens -- nous n’avons tout simplement pas -- nous n’avons tout simplement pas cela. Désolé.

D’accord, tout le monde, c’est à peu près ce que je fais. Nous faisons une séance d’information cet après-midi, alors nous vous verrons tous vers 15 h 15. Ici.
 

Bonjour,

Je ne suis pas du tout certain que les armées russes sortiront grandies de cette "opération spéciale".

On est peut être en train de se rendre compte que c'est un géant nucléaire au pieds d'argile sur le spectre classique.

Le manque de coordination est en effet fort sensible.  Et c'est la coordination inter armes qui a fait le succès des armées de coalition en Irak lors de tempête du désert.  Là ca avance en ordre un peu dispersé, avec beaucoup, peut être trop, de pointes d'attaque.

Lorsqu'on relit certains commentaires, s'ils sont justes, on retrouve des similitudes avec Barbarossa : campagne pensée comme devant être courte, logistique insuffisante, pas assez de prise en compte des aspects météo, trop d'axes d'attaque. 

L'histoire balbutierait elle à nouveau?

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